Détention Secrète
Depuis les attentats du 11 Septembre 2001, les USA ont à peu près le droit de faire ce qu’ils veulent pour lutter contre le terrorisme, y compris enlever des particuliers si ils pensent que ces derniers représentent une menace pour la sécurité de la nation.
Partant de ce simple constat, Gavin Hood (qui dénonce les riches pour servir les pauvres) construit un film de plus de deux heures, avec un casting vraiment pas dégueulasse.
Ca me paraissait déjà un peu juste avant de voir le film…
Alors qu’il débarque tout juste de l’avion, Anwar est enlevé brutalement par les services secrets qui l’enferme dans un cachot dégueulasse où il sera traité comme un chien et interrogé sous la torture.
Pendant ce temps là, Isabella, sa femme, trouve étrange qu’il n’ai pas appelé, juste pour indiquer qu’il aller bien.
Quand elle trouve la preuve que son mari à bien était enregistré à l’embarquement du Cap mais pas au débarquement de New York, elle sent qu’il y a un truc qui tourne pas rond.
Peu après qu’on lui ai dit que les sud africains (présentés comme des abrutis) avaient dut faire une erreur à l’enregistrement, elle reçoit des relevés de carte bleu faisant état de consommations à bord de l’avion, et là, elle s’énerve.
Aidé par un ami avocat (ancien ptit copain), elle décide de remonter le plus haut possible pour faire libérer son mari.
C’est pour cela que le rôle principal est tenu par Jake Gyllenhaal (assez bon, d’ailleurs), en tant que Douglas Freeman, employé du gouvernement américain, chargé de faire la lumière sur cette affaire un peu vite lancée.
Alors qu’il passe d’abord pour un véritable connard, un brin alcoolo, il se révèle être une personne plutôt intègre, parmi la minorité de ceux qui soutiennent l’innocence de Anwar.
Cependant, la conviction de Douglas va à l’encontre de la politique de ses employeurs qui sont persuadés que la famille d’Anwar, ses précédents bolchéviques et sa connaissance technique (c’est un ingénieur quand même) en font un traitre à la nation en puissance.
Et en plus, il est basané, donc encore plus coupable.
Si le scénariste insiste sur la neutralité de l’œuvre où la violence est montrée des deux côtés (parce qu’une partie de l’histoire se passe au Caire, dans un réseau extrémisme (les fans d’Oussama ou je ne sais plus quel est leur nom) planifiant un attaque kamikaze), on constate tout de même que le tout est assez engagé.
Certains apprécieront, d’autres non (me dites pas ce que vous en pensez, je m’en fous).
Le film est sorti dans le courant de l’année dernière aux USA sous le nom de "Rendition", en référence au programme permettant aux autorités d’enlever un particulier un peu comme elle veut, appelé "Extraordinary Rendition".
Aucun d’entre eux n’a cependant étaient nommés aux Oscars du mois prochain, sans doute à cause de la qualité globale du film (un peu faiblard).
Malgré le point de départ intéressant, les événements se révèlent prévisibles et on passe une grande partie du film à s’emmerder proprement.
A voir que si vous êtes fan du genre (après, à vous de savoir quel genre) ou si vous manquez de raison de pester contres les Etats-Unis d’Amérique, au cours des déjeunés de famille.
Ju



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