Reservoir Dogs
Pour son premier film Quentin Tarantino frappe fort, très fort. Faire un film culte dès son premier essai, ce n’est en effet pas à la portée de tout le monde. Ajoutez à cela un budget ridicule (1 200 000 $) et vous vous rendez compte de l’étendue du talent du bonhomme.
Reservoir dogs raconte l’histoire d’un hold-up plus ou moins raté. Je m’explique: on peut dire quelque part que c’est un succès car ils ont bien réussit à les voler, ces diamants. De l’autre côté c’est l’écatombe: plusieurs morts, un blessé grave, et pas grand monde n’est au rendez-vous convenu. Mr Pink (Steve Buscemi) est persuadé qu’il y a une taupe dans l’équipe et commence à s’engueuler avec Mr White (Harvey Keitel) qui ne veut pas entendre qu’il s’est fait avoir. Pendant ce temps là Mr Orange (Tim Roth) agonise à cause de la balle plantée dans son buffet. La scène est un huit clot se déroulant dans un entrepôt, planque de l’équipe.
Le film alterne entre scènes de l’entrepôt et flash-back présentant les divers protagonistes, le parcours qu’ils ont suivi pour arriver jusque là.
Tous les codes du film tarantinesque sont déjà présents dès ce premier film. Cela se caractérise tout d’abord par un fort taux d’hémoglobine présent devant la caméra. Mr Orange ne pisse pas le sang qu’à moitié, il refait la banquette de la voiture dans laquelle il se trouve au début. Ajoutez à cela un soupcon de gore par le truchement de Mr Blonde qui s’avère être un vrai psychopathe un fois seul en compagnie du flic.
S’il fallait trouver un défaut à ce film, ca serait sa durée: les 1h37 passent trop rapidement. Avec un peu plus de budget, Tarantino aurait sûrement put incorporer un personnage supplémentaire pour aggrémenter un peu plus les flash-back, histoire de faire durer le plaisir. Mais on ne lui en veut pas, ce film est réussit sur tous les points, il déchire, tout simplement!



1 commentaire:
Que dire de plus sur ce chef d'oeuvre du 7ème art, mis à part que je pense qu'on peut lui accordé un Kritikos d'Or d'honneur, récompensant les meilleurs films de tout les temps (on en a qu'une dizaine de Kritikos d'Or d'honneur alors gaffe).
Ju
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