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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

1 oct. 2007

Lost Highway

Moins connu que Mulholland Drive, ce film de David Lynch ne vous laissera pas de glace. Premièrement, les mêmes idées vous viennent à l’esprit: a-t-on comprit ce qui c’est passé ? Bordel ca retourne le cerveau ! 2h15 c’est long ;… mais pas chiant. KP tu ronfles… (Comment j’invente ??)


On n’est pas sûr d’avoir capté toutes les subtilités et on hésite entre traiter Mr Lynch de génie ou de personne dérangée. S’il est vrai qu’un peu de la deuxième définition semble lui convenir tant ses films expérimentaux peuvent déconcerter, j’opterais à 100% pour le premier qualificatif tant tout est minutieux et précis.
En effet, pour comprendre Lynch il faut observer tous les détails, s’imprégner a fond du film qu’on est en train de regarder. C’est ainsi qu’on aperçoit plusieurs fois des ongles vernis en noir, les mêmes dialogue dans différentes scènes, etc.… Tout nous semble étrange et c’est bien là l’effet recherché par le réalisateur. Mais disons plutôt de quoi il retourne :

Dans une ville qui semble se situer dans le sud-ouest des Etats-Unis, Fred et Renée est un couple tout ce qui a de plus banal. Ils reçoivent un jour une mystérieuse cassette vidéo montrant leur maison. Ils reçoivent le lendemain une autre cassette dans laquelle on les voit dormir : quelqu’un s’est donc introduit chez eux à leur insu. Ils appellent les flics pour régler tout ca mais ces derniers n’ont pas l’air bien futés. Lors d’une soirée, Fred a un dialogue étrange avec un inconnu habillé en noir (et maquillé en blanc) : ce dernier réussit à lui prouver qu’il se trouve en même temps devant lui et dans sa maison. Pris de panique il rentre avec sa femme. C’est alors qu’ils se séparent dans leur maison (oui comme dans les nanars, « on fait deux groupes de un ») pour voir si ils se font visiter. Fred aperçoit ainsi dans la télé de son salon un film montrant sa femme assassinée par lui-même...

C’est à partir de là que Lynch perturbe le scénario. Sachez pour ne pas vous gâcher les surprises que l’on va être amené à suivre d’autres personnages n’ayant à priori rien a voir avec Fred mais dont les indices émiettés tout au long du déroulement vous amèneront à vous interroger sans cesse : avec qui cela crée-t-il un lien ? Est qu’on suit la jeunesse des personnages ? Serait-ce seulement un rêve ? Qu’est-ce qui est vrai ? Quelles sont les limites de la métaphore ?
Les personnages sont amenés a avoir des conversations sur les mêmes personnes et vont dans des endroits similaires sinon les mêmes. Sont-ce alors les personnalités de mêmes individus que l’on nous montre ? Et qui est ce putain d’homme en noir qui fait flipper ?

Chacun peut y aller de son interprétation, donnant différentes histoires au final, mais une chose est sûre : Mr Lynch est grand. Au niveau des émotions il envoie aussi du pâté : les scènes de suspense font vraiment flipper, les soupçons d’horreur et de gore vous filent la gerbe, et les scènes de c.. vous font b…… La BO est aussi de qualité : David Bowie, Lou Reed, Marylin Manson, Rammstein, etc… sont utilises à bon escient, aux moments opportuns. Il y a même une apparition de Manson à la fin pour les fans.

Bref, même si les 2h15 peuvent paraître longues, on n’a pas l’impression de s’être creusé le ciboulot pour rien ; on est satisfait d’avoir assisté a quelque chose d’unique en son genre: un film de type « Lynch ».


Itoo

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