Un mois de décembre faible en quantité, fort en qualité.
Las Kritikas aurait-ill perdu son âme, en tournant le dos à son fond de commerce de films tout pourraves spoilés avec le plus grand plaisir.
La vérité c’est que les partiels ont mis un grand coup dans nos projets les plus fous (je prépare un truc dont je ne pensai pas capable), nous faisant prendre un retard conséquent.
Cependant, la très prochaine tenue des Golden Globes, Oscars (cérémonies majeures = fuites sur le net, pour faire simple), la fin d'une saison amputées par la grève de la WGA sont autant d’éléments qui annoncent un bon début d’année (prochaine) pour les réguliers du site (au dernier recensement, ils étaient 5 (1 hors kritikos)).
New York, 2009.
Une connasse pense avoir découvert un traitement contre le cancer.
En l’écoutant parler un peu, on se rend vite compte qu’elle n’y connaît finalement pas grand-chose :
"Le système sanguin est comme une autoroute, un virus est une voiture puissante, avec un barjot au volant.
Maintenant, si on remplace le conducteur par une personne responsable, on obtient un puissant outil de défense du corps humain.
Voilà pourquoi, en utilisant des cellules infectées, légèrement modifiées, je peut traiter le cancer."
Ok, alors Géo (Trouvetou), tu sors tout de suite de ce corps, on a dit qu’on déconnait pas avec la vie humaine.
Bref, le drame arrive comme prévu et la pseudo scientifique susnommée réussit à foutre un bordel immense dans l’ordre des espèces en étant responsable d’une zombification de l’homme, devenu une bête assoiffée de sang.
Robert Neville, lui, fait parti des 12000000 de chanceux (1% de la population mondiale) immunisé contre le virus et se retrouve seul dans la grande ville de New York City, à la recherche de survivants.
(Enfin 12000000, c’était à l’origine, depuis, y’en a un paquet qui ont servis de snacks aux bestiaux)
Pour occuper ses journées, il fait du sport, chasse les animaux du zoo en Mustang (faut bien bouffer) et se rend tout les midis au port d'où il émet un signal radio à destination d’autres survivants.
La vie de rêve, non ?
Et bien par trop, parce que quand la nuit tombe, il est contraint de se retrancher dans sa maison, car les zombies sont de sortie, et ils ont faim.
(On a dit "immunisé", pas "increvable")
Trois ans après la contamination, rien n’a changé et Robert commence à perdre la tête.
Le film est une sorte de géant huit clos tournant autour du seul Will Smith, dans les décors magnifiques d’un New York à l’abandon.
(Qui a dit Oscar technique?)
Scientifique de son état, Robert va mener ses propres expériences pour découvrir un traitement à partir de son propre sang.
Vivant seul avec son chien (dernier cadeau laissé par sa jeune fille), la solitude le pèse rapidement et sa santé mentale en prend un coup, ce qui obscurcie son jugement, ainsi que son instinct de survie.
L’histoire a tous les éléments d’un grand film mais ce dernier pêche par une absence de soucis de précision et une vulgarisation des propos de Richard Matheson, auteur du best seller d’anticipation dont est tiré le scénario.
Un grand nombre d’éléments sont surreprésentés (l’utilisation de mannequins de magasins de sapes pour combler l’absence d’être sains, la complicité entre Robert et son chien, etc.), alors qu’ils auraient étaient bien plus puissants si ils étaient suggérés (à l’image de la scène ou Robert se blesse à la jambe, qui soulève de nombreuses questions).
Will Smith fait un bon job dans un film (une nouvelle fois) basé entièrement sur son rôle, qui s’avère plus complexe qu’il n’y parait.
Contrairement à mes attentes, le film ne porte pas de message d’espoir significatif pour l’avenir (j’attendais une bonne grosse fin heureuse, où le gentil explose un millier de méchants, à la seule force de son poing, avant de trouver un antidote et le répendre sur la ville), plus un constat navrant sur les dérives de notre société.
Si j’ai était un peu déçu du manque de profondeur du film (sur le fond comme sur la forme), il est suffisamment court et distrayant pour que l’on y passe un bon moment.
Plus si vous êtes fan de Will Smith.
Ju