Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

31 janv. 2008

Alien VS Predator : Requiem

Véritable institution du navet, la série des Alien VS Predator est toujours l’annonce d’un bon moment entre potes, devant un film dont on sait qu’il ne pourra jamais être plus pourri que ce que l’on attend de lui.
Si il n’arrive pas à la cheville de ce qu’il aurait pût être (demandez à Kp, il a plein d’idées sur le sujet), le film est cependant plus mauvais que son modèle, le déjà funeste Alien VS Predator (AVP, pour les intimes).
Est-ce possible ? Comment ? Pourquoi ?
Un peu de calme, j’y viens…

A la fin d’AVP1, on se trouve dans le vaisseau Predator, qui vient de se barrer de sa planque en antarctique, persuadé d’avoir allumé tous ces pédés d’Aliens.
Mais quiconque avec un minimum de culture ciné sait bien que les Predators, c’est que des grandes folles et qu’un Alien, c’est plus balèze et fourbe qu’il n’y parait.
Avant de partir, un Alien s’est donc démerdé pour pondre un œuf dans le corps d’un Prédator, donnant ainsi naissance à une toute nouvelle espèce que l’on nommera « Predalien ».
Assez sympa, le Predalien est plutôt orienté pro-aliens et va commencer à foutre un merdier monstre dans le vaisseau de ses nouveaux ennemis.
30 minutes après avoir quitté l’atmosphère, le vaisseau Predator s’écrase dans la campagne américaine, à quelques kilomètre d’un patelin tout ce qu’il y a de plus classique.

Pendant ce temps là, sur Predatoria, le Predaroi assiste à la scène par vidéo conférence et n’apprécie pas vraiment ce qu’il voit.
Il met alors en charge un de ses meilleurs soldats d’aller sur terre, dans le but de faire disparaître toutes traces de leur passage (ce qui comprend les Aliens).

On reprend donc les mêmes équipes que lors de la première manche avec d’un côté les Aliens, méchants, fourbes et sans aucune conscience et de l’autre les humains et le Predator, même si les premiers ignorent qu’ils collaborent avec le second.
Le spectateur rigole, relève les conneries et compte les points, en bouffant ses PopCorn.

Round 1 : La re-arrivée sur terre

Le Predalien, maître de son sujet, commence très fort en attaquant les deux premiers humains qu’il trouve sur son chemin.
Après avoir découpé le bras du père à l’acide, il pond un œuf dans son corps et celui de son fils de 10 ans (1 point pour la première victime, 2 points pour l’enfant).
En plus de s’être bien marré, le groupe Alien se développe et accueille deux nouveaux membres (issus des œufs), ce qui lui permet de prendre une longueur d’avance, dès le départ.

De son côté, le Predator a du mal à se faire à un environnement qu’il ne comprend pas (en plus, il voit qu'en bleu et rouge, c'est pas pratique) et se fait roder par un Ranger qui faisait sa ronde dans les bois, pendant qu’il détruisait les corps des victimes de l’Alien.
Pris de panique, il embroche l’humain et perd 1 point pour tir allié.

Pendant ce temps là, les humains s’attellent à de vrais problèmes et Ricky livre une pizza à Jesse, dont il est secrètement amoureuse (euh, amoureux).
En voyant tant de familiarités, Dale, l’ex petit ami de Jesse, décide de casser la gueule de Ricky et de balancer ses clés dans le caniveau.

Round 2 : Le périple pour atteindre la ville

Bien conscient du grand garde-manger que représente une ville, les Aliens décident de s’y rendre au plus vite, en passant par les égouts, pour plus de furtivité.
Une décision intelligente qui leur permet de perforer quatre clodos, qui trainaient par là (+2 points pour l’ensemble).

Le Predator anticipe la décision Alien et se rend lui aussi dans les égouts, bien décidé à engager le combat.
Des pièges bien placés et une force physique colossale lui permettent de se débarrasser de trois/quatre monstres et la Predateam se relance dans la partie.

Les humains, toujours bien au courant de ce qui se joue près d’eux, décident d’aller faire un tour dans les égouts, pour y récupérer les clés que Dale a lancé dans 20 cm de merde.
Ils y trouvent un dérangeant fumé et y croisent un bébé Alien mais ne s’en font pas pour autant et décident d’aller boire des canons, après une dure journée.
Le shériff reçoit alors un appel pour un incendie qui ne s’est pas encore déclaré à la centrale électrique (les joies d'un montage au poil).

Round 3 : La prise de position en ville

Une fois sorti des égouts, les troupes Alien se divisent en deux groupes.
Le Predalien (ça fait un groupe) décide d’attaquer l’hôpital pour s’y faire un nid (en pondant des œufs dans les ventres de femmes enceintes, que du bonheur) pendant que le reste des troupes prend l’air au centre ville, où ils perforent tout ce qui vit encore.
L’équipe engrange les points à vitesse grand V et semble se diriger vers une écrasante victoire.

Le Predator suit deux Aliens perdus dans une centrale électrique où il décide de tirer dans le tas (oui, le Predator est un abruti).
Bien que blessé au cours de l’affrontement, il réussit à se débarrasser des sales bêbêtes dégueulasses et peut poursuivre sa route vers les hauteurs de la ville, où il pourra observer l’activité Alien en général.

Pendant ce temps, les pompiers arrivent sur les lieux de l’incendie (qui s’est vraiment déclaré entre temps) et se demande qui a bien put foutre un bordel pareil.
Ricky accepte l’invitation de Jesse à la piscine de l’école où elle lui fait part de ses sentiments.
Alors qu’ils s’apprêtent à forniquer dans les vestiaires, ils sont dérangés par Dale, qui commence à se battre avec Ricky.

Round 4 : La chasse/La fuite

On retrouve Ricky, Dale et ses potes (car Dale ne se bat pas seul, non) qui tombe dans la piscine où un Alien faisait la sieste (on ne sait pas trop comment il est arrivé là mais bon, les détails…).
Assez affamé au réveil, le monstre divise la moitié du groupe en deux et ils ne sont que trois à sortir vivants et par la fenêtre.
Les humains courent dans tout les sens, sans avoir pour autant une chance de s’en sortir vivants, ce qui est plutôt distrayant à regarder.

Alerter par le bruit des os qui craquent, le Predator se rend lui aussi à la piscine où il explose trois Alien d’un coup, d’un seul.

Le round est donc nul mais a permis au Predalien de transformer l’hôpital entier en une base Alien aux murs visqueux.

Round 5 : Deux choix, pas un de bon

Le groupe des humains survivants se sont réfugiés dans un magasin d’armes (+2 points pour première décision pas conne) où ils mettent en place un plan de défense, pour attendre la garde nationale.
La dite garde nationale se fait allumée par un seul Alien et les humains enfermés détaillent deux plans de fuites différents.
Le premier implique l’utilisation de l’hélicoptère de secours posté sur le toit de l’hôpital, le second propose de rejoindre le centre ville pour y attendre une extraction par l’armée.
Avant qu’ils n’aient pût prendre une décision, un groupe d’Alien attaque le magasin (c’est surement la sueur et la poudre qui les a mis sur la voie) et fait deux nouveaux morts.

Le Predator arrive plus tôt que prévu et peut ce coup ci vraiment servir à quelque chose.
Il décide d’utiliser un humain en guise d’appat (il le pend par les pieds) pour attirer l’Alien dans un piège visant à lui exploser la gueule.
Le groupe Predator/Humains travaille enfin en équipe et gagne deux point pour collaboration et 1 pour ingéniosité.

Une fois la menace Alien repoussée, le Predator se barre et le groupe humain se sépare à nouveau en deux (mais ce coup ci, pas à l’intérieur d’un même corps).
Nous suivrons le groupe qui se rend à l’hôpital (parce qu’on ne peut pas être partout non plus).

Round 6 : Massacre à l'hôpital

Le dernier round prend place dans l’hôpital servant de base au Predalien.
Le Predator entame l’attaque tout seul à l’étage pendant que les humains décident de passer par la morgue et la maternité (…) avant d’arriver à l’accueil et de pouvoir prendre les escaliers en direction du toit (je vous rappelle que l’objectif, c’est l’hélico).

Arrivée à l’étage de la marrave (toi aussi, remets au goût du jour les mots oubliés au passage de l’an 2000), Jesse se montre un peu trop pressée et déboule dans le couloir au moment où le Predator lançait un shuriken de la taille d’un gong.
La pauvre fille n’y survivra pas et Ricky, dans un excès de colère (faut dire qu’il voulait se la taper depuis le début, la Jesse) décide de vider son chargeur sur un Predator confus, qui prend la fuite.
La belle entente Predator/Humains en prend un coup et des tirs alliés des deux côtés leurs font perdre 2 points.

Les humains restant arrivent non sans encombre à rejoindre l’hélicoptère et à prendre la fuite pendant que le Predator et le Predalien se mettent correctement sur la gueule, sur le toit de l’hôpital (pour un affrontement final tant attendu, au final assez terne).

Epilogue : De toute façon, vous allez tous crever !

Mais "Qu’en ai t’il du groupe qui a décidé d’attendre les militaires au centre ville ?" me demanderez vous.
Et bien disons que le seul drapeau américain qu’ils ont vu est celui peint sur la tête du missile nucléaire qu’ils ont reçu sur le coin de la gueule, avec les compliments de l’oncle Sam.
Les héros nous font vite fait croire qu’ils ont survécus à la déflagration dans leur hélico de merde, ce qui nous fait doucement sourire, mais le plus grave n’est pas là.
Je ne vous dirais pas comment mais la fin laisse suggérer un possible (et probable) AVP3 pour lequel il sera difficile de placer la barre plus bas.

Ju

Death Sentence

« Ils ont tué sa famille, il va les faire payer »
C’est pas bien compliqué, finalement, de trouver des phrases débiles pour vendre des films basiques.
Oui, mais là, y’a Kevin Bacon et le film est l’œuvre du créateur de Saw, donc ça doit pas être trop de la merde…
Et ben si, c’est vraiment de la merde, et moi aussi je me suis fait berner par les effets d’annonce.
Enfin, quand je dis "effets d’annonce", c’est surtout ce connard d’Arno qui m’a dit « oui, il parait que c’est sympa » (phrase qu’il utilise beaucoup quand il n’a aucune preuve à apporter) alors que j’étais déjà passé deux fois sur le plot avant de continuer ma route.
A ma décharge, j’aurais dût m’en douter, en considérant que si un film utilise la présence de Kevin Bacon comme argument principal, y'a certainement baleine sous galet.

Nick Hume est un gars qui a tout ce dont peut rêver un père de middle class américaine.
Le job en costard avec un grand bureau, dans le quartier des affaires, la femme bien agréable au regard et n’accusant nullement le poids des années, les deux enfants doux et tendres, qui seront à leurs tours, de bien gentils hommes...
Alors qu’il revient d’un match de Hockey de l’ainé, Nick s’arrête prendre de l’essence dans une station délabrée où il donne la permission à son fils d’aller chercher un smoothie (hummmm…smoothiiieee…)
Grosse erreur, car c’est le moment que décide le gang local pour mener un raid sur la station, dans le cadre de l’initiation d’un nouveau membre.
(Car il est bien connu que l’on n’est pas un homme tant qu’on n’a pas tué son premier passant)
Le gérant prend un coup de fusil à pompe, le gamin se fait trancher la gorge à la machette et le père ne réussi qu’à arrêter l’initié du gang, au moment ou les autres prennent la fuite.
Il décide alors de poursuivre le jeune en justice, où l’on s’aperçoit qu’aucune preuve n'a était retrouvées sur le site (pas d’arme, pas de sang sur le jugé, le tout dans la seul station essence des Etats-Unis sans système de surveillance vidéo).
Le tueur le plus clean de l’histoire de la justice américaine s’apprête donc à purger une peine minime, ce qui fout un peu les boules à la famille de la victime.

L’histoire est bien simple, jusque là assez chiante et on attend plus qu’à ce qu’il se décide à s’engager dans une vendetta personnelle qui ne s’arrêtera que quand le sang de toutes les personnes du gang aura coulé.

Les personnages sont super caricaturaux et on a d’un côté la famille parfaite, avec les vidéo d’époques qui ne prennent bien la tête pendant 10 minutes au début, pour nous dire qu’ils sont heureux, qu’ils rigolent, qu’ils aiment la vie quoi.
De l’autre, le gang des méchants, qui roulent en voitures tuned, qui parle mal, qui fréquentent des filles de joie et qui sont suffisamment cons pour faire une descente au fusil dans une station essence dans le seul but de tuer un innocent sans prendre un centime dans la caisse (je vous rappelle qu’a ce moment, les deux personnes dans la station essence sont mortes et que la police n’a pas le début d’une idée de ce qu’il se passe) alors que le super big boss a dit qu’il devaient encore un paquet de thunes.
Mais bon, passons, j’ai appris à ne plus m’attarder sur les détails, dans ce genre de films.

Arrive alors le moment assez intéressant du film, là où l’histoire change un peu de ce qu’on pouvait attendre.
Ca ne sauve pas le film et je vous déconseille de vous raccrocher à ça mais si vous compter voir le film, vous devriez arrêter de lire la kritike tout de suite.

Maintenant que nous sommes entre gens sérieux, reprenons.
Comme prévu, Nick va tuer (maladroitement) le fellon responsable du coup de machette, avec un vieux couteau rouillé.
Là, on se dit que c’est cool mais qu’il reste quand même 45 minutes et que c’est un peu du vol si ils arrêtent le film maintenant.

Alors que ça devait être le point final du film, le choix de la vengeance au détriment du pardon, ce meurtre s’avère être la plus grosse connerie de Nick depuis le début du film.
Le chef du gang (un chicano dont je ne me souviens plus du nom mais que nous allons appeler Niño pour des raisons de commodité), va découvrir qu’un gars tremblant dans un costard a était vu près de chez son poulain, le soir du meurtre.
Bien que limité, il ne va pas mettre bien longtemps à faire le rapprochement (mais qui ça peut bien être ???).

En guise de vengeance (il revient souvent ce mot, dans ce film pourrave), Niño décide de crever le reste de la famille Hume, dans le cadre de ce qu’il appelle "une sentence" (tien, c’est comme dans le titre).
Niño et ses potes vont cependant s’y prendre comme des pieds et ne réussissent à tuer que la femme de Nick (qui n’avait rien demandé à personne, au passage).

C’est LA grosse erreur du gang de Niño qui donne maintenant à Nick une raison de les traquer comme des chiens, n’ayant plus rien à perdre (son fils et dans le coma et ne risque pas de se barrer avant un moment).
Il part donc acheter un fusil de chasse, un .45 automatique et un 357 magnum au père de Niño, qui sait bien que les balles sont destinées à son fils, mais qui s’en fout comme de sa première chemise (Nick a payé en cash, aussi).

Après s’être rasé le crâne (me demandez pas pourquoi, on a dit pas de détails), Nick découvre l’endroit où se cache Niño et semble fin prêt à le défoncer
Arrive alors la scène de boucherie qu’on attendait depuis le début où Nick arrive chargé comme une armée, alors qu’il sait très bien qu'il n'y a que 4 gars à dérouiller (presque un pour chaque arme, quelle finesse).

Voilà, je vais pas vous dévoiler l’issu de l’affrontement final, tout juste que Nick est un gaillard étrangement robuste, et qu'il aura bien besoin de tout son armement.

Le film est sorti il y a deux semaines, et si vous avait réussi à l'éviter jusqu'alors, ne changez rien, vous êtes sur la bonne voie.

Ju

30 janv. 2008

Michael Clayton

Tony Gilroy est un scénariste plutôt réputé à Hollywood, responsable entre autre des scénar’ (même si c’est un bien grand mot dans ce cas là) d’"Armageddon", de "l’associé du diable" (ah, mieux) et de la trilogie Jason Bourne (sympatoche si il en est).
Pour son premier passage derrière la caméra, il décide d’adapter une idée qui lui est venu 6 ans plus tôt, lors du tournage de "l’associé du diable" (toujours dans le milieu juridique).
S’associant aux services de George Clooney (aussi producteur sur le film), il nous sort un film vraiment agréable, dans la veine des films de complots de la fin du siècle dernier.

Michael Clayton est un avocat privé de New York, qui se considère comme un nettoyeur plus qu’autre chose (pas comme Léon, plus comme Manolo, le concierge).
En effet, la majorité de son travail consiste à s’arranger que ses riches clients (entreprises comme individuels) ne soient pas emmerdés par des affaires embarrassantes.
Quand il est chargé de retrouver Arthur Edens, collègue respecté et sorte de mentor, ce dernier le met en garde de la menace que représente UNorth, une société agrochimique aux produits finalement plus nocifs que prévus.
Alors qu’il était engagé pour les défendre face à des consommateurs en colère, Arthur a en effet décidé de retourner sa veste pour se lancer à la poursuite de la compagnie, ce qui le poussa à remettre en cause la raison même de son travail.
Michael comme tous ses collègues pensent qu'Arthur a juste péter un câble alors qu’il a découvert une vérité que certains auraient préféré voir cachée.

Si ça fait un peu « gros complot industriel », le tout est amené plus finement que ça et y’a pas des meurtres à tout va, de rues entières qui pètent, sans que personne se pose de questions.
Gilroy a bien réussi a retranscrire l’humanité des personnage, y compris celle des dirigeants de la société incriminée, pour qui le recours à des décisions drastiques est nouveau et dérangeant.
C’est d’ailleurs ce qui à permis à Tilda Swinton d’obtenir une nomination pour le meilleur second rôle féminin aux prochains Oscars.

Michael n’est pas non plus un modèle de vertu et représente le anti-héro parfait pour le soutien de l’histoire (un gars moins pourri que les autres mais avec de vrais problèmes persos).
George Clooney n’est pas vraiment un acteur dont j’appréciais le travail mais il faut reconnaître qu’il est très bon dans le rôle titre de ce film.
Comme quoi, en se défaisant de l’air supérieur et du jeu minimaliste qu’implique le personnage de Dany Ocean (qui, selon moi, n'a servi que son compte en banque), il se révèle être un acteur assez bon, ici bien servi par un scénario original.

Les scènes s'enchaînent en douceur, les musiques et éclairages s'avèrent agréables sans être exceptionels et le film fait preuve d'une remarquable constance, sur près de deux heures (qui passent assez vite)

Michael Clayton est le dernier film en lice pour l’oscar de meilleur film, dans 3 semaines, mais pas celui qui a le moins de chance de l’emporter.
Après avoir vu l’ensemble des nominés, je reste cependant persuadé qu’"Atonement" est le favori incontestable de la catégorie.

Ju

29 janv. 2008

Détention Secrète

Depuis les attentats du 11 Septembre 2001, les USA ont à peu près le droit de faire ce qu’ils veulent pour lutter contre le terrorisme, y compris enlever des particuliers si ils pensent que ces derniers représentent une menace pour la sécurité de la nation.
Partant de ce simple constat, Gavin Hood (qui dénonce les riches pour servir les pauvres) construit un film de plus de deux heures, avec un casting vraiment pas dégueulasse.
Ca me paraissait déjà un peu juste avant de voir le film…

Anwar El-Ibrahim est un ingénieur canadien d’origine égyptienne qui rentre d’un voyage d’affaire en Afrique du Sud, pour y retrouver sa femme enceinte et leur premier fils.
Alors qu’il débarque tout juste de l’avion, Anwar est enlevé brutalement par les services secrets qui l’enferme dans un cachot dégueulasse où il sera traité comme un chien et interrogé sous la torture.
Pendant ce temps là, Isabella, sa femme, trouve étrange qu’il n’ai pas appelé, juste pour indiquer qu’il aller bien.
Quand elle trouve la preuve que son mari à bien était enregistré à l’embarquement du Cap mais pas au débarquement de New York, elle sent qu’il y a un truc qui tourne pas rond.
Peu après qu’on lui ai dit que les sud africains (présentés comme des abrutis) avaient dut faire une erreur à l’enregistrement, elle reçoit des relevés de carte bleu faisant état de consommations à bord de l’avion, et là, elle s’énerve.
Aidé par un ami avocat (ancien ptit copain), elle décide de remonter le plus haut possible pour faire libérer son mari.

Bon, elle servira pas à grand-chose au final parce que c’est pas la fête non plus et que si les politicards américains décident d’enfermer une personne sans réelles preuves, c’est pas une future veuve larmoyante qui va les en dissuader.
C’est pour cela que le rôle principal est tenu par Jake Gyllenhaal (assez bon, d’ailleurs), en tant que Douglas Freeman, employé du gouvernement américain, chargé de faire la lumière sur cette affaire un peu vite lancée.
Alors qu’il passe d’abord pour un véritable connard, un brin alcoolo, il se révèle être une personne plutôt intègre, parmi la minorité de ceux qui soutiennent l’innocence de Anwar.
Cependant, la conviction de Douglas va à l’encontre de la politique de ses employeurs qui sont persuadés que la famille d’Anwar, ses précédents bolchéviques et sa connaissance technique (c’est un ingénieur quand même) en font un traitre à la nation en puissance.
Et en plus, il est basané, donc encore plus coupable.

Si le scénariste insiste sur la neutralité de l’œuvre où la violence est montrée des deux côtés (parce qu’une partie de l’histoire se passe au Caire, dans un réseau extrémisme (les fans d’Oussama ou je ne sais plus quel est leur nom) planifiant un attaque kamikaze), on constate tout de même que le tout est assez engagé.
Certains apprécieront, d’autres non (me dites pas ce que vous en pensez, je m’en fous).


Le film est sorti dans le courant de l’année dernière aux USA sous le nom de "Rendition", en référence au programme permettant aux autorités d’enlever un particulier un peu comme elle veut, appelé "Extraordinary Rendition".

Le casting est le grand point fort du film avec Jake Gyllenhaal, Reese Witherspoon et Meryl Streep dans les rôles principaux.
Aucun d’entre eux n’a cependant étaient nommés aux Oscars du mois prochain, sans doute à cause de la qualité globale du film (un peu faiblard).

Malgré le point de départ intéressant, les événements se révèlent prévisibles et on passe une grande partie du film à s’emmerder proprement.
A voir que si vous êtes fan du genre (après, à vous de savoir quel genre) ou si vous manquez de raison de pester contres les Etats-Unis d’Amérique, au cours des déjeunés de famille.

Ju

28 janv. 2008

There Will Be Blood

Les Oscars arrivent et on essaie de se mettre à jour dans les nominées, histoire de savoir de quoi on parle, une fois la grande nuit arrivée.
Après Juno, Atonement, No Country For Old Men et avant Micheal Clayton, voici There Will Be Blood, dernier nominé dans la catégorie reine du meilleur film.
Si on peut attendait beaucoup de la nouvelle apparition de Daniel Day Lewis (putain d’acteur mais super rare), nous sommes à l’unanimité + 1 déçus par le long et lent film que nous venons de voir.

Daniel Plainview est un prospecteur dans le milieu du pétrole qui découvre de nouveaux gisements à travers le pays, pour les exploiter et se faire plein de thunes.
Nous sommes au début du siècle (1911) et le jeune Paul Sunday vient lui faire part de l’existence d’une petite bourgade californienne du nom de Little Boston où l’or noir coule à flot.
Si le pétrole est effectivement au rendez vous, il n’est pas seul et les questions de religion, de possession, les manipulations, les histoires familiales et le sens de communauté apporte plus de problèmes qu’autre chose et changera la vie de Daniel et de son jeune fils à tout jamais.

En tournant l’histoire comme ça, le film à l’air rythmé, consistent et sympa, mais au visionnage, c’est surtout un gros bordel, où on se demande longtemps quelle est le but de l’histoire, son intérêt.

On ne le trouve jamais vraiment et on abandonne vite, pour passer à autre chose et essayer de se raccrocher aux attraits purement techniques du film.
Si la performance de Daniel Day Lewis est excellente (comme d’habitude), il n’est pas aider par des seconds rôles assez ternes, si ce n’est mal joués (Elie, le chef religieux et possédé).
De plus, si quelques bonnes scènes se détachent du tout (la présentation de Daniel aux travailleurs de la région avant le début du forage), le tout est foutu en l’air par une musique souvent inadaptée (bien qu’attirante).

Tout cela n’est pas le principal problème et le film est avant tout desservi par son montage « à la hache », où les scènes s’achèvent abruptement et s’enchaînent sans grandes indications.
Ce qui rend encore plus incompréhensible la nomination du film dans la catégorie du meilleur montage (en plus de la meilleure musique).
Toutes les faiblesses du film nous sont montrées sur plus de 2h30, ce qui le rend encore plus ennuyeux.
Autant que surpris, je suis déçu par ce film au si bon bouche à oreille (8,9 sur l’IMBD, c’est pas commun) et je me demande si j’ai bien tout compris.

Dans l’état des choses, et sans pour autant placer de grands espoirs dans le dernier film de Georges Clooney, je pense qu’on peut affirmer avoir trouvé le plus mauvais nominé des Oscars de cette année.

Ju

Hitman

Ah, quel bonheur pour l’amateur de navets que de voir un nouveau film adapté de jeux vidéo (comme quoi à Hollywood, on ne retient pas vraiment les leçons du passé).
Et depuis Doom, on sait que si ils y mettent les moyens, on a une grande chance d’obtenir un truc encore plus basique et bourrin que le jeu lui-même.
C’est encore une fois le cas pour Hitman, l’histoire de l’agent 47, un tueur professionnel vachement balèze qui serait capable de descendre un président dans sa baignoire, tout en réussissant à prendre la fuite par la porte principale.

Si le jeu est super marrant (tu fais le fourbe en étranglant tes ennemis avec une corde à piano, en te disant qu’après tout, ce peut être pas un choix de carrière si con que ça, assassin), le film accumulent toutes les erreurs qu’on attendait de lui.

Tout commence par une (trop) longue scène d’introduction piqué en grande partie à la série Dark Angel (c’est tellement gros que ça me surprend mais il y a des scènes entières issues de la série) où on voit que 47 (on ne saura jamais son nom alors autant s’habituer au numéro) a eu une enfance difficile, qu’il jouait pas vraiment au G.I Joe comme vous et moi, tout ça.

Après, on a le droit a la traditionnelle scène nous montrant comment il est fort et charismatique, pour qu’on se range de son côté le plus vite possible (c’est vrai qu’il fait que son job, après tout).
Sans trop vouloir vous niquer l’histoire (chose simplement dût à ma bonne humeur du moment, vu que le film est tout à chier et que rien m’aurait fait plus plaisir que de le spoiler), sachez que le Hitman va se faire piéger, qu’il va devoir se faire justice seul et contre tous, pour enfin découvrir la vérité.
Faites pas les étonnés, c'est assez commun dans les films de merde.

Comme on s’y attendait sans trop vouloir y croire, les scénaristes (qui pour le coup, auraient mieux fait de jouer au moins une fois au jeu) ont décidé d’introduire une pseudo histoire romantique, à travers la personne de Nika Boronina, jeune nympho sous la protection du Hitman qu’elle trouve vachement sexe, parce que mystérieux et tout le tintouin.

Alors que des sans pitiés se serait arrangés pour que dès le début, il la niqua, Boronina, les scénaristes ont eu un soupçon de conscience pro en s’arrangeant pour que 47 repousse constamment les avances de la jeune ruskoff.
Parfois avec pas mal d’ingéniosité.

Au milieu de tout ça, vous rajoutez les traditionnelles scènes de gun fight insignifiantes et caractéristiques de ce genre de films et vous obtenez une production banale, où les problèmes vont bien au delà du manque de charisme du héro et sa trop modeste ressemblance avec son avatar vidéo ludique (qui, pour ce qui l’ignore, n’a pas vraiment 25 ans).

Pour un premier film grand budget, Xavier Gens nous pond une belle merde bien formatée.

Ju

30 jours de nuit

Un nouveau film de nuit sans réflexion nécessaire à mon actif et un bon navet que bien des Kritikos pourraient m’envier.
Y’a des zombie qu’on sait pas d’où ils viennent, y’a un héro beau gosse, y’a sa copine carrément atomique, y’a du sacrifice pour le bien général, y’a des décisions d’une étrange stupidité et nous voilà devant un bon gros slasher movie qui tache qui n'en avait pas forcement l’air au premier abord.

Dans la petite ville de Barrow, en Alaska, la population locale s’apprête à aborder un mois entier de nuit noire, à cause de la rotation de la terre, de la proximité du pôle nord ou un truc dans le genre, je me suis assoupi sur les détails.

Bref, alors que certains décident de prendre le dernier avion pour retrouver la civilisation, la vraie (non, parce que je suis désolé mais un Sherpa, 2 traineaux et 4 huskys, j’appelle pas ça la civilisation, moi), les autres continuent leurs ptites vies, tout inconscients que des supers monstres aux projets de conquête du monde vont pas tarder à venir leur bouffer la gueule.

Me demander pas d’où viennent les monstres, ce qu’ils veulent ou même de quelle race ils peuvent être, j’en ai aucune idée, c'est pas expliqué mais c’est pas vraiment important.
Le seul truc à savoir, c’est qu’ils ne sont pas contents et qu’ils ont plutôt la dalle.

Le jeune shériff (Josh Harnett) va décider du blocage de la ville, et intimer à tout le monde de se barricader chez soi, en attendant que ça passe.
Il s’avère que ça passe pas vraiment et les monstres vont commencer à défoncer des fenêtres, pour bouffer un bras ou deux.

Les rares survivants vont vite se rendre compte que les monstres sont un poil plus rapide, plus puissant et plus nombreux qu’eux et que si ils veulent survivre, ils devront utiliser leurs têtes.
Vous en faites pas, ils vont rien décider de bien savant.
Tout le monde va se planquer dans un grenier, en faisant le moins de bruit possible et en attendant que le soleil daigne se relever (dans 30 jours).

Les sauts dans le temps sont d’ailleurs pas super bien fait et on a l’impression qu’ils restent immobiles plusieurs jours, avant de prendre plusieurs décisions, sur un coup de tête, en très peu de temps.

Après, j'ai jamais était enfermé dans un grenier perdu au milieu d'un ville fantôme, entouré de streums surpuissant, peut être que ça se passe comme ça.

Les monstres sont hommes, femmes, enfants (assez marrants d'ailleurs), doués d'émotions, vraiment méchants et assez dégueulasses (on t'a jamais appris à bouffer proprement, petit goret?)

Les filles se rattacheront à Josh Harnett (il est bôôôôô) et les gars à Melissa George( waou , elle est bônne !) mais ça suffira pas vraiment à masquer les faiblesses du film, pour en faire autre chose qu’un film d’horreur sanglant, dégueulasse et limité.

Si le film évitait de tomber dans le théâtral et le dramatique pendant une heure et demi, la fin est vraiment abusé et Josh, en véritable héro qu’il est, décide de sacrifier sa vie pour la femme qu’il aime (c’était surement pas la seule solution pour la sauver mais ne lui dites pas, ça pourrait lui foutre les boules).

En définitif, encore un film à matter en pleine nuit, quand les "très chasse" ou les énigmes pourraves de la meuf des clips encombrent nos écrans de télé (et me parlait pas du câble, depuis que y’a plus "Viking", on s’y fait autant chier que sur les chaînes hertzienne, la nuit)

Ju

25 janv. 2008

Atonement (Reviens-Moi)

Lors de l’établissement de la liste des meilleurs films de 2007, Itoo m’a posé une question qui, sur le coup, m’a parue très conne.
Faut-il prendre les films sorti en 2007 quelque soit leur pays d’origine ou les films sortis en France en 2007 ?
Vu qu’on matte pas mal de films en version originale, c’est vrai qu’on a déjà vu un paquet de films qui arriveront sur nos grand écrans dans le courant de l’année.
Mais là n’est pas le problème.
Si on devait refaire ce classement aujourd’hui, en prenant en compte les dates de sortie absolues, il y aurait du changement, croyez moi.
Itoo aurait mis "Sweeney Todd" (que je n’ai toujours pas vu), Kp aurait sans doute mis "Into the Wild" (dont il fera peut être la kritike un jour) et il est certain que j’aurai mis "Atonement" (sorti sous le nom de "Reviens-Moi" en France) en toute première place.
Voici tout simplement le meilleur nouveau film que j’ai vu depuis l’ouverture du site.

L’histoire se compose de trois parties successives, qui auraient toutes put faire l’objet d’un film à part entière.
La constante est la vie expiatoire de Briony Tallis depuis ses treize ans, dans sa grande demeure victorienne dans la campagne anglaise, au crépuscule de sa mort, parlant de son tout dernier roman (hautement autobiographique) "Atonement".
Le titre (en français "expiation") résume à lui seul une vie à jamais changée par une (grosse) erreur de jeunesse.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser en voyant le film, le livre sur lequel est basé le film n’est pas vraiment l’œuvre de Briony Tallis mais de Ian McEwan, grand nom de la littérature britannique très souvent adapté au cinéma.

L’histoire s’étale sur plus de 70 ans, des années 30 à nos jours et on retrouve les mêmes personnages à trois époques de leurs vies.
Il y a Briony, tout d’abord, romancière en herbe auteur de sa première pièce à l’âge de treize ans, Cecilia, sa sœur aînée et future nurse qui entretien une relation d’amour vache avec Robbie, le jeune fils du gardien de la famille.

Le film s'ouvre sur un grand plan séquence, élevé par les magnifiques jeux de lumière qui marqueront l’ensemble de l’œuvre.
On y suit Briony à travers la (grande) demeure familiale, tout est fluide, sans à-coup, le rythme est berçant, la musique plaisante et on se rend vite compte qu’on risque d’assister à une exception cinématographique.
Si toutes les scènes ne touchent pas l’excellence de celle d’ouverture, elles maintiennent une qualité impressionnante qui fait de ses deux heures les plus rapides que j’ai passés devant un film.

L’œuvre touche au film d’époque (bourgeoisie anglaise faisant penser à "Orgueil & Préjugés", l’époque en moins), au film de guerre (on y suit un groupe de soldats anglais dans le nord de la France) et au drame contemporain avec la même maitrise, ce qui nous rend encore plus triste de voir arriver l’écran de fin, se demandant jusqu'à où Joe Wright pouvait nous amener.

Par un procédé ingénieux, certaines scènes (principalement au début du film) nous sont présentées sous deux angles différents, pour nous aidez à comprendre les actions de tous les protagonistes.

Du côté de l’interprétation, on ne trouve pas de performance d’exception, tout juste un groupe d’acteurs complémentaire et équilibré dont le très bon James McAvoy (déjà efficace dans "Le dernier roi d’Ecosse"), la magnifique Keira Knightley et les découvertes Romola Garai et Saoirse Ronan.
La dernière a d’ailleurs décroché une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur second rôle féminin, à seulement 13 ans.

Les récompenses justement, parlons-on.
Le film a était présenté pour la première fois au festival de Venise en août dernier, ce qui est une première pour un réalisateur de moins de 35 ans.
Le film a ensuite était plébiscité par la critique américaine lors de sa sortie (c’est d’ailleurs à ce moment que j’en ai fait connaissance) avant d’obtenir 7 nominations aux Golden Globe tenus il y à quelques jours.
De la cérémonie, l’équipe qui avait déjà opéré sur "Orgueil & Préjugés" repart avec les prix du meilleur drame et de la meilleure musique.

Le film est sorti en France au début du mois (sous le titre intelligent de « Reviens Moi ») et je ne saurais que trop vous conseiller de courir le voir, dès maintenant (vous faites ouvrir la salle, je m’en fous).
Les films exceptionnels sont suffisamment rares pour reconnaître les peu qui nous sont proposés.
"Atonement" est déjà nominé aux Oscars dans 7 catégories, dont bien évidemment celle de meilleur film qu’il a selon moi déjà remporté.

Ju

23 janv. 2008

Les Oscars auront bien lieu

Vu que le bordel qui avait vu l'annulation de la tenue de Golden Globe publique est passé (accord entre les scénaristes et les producteurs Hollywoodiens), nous aurons droit à notre cérémonie annuelle des Oscars, qui se tiendra à Los Angeles (Kodak Theatre), le 24 Fevrier prochain.
Les nominations sont tombées hier et je vous les transmet telles qu'elles, avec une indication du vainqueur des Kritikas, pour chaque catégorie (ce sera le seul en italique).
Tout en sachant bien que y'aura plein d'escroc et de performances bafouée, je suis assez impatient d'assister à la cérémonie de cette année, que je posterai en direct même sur le site, le soir de la cérémonie (un peu comme l'année dernière).
Bon vent, et vive les Oscars (parce que les Césars, faut être honnête, ça pue un peu)

And the nominees for the 80th academy awards are...

Meilleur film
"Atonement", Joe Wright
"Juno", Jason Reitman
"Michael Clayton", Tony Gilroy
"No Country for Old Men", Ethan & Joel Coen
"There Will Be Blood", Paul Thomas Anderson

Meilleur acteur
George Clooney in "Michael Clayton"
Daniel Day-Lewis in "There Will Be Blood"
Johnny Depp in "Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street"
Tommy Lee Jones in "In the Valley of Elah"
Viggo Mortensen in "Eastern Promises"

Meilleur second rôle masculin
Casey Affleck in "The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford"
Javier Bardem in "No Country for Old Men"
Philip Seymour Hoffman in "Charlie Wilson's War"
Hal Holbrook in "Into the Wild"
Tom Wilkinson in "Michael Clayton"

Meilleure actrice
Cate Blanchett in "Elizabeth: The Golden Age"
Julie Christie in "Away from Her"
Marion Cotillard in "La Môme"
Laura Linney in "The Savages"
Ellen Page in "Juno"

Meilleur second rôle féminin
Cate Blanchett in "I'm Not There"
Ruby Dee in "American Gangster"
Saoirse Ronan in "Atonement"
Amy Ryan in "Gone Baby Gone"
Tilda Swinton in "Michael Clayton"

Meilleur réalisateur
Julian Schnabel, "The Diving Bell and the Butterfly"
Jason Reitman, "Juno"
Tony Gilroy, "Michael Clayton"
Joel Coen and Ethan Coen, "No Country for Old Men"
Paul Thomas Anderson, "There Will Be Blood"

Meilleur scénario original
"Juno", Diablo Cody
"Lars and the Real Girl", Nancy Oliver
"Michael Clayton", Tony Gilroy
"Ratatouille", Jan Pinkava, Jim Capobianco and Brad Bird
"The Savages", Tamara Jenkins

Meilleur scénario adapté
"Atonement", Christopher Hampton
"Away from Her", Sarah Polley
"The Diving Bell and the Butterfly", Ronald Harwood
"No Country for Old Men", Joel Coen & Ethan Coen
"There Will Be Blood", Paul Thomas Anderson

Meilleur photographie
"The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford", Roger Deakins
"Atonement", Seamus McGarvey
"The Diving Bell and the Butterfly", Janusz Kaminski
"No Country for Old Men", Roger Deakins
"There Will Be Blood", Robert Elswit

Meilleurs décors
"American Gangster", Arthur Max and Beth A. Rubino
"Atonement", Sarah Greenwood and Katie Spencer
"The Golden Compass", Dennis Gassner and Anna Pinnock
"Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street", Dante Ferretti and Francesca Lo Schiavo
"There Will Be Blood", Jack Fisk and Jim Erickson

Meilleurs costumes
"Across the Universe", Albert Wolsky
"Atonement", Jacqueline Durran
"Elizabeth: The Golden Age", Alexandra Byrne
"La Môme", Marit Allen
"Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street", Colleen Atwood

Meilleur maquillage
"La Môme", Didier Lavergne and Jan Archibald
"Norbit", Rick Baker and Kazuhiro Tsuji
"Pirates of the Caribbean: At World's End", Ve Neill and Martin Samuel

Meilleur son
"The Bourne Ultimatum", Karen Baker Landers and Per Hallberg
"No Country for Old Men", Skip Lievsay
"Ratatouille", Randy Thom and Michael Silvers
"There Will Be Blood", Matthew Wood
"Transformers", Ethan Van der Ryn and Mike Hopkins

Meilleur montage
"The Bourne Ultimatum", Christopher Rouse
"The Diving Bell and the Butterfly", Juliette Welfling
"Into the Wild", Jay Cassidy
"No Country for Old Men", Roderick Jaynes
"There Will Be Blood", Dylan Tichenor

Meilleur montage son
"The Bourne Ultimatum", Scott Millan, David Parker and Kirk Francis
"No Country for Old Men", Skip Lievsay, Craig Berkey, Greg Orloff and Peter Kurland
"Ratatouille", Randy Thom, Michael Semanick and Doc Kane
"3:10 to Yuma", Paul Massey, David Giammarco and Jim Stuebe
"Transformers", Kevin O'Connell, Greg P. Russell and Peter J. Devlin

Meilleurs effets visuels
"The Golden Compass", Michael Fink, Bill Westenhofer, Ben Morris and Trevor Wood
"Pirates of the Caribbean: At World's End", John Knoll, Hal Hickel, Charles Gibson and John Frazier
"Transformers", Scott Farrar, Scott Benza, Russell Earl and John Frazier

Meilleure musique
"Atonement", Dario Marianelli
"The Kite Runner", Alberto Iglesias
"Michael Clayton", James Newton Howard
"Ratatouille", Michael Giacchino
"3:10 to Yuma", Marco Beltrami

Meilleure chanson
"Falling Slowly" from "Once", Glen Hansard and Marketa Irglova
"Happy Working Song" from "Enchanted", Alan Menken and Stephen Schwartz
"Raise It Up" from "August Rush"
"So Close" from "Enchanted", Alan Menken and Stephen Schwartz
"That's How You Know" from "Enchanted", Alan Menken and Stephen Schwartz

Meilleur film d'animation
"Persepolis", Marjane Satrapi and Vincent Paronnaud
"Ratatouille", Brad Bird
"Surf's Up", Ash Brannon and Chris Buck

Meilleur film étranger
"Beaufort" from Israel
"The Counterfeiters" from Austria
"Katyn" from Poland
"Mongol" from Kazakhstan
"12" from Russia

Meilleur film documentaire
"No End in Sight", Charles Ferguson and Audrey Marrs
"Operation Homecoming: Writing the Wartime Experience", Richard E. Robbins
"Sicko", Michael Moore and Meghan O'Hara
"Taxi to the Dark Side", Alex Gibney and Eva Orner
"War/Dance", Andrea Nix Fine and Sean Fine

Meilleur court métrage
"At Night", Christian E. Christiansen and Louise Vesth
"Il Supplente (The Substitute)", Andrea Jublin
"Le Mozart des Pickpockets (The Mozart of Pickpockets)", Philippe Pollet-Villard
"Tanghi Argentini", Guido Thys and Anja Daelemans
"The Tonto Woman", Daniel Barber and Matthew Brown

Meilleur court métrage d'animation
"I Met the Walrus", Josh Raskin
"Madame Tutli-Putli", Samuel Tourneux and Simon Vanesse
"My Love (Moya Lyubov)", Alexander Petrov
"Peter & the Wolf", Suzie Templeton and Hugh Welchman

Meilleur court métrage documentaire
"Freeheld", Cynthia Wade and Vanessa Roth
"La Corona (The Crown)", Amanda Micheli and Isabel Vega
"Salim Baba", Tim Sternberg and Francisco Bello
"Sari's Mother", James Longley

Voilà donc.
Plus les années passent, moins je trouve à redire sur les nominations en elles mêmes.
Pas grave, je me rattraperai sur les vainqueurs.
En ce qui concerne nos choix persos, vous remarquerez que j'en ai fait au pif, sur le seul titre (pas question que je vois tout les docs, un seul des films étranger ou ces courts métrages documentaires...)
Rendez vous dans la nuit du dimanche 24 Février alors.

Ju

22 janv. 2008

Across the Universe

Le film musical est un exercice vraiment pas facile, étant donné qu’on a tendance à moins pardonner un film moyen si il est chanté (c’est vrai que c’est plus chiant).
Quand c’est réussi, cependant, on se trouve face à de vrais chef d’œuvres, et je citerai l’excellent « Etrange Noël de mr Jack » pour appuyer mon propos.
Si Across the universe est bien en dessous du coup de maitre de Tim Burton, il n’en demeure pas moins qu’il a de nombreuses qualités.

A la fin des années 60, nous suivons Jude, jeune gars de Liverpool, qui décide de venir aux Etats-Unis pour retrouver son père, parti à Princeton.
Quand il arrive sur place, il apprend que son père n’est pas vraiment un professeur respecté mais plutôt un agent assigné à l’entretien du campus.
Jude fait alors la connaissance de Max, un dandy branleur qui le prendre sous son aile et le présentera à toute sa famille, dont la belle Lucy, avant de l’emmener avec lui a New York.
Lucy les rejoindra quelques semaines plus tard et entamera une histoire d’amour avec Jude, sur fond de protestation contre la guerre du Vietnam.

Pour qu’un film musical soit réussi, il lui faut de bonnes chansons.
Ici les scénaristes ont eu la bonne idée de se baser uniquement sur des textes des Beatles, ce qui se voit aussi le choix du nom des personnages (Jude, Lucy, Prudence, Sadie and co).
On ne compte pas moins de 33 chansons durant les 2h que compte le film.
Si la plupart sont bien amenées (Lucy in the Sky), l’utilisation de certaines aurait put être mieux calibré (Revolution).

Le casting est avant tout composé de jeunes acteurs plutôt prometteurs, parmi lesquels on retrouve Evan Rachel Wood (King of California) et un gars qui ressemble étrangement à Jean Pascal (vous savez, les gars qui est sorti de la Star Ac’ et qui présentait Viking).
C’est un peu déconcertant au début mais il a une voix suffisamment agréable pour faire oublier la comparaison trop facile.

Comme la majorité des films musicaux, le tout est un peu dramatique (les personnages chantent leurs sentiments), avec plein de bordel romantique et d’événements attendus (on savait bien quand elle commencé à chanter qu’elle était heureuse que son copain militaire revienne la voir, qu’il allait mourir).

Le film est assez long mais agréable à regarder et les deux heures passent finalement assez vite.

L’époque étant tourmentée, les personnages le seront un peu et la lutte contre la guerre au Vietnam et les révoltes étudiantes prennent une grande part de la deuxième partie du film.

Le nombre de personnages augmente vite dès que Jude et Max ont rejoint New York (dans des décors vraiment sympas), pour attendre un nombre un peu exagéré où tout le monde n’aura pas vraiment d’importance.

L’imagé et le suggéré joue un grand rôle dans le film et on est témoins de nombreux jeux de lumières, souvent vives et pétantes, avec certains passages caléidoscopes un peu abusés (ça et la symbolique des fraises).

Un film au final plutôt distrayant, à voir si vous êtes fan des Beatles (qui ne l’est pas ?) ou si vous voulez découvrir de nouveaux acteurs(rices).

Ju

Material Girls

L’autre jour, on a vu un film tout a chier, avec deux grognasses soit disant actrices répondant aux noms d’Haley et Hilary Duff, sans aucun rapport avec le doux breuvage homonyme.
Bon, le film est à chier, vous vous en doutez.
Sur fond de succession à la tête d’une entreprise de cosmétiques, de gaffes très connes et de jeux de pouvoir, tous les éléments d’un film relou quoi.
Tellement relou qu’on a du trouver autre chose à faire pendant que le film tournait, pour ne pas déroger à la règle 2 des Kritikos « Un film commencé, tu finiras » (pour ceux qui aurait oublié).
Alors que le choix se porte traditionnellement sur un Trivial Pursuit ou un jeu du dictionnaire (dont je vous reparlerai sous peu, comptant le faire breveter), c’est une simple part de galette à la frangipane qui a retenu mon attention, et permis à mon esprit de divaguer.

Toutes sortes de questions me sont alors venues à la tête :

Déjà c’est quoi ce nom, « Frangipane », y’avais rien de plus simple ?
Et bien sachez que Frangipane semble venir du marquis italien frangipani, qui, au XVIIe siècle, aurait inventé cette odeur pour masquer l'odeur du cuir des ses gants et de ses pompes (ou souliers, comme ils disaient à l’époque).
Pas con, Frangipani !
La réponse à cette question n’a point tari ma curiosité en soulevant une seconde question, en direct lien avec ma toute dernière découverte.

Si la frangipane date de XVII (et encore, on parle que d’une putain de senteur pour le moment), il n'est pas stupide de déduire qu’on ne bouffer pas de galette avant.
Cependant, on bouffe de la frangipane pour fêter la visite des rois mages au chevet (en bois, certes, mais chevet quand même) du petit Jesus, tout juste âgé de quelques jours.
Je suis pas spécialiste mais, sauf erreur, Jesus, ça date à peu près de l’an 0, après J.C (ou avant J.C, c’est comme vous voulez).

Donc comment ils ont fait, les rois mages pour lui amené de la galette alors que la frangipane elle n’est même pas encore pensée par ce dégueulasse de Frangipani ?
En plus que je l’ai vu le film, et ils ont jamais de galettes, les rois mages.

Bref, reste alors la possibilité que la galette ne soit qu’une célébration symbolique de notre civilisation de porcs parce que c’est super bon, la frangipane.
Cette théorie semble confirmée par le fait que l’épiphanie est encore plus importante que la célébration de noël, chez les espagnols.
Et on sait que les espagnols, c’est des crades.

Enfin, saviez vous que la galette se mange d’une façon bien particulière, et qu’on achète pas une galette pour la déglinguer tout seul, au ptit déj.
Selon la tradition, il faut partager la galette en autant de part qu’il y a de convives (de goinfres, quoi) plus un, pour le premier pauvre qui viendrait taper à la porte de votre logis.
Un espagnol, sans nul doute...

Je vous demande alors, que retenir de cette histoire ?
Que la galette, c’est super bon, même sans raison mais que fêter l’épiphanie, c’est un peu du gâchis.
Bravo mes amis, je vois que vous avez bien suivi et vous vous coucherez en en sachant un peu plus.
Si un gros film de merde peut servir à ça, je pense qu’on sert vraiment à quelque chose.

Ju

The Invisible

Encore un ptit film sans prétentions pour me rapprocher du moment où le marchant de sable aura fini sa tournée et passera par chez moi, histoire de me permettre de m’écraser 4, 5 heures, jusqu'à midi.
Bref, je vais vous parlez d’un film pas trop mal, passer super inaperçu lors de sa sortie en salle l’été dernier.

Nick Powell est un lycéen plutôt malin, respecté par ses profs, aimé par ses camarades et propriétaire d’un ptit business de « devoirs pour cancres » grâce à ses facilités en anglais.
Pas vraiment proche de sa mère, il prévoit de se barrer en Angleterre, pour étudier les lettres et devenir l’écrivain comme il l’a toujours espèré.
Tout ça, jusqu’au jour où il prend la défense de son pote, en embrouille avec une jeune gangster (UNE jeune gangster) qui finira par le battre à mort à cause d’un malentendu (ça commence toujours comme ça).
Nick se trouve alors coincé entre la vie et la mort, dans son corps, mais invisible de tous.
Si le film s’arrêté là, et que le gars reste tout le film à errer dans les rues, sans rien faire, on se ferrait un peu chier et ça sentirai le déjà vu (voire un vieux film de Shyamalan avec un retournement improbable sur la fin).
Mais non, que nenni, ici le gars va se rentre compte qu’il ne sert pas à grand-chose et se rendre compte qu’il serait plus utile dans son corps.
Il comprend alors qu’il va devoir se démerder pour qu’on retrouve son corps, et que les secours ferait mieux de se bouger un peu.
Sachant qu’il ne peut discuter qu’avec son assaillante, la partie n’est pas gagnée et il aura bien besoin des 100 minutes que dure le film.

La relation entre la victime et la bourreau est d’ailleurs vraiment originale et se construit peu à peu dans le temps.
La fille apparaît comme une gosse à problème mais pas vraiment le stéréotype qui devient sympa du jour au lendemain parce qu’elle se rend compte qu’elle a fait une connerie.
Elle semble plutôt au courant des conséquences de ses actions.

Le rôle principal est tenu par Justin Chatwin, acteur peut connu mais plutôt charismatique, qui fait un assez bon taff pour porter le film.
En dehors de lui et de la gonzesse qui l’a attaqué (qui s’avère plutôt canon, sous ses airs de skinhead), y’a pas grand-chose à retenir.
Surtout pas le pote de Nick, véritable abruti, qui l’a mis dans la merde et qui, au final, ne prend que des décisions de merde.
La mise en scène est sobre et sans éclats, ce qui est un peu dommage par moment.

Le film à été bizarrement boudé par le public alors que y’avais pas grand-chose d’autre à voir durant la période estivale et que de bien plus grosses merdes on fait plus de monde.
Un film donc assez sympa, parfait pour une cinquième partie de soirée (de 4 à 6 quoi).

Ju

The Nines

On continu avec un film un peu chelou que j’ai du regarder en plusieurs fois (moi les films compliqués pour rien, ça me lourde) sans pour autant être bien sur d’avoir tout compris.
"Tout est dans le titre", je pourrais dire mais ça vous avancerait pas à grand-chose, donc on va développer un peu.

On va suivre trois histoires, aux développements différents, avec les personnages en commun.
Dans la première, on fait connaissance avec Gary, un acteur Hollywoodien qui est assigné à résidence pour une histoire de crack qui a fini par un accident et une bagnole sur le toit.
Il rencontre alors Margaret, son attachée de presse, sensée s’assurer qu’il ne fasse pas de conneries qui pourrait le voir aller en prison.
Il rencontre aussi Sarah, sa nouvelle voisine, MILF par définition avec laquelle il entretiendra une relation un peu chelou.
Dans la seconde partie du film (45 minutes après le début du film), on suit le même acteur principal, qui n’est plus Gary mais Gavin, un scénariste de série télé qui se fait super entubé par Susan (qui auparavant était Sarah), son agent.
Dans cette réalité parallèle, Margaret et devenu Melissa, meilleure amie et première star de la nouvelle série de Gavin.
Vu qu’on était pas assez perdu jusqu’alors, on nous envoie une dernière histoire, à un quart d’heure de la fin du film, au cours de laquelle Gary/Gavin devient Gabriel, un développeur de jeux vidéo plutôt réputé, marié à Mary (anciennement Margaret/Melissa) et qui rencontre Sierra (oui, c’est la troisième qu’on voit depuis le début) alors que sa voiture refuse de démarrer, au milieu de nulle part.

Pour pas vous détruire l’intérêt du film, je vais pas vous dire ce qui relie les trois histoires, tout juste vais-je vous donner la signification du titre, pour vous laissez de quoi réfléchir.
Quand on dit de quelqu’un qu’il est un 9, ou un 10, c’est qu’on le juge en tant que personne, par rapport au reste des mortels.
Ainsi, on peu dire que Jessica Alba est un 9, et que Brigitte Bardot a divisé sa note par trois en 30 ans.
Voilà, maintenant, sachez qu’il est admis que les personnes se retrouve selon leur rang et qu’il est difficile de voir un 8 marié avec un 4, par exemple (sauf intervention de la variable monétaire, qui fout la merde).

Voilà, maintenant que j’ai un peu foutu le bordel dans vos petites têtes et si vous voulez toujours des indices pour orienter votre réflexion, sachez qu’on apprend pas grand-chose dans le film en dehors du fait qu’on est tous moins évolués qu’un putain de koala.

Voilà, si vous êtes intrigué par le tout, vous avez plus qu’a mater le film.
Si vous vous foutez royalement de tout ce que j’ai écris jusqu’alors, vous avez qu’a passé à la kritike suivante, le film est mieux.

Ju

Southland Tales

En exclusivité mondiale (parce ce que c’est aussi ça, Las Kritikas), voici la kritike vite fait d’un film mal fini, dans lequel j’avais placé trop d’espoirs.
Présenté au festival de Cannes 2006 et sans date de sortie pour notre beau pays, le film n’est sorti qu’en fin d’année dernière aux USA, maintes fois repoussé par un réalisateur perfectionniste.
Il n’était pas vraiment satisfait du résultat et je peux comprendre pourquoi.
Voilà donc la plus grosse déception de l’année dernière (T4XI n’est pas une déception, c’est une connerie et on s’y attendait).

L’histoire est un peu bizarre et se passe en 2OO8 (si ils avaient sorti le film dans les temps, ça aurait pu paraître futuriste) et raconte l’histoire d’une star de cinéma, Santaros, d’une ancienne star du X et de deux jumeaux flics.
Le tout sur fond post apocalyptique où le seul fait établi est la toute puissance de US-ident, nouvelle compagnie reine de l’énergie du futur (qui fout le bordel dans la rotation de la terre, au passage).

Voilà, pour ne pas trop en dire.
L’annonce de l’histoire (dans laquelle il est très facile de se perdre) et le casting m’ont fait craindre le pire.
The Rock, insupportable comme à son habitude, Sarah Michelle Gellar dont le fait est admis qu’elle n’est pas vraiment une actrice (vous avez vu Buffy, non ?), Sean William Scott, dans un rôle plus sérieux que son registre habituel, etc.
Y’a même une apparition de Christophe Lambert (péquenot vendeur d’armes) qui réussi à foutre en l’air les deux pauvres phrases qu’on lui a confié (en finissant par le rire dégueulasse et caractéristique dont il a le secret).
Le tout ne serait pas réalisé par le gars responsable de l’excellent Donnie Darko
(c’est marrant ça Kp, je voulais mettre un lien mais j’arrive pas à trouver la kritike…)
que j’aurais même pas pensé à le regarder, ce film.

Le film se veut décaler et critique des dérives de notre société (arrivant à la conclusion un peu facile qu’on sera tous des cons) et fait sourire quelques fois.
Enfin, y'a quelques bonnes vannes, quoi.
Le problème, c’est que le reste du temps, on se demande où ils veulent en venir, ou à quoi sert le personnage de Justin Timberlake.

Si vous avez vu la bande annonce, vous avez certainement envie de savoir de quoi il retourne (j’étais dans le même cas, un jeune fou) mais je ne peux que vous conseiller de vous tenir à l’écart de ce film un poil…expérimental.

Au risque de me répéter, c’est une grosse déception pour un film que je voulais voir depuis l’annonce de sa participation au festival cannois d’il y a deux ans.
Ca m’avait fait pareil avec "Godzilla", comme quoi j’attendrais plus jamais des films plus d’un an à l’avance.

Ju

21 janv. 2008

Gone Baby Gone

J’ai pas vraiment l’habitude d’écrire juste après un film, à chaud.
Vu que la plupart des films qu’on voit en ce moment sont plutôt moyens (pour ne pas dire à chier), y’a pas trop de problème à laisser passer un peu de temps, pour se rappeler que de l’essentiel, et pas être trop dur avec le film.
Mais ce n’est pas une seconde le cas avec ce très bon film que je viens de finir, sans doute la toute meilleure réalisation de l'année dernière, et qui aurait fait les Kritikos' Choices for 2007 si je l'avais vu à temps.
On peut penser tout ce qu’on veut de Ben Affleck l’acteur (principalement du mal, pour moi), son premier long métrage est un coup de maître.

Amanda McCready, 8 ans, est enlevée et tout le voisinage d’un quartier pauvre de Boston se mobilise pour les recherches.
En plus des nombreux effectifs policiers mobilisés, la tante d’Amanda décide d’embaucher Patrick Kenzie et sa compagne Angie Gennaro, deux jeunes détectives privés qui n’ont jamais vraiment eu à faire à ce genre d’affaire.
Patrick et Angie apportent un regard neuf sur l’affaire grâce à la connaissance particulière qu’ils ont du quartier et de ses habitants (y compris d’Helen, la mère junkie d’Amanda).
En collaboration avec le chef de la police et sous la pression populaire, Patrick va découvrir mensonges et secrets complexifiant la vérité et la rendant sujette à appréciation morale.

Le synopsis dressé ne fait pas vraiment honneur à l’histoire vraiment excellente dont est tiré le film mais comme beaucoup de bons films, je ne voudrais pas gâcher une belle histoire par trop de détails dans l'accroche.
Qui plus est, il se passe beaucoup trop de trucs dans le film pour que j'ai une chance de faire un résumé juste, sans trop en dire.
Alors j'ai choisi d'en dire pas assez.
Pour l’info, l'histoire est tiré d'un bouquin de Dennis Lehane, aussi auteur de Mystic River.

Le fait que l’histoire se déroule dans une banlieue de Boston n’est qu’un des points qui a attiré Affleck à la réalisation (il est originaire du coin) et il faut reconnaître qu’il a fait un très bon boulot avec le script.
Il avait déjà fait ces preuves en tant que scénariste sur "The good will hunting", c'est maintenant chose faite au niveau de la réalisation.

Les décors et les personnages ont tous un côté modeste qui renforce l’aspect réel du film.
Les acteurs/actrices ne sont pas cachés sous quinze tonnes de maquillage et ont l’air de véritables personnes, qu’on pourrait croiser en face de chez soi.
L’accent mis sur la précarité du quartier donne son identité au film, assez noir et intimiste, et l’on se sent vite proche de l’histoire.

Dans le rôle principal, on retrouve le plus jeune (et le meilleur acteur) des frères Affleck (Casey), qui livre une prestation remarquable, au niveau de la révélation qui nous avait était faite dans "The assasination of Jesse James by the coward Robert Ford".
Il boucle ainsi une grande année 2007, où il se révéla comme un des tout meilleurs acteurs de sa génération.
Dans son phrasé particulier (faut s’accrocher en VO), il s’approprie le personnage de Patrick et les doutes qui l’habitent sans pour autant en faire des tonnes, en restant dans le suggéré et le non dit.
C’est du très bon jeu d’acteur.

Autour de lui, on retrouve pas mal de bon second rôle dont Morgan Freeman mais surtout Ed Harris, qu’on n’avait pas vu aussi bon depuis "A history of violence", dans le rôle d’un policier 'sympa mais pas tant que ça', qui s’avèrera plus important qu’il n’y parait.

Sans vous dévoiler la tournure que prend l’histoire (et ne pas gacher l'excellent scénario), sachez que lors de la dernière heure se développe une pression morale qui complexifie énormément l’histoire, donnant au film un relief qui lui manquait jusqu’alors.
C’était déjà sympa, mais on ne savait pas trop où ils voulaient en venir.
Avec ceci, le film prend une nouvelle allure, se trouve un sens en tant qu’ensemble et on est impressionner par la justesse et la modestie de la mise en scène d’une histoire si brillante.

Finalement bien heureux d’avoir laissé de côté les navets, je vous conseille de courir au cinéma pour voir ce très bon film avant qu’il en soit plus à l’affiche (il est sorti le 26 décembre), vous ne le regretterez pas.

Ju

18 janv. 2008

Kritikos' Choices for 2007

Bonjour à tous, nous voici ce soir devant vous pour vous parler de l'année ciné écoulée et vous faire part de nos coups de coeur personnels.
Après le rapide apperçu des grands moments à venir pour l'année en cours, nous revenons sur l'année passé pour faire vite fait le point (c'est pas vraiment dans cet ordre qu'on l'attend, mais bon).
Ce que nous avons fait l'an passé sous forme de Kritikos d'Or prendra cette année la figure d'un simple classement des films les plus réussis de l'année, selon nous.
Chaque Kritikos (et oui, car un Kritikos est toujours pluriel) y ira donc de son top 5 personnel, pour que vous ayez un ptite idée des grands films que vous avez peu être raté.
Trève de palabres introductives aussi peu inspirées qu'utiles, voici nos classements:

Ju

1. Half Nelson
2. Black Snake Moan
3. Boulevard de la mort (Grindhouse)
4. Hot Fuzz
5. L'illusionniste





Itoo

1. Ratatouille
2. Cashback
3. Blood Diamond
4. Lettres d'Iwo Jima
5. Boulevard de la mort (Grindhouse)



Arno

1. Lettres d'Iwo Jima
2. Boulevard de la mort (Grindhouse)
3. Les promesses de l'ombre
4. Election 2
5. Le scaphandre et le papillon




Kp

1. Sunshine
2. Zodiac
3. Ratatouille
4. Grindhouse (Boulevard de la mort/ Planet Terror)
5. Contre enquête








Voilà, comme vous le voyez, "Boulevard de la mort" est plébiscité et "Lettres d'Iwo Jima" et "Ratatouille" s'en sortent avec les honneurs.
A vous de faire vos choix.

Los Kritikos

My Daughter's Secret

Le sommeil étant reparti, j’ai le temps de matter au moins deux films par nuit et les kritikes devraient suivre assez vite.
On commence par un film tourné pour la télé, pas sorti au ciné, et dont je n’ai aucune idée pourquoi je l’ai récupéré.
Quand seul le mot de DVDRip constitue un élément attractif, c’est qu’il y a un problème dans le processus de choix...
Le film est étrangement pas trop mal, et la note de 3,8 décerné par l’IMDB me parait un poil sévère.

Justine est une ado (qui ce coup ci a vraiment 17 ans) qui vit une histoire d’amour caché avec Brent, un ex-étudiant qui travaille dans un garage avec son frère.
Quand je dis ex-étudiant, il faut comprendre qu’il a arrêté d’y aller, non pas qu’il ai obtenu un quelconque diplôme.
C’est d’ailleurs pour ça que leur relation n’est pas vraiment du goût de Denise, la mère célibataire de Justine.
Bref, un soir, Brent, accompagné de son frère Reggie, passe prendre Justine au lycée (pour la ramener chez elle…), comme convenu.
Quand leur voiture (qui d’ailleurs n’est pas vraiment a eux) s’immobilise en face de la bijouterie où est employé Denise, et qu’il demande à Justine de faire le guet, elle se doute bien que quelque chose de pas net se trame.
Alors qu’elle pourrait se barrer pour les laisser dans leur merde, Justine décide de rester par amour pour Brent, en espérant que tout se passera bien.
Evidemment, tout déconne (sinon, y’aurait pas de film) et Reggie tue le gérant avant de prendre la fuite.
Justine se retrouve alors dans une délicate position (le poirier?) et se demande si elle doit parler, au nom de la justice, ou se taire, de peur d’être impliqué de complicité de larcin.

Bon, Justine a besoin de temps pour processer l’information et ne prendra pas de décision avant encore une heure et demi.
D’ici là, s’installe une tension qui pourri un peu la vie de Justine, qui s’embrouille avec sa meilleure amie, avec sa mère, avec Brent, avec qui elle se rabiboche ensuite, tout ça.
De son côté, Denise se rend bien compte que quelque chose va pas et tente d’en découvrir un peu plus, sans pour autant se faire roder par se fille.
Reggie, en bad boy fini veut que Brent « s’occupe » de faire taire sa ptite copine, tâche pour laquelle une barre à mine ou un lance clous lui paraissent des outils tout à fait appropriés.
La police, enfin, même l’enquête et se rapproche peu à peu des frères marteaux (certains comprendront), puis de Justine, et le film gagne en intensité vers la fin, quand Justine se trouve le dos au mur, et quand sa présence sur le lieu du crime est à deux doigts d’être démasquée.

Au niveau interprétation, on retiens pas grand-chose vu que y’a pas beaucoup de noms connus, et on peut tout juste constater que Nina Dobrev livre une prestation remarquable, dans un rôle qui aurait gagner à plus nuancer ses émotions.

What else, what else…
Si, une dernière chose sur le classement IMDB (le site trop le cul, c’est pas ça le problème).
J’aime pas donner de note mais si Rex dépasse 4,5, je ne vois pas quelle logique tordue ne voit pas "My Daughter’s Secret" dépasser la moyenne.

Ju

P.S: Vous vous douterez bien que ce n'est pas vraiment l'affiche du film, qui n'en a pas, vu que c'est une production télévisuelle.

Feast Of Love

Je pense que je pourrais boucler la kritike en une phrase, en vous disant que c’est un film commun, sur les relations amoureuses que je n’aurais même pas pensé regarder s’il n’y avait Morgan Freeman au générique.
Mais ce ne serait pas très sympa pour ceux qui aime ce genre de film et qui se demande peut être ce qu’il vaut.
Qui plus est, il n’est pas encore sorti en France.

On suit en gros l’histoire de quatre couples qui ont des liens entre eux.
Bradley est marié à Kathryn mais leur mariage prend un peu l’eau parce qu’il ne l’écoute pas vraiment et elle décide de s’essayer au lesbianisme quand il lui offre un chien (c’est un décousu mais ça se passe à peu près comme ça).
Diana est un agent immobilier qui vit une aventure avec David, même si ce dernier ne semble pas vouloir quitter sa femme.
Oscar est un serveur du café que tien Bradley et tombe amoureux de Chloe à la seconde où elle franchi les portes de l’établissement.
Autour de tout ces nouveaux couples, Harry, ancien professeur et sa femme Esther, font figure de patriarches et se voit toujours demander leur avis sur les problèmes relationnels des uns ou des autres.

Les relations comme expliqué au début ne sont pas définitives et y’aura un peu de mélange entre les couples et toutes les histoires ne finiront pas bien.
Le film est assez lent et peut vite faire chier si vous ne vous intéressé pas trop aux histoires de cœur et aux interactions entre les personnages.
Y’a de très bon acteurs (Morgan Freeman en tête, mais on en a l’habitude) et une bande originale plutôt simpa mais le film parait un poil vide à mon goût, sans réel intérêt.

Le tout est pourtant l’œuvre de Robert Benton, réalisateur et scénariste plutôt réputé, récompensé par trois oscars durant sa carrière, auteur du scénar’ de "Bonnie and Clyde" et du premier Superman.

Les rôles sont cependant assez variés et bien construits et on distingue de suite les différents caractères et motivations qui les poussent à agir.
(en gros, Bradley est trop gentil et Diana est trop une pute)

L’histoire entre les personnages les plus jeunes et de loin la plus intéressante du tas et pas assez développée à mon goût.
Mais bon, d’un côté, je vais pas refaire un film que j’aurais pas fait à l’origine.

Ju

16 janv. 2008

The Descent

Voici un film qu’on a vu y’a un moment déjà (lors d’une fameuse séance « aux dés ») mais dont personne ne semble vouloir faire la kritike.
Qu’a cela ne tienne, je vais vous la faire moi, la kritike tout au spoil de ce film qu’on m’a vendu comme « super bien, flippant et pas aussi ridicule que les autres films où un groupe de jeunes se trouvent perdus puis tués ».
Pendant qu’Itoo prépare les Animatrix, les Kill Point, les Clone Wars et le dernier Loach, moi je rattrape le retard sur les films pas bons.
(Une autre possibilité est qu’Itoo en foute pas une…)

Un groupe de 5,6 jeunes filles décident d’aller faire un week-end spéléo sans autre raison apparente que le goût des espaces confinés.
Soit.
Dans ce groupe de jeune fille, Sarah, la héro, se remet à peine d’un accident de voiture assez crade qui lui a couté son mari et sa petite fille (ou c’est un fils, je sais plus mais c’est pas bien grave), transpercés tout deux par des barres cylindriques en acier (ouch !).
Ca, c’est la situation de départ.

Après, comme dans tous les films pourris dans ce genre, il faut une décision à la con, qui n’a l’air de rien mais qui va foutre tout ce petit monde dans une belle merde.
Ici, c’est Juno, la conasse en charge de l’exploration des cavités qui décide de ne pas prendre le plan (et ouais, même pas drôle de savoir où on va, quand on est bloqué dans un passage d’1m de diamètre, sous 15 tonnes de caillasses !).
C’est pas qu’elle l’a oublié le plan, non !
Elle passe bien 10 secondes à le regarder, à voir qu’il se fait chier, tout seul dans la boite à gants.
Elle veut juste pas le prendre, c’est tout.

Après 30 minutes top chrono, le drame arrive et ces connes se perdent sous terre et ne peuvent plus faire demi-tour depuis qu’un passage s’est écroulé sur lui-même à cause d’une des connes (laquelle ? Je sais plus, c’est pas bien grave non plus).

Comme on l’attend de tout groupe censé, tout le monde se retourne alors vers Juno en attendant qu’elle sorte le plan, se disant qu’il y avait obligatoirement plusieurs passages possibles.
Juno admet alors que ce n’est qu’une conne trop fière et totalement inutile sans plan, les copines gueulent toutes un bon coup et repartent, dans une direction choisie complètement au pif.
N’étant pas à mi-chemin dans les merdes qui vont leur arriver, on apprend alors que les lampes frontales ne vont pas tarder à s’épuiser (ça aurait était trop simple de les recharger avant de partir, c’est vrai) et qu’elles seront sous peu à court de bouffe (de toute façon, elles avaient amené que des biscuits, ces connes).

De toute façon, c’est pas bien grave vu qu’elle n'auront plus l’occasion de bouffer grand-chose quand elle tomberont sur les zombies, habitants des cavernes, sortent de sous-hommes qui ont jamais vu la lumière du jour et ont conservé un instinct de chasse plutôt balèze.
Et la rencontre devrait maintenant se produire dans 4, non 3, non 2, non 1, ah, voilà, déjà 4 mortes, il en reste plus que deux.
Et les deux (Juno et Sarah), elles font s’entretuer, vu que Juno n’a pas buter que des zombies et à pioletter (mis un coup de piolet quoi) la gueule d’une de leurs copines, dans le feu de l’action.
Dans un état de transe presque animal, Sarah va éclater la pauvre Juno (c’était qu’une conne, donc c’est pas bien grave) et réussir à s’échapper des cavités pour se retrouver à l’air frais, dégueulasse comme un enfant loup.

Elle jure alors de ne jamais retourner en forêt (où elle perd en moyenne 3,5 connaissances par sortie), et le film s’arrête là, sans qu’on sache trop ce qu’elle devient, si elle atteint la ville, refait sa vie, ou si elle se fait tout simplement fauché par un camion, une fois arrivée sur la route en pensant avoir accompli le plus dur.

L’histoire ne le dit pas, mais on s’en fout un peu, donc c’est pas bien grave.

Ju