Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

29 déc. 2008

Le Bon, La Brute et Le Cinglé

Après un repos bien mérité depuis ma dernière critique (4 mois), je retourne aux fourneaux pour vous concocter une petite kritike d'un western à la sauce orientale, j'ai nommé Le Bon, La Brute et Le Cinglé (pour nos lecteurs coréens soucieux de la préservation du sens du titre original, ça donne « Joheunnom nabbeunnom isanghannom »).

Le film, sortie le 17 décembre dans nos contrées, prend place en Mandchourie dans les années 1930 (qu'on peut assimiler à l'actuel nord-est de la Chine, nord de la Corée).
L'intrigue principale gravite autour d'une carte aux trésors volé au début du film par le Cinglé, la Brute est payé par un homme très riche pour la récupérer, quant au Bon il veut capturé le Cinglé pour empocher les 300 wons de prime mis sur la tête de ce dernier.
Mais à ce beau merdier va venir se greffer l'armée japonaise qui voit en la carte la possibilité d'assoir sa domination sur les pays voisins (notamment la Corée).

Parler de beau merdier est un sacré euphémisme, il serait plus approprié de parler de merdier monstre, car ce film c'est avant tout de l'action en puissance, ça pète dans tous les sens, ça flingue à tout va sur une musique tonitruante pour notre plus grand bonheur.

Mais au delà du film d'action, ce qui fait la beauté du film c'est sans aucun doute la virtuosité accordé à la réalisation, et le pied que semble prendre les acteurs dans le film.
Il est assez rare pour un film de cet envergure (17 millions de dollars tout de même, le film le plus cher de Corée) que le réalisateur soit laissé aussi libre, ici il s'amuse comme un p'tit fou, avec des scènes d'action magnifiquement orchestrées. Aucune arrogance non, juste une passion pour le cinéma et des hommages qui fusent, que ce soit bien sur Sergio Leone pour l'aspect western, ou bien John Woo pour les scènes de fusillades, ou encore Quentin Tarantino avec « Don't let me be misunderstood » calquée sur une cavale jouissive au possible (la séquence de course-poursuite du Cinglé par toute l'asmala est certainement la meilleur scène du film). Mais le tour de force de Kim Jee-woon n'est pas simplement de proposer un magnifique patchwork mais c'est aussi de garder une forme d'audace dans sa réalisation et sa mise en scène qui font du film bien plus qu'un simple film référencé.

La deuxième grande force du film c'est qu'il est hilarant, avec le Cinglé en pôle position qui a toujours le mot ou l'action pour faire rire (incarné par Kang-ho Song que vous avez pu voir dans le très bon « The Host »). Mais aussi la Brute dont les traits sont poussés à l'extrême en espèce de punk classos, avec la géniale scène où il tente de couper un doigt à l'acolyte du Cinglé, il s'acharne mais n'y arrive pas car le couteau n'est pas assez aiguisé (la Brute est joué par Lee Byung-hun que vous avez certainement vu dans la magistrale précédente réalisation de Kim Jee-woon « A Bittersweet Life »).

Ajouter à cela la beauté des grands espaces de la Mandchourie, le mimétisme accordé à la photographie(magnifiques couleurs pastelles des intérieurs) et aux costumes, et vous obtenez un film d'action génial et vraiment marrant.
J'attendais ce film de pied ferme et je n'ai vraiment pas été déçu.
Je n'ai plus qu'a vous conseiller de courir voir ce film qui mérite vraiment toute votre attention.


Arno

18 déc. 2008

Gran Torino

Pour la première fois depuis quelques semaines, je peux vraiment prendre le temps d'écrire et vais donc en profiter pour vous parler de deux films "made in academy", qui se sont perdus sur le net bien avant leurs dates de sortie françaises, ce qui apporte toujours une certaine fierté et un côté avant-gardiste pour le kritikos en charge (souvent moi...toujours moi?).
Bref, tout ça pour dire que j'attendais avec impatience la nouvelle réalisation de Clint Eastwood, qui, quelques mois après the Changeling (que j'ai pas encore fini de regarder) , a un emploi du temps bien chargé.
Se basant sur un plot simple (et non simpliste), monsieur Eastwood nous livre un film tout ce qu'il y a de plus honnête, sans ambitions démusurées et très efficace.

Annoncé pour le 25 février 2009, Gran Torino nous arrive avec pas mal d'avance, grâce à la période des cérémonies US et le lobbying des studios envoyant des copies promotionnelles de leurs meilleurs films aux divers critiques américaines.
Il suffit alors qu'une partie de ces derniers soit des escrocs pour qu'on se retrouve avec un film, d'une qualité tout à fait acceptable, sur le net bien avant sa sortie dans la plupart des pays du monde.

Gran Torino raconte la fin de vie de Walt Kowalski, à partir du moment où il perd sa femme (maladie, mort plus ou moins naturelle, je crois pas que ce soit indiqué).
Walt se trouve alors seul pour entretenir sa propriété, ce qui lui va assez bien dans la mesure où c'est un gars super antipathique, un poil raciste sur les bord, bien porté sur les armes, tout en ayant un bon fond.
Quand une famille de chinois (vietnamiens, laosiens ou ce que vous voulez, on s'en fout) emménage dans la maison d'à côté, au sein d'un quartier où tout va à vollo, Walt n'est pas des plus heureux.
Partant du principe que "c'est surement la faute des étrangers", Walt se tient à l'écart de ses nouveaux voisins, jusqu'au jour où un gang de branquignols s'en prennent au jeune fils de la famille Tong et que Walt se retrouve à menacer le gang de sa carabine.
Alors qu'il ne voulait protéger que son jardin ("tu marches pas sur ma pelouse, le bridé!"), Walt est élevé au rang de héros par le voisinage immigré, ce qui ne tardera pas à lui causer quelques ennuis.

L'histoire du vieux bougon qui se laisse attendrir pour changer en cours de film est assez connue mais elle est particulièrement bien représenté ici et la performance de Clint Eastwood dans le rôle de Walt (avec des intonations et des expressions assez marrantes) y est pour beaucoup.
Reconnaitre la grande performance de Clint renvoie instantanéement au principal point faible du film, sa distribution.
En dehors de Clint et du pasteur, le rôles ont était fillés un peu à l'arrache et le jeune Toad Hmong, pourtant critique à l'histoire, est une calamité de jeu d'acteur, ce qui ne tarde pas à déranger, dès les premières lignes de dialogues.
Voir des dialogues si bien écrit (n'en témoigne que les échanges entre Walt et son coiffeur) être détruit par une interprétation à contre temps, ça fait un peu mal à l'amoureux du cinéma qui sommeil en nous.

Les relations familiales occupent une place prépondérante dans l'histoire, que se soit du côté des Hmong, comme du côté des Kowalski, où tout le monde connait Walt et son caractère.
Les relations disfonctionnels de la famille du vieil homme sont constament sujettes à sourire.

Sans trop vouloir vous dévoiller de ce bon film de l'ami Clint (qui est "on fire" au niveau des réalisations ces dernières années), je ne peux que vous encourager à attendre ce film qui devrait beaucoup plaire à la critique, lors de sa sortie l'année prochaine.


Ju

13 déc. 2008

Austin Powers, The Spy Who Shagged Me

Deux jours après "Austin Powers, International Man Of Mystery" et quelques jours avant "Austin Powers in Goldmember", c'est le très bon second volet des aventures de l'espion le plus shagadelic de toute la grande bretagne qui passe sous le feu de sire Kritike.
Reprenant l'histoire là où le premier volet l'avait laissé, cette suite s'empresse de capitaliser sur les acquis et les points forts du premier volet, tout en sachant ajouter des touches originales non négligables, en faisant un grand film plus qu'une simple suite.
Si il n'y a pas vraiment de débat sur la qualité du film, discorde peut se révèler au moment de comparer cet opus au précédent (et modèle).
Si je trouve personnelement le premier épisode plus réussit que le second, ce dernier aura les faveurs de la majorité des spectateurs.
Voyons pourquoi.

On retrouve Austin Powers au moment même où le premier film s'achève, durant la lune de miel de ce dernier et Vanessa.
Contre toute attente, cette dernière se révèle être une femme robot, aux seins explosifs (comprendrons ce qui voudront).
Au moment où il perd sa nouvelle femme, Austin Powers retrouve un statut de célibataire dont il ne profitera que pour une courte durée, avant que le doctor evil ne se renvoie dans le passé, pour lui voler son mojo (fluide sexuel responsable de la confiance et sex appeal de l'espion anglais).
Ce dernier fera donc équipe avec la magnifique Felicity Shagwell (son nom a fait sa réputation), pour, une fois encore, mettre un terme aux plans du doctor evil.
Après avoir tenté d'estorquer 100 milliards de dollars (même si il ne pensait en demander qu'un million à l'origine) sous menace d'une pluie de magma, ce dernier menace désormais de se servir d'un "super laser" pour faire péter la lune...
Stupide idée pour un stupide film, on est reparti pour 1h30 de grand n'importe quoi.

Ne tournons pas autour du pot, j'adore Heather Graham, magnifique actrice.
Et c'est dans ce film que je l'ai pour la première fois remarqué, en 1999.
Bien avant de voir Boogie Night, certes, mais tout de même.
Elle est l'un des principaux apports du film par rapport à son prédécesseur, avec deux autres rôles secondaires bien pensé.
Le premier est le classique "mini-me", clone en version réduite du doctor evil, auquel il s'attachera très vite au point d'en dédaigner son fils Scott (qui sert à rien dans aucun des films, au passage).
Petite boule de "mal absolu", Mini me s'avèrera aussi diabolique que son modèle et près à la moindre crasse et autre saloperie pour son seul amusement.
Tout ceci le rend drôlement marrant et plutôt adorable.
Le second est un écossais obèse et malsain, répondant au doux nom de "Fat bastard" (gras double en version française), à l'esprit aussi crade que son corps, mais bien marrant quand même.

La trame du film est cependant plus visible que celle du premier et l'on ressent bien plus le standard "situation de base-évenement perturbateur-lutte acharnée-victoire finale".
C'est assez dommage et l'on trouve aussi quelques procédés comiques qui sont réutilisés (souvent à bon esciens, quelque fois sans trop de réussite).
Le début d'histoire d'amour entre le doctor evil et Frau Farbissina ne m'a pas autant fait rire qu'il y a dix ans et je la trouve presque dispensable aujourd'hui.
A l'inverse, la relation entre le doctor et son alter ego miniaturisé est à pisser de rire, tant les deux sont barrés et seuls dans leurs délires.
Le doctor en lui même est encore une fois à un très haut niveau de connerie, et s'impose comme le personnage le plus attachant de toute la série.

Au final, si le film maintien l'esprit, le loufoque et la qualité du premier volet, je regrette qu'il perde la fraîcheur et le côté inprévisible qui avez fait tant de bien à "International Man Of Mystery".
"Austin Powers, the Spy Who Shagged Me" n'en demeure pas moins une excellente comédie, que je vous conseille vivement.
Sachez commencez par le premier, c'est tout ce que je pourrait ajouter...


Ju

10 déc. 2008

Austin Powers, International Man Of Mystery

La HD, ça trou le cul !
Pour fêter l'achat d'une toute nouvelle télé de la taille d'un petit écran de ciné, je me suis mis en quête de versions BluRay de films qui m'avais particulièrement plût, dans le but de redécouvrir MES classiques, en mode fat screen TV.
Assez haut dans ma liste de films-à-revoir-parce-qu'ils-envoyaient-du-pâté, se trouve la trilogie d'Austin Powers que je n'avais finalement jamais vu en version originale.
La version française était hilarante, la V.O est tout simplement dantesque.
Si je ne me souvenez plus trop des raisons qui m'ont poussé à apprécier le premier (et meilleur) épisode de la série, j'ai pris une vraie claque devant un film comique d'une qualité rare, comme j'en avais pas vu depuis...un moment.

Le titre même du film ("International Man Of Mystery") ne cesse de me faire marrer dans la mesure où il n'a absolument aucun sens et annonce parfaitement le loufoque dans lequel on s'embarque, pour 1h30 de film.
L'histoire et plot du film sont d'ailleurs secondaires, tout en se révélant suffisamment efficace pour justifier une lutte sans fin entre le bien et le mal, entre Austin Powers et Doctor Evil.

D'un côté, vous avez un espion anglais, aux cheveux roux et aux chicos pourris (mais vous l'aviez deviner à "anglais", n'est ce pas?), au sex appeal démesuré, faisant de lui un exemple de réussite dans l'Angleterre des années 60.
Il est d'ailleurs assez marrant de voir qu'il s'agit sans aucun doute de l'espion dont la tête est la plus connus au monde, en couverture de magazines de mode et constamment chassé par des hordes de femmes en chaleur, où qu'il se trouve.
Décongelé trente ans après son heure de gloire, Austin se retrouve confronté à la dure réalité d'un société des années 90, pronant la monogamie et le sexe sous plastique (tout ce qui le débecte, en fait).
Totalement imprégné dans son rôle d'hyperactif sexuel, Mike Mayers est à hurler de rire, utilisant le mot "shag" sous plus de déclinaisons qu'humainement imaginable (par une personne censée tout du moins).
Le gars conduit une shaguar, à titre d'exemple.
Pour reprendre les mots du principal intéressé et résumer le rôle d'Austin Powers, j'utiliserai le terme "Groovy".

Tout héros, aussi stupide soit-il, nécessitant un opposé diabolique, Austin Powers trouve son principal adversaire en la personne du doctoc evil (docteur d'enfer dans la très bonne version française), qui est sans doute le personnage de méchant le plus marrant dont je me souvienne.
En dehors d'un tic le poussant à porter son petit doigt devant la bouche pour accentuer l'aspect théâtrale de toute déclaration diabolique, le gars est clairement retardé et enchaîne les déclarations sujettes à quotation (tien, je doute de l'existence même de ce terme, mais vous m'avez compris), que je ne reprendrait pas ici, pour vous laissez tout le goût de les découvrir au cours du film (pour peu que vous ayez quelques notion d'anglais, le tout est très facilement compréhensible).
Les quelques situations rappelant que ce dernier a aussi était congelé pendant 30 ans sont sujettes à des décalages savoureux entre les idées diaboliques du personnage et leur exécution, toujours sujette à une couille ou deux.
"Décallé", c'est principalement ce qui rend ce personnage si attirant et font qu'il constitue, selon moi, une raison suffisante au visionnage du film.

Si vous cherchez néanmoins d'autres raisons, sachez que le film offre un rôle sympathique à la très belle Liz Hurley parmis une large palette de personnages secondaires tous très réussit (avec une mention spéciale pour le personnage de Frau Farbissina, petite boule de nerf est-allemande à la voix haut perchée).

Je vous conseille bien évidemment à tous de vous relancez dans les aventures d'Austin Powers, de préférence en version originale (le film fourmille de détails comiques), histoire d'être prêt pour la sortie d'un quatrième volet annoncé pour l'année 2009 (A-y-est, j'ai joui).

Plus sérieusement, le film a aussi eu l'effet de me donner re-envie (ou de "me redonner envie", pour ceux qui ont une quelconque connaissance de la langue française), de poster des kritikes sur le site et vous annonce dès à présent mes deux prochains apports à ce grand site qu'est Las Kritikas.
Il s'agira bien évidemment de "Austin Powers, the Spy who Shagged me" et "Austin Powers in Goldmember".
Et vous ne devriez pas avoir à attendre un mois pour celà.
Allez, Heather Graham, me voilà! (nikel pour finir la nuit)

Ju

Mesrine (l'instinct de mort & l'ennemi public n°1)

Pourquoi se faire chier avec deux critiques quand ce que allociné qualifie hâtivement de "saga Mesrine" n'est en fait qu'un grand film, coupé en deux pour être plus facilement digéré.
Le premier volet est sorti il y a un peu moins de deux mois et le second commence tout juste son exploitation en salle (a quelques semaines près) et il n'aura pas fallu longtemps pour que le pseudo biopic (parce que très subjectif) fasse couler beaucoup d'encre (mais nous on s'en fout, on publie pas).
Essayons donc de seulement se baser sur l'attrait cinématique de l'œuvre au moment de la juger pour l'épreuve ultime de la kritike.

Dans les années 60-70 Jacques Mesrine (prononcez "Mérine", tout autre cas le fout hors de lui, et on voudrait pas l'énerver, le garçon) est le bandit français le plus réputé, connus pour ses braquages de banques autant que pour ses évasions de prison et la relative facilité avec laquelle il fait passer les flics pour de vrais blaireaux.
L'œuvre de Jean François Richet (principalement connus pour des films pourris comme "ma cité va craquer" ou "assault sur le central 13") prend pour départ le retour de Mesrine de la guerre d'Algérie, pour s'achever le jour de sa mort, en novembre 1979.

Durant près de 4h (en cumulé), on assiste donc à la montée médiatique du bandit (on ne le voit d'ailleurs jamais vraiment "tourner bandit", prenant pour assomption qu'il l'a toujours un peu était), ses principaux coups, ses erreurs, et la constante chasse à l'homme menée par la police française.
Si le premier film s'attarde plus sur la vie privé de Mesrine (sa première femme, qui reçut son premier enfant accompagné de quelques gifles...), le second le montre sous un nouveau jour, pris de délires révolutionnaires et tentant constamment de justifier ses actions, tout en devenant très soucieux de son image dans les médias.

Le gars est présenté comme assez imbus de sa personne mais pas désagréable pour autant.
Il ne faut pas analyser le film outre mesure pour comprendre que Mesrine est un gars cool et un escroc.
Suffisamment charismatique pour porter les deux films sur ses épaules, Vincent Cassel fait un bon boulot dans un rôle intéressant qui aurait put facilement s'avérer casse gueule.
Le distribution, à quelques détails près, se révèle plutôt efficace, et l'on retrouve quelques grands noms du cinéma français, à l'exemple de Gérard Depardieu, Ludivine Sagnier, Cécile de France, Mathieu Amalric et Samuel le Bihan.

Les personnages secondaires sont très nombreux, et le film essaie de couvrir son sujet le plus possible, ce qui le rend très souvent brouillon, et les transitions abruptes se succèdent tout au long des deux parties.
Il faut souvent un peu de temps pour savoir de quoi on parle, comment on est arrivé là et qui sont les nouveaux personnages.
Quand ce n'est pas le cas, c'est qu'on a abandonné avant, et se persuadant que tout prendrait sens, d'ici quelques scènes.
Ajoutez à celà quelques dialogues un peu stéréotypés ou sortis sans conviction et vous comprendrez que le film n'est pas une grande réussite sur le plan technique.

C'est principalement l'histoire (et l'idée que les choses se sont sans doute déroulées comme présenté), l'intérêt du rôle de Mesrine (rattaché au charisme de l'interprétation livrée par Vincent Cassel) qui nous pousse à se déplacer jusqu'à un proche cinéma pour y lâcher 6,60 euros (le double pour ceux qui pense qu'R5 ne désigne d'une vieille bagnole), en faisant fie du péril posé sur nos vie par le temps alpin un poil glacial.

Ju

19 nov. 2008

Resident Evil Extinction

La voilà! Enfin dirons certains, mais après un peu plus d’un an d’attente, j’ai l’honneur de vous présenter ce qui est ma première et probablement (m’enfin faut jamais dire jamais) ma dernière contribution à ce très bon site : la critique de Resident Evil 3 : Extinction.

Pour resituer un peu, sachez que Ju et moi-même avons visionné le film juste après sa sortie et dans une qualité tout bonnement scandaleuse : avec de somptueux passages tout en dégradé de gris et un fabuleux décalage entre le son, l’image et même les sous-titres.
Autant vous dire que dans ces conditions, notre appréciation globale du film n’a pas été fameuse.
Je pense même qu’il résumerait le film par une très simple expression « de la merde ».

C’est ce que j’aurais pu écrire il y a un an mais niveau contribution, ça n’aurait pas été honnête et du coup, une chose en entraînant une autre (i.e. la flemme), j’ai plus ou moins laissé ça en stand by.
La motivation m’étant revenu et soucieux d’avancer dans ma « Bucket’s list », je me mis en tête de l’écrire cette foutu critique.
J’ai donc fais appel à la grenouille pour m’aider dans ma tâche, sauf que comme un boulet, j’ai pas fait gaffe et me suis retrouvé fort dépourvu, plus tard, quand j’ai compris que ce film que je commençais à regarder portait le sobriquet « apocalypse ».
Bref, j’avais téléchargé le 2 que j’ai finis par regarder ; des réminiscences de conscience professionnelle.
Moyennant un effort supplémentaire de la grenouille, j’ai enfin pu regarder le film.
Ah oui, dernière chose avant d’entrer dans le vif du sujet, je suis un fan inconditionnel de la série des Biohazard a.k.a Resident Evil version jeux vidéo donc bien entendu ma critique sera parfaitement subj…(merde je voulais dire objective).
Let’s go.

Resident Evil 3 : Extinction est donc le troisième film adapté, de la série de jeux vidéo brillantissimement développé par Capcom, par le scandaleux Paul W.S Anderson (qui à part un certain Mortal Kombat, a une filmographie des plus dégueulasse).
Oui, oui, les Alien Vs Predator, Dead or Alive et le très attendu Death Race, c’est lui (et oui, Ju, Mortal Kombat est « de la bombe », Kp le confirmera).
Notez, tout de même, que sur R.E.Apocalyse et R.E.Extinction il n’est que producteur et scénariste, pas réalisateur (contrairement au premier volet où il réalisait en plus le film).
Je disais donc adapté, oui les films ne suivent pas à la lettre le déroulement des jeux vidéo, ce qui n’aurais pas forcément été une mauvaise chose (il y a un gros débat à ce sujet mais je préfère l’éviter, on n’est pas là pour critiquer le film qui aurait pu être fait mais bien celui qui a été fait) si tant de libertés n’avais pas été prises dans le scénario.
Enfin pas tant que ça, une principalement, Alice (Milla Jovovitch), mais bordel, qu’est ce qu’elle est grosse.

Niveau histoire, on retrouve Alice quelques mois après son évasion des laboratoires d’Umbrella Corporation (fin de R.E.Apocalypse): « la plus grande et la plus puissante entité commerciale au monde » dans un monde ravagé.
L’atomisation de Raccoon city n’a pas endigué la propagation du virus T qui s’est attaqué à toutes les formes de vie, à la fois animales et végétales, transformant la terre en un immense désert infesté de zombies (précisons qu’Umbrella tente de cloner sans grand succès la véritable Alice dont le sang, capable de se recombiner avec le virus, est capable d’inverser au moins partiellement les effets du virus).
Seul quelques irréductibles gaul…survivants subsistent en arpentant les routes dans un esprit mad maxiens (cf le 2), seule solution pour éviter les zombies.
Parmi ces survivants, on retrouve Claire Redfield (la belle Ali Larter) et Carlos Olivera (Oded Fehr), (respectivement personnages de Resident Evil : Code Veronica et Resident Evil 3) et quelques autres dispensables (hein Ashanti…).
Ces survivants vont assez vite rencontrer d’Alice et croiser la route d’Umbrella Corp., dirigé par Albert Wesker (si charismatique dans le jeu), et de savant à l’étique douteuse et croyez moi, ça va chier.

Alors quoi en penser ?
Et ben globalement, mis à part le personnage d’Alice et « ses pouvoirs » et des faiblesses flagrantes au niveau du scénario (bah ouais Paul, tout de même, t’auras du mal à nous faire croire que le monde est ravagé, qu’il reste que quelques pauvres galériens et qu’à coté Umbrella Corp. se la régale avec des hélicoptères et des superlabos enfouis and Co, c’est malhonnête), une fin spéciale voir pas forcément top et bien que les décors changent pas mal de ce à quoi les jeux nous ont habitué j’ai tout de même, wait for it, apprécié le film.
Il a la bonne longueur, il est rythmé et on y retrouve pas mal d’éléments du jeu (personnages, monstres, etc.…).
Les combats sont assez bien chorégraphiés et toutes les créatures sont très bien faites (oui c’est plus les chiens recouvert de bacon du premier épisode).
Le jeu d’acteur n’est pas exceptionnel mais bon ils s’en sortent assez bien, compte tenu de la profondeur de leurs personnages.

Bref, effectivement dans l’absolu ce n’est pas un chef d’œuvre, d’une je ne pense pas que Paul en soit capable et de deux les films sont très loin d’être comparable aux jeux mais malgré tout (et surtout le manque d’explications sur la période entre les deux films et la justification d’un tel foutoir), le film peut plaire à des fans de la série (notez l’utilisation du peut par précaution) comme les faire vomir.
Bref, en attendant, on prie tous pour que le film de synthèse en cours de réalisation remonte le niveau et que le 5ème opus sorte sur Xbox 360 et PS3.

Jon

15 nov. 2008

Et pourtant, on les attendait...

Ouais, je sais, c'est une approche de flemmard, regrouper trois films en un seul post, mais d'un côté, je sais très bien que si je ne le fait pas, je n'écrirai jamais sur ces derniers.
Bref, tout ça pour dire que c'est pas parce que le site ne post plus beaucoup qu'on ne voit plus de films.
J'ai donc sélectionner trois films parmi les derniers que j'ai vu, au cours de ces dernières semaines.

Max Payne


Honneur au plus mauvais, l'adaptation d'un très bon jeu PC, tourné en film de merde comme c'est souvent le cas avec les licences de jeux vidéo (tout a commencer avec Super Mario et aurait du s'arrêter là).

Bref, comme prévu, le film enchaîne des erreurs et imperfections, a commencer par son casting, rassemblant un pot-pourri d'acteurs de séries télé (du haut de ma tête, je sort Flash Girl de "Heroes", le capitaine de "Life", ce connard de Sucre de "Prison Break", Jackie du "70's show" (que je trouve très très bonne mais qui n'a absolument rien à foutre dans un tel film)) autour de Mark Wahlberg, une véritable abomination d'acteur.
La star du dernier Shyamalan (ça veut tout dire), nous gratifie d'une composition alternant les deux uniques expressions de sa palette d'acteur tout en ajoutant "right?" à la fin de chaque phrase, une marque de fabrique qui lui donne un air de mongolien.

Le film se veut pompant sur l'univers comic omniprésent dans le jeu mais, au final, il n'y emprunte que les tons nique-rétines, et un découpage à la hache.
Le film est tellement pourri que Kp a fini par roupiller, pendant qu'Itoo et moi jouyons (qu'il est villain ce mot...) à FIFA.
Tout ça pour dire que j'ai un peu loupé la fin, qui avait l'air à peu près aussi pourri que le reste du film, si ce n'est pire (pendant ce temps là, je ridiculise l'ami Calédonien, donc je ne suis pas si triste que ça).

Finissons par parler de l'histoire du film, anecdotique et débile, mais utile pour comprendre à quel point le film a prit ses libertés face au jeu dont il est tiré.
Si j'ai tout compris, Max Payne cherche à venger la mort de sa femme (certes) tout en enquêtant sur la mort d'un de ces collègues, ce qui l'amènera à affronter la mafia russe, ainsi que des ombres (?!?) et des personnages surpuissants depuis qu'ils ont bu un potion bleue (surement du curaçao, ça me fait le même effet).
Dites les gars, y'a quelqu'un qui a déjà joué au jeu, dans le groupe de guignols qui ont décidé de l'adapter?

How To Lose Friends and Alienate People

Je suis assez friand des différents projets de Simon Pegg, et c'est ce qui m'a pousser à regarder un de ces premiers films hollywoodien, qui sortira certainement dans les prochains mois dans notre beau pays.
Après, je dis pas que le fait de retrouver Kirsten Dunst et Megan Fox dans le casting n'a pas conforter ma décision, mais l'idée initiale, c'était de regarder un film marrant avec un des auteurs britanniques les plus intéressant de ces dernières années.

Le problème, c'est que Simon Pegg est ici seulement acteur dans un film vraiment inégal, alternant entre les moments de vrai fou rire, les blagues trop faciles et le développement d'une histoire romantique déjà vu et revu.

Le film suit les aventures d'un critique satirique anglais qui se voit proposer un job au sein d'un des plus grands magazines américains, pour peu qu'il accepte de se plier aux règles du milieu.
Le tout donne l'occasion d'assister à une critique de la connivence entre presse et artistes, ce servant les uns des autres pour l'intérêt de tous (sauf du public à qui on vend de la merde).

Au final, j'ai passé un assez bon moment devant le film en rigolant bien des fois, tout en me trouvant un peu honteux d'apprécier un film sans réel âme et assez relou par moment.
Je suis assez déçu car la bande annonce laisser envisager un grand film, qui se révèle être tout juste un comédie correcte, à regarder pour son casting plus que pour son potentiel comique.

Garden Party

Si le film précédent (How to Lose Friends...) m'a un peu déçu, Garden Party est une grosse déception face à ce que j'espérais être un film indé différent, original et dérangeant.
Le sujet est pourtant favorable à la prise de risque du réalisateur, à la dénonciation et à l'annonce de vérités dérangeantes.

Le plot, trois histoires croisées de jeunes personnes essayant de subvenir à leurs besoins dans la grande ville de Los Angeles.
Les histoires de ces trois personnes sont assez différentes bien que trop peu développées, et l'on ne sait pas vraiment comme ils sont arrivés au point où on les rencontre et on aura pour seule réponse que "c'est la vie".

Après, si les personnes sont assez différents les uns de autres, on les trouve rapidement superficiels et stéréotypés.
On a la jeune fille qui joue de sa beauté en prenant le choix facile des photos de charme alors qu'elle n'a que 16 ans, le chanteur de rock (comprendre pop-rock de teen, rien de plus), qui vit dans la rue mais qui s'avère être la réincarnation de Kurt Cobain, ainsi que le jeune gars venant d'un état de paysans (je me souviens plus duquel) qui travaille jour et nuit pour la reine de l'immobilier, tout en s'interrogeant sur sa sexualité et le sens de la vie.

Si ces personnes vont finir par toutes se croiser, aucune histoire n'est suffisamment développé et il aurait peut être était plus intelligent de se focaliser sur une ou deux de ces dernières pour faire un film moins bancal.
Le film n'a finalement rien d'original et on sera juste content de retrouver Willa Holland, tout en espérant qu'elle choisisse mieux ses films dans le futur.

Pour un film que j'attendais depuis le début de l'été, je suis super déçu par le résultat final de ce Garden Party.

Ju

11 nov. 2008

Keith

Je suis assez content de pouvoir vous parler d'un film que peu d'entre vous auront vu, et qui mérite vraiment qu'on s'y attarde.
Si je me souviens plus trop de la raison qui m'a pousser à le télécharger (je vais pas commencer à me foutre de vous en vous disant que je l'ai "acheté" ou "loué", vu que le film n'a jamais était distribué sur le territoire français) mais je suis bien content d'avoir remis la main dessus, pour occuper une nouvelle nuit où le sommeil ne vient pas.

Prenez une jeune fille à qui tout réussit, que ce soit au niveau scolaire (tête de classe), social (reine du quartier) ou sportif (une des toutes meilleures joueuses de tennis de la région), qui voit sa vie prendre un tout nouveau tour quand elle rencontre Keith, un jeune gars assez atypique avec qui elle est assignée pour former un binôme en biologie.

Le film tourne entièrement autour de la relation ambigu entre Natalie et Keith, bien plus complexe et intéressante qu'on pourrait imaginer au premier abord.
On sort du classique "gars au sourire niait séduit fille parfaitement bien gaulée et vivent une heureuse et supercifielle histoire d'amour, jusqu'à la fin de leurs jours"
Le film est une véritable bouffée d'oxygène dans le marasme de chick-flicks romantiques à deux balles composant la majorité des films "d'amour" qu'on se voit proposer aujourd'hui.

Autant le dire tout de suite, ce film à tout.
C'est bien souvent rigolo, quelque fois dramatique, toujours distrayant et propose un impeccable narration, sans baisse de rythme, nous permettant de profiter de chaque minute.
Et quand je me dis "putain, mais il trou le cul, ce film!", toute les cinq minutes, c'est vraiment que j'assiste à un film spécial, unique.
Le film réussi à être léger par moment, intense sur la globalité et dérange quelque peu, si bien qu'on se prend assez vite à l'histoire, malgré quelques scènes assez théatrales.
Évidemment, car, si le film à tout,il n'est pas non plus parfait, loin de là.
Il peut néanmoins s'appuyer sur l'interprétation efficace de Elisabeth Harnois et Jesse McCartney, deux jeunes acteurs dont j'aimerais beaucoup entendre parler dans les prochaines années.

Le film est sorti à la fin du mois de septembre dans les salles américaines et n'a pas encore était annoncé sur le territoire français.
Pour réparer cette injustice, je vous encourage à vous mettre sur vos mules/grenouilles/chiot ou quelconque animal domestiquo-informatique en charge de vos téléchargements pour récupérer cet excellent film.
Etant donnée que ce sera peut être le dernier post du mois (vu le rythme du site), croyez moi que j'ai fait attention à ce que le film en vaille le coup.

Ju

2 nov. 2008

Dead Set

Les bonnes séries ne viennent pas de France, c'est un fait établit.
Cependant, elle ne viennent pas non plus toutes des USA et chaque année, l'angleterre nous propose "sa" ou "ses" quelques excellentes et originales séries, histoire qu'on se souviennent que le pays existe.

C'est sans trop savoir à quoi m'attendre que j'ai entamé le visionnage de Dead Set, série débutée lundi dernier outre atlantique (sur E4, si ma mémoire est bonne).
Partant du principe simple et efficace de mélanger 28 jours plus tard et Big Brother, on se retrouve devant une très bonne et très courte série (un pilote double et quatre épisodes de 20 minutes), aussi gore que marrante.

Sur le plateau de Big Brother UK, c'est soir d'élimination et toute la production est sur le qui'vive.
Si Pippa est assurée d'être éliminée (c'est pas comme si les spectateurs avaient une quelconque importance), la retransmission même de l'émission est menacée par une vague de violence et d'émeutes se répendant à travers le pays.
Les zombies débarquent alors peu à peu, bien décidés à foutre en l'air l'émission favorite de millions de low life.

Si on ne le sait pas encore lors du pilot, l'essentiel de la série se déroule aux alentours du plateau de Big Brother et nous n'avons que très peu d'informations sur le monde extérieur et l'ampleur du phénomène "zombie" au niveau national ou mondial.
On assiste à la survie d'un petit groupe de personnes, parmis lesquels quelques candidats du jeu, le producteur du même jeu (un gros connard mais super drôle) et une gonzesse bossant pour ce dernier.

La "maison" de Big Brother apparait vite comme le dernier endroit sûr de la région et l'endroit parfait pour se planquer en attendant (en espérant) que ça se tasse.
Les zombies se revèlent assez fourbe dans la mesure ou ils s'avèrent sur-puissants et plutôt rapides, un peu comme ceux de 28 jours plus tard (c'est pas les bourricots de resident evil).

Les épisodes (super bien équilibrés, au passage) sont à la fois stressant (les zombies qui peuvent surgir de partout) et marrant (ce qui est principalement du à la connerie des participants de Big Brother) et on les enchaine rapidement au point de s'envoyer les cinq en une fois.

Si c'est particulièrement vrai sur la fin de la série, un ptit côté gore assez dégueulasse entoure les épisodes, ce qui fera grimacer ou sourire.
Personnellement, je trouve le tout assez distrayant et décalé, comme le montre une scène où un gars se fait démembrer tout en continuant à insulter encore et toujours des zombies qui ne le comprennent manifestement pas.

Comme tout scénario d'épouvante, celui de Dead Set ne donne pas lieu à de grande performance d'acteur, et on remarquera tout juste le charisme de Jaime Winstone dans le rôle de Kelly.

Voilà, je pense que vous avez toutes les informations et vous conseille vivement de vous procurer les cinq épisodes composant cette très bonne série.
Je les ai déjà transmis à Itoo, en espérant que ce dernier donne son avis en commentaire.

Ju

27 oct. 2008

Burn After Reading

Un peu moins d'un an après la sortie du très populaire "No country for old men", les frères Coen sont de retour avec un film sur faux-fond d'espionnage, servi par un casting sentant le dollar.
Si le film ne sortira pas avant le mois de décembre dans nos contrées, nos amis ruskoffs nous propose déjà une version dvd au poil, histoire de se familiariser avec le film présenté en grandes pompes au dernier festival de Cannes.

Après une intro "sponsored-by-Google-Map", on nous lance directement dans les histoires de trois/quatre groupes de personnes, ce qui ne manque pas de foutre le bordel dans nos petites têtes et nous obliger à payer attention dès les premières secondes du film.
Si le tout apparait assez fouilli, le reste du film sera bien plus simple et les liens attendus se formeront pour lier les histoires entre elles.
Le véritable point de départ du film (après un petit quart d'heure) intervient quand deux employés d'une salle de gym moroniques (redondance?) trouve un cd blindé de fichiers (historique bancaire, précédents divers) d'un employé gouvernemental sans réel responsabilité.
Les deux bourricots responsables de la découverte ont rapidement l'idée de se servir de ces informations pour soutirer de la thune à leur propriétaire.
Leur plan prend un grand coup de plomb dans l'aile quand les données retrouvées se révèlent absoluement sans valeur (ce que n'importe quel abruti aurait vite compris).

Voilà, le plot est assez marrant et suggère un film absurde et burlesque.
C'est pas vraiment le cas ici (Coen obligent) et le tout est abordé avec un décalage et une sériosité intéressante, tout en succitant son quota de sourires.
Le casting regroupe des grands noms d'Hollywood et certains habitués des frères Coen.
On retrouvera donc George Clooney, Tilda Swinton, John Malkovitch et Brad Pitt.
C'est d'ailleurs dans le rôle de Brad Pitt qu'on trouve le plus de potentiel comique de l'ensemble de la distribution.
"Jock" de base, Chad passe son temps à courir, faire du vélo, boire des boissons énergétiques, dire de la merde (c'est pas une lumière), ou danser avec son ipod sur les oreilles (des mouvements aussi originaux qu' inappropriés nous renvoyant au très bel ouvrage de "l'art de la danse par A.Selva").

Principal auteur du "plan de génie", il est persuadé avoir trouvé "some serious shit", ce qu'il ne manque pas de faire savoir dès que l'occasion se présente.
S'en suit des dialogues assez sympa, comme lors de la demande de rançon par téléphone:
- Mr...Osbourne Cox?
- Ye..ah...What time is it?
- Are you mr Osbourne Cox?
- Osbourne Cox, yeah, that's my name!
- Sorry to call on you as such an hour but...we may have...gotten your shit.
- Who are you?
- Do you want to get your shit back?
- What shit?
- I mean...some serious shit...
- What the fuck are you talking about?!?

Si les personnages sont intriséquement comiques, le rythme du film est un peu lent et on passe vite du sourire à l'ennui, et vice versa.
Le principe même du film est assez intéressant et prend à contrepied les mauvais films d'espionnage qu'on voit se multiplier.
La CIA n'est pas présenté comme une organisation toute puissante mais un organisme sur le déclin, sans réel but ni attribution depuis la fin de la guerre froide.
Le décallage est donc vraiment cinglant quand deux abrutis pense avoir trouvé des documents classés "secret défense" et se montrent paranoïaques comme si ils étaient dans un film de Jason Bourne.
Je vous laisse découvrir par vous même leurs péripéties, qui ne devrait pas manquer de vous faire sourire (les deux sont des purs produits élevés à la télé).

Malgré ce que j'ai pu penser de "No Country for old men" (j'ai pas vraiment aimé...et je vous emmerde!), j'ai bien apprécié ce film, malgré son côté inégal et ses défaut évidents.
Une comédie intelligence qui donnera le change en période de noël.

Ju

13 oct. 2008

It's Always Sunny in Philadelphia

Plutôt que de vous parler du dernier film de Woody Allen, assez bon mais sur lequel je n'ai pas grand chose à dire et espère qu'Arno va se dévouer pour nous pondre une kritike digne de ce nom, je vais profiter d'un levé excessivement tôt (si vous me connaissez, vous comprenez) pour dire un mot sur la série comique qui me fait le plus rire du moment, au titre aussi long qu'inconnu.

Seule série de qualité diffusée le jeudi (depuis la fin de Burn Notice, tout du moins), j'ai découvert IASIP (non, finallement, l'abréviation est très moche, je vais donc revenir au bon vieux copier/coller pour le reste de l'article) un peu au hasard, sur les conseils d'internautes incompris.
Si je fais pas toujours confiance à des inconnus vénérant un show dont je n'ai jamais entendu parler, je suis heureux de l'avoir fait ce coup ci, en emmenant le fréro avec moi sur cette découverte.
Après trois saisons éclatées en deux semaines (quand on connait le rythme de réunion cinématographique des frères marteaux, il s'agit sans doute d'un record...ah, non, y'avais les seasons de Scrubs qui tombaient par deux chaque nuits), le visionnage de chaque épisode de la saison quatre constitue un haut moment de la semaine télévisée.

La série est diffusée sur FX (filiale de FOX) connus pour ses programmes originaux et en marge des networks classiques, à l'exemple d'une chaîne cablée.
Après avoir fait sa réputation avec des séries dramatiques originales comme The Shield ou Nip Tuck, la chaîne se démarque du format sitcom de CBS (et de ses séries majoritairement à chier) pour nous proposez une comédie humaine, déjantée et conviviale.

L'idée de base "suivre des idiots prennant des décisions absurdes aux problèmes quotidiens" est tellement simple qu'elle permet tout les excès aux scénaristes, qui se défoncent un peu plus sur chaque épisode.
La série n'a ainsi jamais perdu en qualité, se bonifiant même avec le temps (ce qui est assez rare pour une série télé).
Très appréciée de la critique, et bénéficiant d'audiences honnêtes, la série est constamment reconduite pour des nouvelles saisons qui voit leur nombre d'épisodes grandir.

Le groupe de potes propriétaire d'un bar crasseux des quartiers pauvres de Philadelphie enchaîne les aventures incroyables et immorales comme tenter de gagner de l'argent grâce à un bébé trouvé dans une benne à ordures, chasser des clodos dans les rues de la ville (en costume militaire), se mettre au crack pour bénéficier d'allocation de réintégration dans la société et ne rien avoir à branler de ses journées, récupérer une bagnole de flic à la casse pour s'envoyer des hot dogs gratos et faire respecter sa version de la loi, etc.
La liste continue dans l'absurde et la surrenchère de situations débiles et je vous laisserai découvrir le reste par vous même.

Sachez tout de même que la série bénéficie de la participation de Danny de Vito, qui vient s'ajouter à un casting délirant, dès la fin de la première saison.
Si vous voulez avoir un petit apperçu de son rôle, sachez qu'il s'agit du genre de gars organisant des parties de jeux clandestines avec les asiatiques les plus louches de la ville et étant persuadé avoir vécu la vie de John Rambo.

En vous encourageant tous à vous jeter sur cette excellente série, je vous souhaite donc une bonne journée (qui va être longue mais excellente de mon côté).

Ju

8 oct. 2008

Babylon A.D.

Long time no see/Sachi buri dana/ Putain, ça faisait longtemps.

On a tous pris un peu de temps pour nous sans vraiment se soucier du site et ce dernier affiche une grosse perte de forme (tant dans le nombre de posts que dans la fréquentation) ces derniers mois.
Je ne viens cependant pas vous dire que c'est reparti comme en 40 (où en 2007, pour ceux qui veulent jouer sur les mots), tout juste qu'on trouvera toujours le temps de présenter un film digne de kritike (et c'est pas donné à tous, il y a une exigence d'excessivité, dans la qualité, l'attente, ou la médiocrité).
Bref, avant de vous parlez prochainement du prometteur dernier Woody Allen, c'est au sujet du raté dernier Kassovitz que nous voilà réunis.

Babylon Babies est à l'origine un roman de Georges Dantec auquel je m'étais essayé sans avoir réussi à passer les premiers chapitres.
Ceci n'a cependant rien à voir avec sa qualité, et est tout juste dût à une certaine flemme de ma part et à une période d'emprunt bibliothèquaire bien trop court (d'un côté, je vous parle d'une histoire datant de 10 ans et je suis même pas sur que j'aurais fini le bouquin si je l'avais encore).
Tout ça pour dire que c'est à partir du scénario du film (ou ce que j'en ai compris), que je vais baser la kritike (ça tombe bien, vu que c'est une kritike de film, me direz vous).

Toorop (interprété par l'inexpressif Vin Diesel) est un mercenaire de la plus pure espèce, boeuf mais honnête et prêt au moindre taff tant que la récompense est intéressante.
Ce dernier se voit donc confier une mission de la plus grande importance : escorter une nonne de son couvent perdu dans la montagne (quelle montagne? l'histoire ne le dit pas) jusqu'a New York où elle doit être livré saine et sauve.
Ce qui commençait comme une balade UPS prend une tournure bien particulière quand Toorop prend conscience (ce qui lui prend un peu de temps parce qu'il est un peu lent) du caractère particulier de son colis.
Un peu à l'exemple de Leeloo Dallas Multipass, la jeune Aurora est une jeune fille un peu chelou mais apparement super balèze, capable de prédire le futur, entre autres pouvoirs.

Dans un premier temps, on en saura pas plus sur son origine, ses pouvoirs, son rôle, tout ça.
Tout ce qu'on sait, c'est qu'elle est mignonne et qu'elle a un fort accent masqué par le caractère inarticulé de la moitié de son texte (bien souvent des cris).
Il est d'ailleurs assez étrange de remarquer que même Vin Diesel ne semble maîtriser que partiellement le language anglais et se trouve continuellement hors ton (si ça se dit) et à l'ouest au niveau de ses intonations.
Je ne serais pas le premier à soutenir ses qualités d'acteur mais là, c'est quand même grave.

En dehors du trio héroïque (Aurora la bonne, Rebecca la brute (une soeur qui fait du karaté et qui est interprétée par Michelle Yeoh, ce qui est super original) et Toorop le truand), on trouve tout un tas de second rôles inutiles confiés aux potes de Mathieu Kassovitz et aux rares français connus outre atlantique (Depardieu, Lambert Wilson, etc.)

Comme beaucoup de gens impressionnés par les premiers films de Mathieu Kassovitz (La Haine et encore plus Assassin(s)), j'attendais ce film avec une certaine impatience.
Cette impatience à fait place à de l'appréhension après le visionnage de la bande annonce et je sors deçu de ce court film (1h25 à tout péter) qui n'exploite pas assez les quelques points intéressants evoqués sur la fin (manipulation génétique et dérive sociale).

Il nous reste tout juste un film de boeuf, aux explosions omniprésentes et aux scènes de combat brouillonnes, où Vin Diesel aura encore eu droit à sa scène de sport des neiges (inutile et abusée, ce qui veront le film me comprendront).
Après Gothika (putain qu'il était daubé celui là) c'est un deuxième essai raté pour un des plus prometteur réalisateur français de ses dernières années, qui semble s'être perdu dans les films de merde Hollywoodiens.
En appliquant un système sportif bien connu au pays des Jones, j'ai décidé de lui accorder une dernière chance.
Deux strikes, encore un et tu sors.
Ju

22 sept. 2008

Clone Wars

Bon, mes vacances Kritikas ont finalement été un peu (à peine) plus longue que le simple mois d’Août. Pour fêter la rentrée, je m’en vais critiquer le dernier scandale du cinéma que j’ai vu, j’ai nommé « Star Wars : The Clone Wars ».

Pourquoi un scandale me direz vous ? Ben je vais essayer de vous démontrer ça.


Le film commence par le traditionnel air de John Williams, mais tout de suite, quelque chose nous tracasse, ce n’est qu’un remix de l’air bien connus. Tout au long du film, vous aurez d’ailleurs le malheur de retrouver tous vos thèmes favoris remixés pour l’occasion. Autant le dire tout de suite, ces remix sont du genre djeuns et cassent complètement l’ambiance Star Wars.


De manière générale, tout le film est orienté dans cet esprit djeuns, disons entre 10 et 14 ans. Cela aurait pu être bien, mais la tendance qui est de prendre tous les jeunes pour des cons est encore une fois de mise et on se retrouve avec une histoire minable et un des dialogues ridicules.

L’histoire ? Parlons en justement. Alors qu’Anakin se voit attribuer une padawan (sic) jeune et rebelle (Oui oui, souvenez vous, c’est pour le djeunes) et qu’on nous ressort le coup du duo que tout oppose mais qui va devoir fonctionner quand même (Oui, vous aussi vous en avez marre de ce refrain), il doit également récupérer le fils de Jabba qui a été kidnappé.


Je vous fais grâce du pourquoi, je dirais juste que l’histoire a probablement été écrite par quelqu’un qui ne connaissait rien aux Star Wars et qu’on se retrouve donc logiquement avec des incohérences de partout, des personnages qui réagissent n’importe comment, au mépris de leur personnalité via des dialogues inspirés par les pires cours de récréation du monde. J’en veux pour preuve la conclusion de la bataille du début avec Obi-Wan et le général adverse qui prennent le thé (oui, littéralement).


Tous ceci desservis par ce qu’on pourra appeler l’animation graphique la plus moche de ce nouveau millénaire. Non seulement au niveau du design des personnages et des lieus, mais aussi au niveau de l’animation elle-même, y’a qu’a voir les combats au sabre laser.


On se retrouve avec un film détestable qui vas faire une chiffre d’affaire énorme en escroquant tous les fans de Star Wars (moi y compris) mais qui ne fais pas rougir Georges Lucas. Continue Georges, c’est bien, t’es un vrai escroc maintenant.


Kp

21 sept. 2008

Mirrors

"Alexandre Aja, tes films tu garderas".
J'aurais du me tenir au dicton post-"la colline à des yeux"(quel titre stupide, au passage), mais non, je me suis laissé leurrer par mon pote Jack, toujours aussi pourrave lorsqu'il s'agit de choisir un projet de long métrage.
(ceux qui ont vu "La Sentinelle" savent de quoi je parle, et non, je ne parle pas de la série "Jim Ellison...Jack Bauer...aucun lien").
Bref, tout ça pour dire que le film, conformément à toutes attentes, est une merde, donc le seul attrait est qu'il passe bien en fenêtré, permettant de faire autre chose pendant qu'il tourne (surfer sur le net, un peu d'msn (un warning au passage à toute les personnes passant leurs vies dessus, ce n'est pas très sain), un peu de lecture, une partie de F.E.A.R., vous choisissez...)

Ben Carson est un ancien flic, ex-mari, alcoolique en rémission, précédemment père d'un foyer jovial, etc.
En gros, ça vie était beaucoup plus marrante avant qu'il ne shoote un suspect et soit relevé de ses fonctions.
Alors que tout se casse la gueule autour de lui, même les miroirs vont commencer à se foutre de lui.
Et ça, c'est pas cool.

Dans un énième effort pour reprendre sa vie en main, Ben décide de postuler pour un job de gardien de nuit, dans un ancien centre commercial récemment mis à feu et à sang.
Vu que le job est à chier et que personne d'autre n'en veut, il l'obtient rapidement et se rend vite compte que le centre commercial et plus particulièrement ses grands miroirs, cachent un terrible secret.

Un histoire sans grand intérêt pour ce qui s'annonce alors comme un énième pseudo film d'horreur raté
"Mr Aja, vous reprendrez bien un navet, histoire de vous enfermé dans une niche sans avenir?" "Tiens, encore vous monsieur Saw?"
"Ca fait déjà six fois, vous pensez pas qu'il serait temps d'essayer quelque chose de nouveau (et de préférence sans rapport avec le cinéma ou quelconque création artistique)?"

Les plus têtus vous diront qu'il est intéressant (si ils utilisent le mot "révolutionnaire", frappez les au visage) de voir un film où la menace vient des miroirs, ennemis peux communs et mystérieux.
Vous pourrez alors leur répondre qu'un miroir, c'est con comme la mort et que si jamais ça pose un problème, on peut toujours le couvrir, fin de l'histoire.

Et de toute façon, si cette histoire de méchant enfermé dans le miroir (Candyman, Candyman, Candyman !) avait le moindre sens, celui ci se perd lors des scènes de fin où Ben se bat à main nue avec une momie dégueulasse, en lui faisant bien comprendre que le boss, c'est lui et que son gig de gardien de nuit, c'est juste pour occuper ses vacances alors qu'en fait, il est agent spécial au service de la CTU, expert en explosions de genoux et en torture en tout genre (Shoot first, then shoot again before you ask anything).

Le film passe alors d'insipide à ridicule et on essaie de faire le bilan des points positif en espérant ne pas trop avoir perdu son temps.
Alors, y'a Jack Bauer, il agite son arme sans raison comme si c'était une extension logique de son avant-bras, tirant sur tous les miroirs qu'il voit, sans s'expliquer pour autant.
En dehors de ça...

Ju

5 sept. 2008

My Sassy Girl

A Las Kritikas, on a l'habitude de dire qu'une actrice ne suffit pas à faire un bon film.
Si cela peut être suffisant pour rendre un film regardable (suffit de faire un ptit tour dans l'historique du site pour s'en rendre compte), il s'agit malheureusement plus généralement d'une pale façade pour une production médiocre.
Des plus charmantes actrices de tout Hollywood, Elisha Cuthbert est ainsi l'un des meilleur exemple de gonzesse à la filmographie aussi pauvre que ses défauts physiques.
Mis à part "Love Actually" (où elle sert à rien) et "He was a Quiet Man" (une bien bonne surprise), la jeune canadienne est plus connue pour enchainer les réalisations les plus insipides.
"My Sassy Girl" n'est que le dernier exemple en date.

Charlie Bellow est un jeune gars somme tout correct, qui a quitté sa campagne du MidWest pour poursuivre un parcours académique exemplaire dans la grande pomme.
Je propose d'ailleurs à toute personne aillant la moindre information sur l'origine de ce surnom de m'indiquer le rapport entre la ville de New York et une grosse pomme rouge.
Est-ce parce que tout le monde en veut un morceau?
Est-ce un anomalie culinaire (la ville aux pommes démesurées)?

Charlie est un chic type qui aime à connaitre une personne avant d'envisager une relation avec elle et accorde autant d'importance à la personnalité et aux valeurs qu'à la beauté physique d'une personne.
Le monde dans lequel nous vivons ne cherchant pas vraiment de chics types, Charlie est assez peu productif en amour (ça sonne graveleux mais ce n'est pas du tout mon intention), et ses proches essaient de lui faire rencontrer tout un tas de personnes.
Un jour, dans une station de métro, il fait connaissance avec une certaine Jordan Roark, jeune fille aussi belle que chelou, qu'il se retrouve vite à porter chez lui, vu que cette dernière est ivre morte et comptait bien dormir sur un des bancs de la station (pour l'info, il était 14h au moment de leur rencontre).
Cette rencontre étrange marque le début d'un histoire d'amitié/amour entre les deux jeunes personnes.

Sur le simple synopsis, les plus romantiquEs et naïves (voir naïfs) d'entre vous pourront se laisser tenter par ce qui s'annonce comme une comédie romantique tout ce qu'il y a de plus honnète.
Si c'est le cas, j'ai envie de dire que c'est bien fait pour votre gueule.
"My Sassy Girl" est l'exemple parfait du film fleur bleue sans aucune profondeur tout juste bon à tirer quelques dollars des poches de préadolescentes dont la stupidité a prit le pas sur la crédulité.

Tout d'abord, on retrouve tous les stéréotypes du genre, de la jeune héritière inacessible au meilleur pote dont "le corps n'a pas la finesse de l'esprit" en passant par le jeune gars parfait sous tous rapport, qui décide de foutre sa vie en l'air pour une fille, alors que n'était pas vraiment nécessaire et que cette dernière est manifestement névrosée.
Oui, car Miss Roark, aussi sublime qu'elle soit, reste une sacrée dinde, qui passe la totalité du film à tester et à prendre pour un con le jeune Charlie, au point qu'on en arrive à souhaiter qu'il pète un cable et la giffle sans prévenir.
Oui mais non, parce que Jordan est magnifique et que, par ce simple fait, elle peut tout se permettre, ce qui, au passage, est un bien beau message à faire passer.
"Un an de servitude pour une heure de bonheur", en voilà une saine relation.

On nous tentera bien le coup de la fille fragile, qui se comporte comme une connasse pour se proteger de revivre un malheur passé mais on y croit pas bien longtemps.
La faute à la trame du film, dont l'histoire s'étalle sur près d'un an et demi, période un poil trop longue pour qu'on gobe encore l'histoire de "test-car-découverte de la personne".

Si je m'attarde autant sur la relation entre les deux personnages, c'est que le film, plus encore que d'être basé sur, ne tourne qu'autour cette dernière.
Le film n'est ni particulièrement marrant, ni original, ni spéciallement bien réalisé, la musique est aussitôt oubliée et il ne nous reste que les tribulations du couple Charlie/Jordan.
Le film est parait t'il un remake d'un film coréen bien plus réussi sur lequel je n'ai malheuresement que très peu d'informations (et vu la qualité de la version ricaine, j'ai vraiment aucune envie de m'envoyer la version asiat').
J'aurais tendance à croire cette information en considérant le talent des studios Hollywoodiens pour foutre en l'air des réussites étrangères, en les adaptant à un public considéré moronique (je sais pas trop si ce mot existe en français mais je vais tenter le coup, c'est pas comme si la kritike était d'une grande qualité de toute façon...).

Un film sans grande originalité à ne conseiller qu'aux fans inconditionnels d'Elisha Cuthbert (vu comme je me suis fait chier, je ne le suis manifestement pas (ou plus)), si jamais le film finissait par être distribué en France.
Aller, on croise les doigts pour que ce ne soit pas le cas.

Ju

22 août 2008

Tropic Thunder

Au contraire du plus grand nombre, j'avais adoré Zoolander, dernière réalisation très décalée de Ben Stiller (qui ferait mieux d'écrire plus de films dans lesquels il joue).
J'attendais donc avec impatience ce Tropic Thunder depuis les premières bande annonces du début de l'année.
Après 1h40 et deux mois avant la sortie du film en France, je peux vous dire que le film est conforme aux attentes que j'avais et correspond tout a fait au pétage de plombs que laisser augurer les premières images.
Le film est très bon et une des meilleures comédies de l'année à n'en pas douter.

Tropic Thunder est le titre d'un biopic portant sur la vie d'un soldat envoyé en mission spéciale en 1969, dans un sud est du Vietnam pour le moins hostile.
Des 10 hommes envoyés à la mort, 4 en sont retournés.
Des 4 survivants, 3 ont écrits un livre sur leur expérience.
Des 3 auteurs, 2 ont étaient publiés.
De ces 2 versions, une seule à obtenu un contrat d'adaptation au cinéma.
Tropic Thunder raconte donc l'histoire présumée véridique de Four Leaf Tayback.

Le film s'ouvre effectivement sur ces déclarations et annonce de suite la couleur dès 100 minutes à venir.
A l'exemple de Grindhouse, on a aussi droit à une fausse bande annonce en début de projection, mettant en scène Robert Downey Jr dans le rôle de Kirk Lazarus, jouant un homme d'église entretenant une relation homosexuelle avec un jeune disciple incarné par Tobey Maguire.

On sait dès les toutes premières minutes que le film n'hésitera pas une seconde à bousculer les idées reçues et s'aventurer dans un comique parfois graveleux, mais souvent réussi.
Le film raconte le making off du fausse oeuvre de fiction et nous permet de vois agir au quotidien des acteurs réputés, choisis pour ce qui est annoncé comme le film de guerre le plus cher de l'histoire du cinéma.
Pour vous donnez une idée, le tout verse tellement dans la surrenchère que la première explosion dont on est témoin est annoncée à 4 millions de dollars (et la caméra ne tournait même pas).

Le film (le vrai comme celui dont il est censé faire le documentaire) est axé autour des rôles et des personnalités de ces 3 acteurs principaux.
On retrouve donc avec plaisir Ben Stiller (honneur au réalisateur), qui à l'instar de son rôle dans Zoolander, joue la star sur le déclin, qui compte sur le film pour relancer une carrière mis en danger par un choix de films tout simplement honteux (l'aperçu de "Simple Jack" est d'ailleurs à mourir de rire).
A l'opposé, Robert Downey Jr. joue Krik Lazarus, nouvelle star australienne que tout Hollywood s'arrache et qui a décidé de subir une opération de pygmentation pour jouer le rôle d'un chef d'escouade afro-américain.
C'est n'importe quoi, me dirait vous?
Oui, et c'est d'ailleurs le principal attrait du film.
On lui doit tout une batterie de phrase aussi chelous que marrantes ("I don't read scripts, scripts read me"...).
L'acteur est montré comme étant tellement "dans son personnage" qu'il n'arrive plus à en sortir et se met à parler avec un accent afro hilarant même quand ce n'est pas nécessaire (soit la plupart du temps).
Jack Black, quant à lui, joue la star de comédie toujours dans l'excès, dont le son des pets et plus connus que celui de sa voix.
Constamment shooté à l'héroïne, il montre un autre aspect de sa personnalité lorsqu'il se trouve sevré de sa substance favorite.

Les acteurs sont donc le point autour duquel tourne le film mais revenons deux secondes à l'histoire.
Face aux problèmes de gestion d'artistes difficiles et au retard pris par le film ("accusant un retard d'un mois après 5 jours de tournage", et je cite le film...), le réalisateur britannique les envoie dans la forêt vietnamienne (à la frontière avec le Myanmar) où ces derniers devront se débrouiller par eux même, tout en étant persuadé que les caméras étaient caché tout au long pour filmer leurs aventures (du moins, c'est ce que pense Speedman).
Les gars arrivent donc nez à nez avec un cartel reignant sur le trafic de drogue dans la région, ce qui n'arrange pas vraiment leur affaires.
Là encore, le film joue dans l'absurde et la surrenchère, et le cartel est dirigé par un merdeux de douze ans, fan du film Simple Jack de Speedman (joué par Ben Stiller, je vous le rappelle).

Je ne peux pas finir cette critique sans vous parler un moment des rôles secondaires de haut calibre qui se succèdent au cours du film.
On commence par Tom Cruise, stupéfiant dans le rôle du producteur du film, un gars sur-vulgaire et sur-marrant, assez porté sur le hip hop, ce qui donne droit à quelques scènes de danse vraiment marrantes.
Ensuite, on a Nick Nolte dans le rôle du vrai Four Leaf, un sacré escroc mais bien marrant.
Enfin, Matthew McConaughey parodie son rôle de "Two for the money" en interprétant un agent (de Speedman) carrément à l'ouest.

Sans vous en dire plus sur le film, je vous assure que si vous appréciez l'humour un peu chelou et décalé, vous allez adorer ce film de guerre vachement rafraichissant et diablement réussi.
Le pari n'était pas facile mais il semble réussi et j'attend avec impatience les prochaines réalisation de Ben Stiller, surtout si il arrive à réunir encore une fois un tel casting.

Ju

The Strangers

Las Kritikas reprend les affaires (trois kritikes en trois jours, on se croirait revenu en 2007) avec un film passé assez inaperçu lors de sa sortie US et dont on est toujours sans nouvelles quant à une éventuelle sortie française.
C'est d'ailleurs assez étrange dans la mesure où le casting est plutôt intéressant (Liv Tyler est une personne TRES intéressante) et le film plus réussi que la plupart des pseudo films d'horreur-épouvante, genre pour lequel Saw apparait comme un bancal porte-drapeau.

Kristen et James sont un jeune couple désireux de passer quelques jours peinards à la campagne, après avoir assisté au mariage d'un de leur ami.
Chose bien pratique, la famille de James s'avère être propriétaire d'une maison de campagne où les deux tourtereaux pourront se retrouver seuls.
De plus, James à prévu de faire sa demande en mariage à Kristen lors du mariage et compte bien profiter des quelques jours suivant pour "fêter" leur engagement.

Là, vous allez me dire "C'est cool, mais y'a pas d'histoire là..."
Sachez donc que le film commence par le refus de la demande en mariage par Kristen, ce qui promet une super ambiance pour ce qui devait être une escapade romantique.
Quand les voisins se mettent à frapper avec insistance à la porte à 3h, la nuit du jeune couple prend une tournure toute particulière.

Voilà, je suis assez fier de mon synopsis dans la mesure où il pose bien l'histoire sans aucunement niquer le suspense.
Maintenant que j'ai fini de me lancer des fleurs, on continue par la kritike.

The Strangers (en dehors de sa cool affiche) est le premier film écrit et réalisé par Bryan Bertino, qui nous livre un film d'épouvante tout à fait honnête (comprendre que j'ai trouvé ça simpa sans être un fan du genre).
Si on est content de retrouver Liv Tyler (qui s'était fait discrète au cinéma depuis la trilogie du "Seigneur des anneaux"), elle n'est pas la seule raison de la réussite du film et apporte autant au projet que son confrère masculin Scott Speedman.
Il a d'ailleurs dût être original pour lui de travailler sur une production non-médiocre dans la mesure où sa filmographie est avant tout constituée de hontes cinématographiques comme Underworld ou Weirdsville.
Dans le seul rôle secondaire (Mike), Glenn Howerton est aussi habitué aux films de merde (Hyper Tension) mais les plus télévisés d'entre vous le reconnaitrons pour son rôle dans la bonne série "It's Always Sunny in Philadelphia".
Comme vous le voyez, le cast est réduit à un strict minimum et c'est plus sur son ambiance que le film repose.

Ce dernier joue sur un côté un poil dérangeant.
Les "méchants" ne sont pas surhumains (au contraire de Jason, Freddy et tous les autres connards) mais manifestement familiers avec la maison, son environnement, et l'histoire de la famille de James.
On se pose alors rapidement des questions (pour peu que vous soyez le genre de personne à se poser des questions devant un film du genre, ce qui est manifestement mon cas) auxquelles le réalisateur/scénariste a choisi de ne pas répondre.
Ceci est sans doute dut à la part d'ombre qui entoure l'histoire, tirée de fait réels (ce qui est...dérangeant...et crade).

Les mécanismes de la peur ne sont pas nouveaux (le héros se cache, le méchant le trouve, le héros tente de se battre mais le méchant est plus fort) et on préférera la première partie (première demi-heure dont l'entame est vraiment intéressante) à la suite du film qui tombe dans le slasher.
Le film est grandement immoral et peu de questions trouvent leur réponse.
Après un peu moins d'une heure et demie de film, on se retrouve à se poser la même question qu'au commencement :
"Putain mais c'est quoi leur problème?"

Tout juste sommes nous certains d'un fait.
Kristen (et ses variantes dyslectiques "Kirsten" et "Kristin") est définitivement un nom de bonne.
Plus qu'une preuve par trois, c'est une preuve par cinq que j'apporte pour appuyer mon propos.
En plus de Liv Tyler dans ce rôle de Kristen, nous avons donc Kristen Bell, récemment passé de Veronica Mars à Heroes, Kirsten Dunst, que je n'ai plus besoin de présenter, Kristin Kreuk, à la filmographie aussi ridicule que sa beauté (dans le bon sens) et Kristen Prout, qui saura faire oublier un nom vraiment à chier dans un petit mois (avant c'est pas légal).
Si on ajoute à celà toute les actrices ayant joué une Kristen et une scandinave répondant au nom de Kritin que j'ai connu à Newcastle, ça fait beaucoup de personnes très attirantes pour un seul prénom (variantes assimilées).

Après cette apparté sans réel rapport avec le film, je n'ai plus qu'à ajouter que j'espère que le film sortira bientôt dans les salles françaises, bientôt 6 mois après sa sortie aux Etats Unis.

Ju

20 août 2008

Hellboy II : The Golden Army

Hey Ju, qu’est ce qu’il se passe avec Las Kritikas, le site est mort ou quoi ?
Non pas que quelqu’un m’ai posé la question (manifestement, tout le monde s’en fout), mais il est vrai, comme le dit si bien le fréro si dessous, que le site a connu une période pour le moins calme.
J’ai ainsi décidé de me replonger dans les derniers films regardés, histoire d’en sortir une petite kritike des familles.
"Sleepwalking" ?
Naahh…le film est pas mal mais sans Charlize Theron je ne pense pas que je me serais arrêté dessus.
"The Life Before Her Eyes" ?
Ouais, mais je l’ai vu y’a trop longtemps, je me souviens plus pourquoi il était pas mal.
Après, je pourrais vous faire un topo sur les séries découvertes l’année dernière (un truc que je voulais faire depuis un moment) mais j’ai vraiment trop la flemme et pas que ça à foutre de la nuit que d’écrire.
Finalement, on va prendre un gros film US, d’un réalisateur de renom et que certains d’entre vous voudront surement voir.
Toujours dans la veine des super héros, après Hulk, Hancock, Batman et avant "Les trépidantes aventures de Majin Ju™" , voici donc Hellboy, démon au corps de salami.

Il était une fois, un roi, d’une race un peu bizarre dont je ne me souviens plus du nom (le royaume des créatures invisibles, me dit on), qui cohabitait sur terre avec les humains, bien que les deux races n’arrivent pas à se blairer et qu’ils se foutaient sur la gueule, encore et toujours.
Pour mettre fin au conflit, le roi invisible décida de libérer l’armée dorée, composée gros soldats bien bourrins, tout d’or vêtus.
30 minutes après leur introduction dans la bataille, les humains font beaucoup moins les malins et une trêve est signée, et l’armée est mise de côté.
Plusieurs milliers d’années plus tard, le fils du roi invisible décide que les humains, c’est rien que des connards et que ces derniers méritent de mourir.
Il se met alors à la recherche de la couronne dorée de son père (éparpillé en trois endroits), pour reprendre contrôle de l’armée dorée, et mettre une pile à la race humaine.
Tout ceci était sans compter sur le super héros le moins charismatique de l’histoire du comic book, Hellboy.

Comme vous avez pu le deviner, je ne suis pas un grand fan d’Hellboy le comic comme du premier film et est décidé de matter ce second opus seulement par respect pour son réalisateur de génie (Guillermo Del Toro pour les tocards qui se le demande encore).
Manifestement, y’a d’ailleurs pas besoin d’avoir vu le premier film pour comprendre ce qu’il se passe dans le second et les histoires sont complémentaires sans dépendre l’une de l’autre pour autant.

A la différence des super héros qui trou le cul (Hulk, Batman…) et à l’instar des ces pédérastes de X-Men, Hellboy a tout un groupe de potes aux super pouvoirs divers, l’aidant dans ses missions.
On retrouve donc la gonzesse en feu, l’homme poisson…et un nouveau venu, ancien commandant nazi et que l’on qualifiera d’homme brouillard.

Avant de continuer à descendre le film en vous parlant du manque de charisme manifeste du héro ou de la mollesse de l’action, parlons un peu des points forts du film, a savoir le graphisme.
Les montres et les décors sont très agréables à l’œil et on retrouve très vite la « pate » Del Toro, notamment lors de la scène du choix de la femme flamme (vous ne comprenez pas trop parce que vous n’avez pas encore vu le film, mais cette phrase prendra tout son sens en octobre prochain).
Le tout est donc très agréable à regarder et les méchants sont même plus charismatiques que les gentils, ce qui est un poil déconcertant au départ.
Un bémol est cependant à apporté sur le grand méchant "fils de roi", qui pour le cas, est aussi charismatique qu’un athlète chinois, à ma plus grande déception.

Le manque de charisme frappe aussi de plein fouet les héros, en commençant par Hellboy, genre de gros bourrin très peu réfléchi, dont la force brute est bien utile pour régler des problèmes qu’il a en partie crée.
Le film est assez long et trop peu rythmé à mon goût.
Si on sait comment l’histoire va évoluer, on aimerait juste que le tout se passe plus vite et qu’on mette moins de deux heures à arriver à une confrontation qui nous paraissait inévitable dès les premières minutes.

Le film est sorti au début du mois de Juillet aux USA et n’arrivera dans nos comtés qu’a la fin du mois d’octobre.
Après, à vous de décider si ce dernier mérite de gaspiller votre temps et votre argent.
Perso, je suis sur que le dernier James Bond, qui sortira à peu près à la même date sera un choix bien plus judicieux.

Ju