Death Sentence
« Ils ont tué sa famille, il va les faire payer »
C’est pas bien compliqué, finalement, de trouver des phrases débiles pour vendre des films basiques.
Oui, mais là, y’a Kevin Bacon et le film est l’œuvre du créateur de Saw, donc ça doit pas être trop de la merde…
Et ben si, c’est vraiment de la merde, et moi aussi je me suis fait berner par les effets d’annonce.
Enfin, quand je dis "effets d’annonce", c’est surtout ce connard d’Arno qui m’a dit « oui, il parait que c’est sympa » (phrase qu’il utilise beaucoup quand il n’a aucune preuve à apporter) alors que j’étais déjà passé deux fois sur le plot avant de continuer ma route.
A ma décharge, j’aurais dût m’en douter, en considérant que si un film utilise la présence de Kevin Bacon comme argument principal, y'a certainement baleine sous galet.
Le job en costard avec un grand bureau, dans le quartier des affaires, la femme bien agréable au regard et n’accusant nullement le poids des années, les deux enfants doux et tendres, qui seront à leurs tours, de bien gentils hommes...
Alors qu’il revient d’un match de Hockey de l’ainé, Nick s’arrête prendre de l’essence dans une station délabrée où il donne la permission à son fils d’aller chercher un smoothie (hummmm…smoothiiieee…)
Grosse erreur, car c’est le moment que décide le gang local pour mener un raid sur la station, dans le cadre de l’initiation d’un nouveau membre.
(Car il est bien connu que l’on n’est pas un homme tant qu’on n’a pas tué son premier passant)
Le gérant prend un coup de fusil à pompe, le gamin se fait trancher la gorge à la machette et le père ne réussi qu’à arrêter l’initié du gang, au moment ou les autres prennent la fuite.
Il décide alors de poursuivre le jeune en justice, où l’on s’aperçoit qu’aucune preuve n'a était retrouvées sur le site (pas d’arme, pas de sang sur le jugé, le tout dans la seul station essence des Etats-Unis sans système de surveillance vidéo).
Le tueur le plus clean de l’histoire de la justice américaine s’apprête donc à purger une peine minime, ce qui fout un peu les boules à la famille de la victime.
De l’autre, le gang des méchants, qui roulent en voitures tuned, qui parle mal, qui fréquentent des filles de joie et qui sont suffisamment cons pour faire une descente au fusil dans une station essence dans le seul but de tuer un innocent sans prendre un centime dans la caisse (je vous rappelle qu’a ce moment, les deux personnes dans la station essence sont mortes et que la police n’a pas le début d’une idée de ce qu’il se passe) alors que le super big boss a dit qu’il devaient encore un paquet de thunes.
Mais bon, passons, j’ai appris à ne plus m’attarder sur les détails, dans ce genre de films.
Arrive alors le moment assez intéressant du film, là où l’histoire change un peu de ce qu’on pouvait attendre.
Ca ne sauve pas le film et je vous déconseille de vous raccrocher à ça mais si vous compter voir le film, vous devriez arrêter de lire la kritike tout de suite.
Comme prévu, Nick va tuer (maladroitement) le fellon responsable du coup de machette, avec un vieux couteau rouillé.
Là, on se dit que c’est cool mais qu’il reste quand même 45 minutes et que c’est un peu du vol si ils arrêtent le film maintenant.
Alors que ça devait être le point final du film, le choix de la vengeance au détriment du pardon, ce meurtre s’avère être la plus grosse connerie de Nick depuis le début du film.
Le chef du gang (un chicano dont je ne me souviens plus du nom mais que nous allons appeler Niño pour des raisons de commodité), va découvrir qu’un gars tremblant dans un costard a était vu près de chez son poulain, le soir du meurtre.
Bien que limité, il ne va pas mettre bien longtemps à faire le rapprochement (mais qui ça peut bien être ???).
Niño et ses potes vont cependant s’y prendre comme des pieds et ne réussissent à tuer que la femme de Nick (qui n’avait rien demandé à personne, au passage).
C’est LA grosse erreur du gang de Niño qui donne maintenant à Nick une raison de les traquer comme des chiens, n’ayant plus rien à perdre (son fils et dans le coma et ne risque pas de se barrer avant un moment).
Il part donc acheter un fusil de chasse, un .45 automatique et un 357 magnum au père de Niño, qui sait bien que les balles sont destinées à son fils, mais qui s’en fout comme de sa première chemise (Nick a payé en cash, aussi).
Arrive alors la scène de boucherie qu’on attendait depuis le début où Nick arrive chargé comme une armée, alors qu’il sait très bien qu'il n'y a que 4 gars à dérouiller (presque un pour chaque arme, quelle finesse).
Le film est sorti il y a deux semaines, et si vous avait réussi à l'éviter jusqu'alors, ne changez rien, vous êtes sur la bonne voie.
Ju



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