A Guide to Recognizing your Saints
Dito Montiel a eu une vie de dingue.
Et comme beaucoup de personne à la vie exceptionnelle, il en a fait un livre (sinon personne le saurait qu’il avait eu une telle vie).
Mais ça vie était tellement atypique et le gars voulait tellement que le monde le sache qu’il en a aussi fait un film qu’il à écrit et dirigé lui-même.
Le nom vous dit peu être quelque chose, c’était le leader du groupe de rock Gutterboy, qui a connu son petit succès au début des années 90.
Qu’est ce qu’elle a de si intéressant sa vie ? J’y viens.
Après réflexion, il décide de traverser le pays pour se rendre à New York, dans le quartier pauvre d’Astoria ou il retrouvera les amis avec lesquels il avait passé une adolescence pour le moins débridée.
Le film se compose du voyage de Dito et des flashbacks des faits marquant de son adolescence l’ayant amené à quitter sa ville natale pour survivre en Californie.
Les flashbacks sont plus nombreux et longs que le présent de Dito que l’on ne suit que durant les dernières minutes du film.
Il verra sa vie entière partir en chiasse sous ses yeux, perdra des personnes proches, sera au centre d’une histoire de vengeance basique et prendra vite la décision de quitter cette ville de fou.
Bien qu’il ne soit visible qu’une grosse demie heure à l’écran, il habite le personnage de Dito et transmet une palette d’expressions impressionnantes, dans des situations assez différentes.
En plus de ces deux acteurs, on retrouve Rosario Dawson parmi d’excellents seconds rôles, pour la plupart partie de l’adolescence de Dito.
L’ensemble du casting à d’ailleurs était récompensé par le prix du Jury du festival de Sundance, en 2006.
Au cours de ce festival, Dito Montiel a aussi obtenu le prix du meilleur réalisateur, pour sa toute première (et sans doute plus personnelle) œuvre.
C’est assez dommage et on risque de passer (encore) à côté d’un bon film.
Ju



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