1408
1408 est une année faste pour Jean de Medicis qui, en commerçant avisé, accroît considérablement les avoirs de sa famille, en dirigeant une compagnie qui comptera vite 8 filiales à travers l’Europe.
En plus des ateliers de tissage de la laine et de soie, il développe son activité bancaire en consentant d’énormes prêts aux souverains et au pape.
A la fin de sa vie, 90% de ses revenus proviennent de la banque et 10% du commerce, et les filiales ont pris une importance bien supérieure à celle de la maison mère.
Maintenant, je suis sûr que savoir tout ça peut être bien utile mais ça ne vous sera d’aucune aide en ce qui concerne le film 1408 ("Chambre 1408" en français), avec John Cusack et Samuel L. Jackson, dont la sortie française est prévue pour le début de l’année prochaine.
S’il s’en sert comme gagne pain, Enslin n’a jamais cru à toutes ces histoires et essaie d’aborder les différents phénomènes scientifiquement.
Lors de ses recherches pour un nouvel ouvrage, il décide de passer une nuit dans la chambre 1408 de l’hôtel Dolphin, présumée maudite depuis que des événements inexpliqués (impliquant pas mal de morts) s’y sont produit.
Malgré les mises en garde du directeur de l’hôtel, il décide de louer la chambre pour la nuit, pour y percer son mystère.
Cette nuit va foutre sa vie en l’air.
Si on à le droit aux habituelles coups de frousse surprises (le gars se retourne et pouf, un cadavre), c’est surtout sur l’ambiance que ce film se fait pesant, et le côté inéluctable du destin de l’occupant de la chambre.
Cette dernière semble en effet avoir une influence sur le temps et personne n’a réussi à y passer plus d’une heure (tient, la durée d’un film sans les scènes d’introduction et de fin, comme c’est pratique).
Et c’est pas comme si on pouvait tuer une chambre, pour en finir.
Sans trop m’attarder sur les détails, Mike Enslin va passer en revue une bonne partie de sa vie et on va en apprendre plus sur les raisons qui l’on poussé à quitter New York, pour s’installer sur la côte ouest.
John Cusack s’avère plutôt convainquant dans un rôle difficile dans la mesure où il est le seul personnage dans 90% des scènes.
1408 est adapté d’une nouvelle apparue dans le recueil "Everything’s eventual", de Stephen King, ce qui explique son intérêt et son côté flippant.



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