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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

2 déc. 2007

No Country for Old Men

Aaaaah! Retrouver les salles obscures! Ca faisait longtemps que je n’étais pas allé au cinéma. Ben ouais mes derniers films étaient plutôt vieux, vus dans un avion ou téléchargés (m’en fout je le dis, c’est autorisé au Canada! Et toc!). Bref je me faisait une joie d’aller au centre-ville de Montréal pour payer mes 7$. Là premier couac : je sors et la douleur commence à m’atteindre : un putain de froid, mes amis! J’ai l’impression de respirer des glaçons à chaque bouffé d’air car des stalagmites se forment dans mes narines.

Après un petit kilomètre qui pour le coup paraît très long, je ramasse mon nez qui a fini par tombé sur le trottoir et rentre dans le métro. Arrivé au cinéma a lieu le 2ème couac en voyant l’affiche: ces cons ont traduit le titre donnant la phrase ridicule "Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme". Sous cet angle je crois que je n’aurais jamais jeté le moindre petit regard sur le sujet du film. Sans dec’, les québoches, faut arrêter! Pourquoi pas " Gangsters américains " ou " Heures limites 3 ", non plus? Stoppez tout, sto… Mon regard se pose soudain sur les autres affiches : ils ont osé tout traduire! Moi qui ne pensait que ça ne se résumait qu’aux séries tv telles que " Les héros ", " Les évadés ", "Perdus", et autres " Beautés désespérées "…

Bref je paye ma place et j’entre dans la salle; le film commence.
Texas, 1980. Alors qu’il chasse près de la frontière mexicaine, Moss découvre au détour d’une clairière les restes d’un rendez-vous de gangsters qui a tourné au carnage. Tout le monde est mort (sauf un gars très mal en point dans une camionnette) et un gros paquet de marijuana se trouve à l’arrière d’un pick-up. En continuant plus loin il trouve l’homme qui a survécu le plus longtemps au pied d’un arbre, mort lui aussi. A côté de lui se trouve une mallette pleine de 2,4 millions de $.
Ramassant les armes et l’argent, il rentre chez lui et cache le tout. Au milieu de la nuit il se réveil et décide d’apporter de l’eau au gars qui agonisait. Bien que conscient de la connerie qu’il est en train de faire (ben ouais t’as le fric, les armes, et personne t’a vu à pars un gars en train de crever la gueule ouverte!) il persiste et signe (je le savais bien qu’ils étaient cons ces texans (cf. G.W.B)). Alors qu’il est sur les lieux du crime, il se fait poursuivre et tirer dessus par des policiers de passage qui lui crèvent les pneus. Il arrive tant bien que mal à les semer, eux et leur putain de cabot, et rentre chez lui où il prévient sa femme de se barrer chez sa mère.

En parallèle un psychopathe traîne dans le coin. Ce taré se promène avec une bouteille d’oxygène et une sortie à air comprimé qui fait de jolis trous sur (plutôt « dans ») ses victimes. En plus il a une sale gueule (c’est lui en fond sur l’affiche) et c’est un putain de vicieux doublé d’un sadique. Aucun rapport me direz-vous : et bien si! C’est à lui qu’appartenait la mallette et il est bien décidé à la récupérer. Arrivant le premier sur les lieux du crime après la fusillade entre Moss et les flics il relève le numéro d’identification du véhicule de ce dernier : la poursuite peut commencer.
S’en suit un véritable jeu du chat et de la souris, le rongeur étant chanceux d’être si paranoïaque (ça lui sauve plusieurs fois la mise).

En même temps un flic proche de la retraite (interprété par Tommy Lee Jones) se lance dans l’enquête et poursuit les 2 à distance.

Ayant vite fait entendu parler de ce film durant le festival de Cannes, c’est sa place de premier film de 2007 dans le top 250 de l’IMDb qui m’a décidé à aller le voir. Et effectivement les frères Cohen ont fait du bon boulot.
Le fait que ce soit tourné au Texas donne des plans magnifiques et je ne saurais trop vous conseiller de voir ce film sur grand écran. Ensuite les acteurs sont excellents. Tommy Lee Jones confirme la mise en place de son nom en tête d’affiche et Javier Bardem, le psycho, est impressionnant, on peut dire qu’il fout les jetons. Ses manières sadiques et son acharnement en font un véritable taré qu’on ne voudrait rencontrer pour rien au monde.
Au niveau de la réalisation, certaines scènes sont intenses : lorsque les deux hommes sont proches l’un de l’autre le suspense est haletant. Rajouter à cela du réalisme au niveau des blessures (monsieur vous avez eu un accident de voiture si violent que votre os a transpercé la peau de votre bras!) et des personnages (mmh! Qu’il est plaisant à comprendre l’accent texan!).
Enfin l'humour est présent grâce à certaines répliques biens placées de Tommy Lee Jones ou quelques situations absurdes. Ca créé un décalage avec la pression accumulée, c'est vraiment sympa.

Le seul bémol vient de la fin; ce film n’est tout bonnement pas fini! Je veux dire par là que la fin est toute pourrie. Je ne vous dirai rien pour ne pas vous gâcher le reste du film, mais faites moi signe si vous ne pensez pas qu’il manque une scène à la bobine.

Malgré ce dernier point, je suis plus que satisfait de ce film (sortie le 23 Janvier 2008 en Gaule) dont on entendra sûrement parler aux oscars. Un dernier mot aux distributeurs français (je sais que vous nous lisez régulièrement, que dis-je? Tous les jours!) : laissez le titre anglais, ça attirera plus de monde!


Itoo

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