Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

30 nov. 2007

Mr Magorium's Wonder Emporium

Les films magiques existent toujours.
Si Tim Burton avait relancé la machine avec un très bon "Charlie et la chocolaterie" (bien qu’en dessous du livre et de sa première adaptation cinématographique) Zach Helm le suit et le surpasse avec le magnifique "Mr Magorium’s Wonder Emporium", coup de maître pour un premier film entant que réalisateur.

Molly Mahoney est une jeune femme de 23 ans au talent prometteur au piano mais qui n’a jamais vraiment réussi à percer (par manque d'implication, pasn par insuffisance de talent).
Elle est depuis bien longtemps l’associée de Mr Magorium, l'excentrique propriétaire d’un magasin de jouets un peu particulier.
Quand il sent son heure venir, à 243 ans, Mr Magorium désigne Molly pour assurer sa succession, ce qui la pétrifie au plus grand point.
Souhaitant toujours se tourner vers la musique, elle ne pense pas posséder la magie nécessaire à la bonne tenue de l’établissement.

Les parallèles avec Charlie et la Chocolaterie sont nombreux et Mr Magorium apparaît vite comme le Willy Wonka des jouets, le magasin du premier renvoyant à l’usine du second, un lieu magique ne répondant pas aux contraintes du monde réel.

Les premières scènes exposant la magie du magasin en mettent plein la vue et même les plus petits détails font sourire.
Au milieu de l’ensemble de panneau indiquant les différents rayons du magasin, on trouve un panneau indiquant Cleveland, on croise Kermit la grenouille qui fait ses courses, les avions en papier volent pendant des heures, etc.
Je m’arrête là pour vous laissez le bonheur de trouver les nombreux exemples qui témoigne du soucis du détail apporté au film.

L’histoire est divisée en 6 chapitres (à la manière d'un livre narrant la vie du magasin), contés par le jeune Eric, 9 ans, ami de Magorium et Molly et collectionneur de chapeau, que les jeunes de son âge trouvent bizarre.

Le film tourne autour du personnage de Molly, de ses rêves de musique et de sa dévotion à Mr Magorium, figure paternelle par substitution.
L'origine et le passé de ce dernier ne sont pas expliqués, ce qui ajoute au côté mystérieux de l'oeuvre.
En ce Mr Magorium, Dustin Hoffman trouve un défi pour lequel il se surpasse et il semble jubiler à chaque instant de chaque scène.
Ce rôle extravagant mais brillant (pas comme ceux des relous "I Heart Huckabees" ou "Meet the Fokers") nous rappelle son immense talent d’acteur (regardez "Rain Man" si vous en doutez).

Zach Helm, inconnu avant son prix du meilleur scénario de 2006 pour "Stranger Than Fiction"
signe un excellent premier film, qui aurait été parfait pour les fêtes de fin d’année.
Le Merveilleux Magasin de Mr Magorium (titre français) ne sortira dans nos contrées que mi-février 2008 mais je ne doute pas qu’il ravira des spectateurs de tout âge.

Ju


29 nov. 2007

La Faille

Le droit et son univers impitoyable.
Des bandits peuvent être acquittés sur des détails, des gens respectables condamnés sur des conneries, tout est laissé à l’argumentation des avocats et au jugement des juges.
(Même si il est plutôt dur d’être convaincu si on a vraiment rien fait).
Mais à Hollywood, tout fini bien, et le méchant vas en taule, alors c’est plutôt cool.

Theodore Crawford est un riche gars de 60 ans, vivant avec une femme de quarante ans, qui d’un coup d’un seul, décide de remplir une tête qu’il considère trop vide avec un peu de plomb.
La police arrive sur place, l’inspecteur prend la confession du félon, tout le monde retourne au poste et on se dit que le gars aurait put prévoir un peu mieux son coup.
William Bechum, avocat au service du procureur général y voit une affaire facile qui lui permettrait de finir en beauté avant de rentrer chez Wooton Sims, un cabinet privé où il pourra se remplir les poches.
Lors de l’audience préliminaire, Crawford surprend son monde en révélant que Rob Nunally (le premier inspecteur sur les lieux le soir du drame) était l’amant de sa femme, ce qui rend l’arrestation (et le prise de confession) invalide.
De plus, le flingue utilisé lors du meurtre n’a pas était retrouvé dans la maison de Crawford et l’affaire qui semblait gagner d’avance glisse entre les doigts de Willy.
Il lui reste deux jours pour fournir de nouvelles preuves (trouver le flingue serait un bon début), pour que justice soit fait.

L’histoire a le mérite d’être simpa même si la règle de droit est un peu abusée.
Alors qu’il pourrait faire profil bas et attendre sa libération peinard, Crawford va passer son temps à se foutre de la gueule de Beachum, auquel il ne cache pas sa responsabilité.
Le film aurait pût se finir en 30 minutes si il m’avait écouté quand je lui ai dit de porter un micro quand ils se rencontraient, mais bon…

Si on pense pendant un long moment que Crawford est super balèze et qu’il va les baiser avec un plan super compliqué mais au final, c’est vraiment un truc à la con qui lui permet de s’en sortir.
On est un peu déçu quand le grand méchant passe de véritable génie à juste malin.

Anthony Hopkins est fidèle à lui-même dans ce qui est seulement son second rôle de criminel (le premier étant le GRAND Hannibal Lecter) et il bénéficie d’un partenaire selon moi aussi talentueux que lui en la personne de Ryan Golsing, découvert dans "The United State of Leland" et révélé dans l’excellent "Half Nelson" qui aurait du lui rapporter un oscar.
Dans des rôles toujours différents, la qualité de son jeu est constante et c’est selon moi (parce que je connaissait pas trop ces films avant) la découverte de cette année cinéma.

Le film est réalisé par Gregory Hoblit, habitué à ce genre de production (Peur Primale, Témoin du Mal) qui fait un travail honnête sur ce film qui aurait pût être bien plus avec un directeur plus audacieux.
Le film, sorti au début de l’année, a tout de même fait son ptit million de spectateurs, ce qui est remarquable.

Un film à voir pour son duo d’interprètes, représentant deux générations d’acteurs, dans un film agréable bien malgré un potentiel sous-exploité.

Ju

28 nov. 2007

Ugly Betty

Voici la série qui a fait le plus de bruit l’année dernière, au niveau de la critique américaine, pour sa première saison.
Même si c’est loin d’être la meilleure série de l’année, elle possède des atouts indéniables qui ont put berner les professionnels américains.
Principalement parce que c’est des gros cons, mais bon, n’est pas Kritikos qui veut.

Betty Suarez est une jeune New Yorkaise (du Queens), originaire du Mexique, avec un père qui cuisine tout le temps, une sœur qui parle trop fort, enfin, toute la famille de mariachis.
Très attiré par l’écriture et cultivant le rêve de diriger son propre magazine, elle entre comme secrétaire assistante de Daniel Meade, nouveau golden boy à la tête de Mode, le premier magazine de mode du pays.

Betty la moche (simple traduction du titre, d’autres arrivent) n’a pas vraiment était engagé pour ses qualifications ou son expérience mais parce que Bradford Meade (père de Daniel et fondateur du magazine) voit en elle la personne parfaite pour mettre son fils sur de bons rails et contrer une malheureuse habitude (Daniel est connu pour coucher avec toutes ses assistantes et pas en foutre une).

Contre toute attente, la dégueulasse Betty (un peu trop fort ?) et Daniel sont développer une réelle amitié et elle finira par devenir une vraie amie, servant de constant garde fou au playboy.
Parce que c’est évident que si elle n’est pas belle, Betty est intègre et juste, une vraie samaritaine qui ne supporte pas le mensonge.

Si Betty la gueuse est le personnage central de l’histoire, c’est surtout les seconds rôles qui m’ont séduit dans la série.
Même si ils sont tous super caricaturaux (comme tout les rôles de la série), ils s’avèrent super marrants, avec une mention spéciale pour Marc et Amanda, deux véritables enflures.

Dès les premières scènes du pilot, les scénaristes semblent se foutre de la gueule des telenovelas que regarde (comme tout les mexicains) la famille Suarez, où les mêmes acteurs jouent différents rôles, les histoires sont tirées par les cheveux, le réalisateur abuse des zooms rapide sur le visage d’un mauvais acteur mimant une émotion, etc.
Le problème, c’est que la série (on revient à Ugly Betty) tombe de temps en temps dans les mêmes écueils et on le droit à tout les classiques du genre au cours de la première saison (le mariage, la mort, les problèmes de familles, les questions de pouvoir, de complots) et il y a toujours un moment durant l’épisode où on se demande ce qu’on fout devant la télé.

La série enchaîne les guest stars et on aura le droit de voir Salma Hayek (productrice de la série) dans une demi-douzaine d’épisodes et de subir Victoria Beckham dans un épisode de la seconde saison.
Rebecca Romijn a droit à un rôle récurrent dès la moitié de la saison, ce qui est une bonne chose (parce qu’elle est canon).

La série passe tout les jeudis à 20 h sur ABC (qui se retrouve avec de bien faibles programmes cette saison), est l’adaptation d’une série mexicaine (et non du destin de Lisa, qui pour le coup est encore plus de la merde et déjà une adaptation) et la seconde saison est en cours de diffusion (9 épisodes jusqu’à maintenant).

Vous trouverez un grand nombre de meilleures séries à regarder mais si vous voulez suivre les aventures de Betty la vilaine, c’est pas non plus le pire choix de l’année.
Ju

27 nov. 2007

D-War

Il est des films comme ça, dont on a jamais entendu parlé, mais un jour le destin vous les colles sous le nez, au moment où vous ne vous y attendez pas. Vous l’aurez compris (ou pas), le destin, ici, c’est Ju qui, via ce satané téléphone, me somme d’être présent à la projection ed D-War afin d’en faire la critique. Allons-y donc…

L’histoire commence en Corée, 500 ans avant notre époque. Un jeune homme, son maître et sa fiancé essaye d’échappé à un énorme serpent (un cobra pour les puristes). Le serpent recherche en fait la fille qui aurait le pouvoir de le transformer en dragon invincible. Après avoir réussis à lui échappé en se suicidant (quelle stratégie), l’histoire s’arrête et reprends 500 ans plus tard (Si vous avez suivis, ça correspond à notre époque).

Un jeune garçon se voit confier par un antiquaire qu’il est la réincarnation du jeune homme d’antan. On apprendra que cette homme est en fait le vieux maître d’avant. Il confie au garçon la charge de retrouver la réincarnation de son ancienne fiancée afin de se préparer à combattre l’ignoble serpent (Buraki de son prénom) et son armée des ténèbre qui sont bien décidés à ne pas se faire avoir ce coup ci.

On retrouve le jeune garçon 20 ans plus tard alors qu’il trouve enfin la fille.

Là, vous vous dites que je vous ai déjà spoiler la moitié du film… en fait ça ne fait que 10 minutes, le reste est facilement spoilable… Le héro et sa copine passe leur temps à essayer d’échapper à Buraki et ses troupes, pour finir dans un final ou un autre serpent, convoqué par l’amulette du héro, viendra péter la gueule de Buraki après avoir été transformé en dragon par la fille.

Comme ça on se dit que c’est nul, et on a parfaitement raison… Mais analysons ça plus en détail.

Ce film est assez original puisqu’il est catalogué comme film Américain et Sud-Coréen, ce qui explique qu’on y retrouve un dragon qui ne ressemble pas à la conception que l’on connaît de la bête mais plutôt à un immense serpent avec des bras, des pattes et des moustaches (cf Shenron dans « Dragon Ball »). Cela explique aussi pourquoi le héro, l’héroïne et le maître, après avoir été franchement asiatique dans les 5 premières minutes, se retrouvent franchement américain pendant tout le reste du film… Scandaleux me dites vous ? Ben oui, mais on est dans un film semi-ricain quand même. Mais à la limite, cela aurait pu être supportable si les acteurs savaient jouer leur rôle, même juste un peu. Le héro n’a vraiment aucune expression, quoi qu’il se passe, on a l’impression qu’il se fait chier, et c’est drôlement contagieux.

Le scénario, vous avez pu le constaté, ne casse pas trois pattes à un canard, mais aurais pu suffire à faire un film divertissent si il ne comportait pas autant d’incohérence. Un exemple tout simple, pourquoi le deuxième serpent n’apparaît pas au tout début du film pour péter la gueule à Buraki ? On a cherché avec Ju et rien ne justifie d’attendre 1H47 pour en finir avec le méchant serpent. A croire qu’un détail aussi évident n’a pas titillé lé scénariste… On croit rêver. Un autre exemple qui énerve : A plusieurs moments durant le film, le héro est a la merci des méchants et ceux-ci, qui habituellement zigouille à tout va, laisse à chaque fois ce premier s’en sortir sans raison, ou alors attende 2 plombes (surtout le serpent) pour justifier le faite qu’un miracle puisse arriver… Lamentable.

Au final, on se retrouve devant un film vraiment mauvais, qui heureusement ne dure « que » 1H47, mais rassurez vous, ça vous laissera bien le temps de vous faire ch***.
Voila une critique dégueulasse pour un film que ne l'est pas moins.

Kp



26 nov. 2007

Garden State

Y’a rien de mieux que redécouvrir un excellent film, par une douce nuit de Novembre.
(Evidemment que y’a mieux, comme gagner au loto sans avoir joué, ou encore rentrer dans Jessica Alba en allant se laver les dents au réveil, mais on vas rester dans le réalisable et s’en tenir au film, pour le bien de mon intro)
Garden State fait parti de ces films que peu de monde a vus, mais que tout le monde a adorés.
Pour tout vous dire, je ne vois même pas pourquoi vous lisez encore cette kritike…

Andrew Largeman est un acteur hollywoodien de second plan, bourré de cachets (mais à l’air bien sympathique), qui rentre dans sa ville natal de Newark (New Jersey), pour y assister aux funérailles de sa mère.
Il y retrouve son père (avec qui le courant ne passe pas des masses) ainsi que ses anciens amis restés dans les parages.
Alors qu’il traverse une phase où il se pose beaucoup de questions sur sa vie, il rencontre Sam, une très belle mythomane.

Hautement autobiographique, ce film marque la première réalisation de Zach Braff (connu jusqu’alors pour son rôle dans Scrubs), en hommage à son New Jersey natal (Garden State est un surnom de cette état américain) et aux problèmes de sa génération.

Le film s’attaque aux questions qu’un jeune de 25 ans peut se poser quand il porte un regard en arrière sur sa vie.
Sam, joué par l’excellente Natalie Portmann résume cela en une seule phrase "Reminicing already ?" dans une des toutes premières scènes, face à l’air anxieux d’Andrew.
Ce film a rapidement été qualifié de générationnel dans la mesure où c’est le premier à s’attaquer à ce malaise que peuvent vivre des jeunes, bien avant qu’ils n’atteignent la trentaine.

En parallèle d’une mise en scène sobre et efficace (assez rare dans un premier film), Zach Braff s’est appuyé sur une bande son magnifique, comptant parmi les plus belles ballades du début des années 2000.
De Coldplay, à Simon & Garfunkel en passant par Nike Drake, les artistes lui ont laissé le droit d’utiliser leurs compositions pour des sommes dérisoires, en réponse au faible budget du film.
Si l’approche est totalement différente du travail que peut effectuer Tarantino en découvrant des pépites oubliées, les chansons sont ici toutes assez connues et facilement reconnaissable en dehors du contexte du film.
On a plus l’impression de piocher dans la playlist d’une personne ayant eu 20 ans en l’an 2000 que d’assister à la transcription musicale des aventures du personnage principal.

Si on connaîssait les talents d’actrice de Natalie Portmann, Garden State est l’occasion parfaite de découvrir Zach Braff dans un rôle plus dramatique que celui de J.D, qu’il endosse chaque semaine avec talent.
Dans le rôle torturé d’Andrew, il fait des merveilles par son minimalisme et nombre de personne de notre génération pourront se reconnaître dans son personnage.

Le film est sorti il y a déjà presque 3 ans, et a rapporté plus de 25 millions au box office US, soit dix fois son budget de production.
En France, le film a été vu par moins de 300 000 personnes lors de son exploitation en salles (honte à vous) et je ne saurais que trop vous conseiller de vous jeter sur le DVD de cette œuvre brillante, un des tous meilleurs premiers films qu’il m’est était donné l’occasion de regarder.

Ju

23 nov. 2007

The Last Kiss

Dans la lignée de "Garden State" (dont la kritike arrivera quand on trouvera un moment pour le re-matter), on retrouve Zach Braff dans une comédie dramatique romantique (je sais que les trois mots ensemble ne veulent rien dire mais je n’ai pas réussi à en garder que deux).
S’il n’a pas réalisé cette dernière, on y retrouve un casting assez fourni même si le film est en dessous de son modèle.

Michael, Chris, Kenny et Izzy sont potes depuis l’enfance et atteignent aujourd’hui la trentaine.
Michael vit le grand amour avec Jenna (qui attend son premier enfant), Chris ne reconnaît plus son couple depuis la naissance de son fils, Kenny est l’éternel célibataire qui enchaîne les conquêtes sans que ces dernières aient vraiment de signification et Izzy sort difficilement d’une longue relation qui l’a détruit émotionnellement.
Malgré leurs situations différentes, chacun se pose des questions sur sa vie, ses relations amoureuses, etc. et traverse une crise de la trentaine (présentée comme celle de la quarantaine de nos parents mais en plus précoce car on vit de plus en plus de choses, de plus en plus vite).

Premier film majeur de Tony Goldwyn (qui sévit essentiellement dans la réalisation d’épisodes de séries télés telles que "Dexter", "Grey’s Anatomy" et "The L Word"), "The Last Kiss" regroupe du beau monde devant la caméra.
Pas de grands noms du cinéma mais des personnes loin d’être physiquement dégueulasses (d’où "beau monde").

En plus de Zach Braff ("Garden State", Scrubs), qui n’a pas un rôle si dominant que ça, on trouve la magnifique Rachel Bilson ("The O.C" mais je préfère penser à sa participation à la nouvelle série "Chuck"), Casey Affleck (dont j’ai une estime toute particulière depuis "The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford") et Eric Christian Olsen (un gars à la tête connu mais qui n’a rien fait de majeur).

Tout comme J.D (personnage de Scrubs), Michael agit par moment stupidement et on se prend plusieurs fois à voir arriver une possible gaffe, en se disant "Non, il va pas le faire", qui au final se réalise et le laisse dans la merde.
Quelques moments sont marrants mais le film est plus touchant que comique à proprement parler.

Le film se positionne en continuité directe de l’histoire de "Garden State"(le gars passe de la confusion qu’il éprouve à 25 ans au cap difficile de la trentaine) et Michael se pose des questions auquelles tout le monde peut s’identifier et est simplement effrayé par le côté prévisible de sa vie et a peur de se laisser enfermé dans une routine, aussi agréable soit elle (bonne situation professionnelle, une copine terrible (dans le sens ‘bien’), de bons potes, un bébé à venir).

La grande force du film tien au fait que les personnages n’y sont jamais jugés, quels que soient leurs actes. Ils ne sont jamais diabolisés et sont présentés comme des êtres humains, avec les doutes qui les caractérisent, sans parti pris.

En définitif, un bon film que je conseille aux couples et aux personnes ayant aimé "Garden State".

Ju

Smiley Face

Un film bien chelou choisi sur les seuls noms du réalisateur (Gregg Araki, auteur de "Mysterious Skin") et de la tête d’affiche (Anna Faris, découverte dans "Scary Movie") malgré un sujet assez limité.
C’est vrai que suivre une gonzesse complémentèrent éclatée pendant toute une journée, y’a plus intéressant comme fait de départ.
Mais le film est vraiment marrant et ça le sauve.

Jane est une jeune actrice vivant à Los Angeles qui passe plus de temps sur son bong que sur ses scripts (mis à part une pub pour une bière locale, elle a pas fait grand-chose).
Lors d’une journée totalement classique, elle se retrouve complètement déchirée dès 9h du mat et décide de s’envoyer les cupcakes préparés par son colloc (parce qu’être défoncé, ça fout la dalle).
Le hic (car hic il y a), c’est que les cupcakes sont en fait des spacecakes, ce dont la jeune actrice n’avait pas vraiment besoin.

Stone comme jamais, elle met en place un plan, qu’elle considère judicieux, consistant à acheter de la beuh avec l’argent laissé par son colloc pour l’électricité, refaire des cupcakes pour remplacer les précédents, aller retirer de l’argent pour payer l’électricité et finir la matinée par une audition prévue depuis quelques jours déjà.

Absolument tous les éléments du plan vont partir en couilles et pour vous citer que quelques complications sachez que Jane doit déjà 400 dollars à son dealer, ne sait pas faire de spacecakes et va foutre le feu à la cuisine, avant de se rendre compte qu’il lui reste 1,4 dollars en banque (je connais ce sentiment désagréable).
Le film n’a alors pas commencé depuis 30 minutes et on passe déjà de grand moment de rigolade (comme toujours quand on regarde une personne complètement éclatée).

Tout commence par Jane qui ne bouge pas d’un pouce pendant près de deux heures, bloquée devant son pécé sur un jeu totalement ridicule, genre de Second Life avec des singes et tout sortes d'animaux grotesques (le genre de jeu qu’on apprécie que défoncé).
Sensation assez familière qui m’a fait mourir de rire.

Y’a pas vraiment de grande performance au niveau du jeu d’acteur ("joue la bourée") ou de prise de risques au niveau de la réalisation mais on se marre vraiment à regarder les actions de Jane, qui s’imagine des trucs de barjot et passe une vraie journée de malade.

Le film a été présenté à Cannes et Deauville cette année et sortira en salle au début de l’année prochaine.
Si il n’est pas nécessaire d’aller le voir au ciné, ça peut toujours faire un ptit film marrant, à regarder entre pote.
Il n’a pas d’autre prétention.

Ju

22 nov. 2007

P2

Waou, un film d’horreur hollywoodien avec un réalisateur français aux manettes, produit par Alexandre Aja (le trou du cul responsable de "Haute Tension" et du remake de "la Colline a des Yeux") avec des acteurs inconnus et un plot super déjà vu (et un poil ridicule), tout un programme.
Je me demande d’ailleurs comment ils ont réussi à faire de cette calamité imminente un film pas si désagréable.

Angela travail dans un cabinet d’avocat où elle passe par jour le temps qu’un étudiant assidu passe par semaine à la fac.
Le soir de noël ne déroge pas à la règle et elle quitte l’immeuble en toute dernière, déjà à la bourre pour rejoindre la famille de sa sœur pour le révillon.
(Parce qu’honnêtement, c’est pas vraiment un réveillon, plus une excuse pour bâfrer comme des porcs sans prêter un quelconque intérêt à l’horloge comme ça pourrait être le cas pour le nouvel an (qui pour le cas, répond plus à la définition de réveillon). Mais je m’égare un peu…)
Alors qu’elle s’apprête à quitter l’immeuble, sa voiture ne démarre pas et elle se contraint à demander au gardien du parking de lui ouvrir l’accès à l’ascenseur pour qu’elle puisse attendre un taxi à l'entrée de l'immeuble.
(Au passage, elle traite le gardien de parking un peu comme de la merde)

Une demi-heure plus tard, le taxi arrive mais les ennuis ne font que commencer.
La porte d’entrée (de sortie pour le coup) est verrouillée et le pakistanais dépêché, bien que confortablement installé dans son couvre siège à boules (on ne le voit pas une seconde, je projette seulement), décide de se barrer parce qu’il n’a pas que ça à foutre non plus.
Angela se décide alors à retourner dans le parking pour y trouver le gardien et lui demander d’ouvrir la porte.
Oui, mais non.
Parce que le gardien, il se souvient que t’a pas été cool avec lui alors qu’il voulait juste t’aider et qu’en plus, il t’épier depuis un moment déjà et avait choisi le soir de noël pour passer à l’acte et faire ce que tout les hommes pas terrible font quand ils veulent passer du bon temps avec une femme attirante.
La droguée, lui enfiler des vêtements sexy et l’attaché à une chaise.
Ce parking sera votre tombeau, hahaha.
(Aïe, spectateur aux goûts douteux (L.S dans le jargon), sort de ce corps.)

J’arrête ici le spoil (même si c’est vraiment ce qui m’amuse le plus avec ce genre de film) car le film n’est pas encore sorti (donc certains pourraient avoir envie de le voir) et ne le mérite pas vraiment (le spoil, pas la sortie en salle).

La vrai bonne idée du film, en dehors d’avoir relooké Rachel Nichols après 15 minutes (qui passe d'une avocate stricte à un pulpeux canon en robe blanche), c’est de soutenir que le gardien du parking pense vraiment bien faire et qu’il trouve ses actions tout à fait justifiables.

Tout au long du film, il s’attend à ce que la fille le remercie pour cette soirée inoubliable.

- Oh, merci de bien vouloir passer du temps avec moi en cette veille de noël, car malgré ma plastique parfaite, je travaille trop pour rencontrer qui que se soit et j’aimerais avoir quelqu’un sur qui me reposer.
- Cependant, je me demandais si c’était bien nécessaire de me drogué, d'abuser de moi, de me ligoter et de tuer certains de mes collègues.
- Mais si tu pense que c’est indispensable, chéri, je te fais confiance. Faisons l’amour toute la nuit maintenant.

Evidemment ça n’arrivera jamais mais ça distrait de voir un gars aussi gravement atteint que Tom le gardien de parking (pour un titre de tueur, on peut faire mieux, je pense).
On s’aperçoit d’ailleurs assez vite qu’il ne veut à aucun moment lui faire de mal mais désire juste passer la soirée avec elle, discuter, tout ça.

En dehors de cette approche originale et de Rachel Nichols (que vous avez peut être vu dans la dernière saison d’"Alias"), le film est un condensé de clichés de scènes d’horreur, avec les flics qui viennent mais qui ne remarque rien de suspect, la meuf qui tente de s’échapper et de se cacher tout en sachant que ça sert a rien vu que le building est fermé les deux prochains jour et que le gars aura tout le temps de la trouver, la même meuf qui se rend compte de sa connerie et décide de prendre le taureau par les cornes (ou du moins d'essayer de prendre sa tête avec une hache).
C’est du grand classique et paradoxalement les moments les plus pourris du film.

Les inconvénients excède les avantages et je ne vous conseillerai le film que si vous êtes fan de ce genre de production et que vous penser qu’un huit clos dans un parking, c’est l’idée du siècle.

Ju

Down in the Valley

En ce 22 Novembre, date anniversaire de la naissance de Scarlett Johansson (je savais pas où le placer vu que le film n’a aucun lien avec elle, alors j’ai décidé de commencer par ça), je vais vous parler d’un film assez peu connu que j’ai trouvé par mots clés.
En tapant "Edward Norton", "Evan Rachel Wood" et "festival de Cannes", on tombe sur un film, présenté dans la catégorie "un certain regard", passé inaperçu lors de son exploitation en salle (Février 2006) malgré ses nombreuses qualités.

Tobe (diminutif d’October, qui s’avère être un prénom) est une adolescente (quelque part entre 16 et 18 ans, c’est pas précisé) en rébellion contre son père adoptif, vivant dans un patelin Californien.
Un jour qu’elle va à la plage avec ses amis, elle rencontre Harlan, un cowboy perdu dans la civilisation.
Quand je dis "cowboy", je veux pas dire que le gars est crado, porte des santiags, marche au ralenti et ne frappe que du revers de la main.
Non, là je parle d’un mec vraiment étrange, qui se balade à cheval, avec les colts de Billy the Kid et qui répond aux codes et conventions de l’époque.
Un mec qui n’a rien à foutre dans notre époque, quoi.
Les deux jeunes gens tombent amoureux l’un de l’autre et quand Wade (le père adoptif) interdit à Tobe de le revoir (vu qu’il a à peut près le double de son âge), la machine s’emballe et Harlan révèle son vrai visage.

Les personnages du film vont peut à peut se découvrir pour ce qu’ils sont vraiment et on s’aperçoit assez vite que la première impression qu’on a d’eux n’est pas souvent la bonne.
Mis à part Lonnie, le frère de Tobe, qu’on a cerné paumé et en quête de repère dès les premières scènes, on se plante lourdement si on croit connaître les personnages après une demi-heure de film.
Peu à peu, les méchant deviennent gentils, les gentils se complexifient (sans pour autant se détacher de leur charisme) et on comprend que la situation s’intensifie et que prendre parti n’est pas la bonne solution.

Si l’histoire tourne autour de Tobe, c’est Harlan qu’on voit le plus à l’écran (je ne vais pas vous dire pourquoi, que ça vous nique pas le film non plus), ce qui n’est pas une mauvaise chose vu que c’est le personnage le plus complexe et intéressant.
Dans ce rôle, Edward Norton fait des merveilles et on soupçonne un travail profond sur le personnage, dès l’écriture (en tant que producteur, il à aider à réécrire le script avec le réalisateur) ainsi que dans l'entraînement au maniement des armes, du lasso et de la montée à cheval.
Le choix de David Morse (excellent dans "The Shield") dans le rôle de Wade donne une toute autre mesure à l’affrontement entre les deux personnages masculins.

Les références au Western sont nombreuses ("la poursuite infernale", "la rivière rouge") mais c’est plus sur le décalage entre le comportement, idées et valeurs de Harlan et la société dans laquelle il évolu que le film se distingue et trouve tout son intérêt.

Un film très intéressant que je conseil à toute les personnes qui seront reconnaître en Edward Norton un des plus grands acteurs de sa génération.

Ju

21 nov. 2007

King Of California

Arno n’a pas que des idées de merde.
Aussi bizarre que ça puisse paraître pour un gars qui met du sucre sur son pain de mie plutôt que de prendre de la brioche (je ne parlerai pas de ses passages surlignés en rouge), son cerveau produit de temps en temps une idée valable.

Si j’avais ignorer son premier conseil, préférant me perdre dans des pensées plus intéressantes (un volant de badminton à ce moment), ce qui m’arrive généralement quand il commence à parler cinéma (depuis une certaine nuit au musée, je sais plus trop si je peux l’écouter), quand il m’a répété que King Of California avait l’air sympa, je l’ai pris en compte et quelque mois après, je me retrouve avec le film et suis contraint de m’incliner devant la qualité de ce dernier.

Depuis que son père Charlie est parti en hôpital psychiatrique plus de deux ans auparavant, Miranda a dût quitter l’école et prendre un job au Mc Do’ local pour être en mesure de payer les factures et garder la maison dans laquelle ils ont toujours vécus.
A bientôt 17 ans, elle récupère son père à la sortie de l’asile où ce dernier a entreprit des recherches sur un trésor espagnol caché lors de la découverte de la Californie, qu’il pense pouvoir récupérer.
Pour se faire, il devra finir de décoder les écrits d’époque en sa possession et chercher divers indices sur des sites actuels.
Malgré son côté terre à terre et responsable, Miranda lui viendra rapidement en aide et ils iront tout deux à la recherche de ce trésor.

Si la plupart des chasseurs de trésor sont des blaireaux qui se baladent sur votre plage avec un détecteur de métaux, persuadés que personne n’a eu l’idée avant, Charlie et Miranda ne creusent pas au hasard et la démarche explicative ainsi que les indices qu’ils trouvent 400 ans après avoir été plantés, donne un sens à leurs idées.

D’autre part, les histoires de trésor ont le don de m’emmerder, en règle générale, mais c’est ici plus un prétexte pour suivre l’évolution des relations entre Miranda et Charlie où l’adulte est la mineure, durant la plupart du film.
On comprend vite que Miranda essaie de constamment protéger son père (qui est un peu barré), même si cela signifie confirmer ses théories extravagantes.
Bien que ce soit difficile pour elle et qu’elle ne réussisse à s’y contraindre, Miranda voudrait croire son père et son histoire de trésor.

Un ancien compagnon de Charlie (avec qui il jouait dans un groupe) intervient pour leur venir en aide mais l’histoire tourne essentiellement autour des deux personnages principaux (et en plus, il fout plus la merde qu'autre chose).

Michael Douglas comme Evan Rachel Wood y trouvent des rôles magnifiques auxquels ils répondent par une interprétation impressionnante de talent.
Si monsieur Zeta Jones y trouve, à 62 ans, son meilleur rôle selon moi, la jeune actrice d’à peine 20 ans montre qu’elle a fait du chemin depuis le très bon Thirteen et s’impose comme une actrice avec qui il faudra compter pour les années à venir.

Le film se déroule entièrement en Californie et est filmé dans des couleurs chaudes qui donnent au film une aura particulière, très attrayante bien que floue par moment.
King Of California est le premier film de Michael Cahill, qui a eu l’idée de scénario en étant témoin du développement de l’immobilier et l’importante évolution du paysage lors de son enfance, et produit par les producteurs de Sideways.

Le film est sorti en Septembre 2007, n’est plus proposé dans de nombreuses salles à travers le pays et je vous conseil d’y jeter un œil lors de sa sortie DVD, au premier semestre de l’année 2008.

Ju

20 nov. 2007

Sherrybaby

Je sais plus trop pourquoi j'ai récupéré ce film (l'histoire est simpa mais pas sensass, je connais pas trop l'actrice principale ou le reste du cast, le film n'a fait parler de lui (box office ou presse) et n'a pas remporté de récompenses majeures) mais j'en suis finallement pas mécontent.
Comme dans tout les films au sujet difficile basé sur un seul personnage, Maggie Gyllenhaal y trouve ce qu'on appelle un rôle à Oscar.
Le film est cependant trop moyen pour qu'elle puisse y faire parler d'elle.

Sherry est une jeune femme qui sort de 2 ans et demi de taule après avoir été convaincu de vol (pour acheter de la drogue).
A sa sortie, elle contacte son frère qui s'est chargé de l'éducation d'Alexis, sa fille de 8 ans (qui a passer en gros la moitié de sa vie sans voir sa mère).
Sherry se heurte alors aux problèmes classiques de réhabilitation d'anciens détenus, elle doit trouver un travail, rester clean (à l'écart des drogues), rapporter ses moindres faits et gestes a son agent de parole (le flic qui s'assure qu'elle fait pas de conneries), tout en essayant de regagner la garde de sa fille.
Quand elle se heurte à la femme de son frère qui a tenté de mettre de la distance entre Alexis et sa mère (qui ne l'appelle plus Maman et semble être effrayée par elle), Sherry voit son monde s'écrouler et toutes les raisons qui l'ont poussé à s'accrocher disparaitrent.

L'histoire est pas vraiment joyeuse et Sherry en prendra plein la gueule, pendant tout le film, constamment fliquée et rejettée par sa propre famille qui tente de protéger sa fille.
On prend rapidement le parti de Sherry (ouais, les pédés, ils lui ont piqué sa fille) avant de comprendre que la vérité est plus complexe, que Sherry recommence les conneries et qu'elle se révèle être une personne plutôt instable.
C'est plutôt compréhensible pour une meuf abusée par son père, qui a passé 6 ans sous héroïne , tombé enceinte à 16 ans, ne sait plus ce qu'est devenu la père et qui n'a pas pu assister à l'enfance de sa fille, vu qu'elle était en taule.

Maggie Gyllenhaal (la soeur de Donnie Darko) s'approprie totallement le personnage et revèle toute l'étendu de son talent, grâce à un rôle complexe et bien écrit.
A son côté, on remarque la participation de Danny Trejo (le Machete de "Grindhouse") dans son premier rôle sensible (ou du moins, le premier que j'ai vu).
Si le film a été présenté à Deauville en Septembre 2006, il n'est pas encore sorti dans les salles du pays et a toutes les chances d'être distribué en DVD directement.

Ju

The Nanny Diaries

A l’heure du 300ème post (en moins d’un an, c’est plutôt pas mal), je vous propose la critique d’une comédie légère que j’attendais depuis un moment.

C’est tiré d’un roman à succès, y’a des ‘tis n’enfant (pour les filles), Scarlett Johansson (pour les gars), Chris Evans (pour les femmes indépendantes qui se disent qu’elles pourront toujours acheter un bébé sur ebay, quand elles auront 40 berges), que demande le peuple ?

Annie Braddock est une jeune diplômée qui se cherche un peu et se demande si elle veut devenir une femme d’affaire comme elle en croise tous les jours dans les rues de New York.
Alors qu’elle prend quelques jours pour réfléchir à son avenir, elle sauve le jeune Grayer, que sa mère avait laissé échapper, perdu dans des réflexions primordiales (alors, ce soir, Tailleur Channel ou robe Dior ? Aller, soyons informelle et branchée, je vais opter pour le costume Prada).
Alors qu’elle se présente, Mme X (c’est le nom de l’irresponsable) méprend "Annie" pour "Nanny" (j'attend la traduction) et offre un emploi à la jeune femme, en faisant bien attention à ne pas l’écouter quand elle tente de s’expliquer.
Annie voit en ce job l’opportunité de prendre quelques mois pour se redéfinir en tant que personne et accepte de s’occuper du jeune Grayer, à la famille profondément dysfonctionnelle, duquel elle se prendra rapidement d’affection.

Comme toute comédie légère américaine, le film pointe du doigt quelques problèmes sans jamais trop les développer, pour maintenir le rythme de narration et éviter d’obliger le spectateur à réfléchir.

Le couple X est donc présenté comme méchant.
La mère voudrait que son fils ai la meilleure éducation du monde (apprendre le français, bouffer du soja, le rêve pour un gosse de 10 ans) sans lui accorder plus d’un quart d’heure par jour (quand elle est en ville).
Le père est un obsédé du boulot qui passe une fois par semaine chez lui et préfère besogner ses assistantes plutôt que sauver son ménage.

Annie, elle est la gentille, une nanny cool (rien à voir avec les vieilles peaux aigries qui traumatisent les enfants de parents démissionnaires, parce qu’elle ont jamais put avoir leurs propres gosses, qu’on peut voir dans "Super Nanny" ou d’autres émissions de merde dans le genre) qui accordera du temps à Grayer, même en dehors de ses heures de travail, qui tombera amoureuse du beau gosse habitant au dessus, un gars pété de thunes mais cool parce qu’il a vécu des trucs difficiles.

Alors qu’Annie pense que le job sera temporaire et facile à quitter, elle s’attache très vite à Grayer (qui n’a jamais vraiment eu de mère), ce qui rendra son départ encore plus dur.
Mais elle pourra compter sur Mme X pour la pousser vers la sortie constamment, en la traitant comme de la merde (Je sais que tu pensais prendre la soirée pour aller voir ta grand-mère qui est mourante mais là j’ai vraiment besoin de toi pour assurer mes devoirs les plus ingrats).

Si l’histoire est super classique, vue et revue, le tout est présenté de façon vraiment agréable, léger et on se marre à de nombreuses reprises.

Profondemment intéressée par l’anthropologie, Annie narre l’histoire en multipliant les parallèles entre la tribu d’Upper East Side (quartier néo aristocratique de New York) et les exemples historiques les plus insolites (des tribus d’Amérique du sud ou d’Afrique).

Le film est tiré de la nouvelle de Nicola Kraus et d’Emma Mc Laughlin, 1er des ventes à New York en 2002, sortira dans nos salles le 16 Février 2008 et je vous le conseille si vous chercher une ptite comédie sympa qui se regarde sans trop y penser.

Ju

19 nov. 2007

Waitress

Un nouveau film qui tourne (très vite fait) autour de la bouffe, et des tartes pour être plus précis.
Si "No Reservations" était moyen voire pas terrible, "Waitress" est un très bon film, porté par une performance d'actrice remarquable.
Les Oscars arrivent et ça sent bon la nomination tout ça.

Jenna Hunterson est une souriante serveuse de chez Joe’s Diner, enseigne spécialisée dans les tartes succulentes que Jenna invente chaque jour.
A côté de son travail, Jenna est coincée dans un mariage malheureux avec Earl, un gars plus paumé que méchant mais néanmoins un sale con (il a d’ailleurs prit la charmante habitude de mettre 5 grands coups de klaxons où qu’il arrive, en voiture, ce qui devient très vite énervant).
Elle essaie de mettre de l’argent de côté pour un jour s’échapper quand un soir, Earl la fait boire et la met en cloque.
Décidée à garder l’enfant (même si elle n'en veut pas vraiment), Jenna fait la connaissance du timide Dr Pomatter, avec qui elle entreprend une relation extraconjugale.

Les deux personnages principaux seront ensemble une grande partie du film et, s’il ne le dit pas, on voit que le docteur n’est pas beaucoup plus heureux que Jenna dans son mariage.
Le film s’étale sur la grossesse entière de Jenna et est élevé par des dialogues qui font mouche, que se soit les conseils du vieux Joe, les discussions entre serveuses (qui ont toutes leur problèmes et la peur de finir seule) ou l'expression de sentiments entre le docteur et sa patiente.

Pour illustrer son état d'esprit et les sentiments qu'elle traverse, Jenna invente des tartes aux noms évocateurs et aux ingrédients choisis en conséquence.
Celà donne lieu de de petites séquences assez simpas où on voit la tarte se faire en accélérer, sous nos yeux.

Si la plupart restent dans sa tête, certaines on l'honneur de figurer au menu du Diner:

I Hate My Husband Pie, Bittersweet Chocolate make into a pudding drown it in caramel.
I Can't Have No Affair Because It's Wrong And I Don't Want Earl To Kill Me Pie, Vanilla custard with banana.
Pregnant, Miserable, Self Pitying Loser Pie, Lumpy oatmeal with fruitcake mashed in. Flambé of course.

La musique est assez douce et changeante pour être agréable sans pour autant trop s’imposer, à l’exemple des plans simple et des couleurs chaudes qui donnent un ton particulier au film sans pour autant vous endormir ou vous bousiller les yeux.

Le film, sorti de l'imagination de Adrienne Shelly après huit mois de grossesse, pour témoigner des angoisses d'une future mère, a été présenté au festival de Sundance 2007 et est sorti quelques mois après la mort de cette dernière, assassinée à l'âge de 4O ans.
Le film à été tourné en seulement 20 jours, véritable tour de force dans le cinéma d'aujourd'hui.

Keri Russell et son interprétation magistrale de cette gentille fille paumée est un rayon de soleil sur tout le film et je comprends maintenant le buff autour d’une possible nomination aux Oscars dans la catégorie de meilleur actrice.

La compétition s’annonce interessante entre Angelina Jolie ("A Mighty Heart"), Marion Cotillard ("La Môme", si jamais elle décroche une nomination, ce qui n’est pas évident pour un film étranger), Christina Ricci ("Black Snake Moan", même si j’ai peur que ça n’arrive pas) et cette belle trentenaire que vous avez put voir dans "Mission Impossible III" ou l’excellente série "Scrubs".

Après, on est jamais à l’abri d’une décision à la con récompensant une personne pour l’ensemble de sa carrière ou pour un film tout pourave, parce que c’est aussi (et surtout) ça, les Oscars.

Ju

18 nov. 2007

La Fille du Président

Parce qu’un acteur est excellent (ou tout du moins réputé), on lui cire les pompes constamment, ce qui lui fait penser qu’il peut tout réaliser, comme par exemple, un film de cinéma.
Mais pour un Clint Eastwood (dont je préfère les réalisations au jeu d’acteur) et un Zach Braff ("One Shoot, Head Shoot" avec son "Garden State"), combien de Sean Penn et Sylvester Stallone, pour le coup, polluent nos écrans avec des bouses innommables qui se vendent sur leur seul nom.

Si je n’en avais aucune idée, la fille du président n’est pas une première œuvre ratée mais le point d’orgue de la carrière de réalisateur d’un des tous meilleurs acteurs du moment, au jeu d’acteur encensé par la presse et oscarisé au début de l’année pour sa composition magistrale dans "Le dernier roi d’Ecosse".
C’est pourquoi il me fait encore plus mal qu’il soit responsable de ce…truc.

Samantha MacKenzie est la fille du président et ancien sénateur MacKenzie, et a vécue la plus grande partie de sa vie entourée de gardes du corps et régulièrement sous les projecteurs de la presse people (qui passe son temps à se foutre de la gueule de ses fringues).
Son entrée dans une grande université californienne lui apparaît être une bonne opportunité pour enfin vivre libre et profité de sa jeunesse comme toute les personnes de son âge (qu’on évalue à 18 ans, soit 8 ans de moins que l’âge de l’actrice, décalage classique dans les films hollywoodiens pouraves).
Oui…mais non, parce que 2004 est une année électorale et le président qui se représente met un point d’honneur à assurer la protection de son unique fille.
Sam devra donc se balader en permanence avec 2, 3 gorilles des services secrets en costumes, ce qui n’est pas le meilleur moyen pour se faire des amis.

Voilà pour la présentation neutre du plot, histoire que les 4 ou 5 personnes au monde qui apprécient ce genre de films puissent avoir envie de le matter.
Si cependant, vous avez un cerveau totalement formé, ne vous approché pas de ce film si vous n’êtes pas sérieusement préparé (l’entrainement Bratz nous permet de tout supporter pour le moment).
Maintenant, on va pouvoir passer à la partie où je peux être méchant et spoiler sans hésiter.

Pour l’aider dans sa quête de dévergondage, Sam pourra compter sur sa colocataire Mia (jouée par une actrice sans carrière), stéréotype de jeune black gentiment rebelle dont les convictions fortes s’expriment dès leur première rencontre.

- T’es qu’une conne, je me barre.
- T’es vraiment sûre que tu veux abandonner ?
- Non, c’est vrai.
Tu me manipule là, non ?
- Tout a fait.
- Bon, d'accord, je reste mais je prend ce lit…ou l’autre.

Ah, enfin une jeune qui sait ce qu’elle veut et se laissera pas marcher sur les pieds, ça promet de
grandes situations pour le reste du film.

Par ce que Mia, en plus d’être une conne finie (je crois que vous avez la preuve plus haut), c’est une nympho de première qui cherchera à se faire prendre dans Air Force One alors qu’elle refuse même de parler avec l’homme qu’elle aime.

Comme tout stéréotype de noire, la jeune Mia aime faire la fête, sait danser et sort avec un afro américain, parce que c’est bien connu que les noirs ont le sens du rythme et ne se reproduisent qu'entre eux.
C’est tout juste si elle ne fait pas du basket et connaît personnellement DJ Hammer.

A côté de ça, y’a James Handsome (euh, Lansome), le beau gosse qui a fait rire la première fille (c’est une appellation pour désigner la fille du président, ne cherchez pas dans les phrases d’avant pour savoir de qui je parle) lors d’un amphi et dont on est certain qu’il va la dévergonder.
Mais dans un retournement de situation assez improbable il s’avère être un agent secret en charge de sa protection.
Oui, le même gars qui l’aidait à se déguiser pour semer la presse et échapper à la protection de son service de sécurité.
Et là, j’avoue que j’ai pas vraiment compris pourquoi.
Sans doute pour introduire la notion d’amour interdit, assez appréciée par le public d’adolescentes pré-pubères naïves auquel le film s’adresse.

Dans les autres points énervants (je pourrais vous dire que le film dans son ensemble est énervant mais je vois pas trop l’intérêt de bâcler la kritike d’un film où le réalisateur s’est donné un mal manifeste pour tout foutre en l’air), nous avons la présentation du pouvoir américain des productions Hollywoodienne où le président se révèle être un gars vachement honnête, père aimant, mari exemplaire, politicien aux bonnes idées…blah, blah, blah.
Un conseil d’ailleurs pour les prochains films en quête de réalisme : Ne pas faire jouer des politiciens par des top model, c’est pas super crédible.

Si on est content, au départ, de retrouver Michael Keaton dans ce rôle présidentiel, on est vite triste que l’ex Batman (et à l’époque des Batmans de Burton qui trouaient le cul) se trouve réduit à jouer dans de telles merdes.
Le syndrome Jon Voight est pas loin, attention.

Je finirai par dire un mot sur la bande originale.
"Navrante".
(Si il est assez difficile de résumer une production sonore en un seul mot, je pense ne pas être loin de la vérité en choisissant ce dernier).
Le mot peut d’ailleurs aussi bien s’appliquer au film.

Ju

Les Promesses de l'Ombre

Ah quel bonheur de retrouver les salles obscures, avec son lot de pop corn, de mm’s (pour la modique somme de 1,50€ la cahuète), de place à 6,80 € pour un tarif étudiant ( !!!) et de racailles écoutant du 50 cent avec leur portable pendant le film (là je dramatise), ça faisait longtemps tient….


Qu’on se le dise dans le blanc des yeux, depuis « A History Of Violence » il semblait clair que David Cronemberg avait trouvé une sorte de deuxième souffle à son cinéma. « Les Promesses de l’Ombre » confirment et tiennent ces promesses.

Petit résumé en bref : Anna (Naomi Watts) est sage-femme dans un hôpital londonien, un soir une femme enceinte débarque à l’hôpital, en sang. Elle meurt des suites de ses blessures mais son bébé survit, Anna recueille le journal intime de cette femme et se met en tête de trouver la famille du nouveau-né. Dans sa quête Anna va rencontrer Semyon, chef de gang russe basé à Londres, et ce cher monsieur ne préfère pas que les informations contenus dans le journal ne soit révélé au grand jour….si vous voyez ce que je veux dire.

Avec son film, Cronemberg nous immerge dans les méandres d’une famille de la mafia russe avec une efficacité et une facilité déconcertante. Je m’explique : la force de Sir Cronemberg est de frapper toujours juste au bon moment, au bon endroit, il ne se perd pas dans de longs discours, l’ensemble de l’œuvre déborde d’une relative « facilité » dans la démarche voir dans l’histoire, mais elle s’avère au final diablement efficace. Chaque scène est une clé essentielle dans l’unité du film, ce qui explique en partie sa durée (seulement 1h40) mais la qualité du cinéma de Cronemberg, c’est qu’il a le mérite de nous livré des films où l’on ne s’ennuie jamais, il ne se perd pas et donc ne perd pas le spectateur.

Comment évoquer le film sans parler de la performance d’acteur du trio Mortensen-Watts-Cassel, un petit bijou d’interprétation pour les trois avec une mention spéciale du jury pour Viggo Mortensen qui a décidément trouver une sacrée mine d’or en les rôles de David Cronemberg.

Les vrais bon films de mafieux sont très rares, mais le film réussi là une sublime toile d’une famille de la mafia russe, entre tatouages, trahisons et violence. Avec en prime une scène de bagarre d’anthologie dans des bains, bien qu’un peu gore, mais étonnamment puissante dans ce qu’elle véhicule.

En définitive, Cronemberg frappe à nouveau un grand coup avec ce film et laisse une empreinte sur le genre qui fera sans doute date.

Arno

1408

1408 est une année faste pour Jean de Medicis qui, en commerçant avisé, accroît considérablement les avoirs de sa famille, en dirigeant une compagnie qui comptera vite 8 filiales à travers l’Europe.
En plus des ateliers de tissage de la laine et de soie, il développe son activité bancaire en consentant d’énormes prêts aux souverains et au pape.
A la fin de sa vie, 90% de ses revenus proviennent de la banque et 10% du commerce, et les filiales ont pris une importance bien supérieure à celle de la maison mère.

Maintenant, je suis sûr que savoir tout ça peut être bien utile mais ça ne vous sera d’aucune aide en ce qui concerne le film 1408 ("Chambre 1408" en français), avec John Cusack et Samuel L. Jackson, dont la sortie française est prévue pour le début de l’année prochaine.

Mike Enslin est un écrivain fantastique spécialisé dans les histoires de fantômes, de maisons hantées et d’autres conneries qui foutent la chair de poule.
S’il s’en sert comme gagne pain, Enslin n’a jamais cru à toutes ces histoires et essaie d’aborder les différents phénomènes scientifiquement.
Lors de ses recherches pour un nouvel ouvrage, il décide de passer une nuit dans la chambre 1408 de l’hôtel Dolphin, présumée maudite depuis que des événements inexpliqués (impliquant pas mal de morts) s’y sont produit.
Malgré les mises en garde du directeur de l’hôtel, il décide de louer la chambre pour la nuit, pour y percer son mystère.
Cette nuit va foutre sa vie en l’air.

L’histoire fait un peu film d’horreur pour adolescents pré-pubère ou sous version de "Shining" (ce qui est bien pire) mais ce n’est pas vraiment le cas et le tout est assez bien réalisé et assez flippant.

Si on à le droit aux habituelles coups de frousse surprises (le gars se retourne et pouf, un cadavre), c’est surtout sur l’ambiance que ce film se fait pesant, et le côté inéluctable du destin de l’occupant de la chambre.

Cette dernière semble en effet avoir une influence sur le temps et personne n’a réussi à y passer plus d’une heure (tient, la durée d’un film sans les scènes d’introduction et de fin, comme c’est pratique).
Et c’est pas comme si on pouvait tuer une chambre, pour en finir.
Sans trop m’attarder sur les détails, Mike Enslin va passer en revue une bonne partie de sa vie et on va en apprendre plus sur les raisons qui l’on poussé à quitter New York, pour s’installer sur la côte ouest.

Si ils partagent la tête d’affiche, c’est plus sur John Cusack que sur Samuel L. Jackson que se porte l’histoire et on ne doit voir le second que dans une demi douzaine de scènes, au grand maximum.
John Cusack s’avère plutôt convainquant dans un rôle difficile dans la mesure où il est le seul personnage dans 90% des scènes.

1408 est adapté d’une nouvelle apparue dans le recueil "Everything’s eventual", de Stephen King, ce qui explique son intérêt et son côté flippant.

Le film est bien balancé, malgré un réalisateur assez peu connu et l’on passe un bon moment devant ce film d’épouvante (dans le bon sens du terme).

Ju

15 nov. 2007

London to Brighton

Même si c’est ballot à dire et que ça ne m’était pas arrivé depuis 2005, j’ai été dépassé par la charge de travail, ce qui m’a éloigné du site ces derniers temps (je tiens d’ailleurs à remercier mes turlurons d’avoir pris le relais)
Alors que la pile de taff à ma gauche ne cesse de grandir (je continue d'espérer que si je ne la regarde pas, elle pourrait disparaître), c’est en réponse à une lettre aussi sympa que marrante que je vous propose deux kritikes pour aujourd’hui.

De tout façon, la Fac est bloquée, je sait pas pourquoi je me fais chier.

London et Brighton sont deux villes anglaises distantes d’une cinquantaine de miles.
Kelly espère que la distance sera suffisante pour s’enfuir avec Joanne, 12 ans et s’éloigner de Derek, bandit à la ptite semaine.
Qui est Kelly ? Qui est Joanne ? Pourquoi fuient-elles ? Le train à vraiment mis une nuit pour faire le trajet ?
Tant de questions auxquelles les réponses seront données avec le temps.

La structure narrative du film est une franche réussite et si on se doute des tenants et aboutissants de l’histoire dès les premiers flashbacks, de nombreux éléments sont amenés petit à petit.
Pas de révélations mais un récit bien construit et crédible, en quelques sortes.

Le film est un peu dérangeant car il aborde des sujets assez difficiles (prostitution, violence, vol, meurtre, etc.) avec suffisamment de tact pour que se ne soit pas dégoutant, juste dérangeant et poussant à réfléchir.

Paul Andrew Williams à choisi de baser son premier long métrage sur un des ses courts, ce qui se traduit par une grande maitrise du sujet, des émotions à faire passer à travers les dialogues…
Pour donner un côté plus brut et rugueux, ce dernier à opter pour une approche caméra à l’épaule, plutôt à la mode et manifestement justifiée.

Pas de tête d’affiche dans le casting, mais de bon jeunes acteurs, dont une mention spéciale pour la jeune Georgia Groome, impressionnante de maturité dans le rôle difficile de Joanne.

L’ensemble de l’équipe s’est d’ailleurs surpassée pour proposer un film de bonne facture, à la narration intéressante, le tout tourné en moins de trois semaines, pour le prix du budget catering d’une production anglaise moyenne.

Chapeau

Ju

No Reservations

Avertissement : Malgré une ligne « études culinaires » dans le CV du kritikos à l’œuvre (entre "maîtrise en Peer to Peer" et "sait ouvrir une bière avec ses dents"), l’article qui suit ne sera qu’une grande vulgarisation des arts de la table.

La cuisine est un sujet un peu délaissé par l’industrie cinématographique.
Alain Chabat a bien tenté de remédier au problème en dédiant son commentaire audio de Mission Cléopâtre a l’annonce de recettes pendant près de deux heures (mais comment sait tu tout ça Ju ?), mais il à fallu attendre Ratatouille pour enfin allier deux plaisirs de la vie ("le cinéma" et "la cuisine", non pas "Paris" et "les rats").

Kate est un chef New Yorkais réputée, en charge des cuisines du 22 Bleecker, un resto apparemment classieux alors qu’il a l’air d’un troquet.
Quand elle hérite de la garde de sa nièce (dont la mère est restée dans un poteau, à quelques kilomètres de là), elle prend quelques jours (2 pour être précis) pour s’occuper d’elle et lors de son retour, elle retrouve un nouveau sous chef, aux méthodes peu orthodoxes (J’ai dit "pas de bonheur dans ma cuisine" !).
Kate doit alors gérer un taff étouffant (horaire de malades, stress, etc.), une gamine versatile et un collègue dont les opposés l’attire.

Je pourrais mettre un terme à la kritike en vous disant que le film est pas terrible, que les deux cuistos finiront ensemble, que la merdeuse vivra heureuse avec sa tante tout en piquant une crise toutes les 20 minutes pour qu’on se souvienne que sa mère est morte, mais ce serait pas très pro et ça fait un bail que j’ai pas écrit alors je vais développer.

Tout d'abord, le film est un remake la production allemande "Bella Martha", réalisé par Sandra Nettlebeck en 2004 qui se passé à Hambourg dans un restaurant avec un vaste choix de choucroutes et une carte des bières (je sais, c'est facile).
Le film est sorti début Septembre dans notre pays, sous le titre "Le goût de la vie", pour que les gens comprennent que ça parle bien de bouffe.

Le point fort du film réside incontestablement dans son casting, emmené par une Catherine Zeta Jones belle comme le jour (la meuf a décidé de ne pas vieillir, ce qui est respectable), accompagné de Aaron Eckhart (aperçu dans l’excellent "Thank You For Smoking" et dans l’audacieux "Conversations With Other Women").

Abigail Breslin, dans le rôle de Zoé est attendrissante au départ pour se relever vite énervante tant son rôle consiste à un simple baissée du menton, mise de tout son poids dans chaque pas pour finir par claquer une porte quand elle est énervée.
C’est d’ailleurs marrant qu’elle ne bronche pas quand Kate l’oublie deux heures dans le froid mais pique une crise ("Tu m’as jamais aimé !") quand Kate lui dit qu’elle n’a pas besoin d’aller au resto tout les soirs et qu’elle peut dormir plus de 4h par nuit.

Si le film à le mérite de ne pas tourner entièrement autour de la relation entre Kate et Nick (contrairement à ce que laissé envisager les photos et bandes annonces) mais plutôt autour de la relation quasi-maternelle entre Kate et Zoe, le tout est trop mou pour qu’on s’intéresse vraiment au sujet et on passe au mieux un assez bon temps, sans vraiment se souvenir pourquoi on est resté devant le film.

Le film avait un bien meilleur potentiel mais aussi des écueils (la comédie romantique que j’avais senti arriver à quinze bornes) qu’il a sût éviter.
C'est déjà pas mal.

Ju

5 nov. 2007

American Gangster

Les cérémonies annexes aux Oscars (les Kritikos d’Or en tête) sont indispensables pour rattraper les conneries de l’académie qui prend de temps en temps des décisions vraiment incompréhensibles.
Par exemple, de l’autre côté de l’atlantique (aux USA j’entends, je me branle un peu de ce qui se dit au Vénézuela) que le nouveau film de Ridley Scott est le favori de la cérémonie de février prochain ou il devrait remporter la statuette de meilleur film (le film sort dans deux semaines chez nous).
Et là, je dis non, parce que le film, je l’ai vu, il est tout pourrave et je ne pense pas que l’année cinéma ai était si horrible que ça.

Harlem, 1968.
Bumpsy Johnson, parrain noir du quartier New Yorkais, meurt et laisse un quartier sans contrôle, à la main des autres parrains de la ville.
Frank Lucas, son homme à tout faire, ne peut laisser faire ça et décide de se construire un empire sur le commerce d’héroïne, qu’il importe directement du Cambodge (avec l'aide de l'armée ricaine combattant au Vietnam), garde pure et revend à des prix inférieur à la concurrence.
Il fait rapidement fortune mais voit l’inspecteur Richie Roberts s’intéresser rapidement à son ptit business et tout mettre en œuvre pour le faire tomber.

Là on se dit ouais, pourquoi pas, un film de chasse au méchant, avec deux grands noms du cinéma actuel, un réalisateur en vogue, le tout basé sur des faits réels, ça peut le faire.
Oui mais non, parce que c’est pas "Heat" là.
L’histoire est mal agencée dans le temps et on passe deux heures à attendre que le film décolle, pour ne l’apprécier que dans les dernières dizaines de minutes.
Et sur un film de 2h40, on à vraiment le temps de se faire chier.
(Le Kp s’est barré après seulement une heure).

Les rôles, bien que basé sur des personnes réels, sont caricaturaux et joués sans réel relief par deux grands acteurs, qui ne portent jamais vraiment le film et se laissent vite étouffer par le fouillis de l’histoire et un réalisateur qui veut manifestement trop en dire.
Les trois différentes parties (l’ascension de Lucas, son règne et sa chute) ne sont cependant pas facilement dissociables et l’entreprise paraissait compromise à l’origine.

Denzel Washington est bizarrement inexpressif dans un rôle à Oscar (ce qui ne veut pas dire que c’est un mauvais acteur, Kp) et Russell Crowe n’a jamais vraiment l’occasion de s’imposer une histoire principalement basée sur son adversaire.
Après "Une Bonne Année" et ce film, on se demande si "Gladiator" n’était pas un coup de chance dans l’histoire des collaborations Crowe-Scott.

Il parait que le tout Hollywood s’est pressé pour faire partie de ce projet et les grands noms écartés au court du parcours (Brian De Palma, Brad Pitt, Benicio Del Toro...) doivent aujourd’hui se féliciter face au pétard mouillé proposé par un trio dans lequel on mettait manifestement trop d’espoirs.

Ju

Mysterious Skin

- Oohh, y’a un ‘ti n’enfant sur l’affiche, et un titre un poil mystérieux, c’est mignon.
- Ca parle de quoi au fait ?
- Pédophilie, mensonges et vies brisées me dites vous ?
- Bon…deux places pour Le fils du Mask, si il vous plait.Et hop, vous avez fait la même erreur que bon nombre de personnes, en 2005, favorisant une merde ultime à cet astucieux film au sujet difficile.

Dans la petite ville de Hutchinson au Texas, nous suivons l’adolescence de Neil McCormick (oui, comme Kenny) et Brian Lackey, deux garçons barrés à leur manière.
Le premier, abusé par son coach de baseball à 8 ans est devenu gigolo à la petite semaine et se trouve a soulager tout les pédés pervers de la ville, pour une cinquantaine de dollars.
Le second est persuadé qu’il a était enlevé par des extraterrestre, après avoir expériencé une perte de mémoire totale lors de deux soirées dix ans auparavant.
Il avait 8 ans lui aussi.

C’est grâce à la complexité des personnages que l’on peut départager ce genre de films (crûs, aux sujets polémiques).
Et à l’inverse de Ken Park, l’écriture des rôles, le casting et l’interprétation des rôles principaux permet de passé outre le sujet initial pour apprécier le film, sur des points simplement artistiques.

Dans le rôle principal, Joseph Gordon-Levitt, dans un rôle difficile qui laisse apparaître le talent impressionnant que l’on retrouvera dans Brick, film qui le révélera un ans plus tard.

En ce qui concerne les têtes connues, on retrouve Mary Lynn Rajskub (Chloe O’Brien, 24) dans le rôle d’une barjot persuadé que de petits hommes verts sont responsable de son pied baud ainsi que Michelle Trachtenberg que vous avez pu voir (bien que je ne vous le souhaite pas) dans Buffy, dans un rôle un peu trop en retrait à mon goût alors qu’il y avait la possibilité d’en faire en quelque sorte la sauveuse de son ami tourmenté.

Au niveau de la réalisation, c’est efficace sans être mémorable et le réa semble maitriser son sujet, et ne perd jamais son objectif de vu en tombant dans une accumulation de scènes crûes et de provocations gratuites.

Pour finir, sachez que le film est basé sur le livre éponyme de Scott Heim, sorti dix ans auparavant et que le film n’a pas reçu la reconnaissance international qu’il mérite, malgré l’accueil unanime de la critique (Télérama, Les Inrokuptibles, Premiere, Score et bon nombre de magazines majeurs de cinéma lui attribuant leur note maximum (même les cahiers du cinéma, ce qui n’arrive que tout les dix ans)).
Hormis une présentation à la Mostra de Venise 2004, ce ne sont que des récompenses mineures qu’il s’est vu attribuer.
Un magnifique film qui mériterait d’être plus connu.

Ju

4 nov. 2007

A History of Violence

Dans une petite ville d’Amérique profonde, Tom est un père de famille tranquille qui tient un bar. Il aime de tout son cœur sa femme et ses deux enfants à qui il essaye d’inculquer les principes que sont le respect et la non-violence.

Un jour, deux malfrats entrent pour le braquer. Il arrive en deux temps trois mouvements à s’en débarrasser, mais la scène a tourné au drame: des coups de feu ont été tirés et les bandits sont morts. Traité en héro par la télé locale, Tom devient vite la petite vedette du coin et reçoit de nombreux curieux dans son bar. C’est ainsi qu’un jour vient un homme mystérieux accompagné de deux portes-flingues. Il commence à lui parler comme s’il le connaissait et se met même à l’appeler par un autre nom: Joey Cusack. Il insiste pour que Tom le suive à Philadelphie mais ce dernier refuse. Tom prévient alors la police mais cet homme étrange qui a tout d’un maffieux continu ces intimidations.On commence alors à s’interroger: s’agit-il d’un malentendu? Tom est-il confondu avec quelqu’un d’autre? Ou alors cache-t’il un passé sombre à ses proches?

La réponse est bien évidemment contenue dans ce très bon film de David Cronenberg et il serait cruel de vous la dévoiler. En effet le scénario très solide est riche en rebondissement et les acteurs très bons. Vigo Mortensen convainc dans son rôle de père de famille tranquille, comme quoi un passage chez le coiffeur fait vite oublier Aragorn et les Hobbits. Une mention spéciale à Ed Harris, magnifique en vieux maffieux à l’œil crevé; ca fait un peu cliché mais c’est utilisé à bon escient.

Niveau réalisation, c’est nickel. Le début est certes, un peu lent, mais c’est cela qui fait ressortir toute la violence des évènements. On est littéralement plongé au cœur de l’histoire, ce qui nous fait ressentir les émotions des différents protagonistes.
Le titre du film n’est pas un vol : la violence est omniprésente au propre comme au figuré. Cronenberg reste fidèle aux films de gangsters, même si la première partie du film (excepté la scène d’introduction) nous fait croire que le film va prendre une autre direction.

Les 1h35 passent vite mais c’est exactement ce qu’il fallait.
Bref, un très bon film qui aurait mérité son prix au festival de Cannes 2005.


Itoo

3 nov. 2007

Ronin

Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas replongé dans un film de gangster, genre qui rassemble pourtant la plupart de mes films de prédilection. Pour fêter ces retrouvailles, j’ai choisi Ronin, un film sortis en 1998 et que j’avais envie de voir depuis cette époque là. Peut être parce que le casting aligne deux acteurs dont je suis assez fan, à savoir Robert De Niro et Jean Reno.

L’histoire pêche peut être un peu par sa facilité, bien que relativement originale. On y suit la rencontre de 5 hommes, anciens soldats de la guerre froide, qui ne se connaissent pas, rassemblé par une femme pour récupérer une mallette dont ils ignorent les contenus et qui est protégé par plusieurs hommes de main plutôt bien armée.

Le déroulement du film suit un plan assez classique pour ce genre de film mais arrive tout de même à surprendre sur certains points. On y trouve ce qu’il faut d’action pour ne pas avoir à cligner des yeux pendant les deux heures que dure le film. Le réalisateur a bien su géré les phases d’action par rapport aux autres et on a pas l’impression de se retrouver devant une grande scène de baston de 2 heures saupoudré d’effet spéciaux en veux tu en voilà. Ca n’a l’air de rien, mais ça fait du bien de se dire qu’il n’y a pas que des Michael Bay en puissance à Hollywood.

Pour en revenir à l’histoire, vous aurez bien sur le droit à votre lot de traître, élément relativement récurrent dans ce genre de film mais qui est ici bien amené, notamment grâce, je pense, à de très bon acteurs, même ceux que je ne connaissais pas (Stellan Skarsgard par exemple).

Au final, on se retrouve avec un bon petit film qui n’mange pas trop de pain mais qui saura redonner du goût à vos longues soirées d’hiver. N’hésitez pas à y jeter un œil, surtout si comme moi vous êtes friand des films de gangster.

Kp