Michael Clayton
Tony Gilroy est un scénariste plutôt réputé à Hollywood, responsable entre autre des scénar’ (même si c’est un bien grand mot dans ce cas là) d’"Armageddon", de "l’associé du diable" (ah, mieux) et de la trilogie Jason Bourne (sympatoche si il en est).
Pour son premier passage derrière la caméra, il décide d’adapter une idée qui lui est venu 6 ans plus tôt, lors du tournage de "l’associé du diable" (toujours dans le milieu juridique).
S’associant aux services de George Clooney (aussi producteur sur le film), il nous sort un film vraiment agréable, dans la veine des films de complots de la fin du siècle dernier.
En effet, la majorité de son travail consiste à s’arranger que ses riches clients (entreprises comme individuels) ne soient pas emmerdés par des affaires embarrassantes.
Quand il est chargé de retrouver Arthur Edens, collègue respecté et sorte de mentor, ce dernier le met en garde de la menace que représente UNorth, une société agrochimique aux produits finalement plus nocifs que prévus.
Alors qu’il était engagé pour les défendre face à des consommateurs en colère, Arthur a en effet décidé de retourner sa veste pour se lancer à la poursuite de la compagnie, ce qui le poussa à remettre en cause la raison même de son travail.
Michael comme tous ses collègues pensent qu'Arthur a juste péter un câble alors qu’il a découvert une vérité que certains auraient préféré voir cachée.
Gilroy a bien réussi a retranscrire l’humanité des personnage, y compris celle des dirigeants de la société incriminée, pour qui le recours à des décisions drastiques est nouveau et dérangeant.
C’est d’ailleurs ce qui à permis à Tilda Swinton d’obtenir une nomination pour le meilleur second rôle féminin aux prochains Oscars.
George Clooney n’est pas vraiment un acteur dont j’appréciais le travail mais il faut reconnaître qu’il est très bon dans le rôle titre de ce film.
Comme quoi, en se défaisant de l’air supérieur et du jeu minimaliste qu’implique le personnage de Dany Ocean (qui, selon moi, n'a servi que son compte en banque), il se révèle être un acteur assez bon, ici bien servi par un scénario original.
Les scènes s'enchaînent en douceur, les musiques et éclairages s'avèrent agréables sans être exceptionels et le film fait preuve d'une remarquable constance, sur près de deux heures (qui passent assez vite)
Après avoir vu l’ensemble des nominés, je reste cependant persuadé qu’"Atonement" est le favori incontestable de la catégorie.
Ju



3 commentaires:
Julien ou comment avoir des commentaires plus court sur des bons films que sur des films de merde. Sinon vive george clooney, il mérite l'oscar cette année, rien que pour "What Else".
J'avoue que je l'ai fait un peu vite parce que je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai aimé ce film.
Le jeu d'acteur est bien mais pas sensas', la complexité des personnages est intéressante, le scénario tient debout sans révolutionner le genre.
Au final c'est un film solide, voilà tout.
C'est vrai que c'est toujours plus facile de balancer ce qu'on a destesté que de trouver ce qu'on aime.
Ju
P.S: Aussi, si vous pouviez signer vos com', ce serait cool.
A part si ton prénom est vraiment "Anonyme", ce que je respecte aussi.
Comme si y'avais plus de trois personne qui postes sur ce site. Je pensais que c'était évident que c'est moi.
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