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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

29 févr. 2008

Sur Les Quais (On The Waterfront)

Comme l’a si bien introduit mon frère dans sa dernière critique (au passage d’un film qu’on devait regarder ENSEMBLE et que cet……..(faites travailler votre imagination pour les pointillés) a regardé sans moi), on a donc décidé d’arrêter les gros navets bien suintants pour se consacrer aux vrais classiques du 7ème art.
Et Dieu sait que ce n’est pas évident d’éviter les navets chez les Kritikos, j’en ai fait la triste expérience la semaine dernière, ça partait pourtant d’une bonne intention à savoir : rester chez moi. Oui mais voila que par je ne sais quel tour de passe-passe je me suis retrouvé face au BIG MOVIE, une merde infâme, le summum du film de merde, rien de bien étonnant qu’après cela je sois sorti tous les soirs de la semaine.
Tout ça pour dire qu’après ce film qui m’a salit jusque dans mon âme, j’ai décidé de me mettre aux films classiques.

Le film classico kritiké ce soir est (je ne sais pas qu’est c’ke c’est…) : On The Waterfront, film oscarisé à 8 reprises en 1954 (excusez du peu), dont la statuette du meilleur film et celle du meilleur acteur pour Marlon Brando (Branlo comme j’aime à l’appeler).

C’est l’histoire d’un jeune docker, Terry Malloy (campé par Marlon Brando) qui travaille sur les quais New-yorkais à la main d’un puissant syndicat dirigé par le maléfique Johnny Friendly. Tout bascule quand Terry assiste, à l’insu de son plein gré :), à l’assassinat d’un employé qui voulait dénoncer les activités illicites de Johnny Friendly. Quand le jeune Terry tombe amoureux de la sœur du défunt homme, il se retrouve face à un cas de conscience.

Voila pour le plot, que dire du film ? Et bien tout simplement qu’il mérite amplement son rang de chef d’œuvre.
Le souhait affiché d’Elia Karzan (réalisateur) de montrer la vie des dockers de manière authentique est poignant, tout ça articulé autour de la fameuse « loi du silence » où tout le monde a peur de dénoncer le syndicat, de peur de se faire tuer.
Une vraie réussite en très grande partie due à une performance d’acteur quasi-stratosphérique (pour reprendre l'expression de Georges Eddie :) ) de Marlon Brando (pour sur un des meilleurs acteurs et des plus charismatiques que le cinéma ait eu) qui joue à merveille cet ancien boxeur, un peu idiot, mais profondément touchant.
L’histoire d’amour entre Brando et la sœur du défunt est d’une sincérité et d’une crédibilité rarement vue ou égalée au cinéma (loin des films à l’eau de rose de notre génération).

Lee J. Cobb joue à merveille un Johnny Friendly tout puissant et sans état d’ame.

On peut reprocher au film un final assez hollywoodien peut être la seule faiblesse du film, sinon le film est magistral.

Au final, une œuvre complète, sincère, touchante relayée par un Marlon Brando au sommet de son art et par une réalisation irréprochable. Un must.

Arno

My Fair Lady

Avec le fréro, on a décidé de s’écarter de la cible reconnue de Las Kritikas (films de merde et/ou super attendus) pour se consacrer aux classiques du 7ème art (c’est le cinéma…), œuvres majeures et multi-primées.
Attendez vous donc a retrouver de plus en plus de kritikes de grands films, dans les mêmes colonnes qui vous mettaient en garde contre les "Turistas" et autre "New York Minute".
En descendant les liste des 100 meilleurs films de tout les temps de l’AFI et de l’IMDB (on a pas vu la moitié de la première liste mais la majorité de la seconde), notre choix c’est aujourd’hui porté sur "My Fair Lady", film datant de 1964, et mettant en scène la resplendissante Audrey Hepburn.

Le professeur Henri Higgins est un professeur de phonétiques respecté et plutôt balèze qui réussi à déterminer l’origine d’une personne, rien qu’en l’écoutant parler.
Un soir d’opéra, il tombe sur Eliza Doolittle, une jeune femme au langage aussi pauvre que ses revenus, qui subsiste en vendant des fleurs pour quelques pièces.
Avec son acolyte le colonel Pickering, Higgins décide de parier qu’en moins de 6 mois, il peut éduquer Eliza pour la faire passer pour une duchesse, au bal royal le plus couru de l’année.

Les plus douteux feront peut être l’analogie avec "Sex Academy", film de merde où un beau gosse décidait de prendre une moche pour en faire une bombe, avant le bal de fin d’année et il est vrai que le sujet est familier.
Je pense cependant que l’approche est suffisamment intéressante pour démarquer l’œuvre de George Cukor des pales copies qu’on nous a servi au cours des années suivantes.
Et puis c’est un des premiers à aborder le thème, donc…

Le film est avant tout basé sur la phonétique et la science du langage, dont Higgins se fait le défenseur, en des temps où il est bafoué par ses propres adeptes.
(Ca n’a pas trop changé, au passage)
Eliza lui arrive avec un accent et une syntaxe à couper au couteau, pleine d’abréviations et de remplacement de mots par des sons incompréhensibles.
Sur de simples voyelles, c’est déjà un massacre.
Si vous n’êtes pas familier avec la langue de Shakespeare, vous risquez d’en chier encore plus que sur un film normal.

Ceci m’amène tout naturellement à la bonne performance d’Audrey Hepburn, qui possède littéralement son rôle, que ce soit en argot de pauvre ou lors de la fin du film où elle arrive à soutenir une discussion élaborée.
Le film lui a d’ailleurs valu une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice en 1965.
Moi je lui aurais filler mais l’Academy le voyait pas comme ça.
Pas grave, elle aura un Kritikos d’Or d’honneur, ça rattrapera.
Non pas qu’elle est jamais eu d’Oscar de meilleure actrice, elle l’avais obtenu assez tôt dans sa carrière, pour "Roman Holiday".

La relation qu’elle entretien avec Rex Harrison est d’ailleurs super intéressante car ambigue dans le genre mentor-élève et on s’aperçoit vite que le vieil homme s’attache à la jeune femme, qu’il traite un peu comme de la merde d’ailleurs.
Ce n’est pas pour autant qu’ils vont finir l’un dans les bras de l’autre, leur relation est plus subtile que ça.

Maintenant, le paragraphe qui risque d’en rebuter plus d’un.
"My Fair Lady" est un film musical.
Comédie ou drame, ça dépend du moment, mais musical, y’a aucun doute.
Une petite dizaine de chansons sur 2h50 de film (ah, oui, je vous ai pas dit, le film est long), toutes extrêmement réussites.
C’est bien simple, il s’agit d’un des tout meilleurs films musicaux que j’ai eu l’occasion de voir, bien que ce ne soit pas vraiment mon fort.
La seule critique à apporter concerne le peu d’implication d’Audrey Hepburn dont la voix a était ajouter en post production alors que le reste du casting semble chanter en jouant.
Je sais pas si c'est parce qu’elle a une voix pas top ou si c’est vraiment sa voix qui a était ajoutée mais ça se voit, malgré la beauté de la prestation vocale.

Le film est classé 8ème parmi les meilleurs films musicaux de tout les temps (American Film Institute), ce qui n’est pas usurpé, tant on passe un excellent moment pendant près de trois heures, qui en paraissent deux.
Après analyse, on remarque que les deux premières heures sont plus réussies que la dernière mais ce n’est pas vraiment gênant pour autant.
Le film est lauréat de 8 Oscars (1965) dont celui de meilleur film, au cas où vous doutiez encore de sa qualité.
Je vous invite tous à découvrir ce bien beau film, servi par une actrice de génie.

Ju

28 févr. 2008

Once

Dimanche, Enchanted et sa B.O. scandaleuse prenait une gifle bien indiquée aux Oscars dans la catégorie de la meilleure chanson, où, malgré 3 nominations (60% du total), elle repartait sans statuette.
La récompense revenait alors à Once, film indépendant dont j’entendais parler depuis un moment, sans avoir pris le temps de le matter.
Comme promis il y a 4 jours, c’est désormais chose faite et je vous présente donc un excellent film musical, véritable pépite parmi la marée de films de pauvres.

Glen Hansard (on connais pas son nom dans le film mais il semble semi-biographique donc on m’en voudra pas si j’utilise son nom d’acteur) est un musicien bientôt quarantenaire, qui travaille à mi-temps pour son père et passe le reste dans la rue, à jouer pour les passant.
Si il joue des morceaux populaires la journée, il profite de la nuit pour jouer ses propres compositions (majoritairement des chansons d’amour et de cœur brisé).
C’est à ce moment là qu’il rencontre Markéta Irglovà, une jeune tchèque de 20 ans sa cadette, émigré en Irlande, pianiste à ses heures perdues.
Entre les deux musiciens se lit une complicité forte (même si Glen semble avoir envie de se la taper, ce n’est pas le point du film) et ils en apprennent peu à peu plus sur la vie de l’autre.
(J’hésite à ajouter une dernière phrase qui vous niquerait 30 minutes de film tout en étant importante à l’histoire du film…Bon, vous verrez bien)

Le film est plutôt court (1h25) et passe vraiment tout seul.
On ressent vite le manque de moyen (sur le plan technique) et le réalisateur a prit le partie d’une caméra mobile de proximité, bien indiquée pour filmer les conditions précaires des personnages principaux.
Le film est inspiré de la vie de Glen Hansard (musicien reconnu) tout en prenant certaines libertés qui l’empêche de porté le titre de biographie.
Le film, tourné pour 20 000 dollars en deux semaines a reconnu un succès critique et spectateurs à travers le monde, depuis l’obtention du prix du public à Sundance, en 2006.
L’oscar n’est que la dernière récompense d’un film qui en a gagné plus d’une dizaine, aux USA comme en Angleterre ou en Irlande.

Le point fort du film est bien évidemment sa bande originale, simplement magnifique et bouleversante.
Si vous êtes trop fainéant pour regarder le film, écoutez au moins la B.O, ça prend 45 minutes et c’est vraiment une réussite.
Non, au final, toute les chansons découlent de l'histoire du film donc mattez le film, c'est ce qui est le plus intelligent.

Le jeu d’acteur est réussi pour une troupe manifestement pas professionnelle, même si le film ne demande pas de réelle performance d’expression d’émotions.
Un aspect du film qui m’a vraiment plut est le fait que les deux personnages principaux entretiennent une relation ambigue (c’est de l’amitié ? c’est plus que ça ?) sans pour autant finir ensemble dans un happy ending tout mielleux.
Je vous dis pas comment ça fini, tout juste que vous en voudrait plus.

Bon, j’en ai déjà trop dit et je vous laisse découvrir cette excellente production à tout petit budget, qui méritait un succès bien plus important que « The Blair Witch Project », modèle de rentabilité dans le genre (même si le film est pas terrible, au final).

Ju

Lars & The Real Girl

Au début je pensai que ce serait de la merde, après je me suis dit que ça pouvais être exceptionnel et finalement, je trouve le tout inégal, alternant l’excellent et le bizarre.
C’est en tout cas une preuve de plus que Ryan Gosling à la chic pour choisir des rôles pas évidents, dans des genres radicalement différents.
Si la performance n’est pas au niveau de celle d'Half Nelson (magnifique film si il en est), elle demeure excellente.

Lars est un jeune trentenaire (plus vers 30 ans que 40 quoi), solitaire à l’extrême, ce qui inquiète un peu son frère et sa belle sœur, qui vivent dans la maison d’à côté.
Au travail (il bosse dans un bureau mais on ne sait pas trop ce qu’il fait), il semble insensible aux avances de Margo, une jeune femme un peu renfermée bien que jolie.
La situation de Lars et le regard dont s’en font les gens changent radicalement le jour où il présente à tout le monde Gloria, sa nouvelle compagne.
Gloria a une petite particularité qui surprend bien des personnes (bande d’intolérants), il s’agit d’une poupée en plastique.

Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas un film de cul à ptit budget où les actrices sont remplacées par des poupées.
Y’a pas de scènes de sexe et si c’est ce que vous attendiez, vous avez de graves problèmes (ou un esprit Kp) et je vous demande de bien vouloir sortir maintenant.
L’originalité dans l’idée du scénariste est d’inclure Gloria dans la maladie mentale de Lars, qui est persuadé qu’elle est réelle et qu’elle lui parle.
Les personnes autour de Lars ont alors deux approches possibles, jouer le jeu en attendant que ça passe ou lui signifier de suite qu’il perd la tête et que la gonzesse de ses rêves n’est qu’un morceau de plastique au vagin artificiel, ce qui est un peu vulgaire.

Je vais pas vous raconter le reste de l’histoire, tout juste vous dire que si la première demie heure est exceptionnelle dans sa réalisation, le tout devient vite surprenant, voir incompréhensible, surtout au niveau des actions des personnages.
C’est d’ailleurs ce que je craignais quand j’ai entendu parler du film pour la première fois (je pensais que c’était une comédie américaine bien relou), même si le côté dramatique de l’histoire est très bien pensé et présent tout au long du film.

En dehors d’une histoire originale, l’attrait principal du film réside dans l’interprétation de ses rôles principaux, Ryan Gosling en tête, certainement un des tout meilleurs acteurs à ce jour, mais aussi Paul Schneider, dans le rôle de son frère et Kelli Garner dans le rôle de Margo.
On aurait d’ailleurs aimé que leurs rôles soient plus développés pour apporter plus de profondeur à l’histoire.
Les problèmes de Lars semblent d’ailleurs enracinés dans son passé et sa relation avec son frère, après la mort de leur mère.

Le film n’a pas encore de date arrêté pour sa sortie française mais devrait nous arriver avant l’été.
Si vous êtes adepte des histoires atypique et êtes prêt à vous prendre dans l’histoire, vous passerez un excellent moment devant ce bien bon film.

Ju

25 févr. 2008

Academy Awards 2008

Après les golden globe, les baftas (oscars british), les césars (je sais plus trop à quoi ça correspond), et avant les kritikos d'or (récompenses ultime), nous voici en direct du canapé, devant canal, pour vous compter les Oscars, en direct (enfin, vous chopperez ça à la fin de la cérémonie, c'est déjà pas mal).
Et...c'est parti, après un pré show super long et surtout à base de "que penser vous de la performance de Marion Cotillard?", question posée à toute star arrêtée par l'équipe de Canal (c'est vite relou).
Arno à tout compris et arrive 2h après la prise d'antenne et se tape seulement quinze minutes de red carpet avant l'entrée dans le vif du sujet.
A noter la bonne initiative de canal de proposer une version non traduite (sans les gars qui parlent par dessus les voix avec un décallage), pour les personnes bénéficiant du canal numérique.
Ca vas nous permettre de matter l'introduction en comprenant enfin les vannes.
Introduction simpa mais sans réel relief de Jon Stewart et on débute avec une catégorie où la môme est nominée, les costumes.

C'est Jennifer Garner (j'entend Kp grogner dans son sommeil) qui arrive sur scène et remet l'oscar des meilleurs costumes à "Elizabeth, the golden age".
Comme prévu par votre grand kritikos, si je peux rajouter.

Interruption pour quelques pubs et c'est George Clooney qui arrive sur scène pour l'oscar du meilleur film d'animation.
Au fait non, on a droit au premier des nombreux hommage qui viendront nous casser les couilles toute la soirée, pour marquer le 80ème anniversaire de la cérémonie.
C'est finalement Anne Hattaway (sweeett) et Steve Carrell qui s'y collent.
Petit sketch assez simpa (Steve joue l'abruti, Anne la bonne (conscience))
Encore une fois, c'était attendu et c'est "Ratatouille" (Rat-at-ooee ou je sais pas trop comment ils disent là bas) qui l'emporte.
On met la musique avant que Brad Bird est fini de parler pour lui indiquer qu'il doit se barrer et on continue.

Katherine Heigl arrive pour l'oscar du maquillage.
Seulement trois nominés dans cette catégorie et c'est "La môme" qui l'emporte.
Cocorico même si on se doutait que c'était pas "Norbit" qui l'emporterai, celui là.
Au passage, ça fait trois sur trois pour le grand kritikos.
Deuxieme fois de suite que la musique part avant que la lauréate est fini de parler, quelle politesse les Oscars.

Interlude musicale avec une chanson tirée du film "Il était une fois" dont Itoo vous amènera la kritike pour vous éviter de le regarder.
C'est long et c'est de la merde, cette chanson, au passage.
Je vais dormir deux minutes avant qu'on passe à un truc plus intelligent.
Séquence hommage sur le couple Douglas/Zeta Jones et direction les coulisses où Patrick Bruel nous explique que tout le monde il est gentil et qu'Hollywood, ça trou le cul.

The Rock vient nous parler des effets spéciaux, encore une catégorie à trois nominés.
C'est le meilleur film des trois qui gagne, "The Golden Compass".
Encore une victoire pour le grand kritikos, qui continu son carton plein.

La belle, talentueuse et doublement nominées Kate Blanchett qui vient nous parler des décors.
Tim Burton et son Sweeney Todd sont récompensés et oups, c'est encore un bon pronostic pour yours truly.
(Je fais le malin tant que ça dure)

Hommage sur les 79 anciens meilleurs second rôles masculins conclus par Cuba Gooding Jr. (nominé aux Razzies de cette année).
Dans la continuité, cette année marque la consécration de Javier Bardem, sans vraiment de surprise.
Soulignons que cette année était particulièrement relevée avec d'excellents second rôles.
La récompenses à était remise par la dreamgirl meilleur second rôle de l'année dernière dont j'ai oublié le nom.
Ah oui, j'allais oublier, j'ai encore prévu le bon résultat.

Keri Russell (magnifique dans le rôle principal de "The Waitress") vient nous présenter la seconde chanson de la soirée, tirée du film August Rush.
Gros moyens, beaucoup de figurants, mais chanson de merde tout de même.

Owen Wilson (l'acteur préféré d'Itoo) s'occupe du meilleur court métrage, catégorie dont tout le monde se branle mais où un français a une bonne chance de l'emporter.
Et c'est la France qui gagne, le même film qu'aux Césars, "Le Mozart des Pickpockets".

L'abeille de "Bee Movie" présente alors les nominés au meilleur court métrage d'animation.
(c'est pas une blague, c bien l'abeille de "Bee Movie")
Je sais pas trop qui gagne mais on s'en fout un peu (c'est "Peter & le loup", après vérification)

C'est au tour de la meilleure actrice dans un second rôle d'être sacrée.
On aimerait que Cate Blanchett se dirige d'hors et déjà vers la scène avant même la fin de l'hommage précédent l'annonce des nominées.
Mais le chauve qui arrive pour présenter nous nique les prévisions en appellant Tilda Swinton, dans Michael Clayton.
La soeur d'Hisoka a l'air plutôt surpris (nous aussi) mais c'est pas immérité pour autant.

Je reconnais au loin l'arrivée de Jessica Alba (magnifique comme toujours) qui vient parler d'Oscars scientifiques et techniques.
Si on est content de la voir (toujours), on se demande à quoi ça servait, ce truc là.
Ah si, on apprend qu'elle est enceinte.
Voilà pour les potins, on repasse au cinéma.

James McAvoy et un autre gars arrivent avec l'enveloppe renfermant le nom du meilleur scénario adapté.
C'est No Country for Old Men qui l'emporte, me fout dans la merde dans mes pronostics et arrange bien Arno.
D'un côté, je dois être le seul gars a pas trop avoir aimer le film, donc je la ferme.

Un barbu nous en dit un peu plus sur l'academy et la façon dont fonctionne les Oscars.
C'est plus intéressant que ça en a l'air et on revient vite à la cérémonie.
Une nouvelle chanson abominable de "Il était une fois" qu'on essayera d'oublier bien vite et on repart sur le plateau de canal.

Super vanne de Jon Stewart sur l'attribution d'un bébé sur le système des Oscars et c'est deux gros barbus qui viennent pour le meilleur son.
C'est le Bourne ultimatum qui à gagner.

Les deux relous restent pour le montage sonore.
Et c'est encore le Bourne Ultimatum qui l'emporte.
Comme quoi le Bourne Ultimatum doit être un super film à écouter.

Le moment que toute la France attend arrive, l'Oscar de la meilleure actrice.
Allez Marion Cotillard !
Petit hommage tout d'abord, sur les années précédentes.
Et c'est le moment du résultat...
MMAARRIIOONN CCOOTTIILLLLAARRDD!
C'est de la bombe, on peut aller dormir, c'est Marion Cotillard qui réussi le grand chelem après les golden globe, les baftas et les césars.
Elle se barre avec Forest Whitaker et c'est la fête sur la plateau de Canal et le champagne coule à flot.

Jon Stewart se fait lever en jouant à la Wii sur un écran ridiculement grand avant de laisser la place à Colin Farrell qui présente la 4ème chanson de la soirée, tiré de "Once".
Sans aucun doute la meilleure chanson de la compétition, qui me donne envie de matter ce dit joli film.
La kritike arrivera sous peu.

Le grand Jack Nicholson nous présente les 79 Oscars du meilleur film de l'histoire de l'academy, en images.
Des très grands films, d'autres un peu moins bien, mais que des films à voir, un hommage sympa au final.
Renee Zelweeger, nous présente le meilleur montage.
The Bourne Ultimatum récupère un troisième (et dernier) oscar.
Ce film est définitivement bien fini.

Nicole Kidman pour un oscar d'honneur, un chef décorateur.
Pour l'année prochaine, ils lancent d'ailleurs un appel pour un assistant accessoiriste ayant travaillé sur au moins deux films.
Si vous voulez vous faire un Oscar facile, envoyé vos CVs à l'academy.

Penelope Cruz débarque avec son gros accent ibérique pour décerner l'Oscar du meilleur film étranger (normal).
"The Counterfeiters" d'autriche l'emporte au nez et à la barbe de Genghis Khan dans une catégorie où on aura vu (et ne verra) aucun film.

Troisième chanson d''Il était une fois" qui sent l'acharnement (trois nominations sur cinq, faut arrêter de déconner, si vous vouliez leur filler un Oscar à tout prix, y'avais plus fin).
Canal nous sommes le coup en reprenant l'antenne pour accueillir en plateau le lauréat français du meilleur court métrage.

John Travolta arrive sur la scène des Oscars pour remettre l'oscar de la meilleure chanson, qui nous a fait chier depuis le début de la soirée soit près de 3h maintenant.
YES! "Il était une fois" repart brecouille et c'est Once qui gagne l'Oscar.
Je regarderai définitivement le film.

Dernier oscar de merde de la soirée, la meilleure photographie marque une nouvelle différence entre mes pronostics et ceux du fréro (si vous vous en foutez, pas nous, y'a quand même de la thune en jeu).
Cameron Diaz ramène sa longue démarche chaloupée et donne le prix à "There Will Be Blood".
Et on perd tout les deux, parce qu'on avait pas accorder beaucoup de crédit au film.

Hilary Swank lance un hommage sur les grands noms du cinéma disparus cette année et c'est la gonzesse d'"Il était une fois" qui vient remettre un Oscar pour la meilleure musique.
Elle a pas l'air d'avoir la mort de pas avoir celui de la meilleure chanson et remet l'Oscar à Atonement et Dario Marianelli.

Tom Hanks nous rappelle que quand on pense que c'est fini, on trouve toujours une catégorie de merde dont on ne soupçonnait même pas l'existence et c'est le court métrage documentaire qui est à l'honneur pour quelques secondes.
C'est des soldats en Irak qui annoncent les nominés et le vainqueur, Free Held.

Tom Hanks reste pour le meilleur documentaire et Taxi to the dark side l'emporte.
Bon, j'écris pas grand chose mais c'est parce qu'on s'en fout un peu de cette catégorie, on avait vu que Sicko.

C'est les pubs aux U.S. et on repart sur le plateau de canal où on a droit à un interview de Olivier Dahan, en mode gros connard.
"Ouais, moi les cérémonies, je m'en fout, tes questions, je m'en branle..."
"Ouais, alors qu'est ce que tu fous là?"

Indiana...euh Harrison Ford arrive sur scène pour le meilleur scénario original et le fille à Diablo Cody pour Juno.
A savoir qu'il s'agit d'une ancienne stripteaseuse reconverti dans l'écriture avec pas mal de succès.

Oscar du meilleur acteur présenté par la lauréate meilleure actrice de l'édition précédente (the Queen), comme le veut la tradition.
4 bons acteurs qui s'inclinent devant Daniel Day Lewis, excellent dans There Will Be Blood.
On s'y attendait et on est content que tout ce passe comme prévu.

On arrive à la fin de la cérémonie avec les deux dernières récompenses.
Avant le meilleur film, c'est l'oscar du meilleur réalisateur qui tombe dans quelques secondes.
C'est les frères Coen qui s'impose, pour la première fois.
No Country for Old Men en est donc à trois récompenses.

Le meilleur film présenté par Denzel Washington est No Country For Old Men.
Voilà qui scelle ma défaite, me fait perdre 5 euros, chose dont j'ai su que je me branlerai à partir du moment où Marion Cotillard à gagner l'Oscar de meilleur actrice.

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, moi , je vais pisser et au lit.
Y'en a qui bosse demain.
Pas moi, mais je trouvais qu'il fallait le rappeler.

Ju

24 févr. 2008

Razzies 2008

Les razzies ont rendus leur verdict et comme chaque année, ça fait mal aux lauréats.
Grandes cuvée que celle de 2008, un paquet de films vraiment pourraves et de performances toutes daubées.
Sans plus attendre, voilà les grands gagnants.
Plus perdants qu'autre chose, pour le coup.

Pire film : I Know Who Killed Me
Pire acteur : Eddie Murphy (Norbit)
Pire actrice : Lindsay Lohan (dans le rôle d'Aubrey) & Lindsay Lohan (dans le rôle de Dakota) (I Know Who Killed Me)
Pire second rôle masculin : Eddie Murphy (Norbit)
Pire second rôle féminin : Eddie Murphy (Norbit)
Pire couple à l'écran : Lindsay Lohan & Lindsay Lohan (I Know Who Killed Me)
Pire remake : I Know Who Killed Me
Pire suite : Ecole Paternelle 2
Pire réalisateur : Chris Siverston (I Know Who Killed Me)
Pire screenplay : I Know Who Killed Me
Pire excuse pour un film d'horreur : I Know Who Killed Me

Voilà voilà pour 2008, on espère ne plus jamais entendre parler des films ci-dessus.
Vous trouvez que ça fait beaucoup de récompenses pour le dernier film de Lindsay Lohan...
C'est pas faux, il s'agit d'un nouveau record, avec pas moins de 8 récompenses (sur 11 catégories, silvouplez).
Les razzies fonctionnent par coup de coeur et on leur en veut pas d'avoir oublié de bien pires films (Epic Movie et Bratz, qui tache les yeux) parce que c'est vraiment marrant.

Maintenant, place aux Oscars et je vous donne rendez vous dans maintenant un peu moins de 6 heures, en direct de mon canapé, confortablement installé devant Canal.

Ju

23 févr. 2008

Charlie Wilson's War

Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman, Julia Roberts (chacun détenteur d’un Oscar pour rôle principal), dans un film sur la guerre froide, par le réalisateur de Closer, ça sent bon tout ça.
Pour le dernier film inscrit sur ma liste à voir avant les Oscars, Charlie’s Wilson est loin d’être le plus mauvais film, même si il aurait gagné à être plus long.

Charlie Wilson (oui, le film est sur lui, mais vous l’aviez deviné) est un sénateur/parlementaire (je ne sais pas trop mais ça correspond à "congressman" aux U.S) qui s’intéresse de près à tout ce qui se passe à l’extérieur de son pays.
C’est assez rare pour être souligné, et c’est ce qui fait la force du personnage.
En 1980, il est parmi les seuls à se rendre compte de l’importance de la guerre en Afghanistan, dans l’issue de la guerre froide engagée contre les communistes.
Pendant plusieurs années, les Afghans vont se faire déchirer par les troupes russes, qui rasent des villages entiers au ptit déj.

Pour les contrer, Charlie Wilson a un plan assez simple.
S’arranger pour que les afghans mettent la main sur des armes soviétiques, qu’ils puissent retourner contre l’ennemi rouge.
Ca aurait était plus simple de leur filler des armes ricaines, certes, mais il ne faut pas oublier que dans le contexte de guerre froide, il fallait être capable de faire des coups de pute sans pour autant qu’on sache que ça vienne d’un camp ou de l’autre.

Pour mener à bien son projet, Charlie devra négocier avec Israël (propriétaire d’un paquet d’armes confisquées aux ruskoffs), l’Egypte et le Pakistan (en charge de l’acheminement des armes), tout en faisant voter le budget nécessaire à l’achat des armes à proprement parler.

Le film est basé sur une histoire vraie donc je pense pas qu’on puisse parler de spoil si je vous dis ce qui se passe plus loin dans le film.
Même si l’histoire exacte m’était inconnue, de nombreux éléments sont familiers pour peu que vous ayez écouté un minimum en cours d'histoire au lycée.
Le film est tiré du bouquin de George Crile, sorti en 2003.
Ce dernier officie d’ailleurs comme consultant technique sur le film, par soucis du détail.

Parlons maintenant du casting plutôt sympa offert par le film.
Tom Hanks, tout d’abord, s’est particulièrement impliqué dans le rôle, au point d’avoir plusieurs entretiens avec Charlie Wilson (le vrai), lors de la préparation du rôle.
Il réussi à rendre un politicard sympathique et plutôt cool, avec un goût particulier pour la boisson (le scotch à 10h du mat, facile) et les gonzesses.
Les gonzesses, justement, parlons-on.
Le bureau de Charlie fait instantanément penser à "Charlie et ses drôles de dames" et il est entouré de véritables canons, étrangement qualifiées pour de si belles femmes.
On apprend alors la devise de Charlie concernant ses secrétaires « You can teach them to type, but you can’t teach them to grow tits ».

Julia Roberts (Tits…Julia Roberts, superbe transition) n’a pas un rôle si important que ça, mais ça fait plaisir de la revoir au cinéma (on l’avait pas vu depuis Closer, soit trois ans).
Si les deux premiers font un très bon taff, c’est surtout Philip Seymour Hoffman qui tire son épingle du jeu, dans le rôle de Gust Avrakotos, qui aurait gagné à être plus développé, à l’image de celui de Crystal Lee.
L’ex Truman Capote est nominé dimanche dans la catégorie du meilleur second rôle où il aura à faire à Javier Bardem et Casey Affleck.

Je vous disais en introduction que le film aurait gagné à être plus long et je vous parler de spoiler un peu après.
Si les russes se sont cassés les dents sur les montagnes afghanes (c’est pas du spoil, c’est de l’histoire monsieur), la dernière partie du film est un peu expéditive et on y voit Charlie Wilson insister sur la nécessité d’aider à la reconstruction des zones dévastées pour que les générations futures perçoivent l’aide qu’il fallait cacher sur le plan militaire.

Malgré le coût dérisoire (en comparaison de l’effort de guerre), il ne réussira pas à faire voter l’attribution d’un million de dollars pour les écoles afghanes, ce qui nous ramène à des événements bien plus récents, pour nous rappeler qu’on n’apprend pas forcement des erreurs du passé.

Ju

22 févr. 2008

On allait oublier les Razzies

Ce soir c'est les césars, on sait et on s'en fout et je viens de remarquer qu'on avait oublier de vous annoncer la très prochaine tenue des Razzies 2008.
Si vous connaissez pas, c'est un peu comme les Pikitos, mais en moins bien.
La cérémonie aura lieu demain soir, heure ricaine.
Les nominations sont tombés y' a pas très longtemps et on eu le mérite de bien me faire rire.
Je vous les transmet telles qu'elles, en vous indiquant notre favori dans chaque catégorie.

Pire film:
Bratz : The Movie
Ecole Paternelle 2
I Know Who Killed Me
Norbit
Quand Chuck Rencontre Larry

Pire acteur:
Cuba Gooding Jr. (Ecole Paternelle 2)
Nicolas Cage (Ghost Rider)
Jim Carrey (Nombre 23)
Eddie Murphy (Norbit)
Cuba Gooding Jr. (Norbit)
Adam Sandler (Quand Chuck Rencontre Larry)

Pire actrice:
Diane Keaton (Because I Said So)
Les 4 putes (Bratz: The Movie)
Elisha Cuthbert (Captivity)
Jessica Alba (Good Luck Chuck)
Jessica Alba (Fantastic 4 2)
Lindsay Lohan (I Know Who Killed Me)

2 nominations un peu dûres pour Jessica Alba (c'est vrai que Good Luck Chuck est à chier) et une pour Lindsay Lohan que je suis le seul à refuser.

Pire second rôle masculin:
Jon Voight (Benjamin Gate 2)
Jon Voight (Bratz: The Movie)
Jon Voight (Transformers)
Orlando Bloom (Pirates des Caraïbes 3)
Kevin James (Quand Chuck rencontre Larry)
Rob Schneider (Quand Chuck rencontre Larry)
Eddie Murphy (Norbit)

Jon Voight le mérite amplement depuis qu'il s'est spécialisé dans les films de merde, il sera assez dur de départager ses participations.

Pire second rôle féminin:
Eddie Murphy (Norbit)
Carmen Electra (Big Movie)
Nicollette Sheridan (Codename: The Cleaner)
Jessica Biel (Next)
Jessica Biel (Quand Chuck rencontre Larry)
Julia Ormond (I Know Who Killed Me)

Pire couple:
Hayden Christensen & Jessica Alba (Awake)
Les 4 putes (Bratz: The Movie)
Dane Cook & Jessica Alba (Good Luck Chuck)
Lindsay Lohan & Lindsay Lohan (I Know Who Killed Me)
Ioan Gruffud & Jessica Alba (Fantastic 4 2)
Eddie Murphy & Eddie Murphy (Norbit)
Kevin James & Adam Sandler (Quand Chuck rencontre Larry)
Adam Sandler & Jessica Biel (Quand Chuck rencontre Larry)

Pire remake:
Big Movie
Bratz: The Movie
I Know Who Killed Me
Are We Done Yet?
Who's Your Caddy?

Big Movie plutôt que Bratz qui tombe moins dans la catégorie des remakes selon nous.

Pire suite:
Alien VS Predator 2
Ecole Paternelle 2
Evan Tout-Puissant
Hannibal Lecter
Hostel Chapitre 2

Et pourtant, on l'a pas vu...

Pire réalisateur:
Roland Joffé (Captivity)
Fred Savage (Ecole Paternelle 2)
Chris Sivertson (I Know Who Killed Me)
Brian Robbins (Norbit)
Dennis Dugan (Quand Chuck rencontre Larry)

Une récompense en guise d'hommage pour une carrière absolument horrible.

Voilà, on vous donnera les résultats dimanche dans la journée, en se préparant pour la grande soirée des Oscars.

Ju & Arno

P.S: Je viens de finir de mettre tous les liens vers les kritikes correspondantes et ça fait flipper de voir toutes les merdes qu'on a pu voir cette année.
Qui plus est, y'en a qui ont pas eu de kritike, mais qu'on n'a pas moins subit (Big Movie, Le Nombre 23)...

19 févr. 2008

Into the Wild

Le choix du film dépend vachement de la personne avec qui tu le vois.
Si on prend un malin plaisir à aligner les navets avec Kp et Itoo, quand arrive le vendredi et la soirée avec Arno, c’est une autre paire de manches et on a plutôt pris l’habitude de matter de très bon films.
Après "12 hommes en colère" la semaine dernière, c’est l’excellent Into the Wild qui a marqué le début des vacances, d’une bien belle manière.

Christopher McCandless est un jeune de gars de 22 ans qui décide, son diplôme universitaire en poche, de partir à l’aventure, avec des fonds super limités et un sac à dos comme seul allié.
Tout au long de son aventure qui l’amènera du Dakota à l’Alaska, il rencontrera des personnes qui changeront sa vie et vivra des aventures qui modifieront sa façon de voir les choses, à tout jamais.

Into the Wild, c’est le road movie ultime.
Genre trop souvent associé au films de teens et aux voyages scolaires merdiques, il donne ici l’occasion de voir des paysages aussi magnifiques que variés, s’étalant sur une grande partie du continent américain.
On y suit un vrai scénar, avec un bon acteur, sur des belles musiques, et c’est le pied pendant plus de 2h30 (on les voit pas passer et le film aurait put durer 5h que ça aurait pas gêné).
Mais on va y revenir.

Seul le point de départ et la décision de partir à l’aventure semble un peu floue.
On comprend vite que Christopher à une dent contre ses parents et tente d’échapper une vie qui lui rappelle leurs échecs, mais on trouve ça un peu extrême, comme décision.
Le film est cependant tiré d’une histoire vraie, alors on va croire au mot ce que Sean Penn nous énonce.

J’avais d’ailleurs de grandes réticences à regarder le film de l’acteur-réalisateur (beaucoup de mauvais souvenirs et je n’aime pas beaucoup Sean Penn), avant de me rendre compte que je n’étais qu’un gros con têtus, dès les premières minutes.

La mise en scène est sobre (en dehors des caractères qui s’imprime en jaune sur l'écran, au fil de l’histoire), l’histoire est bien agencé (en chapitre), c’est du très bon taff.
Le mode de narration, partageant la voix off entre Christopher et sa jeune sœur et une excellente idée et permet d’obtenir deux points de vue sur l’histoire (d’un côté, celui qui la vit, de l’autre, ceux qui sont restés sans nouvelles).

Une grande marge de manœuvre à apparemment était laissé à Emile Hirsch qui fait une remarquable performance, tant sur le plan physique (-20 kg) que sur celui de l’interprétation, et c’est un véritable scandale qu’il ne soit pas nominé aux Oscars du week end prochain.
Le rôle a était à l’origine proposé à Leonardo DiCaprio qui doit se mordre les doigts de l’avoir laissé passer.

Les personnages qui croiseront la route de Christopher (devenu Alex Supertramp) sont tous haut en couleur et attachants, du couple de hippie au retraité paternaliste en passant par la jeune chanteuse.
On regrette un peu la fin (pas sur le plan de la réalisation, juste au niveau de ce qu’il se passe) mais on va pas refaire une si belle histoire.

Le film est un véritable bol d’air frais, et un des meilleurs choix que vous pouvez faire au ciné cette année.

Ju

Sex & Breakfast

La soirée d’hier a était plutôt forte en films, de qualités variables, et il me serait impossible de tous vous les kritiker.
A moins que je reste à écrire jusqu’à 10h du matin, mais j’en ai pas vraiment le projet.
J’ai donc décidé de vous présenter le moins connu et pourtant le meilleur des 4 prétendants qui ont occupés la nuit.
Je n’attendais pas grand chose de ce film sorti au début de l’année aux USA (pas encore de date prévue pour la France), et j’ai était très agréablement surpris.
J’y allais pour le casting, j’y ai trouvé un film solide, pertinent et réaliste.

On y suit l’histoire de deux couples, qui ont chacun des problèmes qu’ils tentent de surmonter.
James et Heather, tout juste majeurs, ne se retrouvent plus comme avant et la communication semble moins évidente qu’au début de leur amour.
L’ex petit ami d’Heather qui arrive en ville pour la soirée n’arrange rien aux choses.
Ellis et Renee, environ 5 ans plus âgés que le premier couple, vivent ensemble et semblent déjà avoir un avenir tout tracé.
Cependant, la fouge des débats du début a laissé place à la satisfaction masturbatoire de plaisirs individuels.
La curiosité de Renee au sujet d’une relation homosexuelle a aussi le don d’énerver Ellis.
Les deux couples décident alors de suive la même thérapie, basée sur l’amour en groupe (au sens littéral du terme).

Si il s’agit d’un film sur la romance et les relations de couple, ce n’est jamais fleur bleue ou niais et c’est la pertinence et le détachement avec lequel les phénomènes sont présentés qui nous intéresse.

Les couples présentés ne sont pas parfait mais chaque membre semble fortement attaché (voire amoureux) à l’autre, chacun à sa façon.
On se demande bien si l’amour en groupe est une vraie solution pour des couples passant une mauvaise phase (ça devrait plutôt être l’apanage des couples solides, qui ne craignent pas que cela puisse nuire à leur relation), mais ça s’avère vite devenir un élément central de l’histoire, vraiment bien présenté.

Le film bénéficie du talent des 4 acteurs principaux, acteurs inconnus ou oubliés qui se partagent l’affiche dans des rôles bien différents mais toujours bien interprétés.

Je ne conseille pas seulement ce film aux couples qui peuvent nous lire mais à toute personne cherchant un film original, sur un sujet qui peut être propre à tous.
Malheureusement, ce dernier ne semble pas avoir de grandes chances de sortir sur le territoire français.
Il vous reste internet.

Ju


P.S : On me dit que l’article est un peu court pour être publié, je vais donc combler en vous parlant en quelques lignes des autres films de la soirée.
Quand je dis "les autres films", je parle surtout de Saw, film principal (en prime time quoi) de la programmation.
J’avais jamais vu le truc en entier et je comprends maintenant pourquoi.
C’est pédant, bancale, incompréhensible par moment (surtout sur la fin, au niveau des actions du docteur) et au final super décevant pour ce que certains considère comme le renouveau du huit clos horrifique.
Je ne suis pas le seul à le pensé et 4 spectateurs sur 4 ont sont ressortis avec la même conclusion :
Saw, c’est rien que de la merde !

18 févr. 2008

Jumper

Dans deux jours sort le nouveau film du réalisateur de "la mémoire dans la peau" (le premier, il a seulement coproduit les deux autres), Doug Liman, adaptation d’une nouvelle à succès de Steven Gould (1992).
Si sa dernière œuvre était rythmée et attrayante, ce tout nouveau film est vide, lourd, con et trop long.
Il dure même pas une heure trente ?
C’est beaucoup trop.

A l’âge de 15 ans, David Rice découvre qu’il a la possibilité de se téléporter vers le lieu qu’il veut, en créant une distorsion du continuum espace temps, à son avantage.
Il comprend vite l’intérêt de la manœuvre et se téléporte dans la salle des coffres d’une banque de Detroit, sa ville natale.
Il se barre avec une tonne de cash et on le retrouve 8 ans plus tard, installé dans un loft super classe, au centre ville.
Il passe ses journées à parcourir le monde, sans trop se faire chier avec les conséquences de ses actes.
Alors qu’il essaie de retrouver un amour d’adolescence, il rencontre Roland Cox, agent de la NSA menant une croisade privée contre ceux qu’il appelle les Jumpers.

L’idée de départ est assez fine, comme vous pouvez le constater.
Si le film développait plein de rebondissements ou de nouvelles idées, ce serait cool, mais ici, l’action ne décolle jamais du point de départ.
On se marre deux secondes quand on voit que le gars peut faire à peu près ce qu’il veut, mais après, on s’emmerde grave.

On attend alors l’intervention de Rachel Bilson pour illuminer l’écran de sa toute beauté.
Si c’est sans nul doute une des plus belles femmes de l’industrie, elle n'en demeure pas moins une véritable catastrophe au plan du jeu d’actrice.
Toute l’assistance ne pouvait retenir de grands éclats de rire devant la pauvreté de la prestation de la jeune femme.
Ca le faisait peut être dans The O.C., série de merde où elle jouait une fille superficielle, mais là, on se demande si son arc n’a pas qu’une corde.
Ou si elle n’est pas tout simplement débile.

Les rôles sont tellement écrits à l’arrache qu’ils sont passés d’acteur en acteur au stade de la production.
Hayden Christensen n’est donc que le second choix pour le rôle et deux actrices ont dut refuser le rôle de Millie avant qu’il n’échoue sur les (beaux) genoux de Rachel Bilson.
Le rôle avait à l’origine était écrit pour Evan Rachel Wood, qui a préféré ne pas se compromettre dans un tel projet.
En ayant vu le résultat, on peut pas lui en vouloir.

En dehors des rôles, ils y a de gros trous dans le scénario, et il est surprenant de voir à quel point David se bat les couilles des conséquences de ses actes.
Si une charactéristique forte de tout super héro est de cacher ses pouvoirs, David n’en a rien a foutre et disparaît de lieu peuplés, sans pour autant qu’on le remarque, et je trouve ça un peu abusé.
Lors d’une des toutes premières scènes, on le voit faire du surf dans le pacifique sud avec des potes qui lui disent que finalement, les vagues sont à Fidji (après, comment ils le savent, c’est pas dit).
- Fidji tu dis ? Tabaze!
Et le gars se barre à Fidji, en laissant ses potes au milieu de nulle part.

Autre exemple, le gars à l’habitude de prendre le déjeuner sur une tête de sphinx, à Gyzeh.
Je suis désolé, mais ça se voit se genre de chose, garçon, ça se voit.
Je passe sur l’autre Jumper qui est la seule personne au monde à avoir réussi à s’installer dans une pyramide, avec l’électricité, sans se faire roder, pour vous dire que les détails sont aussi pourri que les scènes d’actions fouillis qui parsèment cette merde.

On se sait jamais non plus pourquoi Samuel L. Jackson leur casse les couilles, aux Jumpers et la seule explication qui nous est donnée est que c'est un méchant fanatique et pas gentil.
Merci les scénaristes de pas nous prendre pour des cons, c'est toujours apprécié.
Y'a aussi la mère de David, qui l'a abandonnée à 5 ans, qui joue un rôle annexe trop peu développé et pour le coup inutile.
Mais je vais pas commencer à faire une liste de tout ce qui déconne dans le film, ce serait une entreprise démesurée.

En faisant quelques recherches, j’ai découvert que le film n’est censé être que le premier volet d’une trilogie à venir.
Je trouve que c’est une idée de merde, et avec un peu de chance, si personne va voir le premier, on aura pas à subir les suites.
Voilà, on a fait notre taff, vous êtes prévenus 48 h avant, au cas où vous pensiez gâcher vos thunes devant une des plus grosse daube de l’année.

Ju

17 févr. 2008

Awake

Le film a était tourné il y a bientôt trois ans et c’est perdu dans les tuyaux pour ne ressortir qu’à la fin de l’année dernière, aux USA.
Au jour d’aujourd’hui, il n’est sorti que dans ce pays et chez les ruskoffs, mais vu que ça nous a jamais arrêté, c’est sur le DVD ricain qu’on fait cette kritike.
Malgré le peu d’espoirs qu’on avait dans le film (on en avait un au fait, et il fait 86-63-86) et une séance un poil chaotique (principalement à cause de ce connard de Kp, mais j’y reviendrai), nous fûmes tous surpris par la qualité de l’œuvre, finalement pas dégueulasse.

Avant de vous donner le plot du film (qui pourrait tenir en dix mots), revenons un moment sur les circonstances de visionnage.
Après un apéro tout ce qu’il y a de plus distingué (Bière, Pizza et Guitar Hero, bravo), nous cherchions un navet à regarder pour bien débuter la soirée (la vraie).
Quelle ne fut pas mon erreur quand, au milieu d’un torrent de bonnes idées, je laissais échapper :
- Epic Movie, Black Christmas, Bring It On, le dernier Jessica Alba, Aquamarine, Tamara, Glitter…
- J’ai bien entendu Jessica Alba?
- Oui mais c'est-à-dire que…
- Parfait, on prend ça
Et le Kp, qui sourit dans son coin, sans avoir décroché un mot depuis quelques minutes.

Le film se lance peinard, et le Kp est déjà au sommet de son art, nous rappelant la difficulté qu’il a à apprécier le travail d’une bonne-actrice (remarquez l’importance du tiret).
La censure et le bon sens m’empêchant de vous retranscrire ses propos exacts, sachez tout juste qu’avant qu’il ne parte, on avait relevé 10 fois le mot bonne, 8 fois le mot salope et pas mal d’allusions buccales pour un total de 8 minutes d’insanités diverses.
Après dix minutes de film, il s’en alla.

On s’écarte un peu du sujet, revenons en au plot.
Clay est un jeune aristocrate new yorkais qui entretient une relation cachée avec l’assistante de sa mère, la jeune et magnifique Sam.
(C’est d’ailleurs le seul gars au monde à vouloir caché une romance avec Jessica Alba, comme si elle lui faisait honte (trou du cul vas !))

A cause d’un défaut au cœur (on vas s’en tenir là, un master House M.D. ne permettant pas d’aller beaucoup plus loin dans l’analyse des maladies cardiaques), il va devoir s’exposer à une opération à risque, la greffe de cœur.
Il décide de se marier avec Sam juste avant d’aller sur le billard où il sera opéré par son nouveau pote, le docteur Jack Harper.
L’anesthésie déconne un peu et Clay se trouve capable d’entendre et de ressentir tout ce qu’il se passe, sans pour autant pouvoir l’indiquer à ses docteurs.

Le point balèze du film est que l’intérêt n’est pas vraiment de savoir si il va pouvoir arrêter l’opération a temps, si il souffre ou si il va crever sur le billard mais plutôt de découvrir ce qu’il apprendra, dans la salle d’opération.
Sans vouloir niquer le suspense, y’a des têtes qui vont tomber.

Dans une première partie un peu en deçà, Clay se raccroche à des souvenirs de Sam et on assiste pendant dix minutes à une apologie de Jessica Alba, son corps, sa personne.
Avec toute l’affection que je porte à Jessica Alba, je dois reconnaître que ça fait un peu léger et que je m’inquiétais pour le film dans son ensemble.

C’est le moment que Kp décide pour revenir nous passer le bonjour, dix minutes après son départ.
- Ouais, j’ai oublié de te piquer des conneries Ju.
Ah, elle est encore là la bonnasse ?
- Alex, c’est un film, elle sera encore là une petite heure.
Dix minutes de discussion dont je n’ai plus aucun souvenir et le Kp s’en retourne voir M et W, les deux dames de sa vie.
On rembobine en jurant de ne plus jamais regarder un film avec bonne-actrice, en sa présence et c’est reparti.
(Il nous avait déjà fait le coup avec Lindsay Lohan, le scélérat, on aurait du le voir venir)

La seconde moitié du film est bien plus réussie que la première, et je vous laisserai la découvrir par vous-même.
Sachez tout juste qu’il n’y a pas de couacs au niveau de l’interprétation et que l’histoire n’est pas vraiment prévisible.

Dix minutes avant la fin du film (qui ne dure même pas une heure vingt), Kp réussi a poursuivre ses commentaires dégueulasse, par biais de SMS.
(Compter par sur moi pour vous le citer, on a un certain standing à tenir, à Las Kritikas)
T’en fais pas Jessica, nous, on t’aime.

Ju

The Golden Compass

Bon, le titre français est "A la croisée des mondes, la boussole d’or", mais c’est beaucoup trop long pour que je me prenne la tête dès maintenant et jusqu’à la fin de la kritike.
On gardera donc le titre anglais.
Et puis, la croisée des mondes, c’est vite dit parce que y’a pas vraiment de rapport avec le film (la croisée des continents, des régions à la limite, mais des mondes, faut pas déconner).
Bref, j’avais pas grande envie de voir ce film là (ça puait le Narnia à plein nez) mais je suis assez content de pas avoir fait ma tête de con et d'avoir laisser une chance à ce qui pourrait s’avérer être une bonne série.

Dans un monde parallèle au notre (c’est un peu un raccourci à la Wario Stadium mais c’est à peu près ça), les hommes sont rattachés à des créatures diverses (singe, loup, souris, gorille-panda, etc.) qui représentent une partie à part entière d’eux.
On les appelle daemons.
Si l’un meurt, l’autre aussi, si l’un se fait taper dessus, l’autre garde les bleus, ce genre de trucs.

Lyra est une gamine anglaise de douze ans qui découvre un complot contre son oncle (qui au fait est son père), tournant autour d’enlèvement d’enfants avec des nombreuses mentions d’un élément effrayant, le sable (en tout cas, ça fait flipper tout le monde et personne ne veut vraiment lui dire ce que ça représente, c’est le sujet dont on ne parle pas, ce qui est bien pratique).
Le meilleur ami de Lyra se fait enlever et Lyra décide de monter une expédition au bout du monde, chez les ours polaires, pour le récupérer.
On lui fille vite une bousolle en or, capable de lui indiquer la vérité (mais difficile à utiliser), qui l'aidera bien.
Rajouter à cela la présence de Miss Coulter, qui est une véritable pute (voilà, je savais pas comment l’introduire, alors je me suis dit que la méthode forte n’était pas la plus mauvaise).

Là, vous me demanderez peut être de quoi est tiré cette œuvre fantastique.
- De la littérature britanique ?
- Voui
- D’un best seller ?
- Evidemment
- D’une trilogie ?
- Bravo
- D’un temps ancien dont même nos ancêtres ne se souviennent pas ?
- 1995, bien joué.
(Je pouvais pas arrêter votre bonne série si brutalement, je vous accorde le perfect)

Pour être plus précis, il s’agit de romans de Phillip Pulman aclamés par la critique et récompensés par de nombreux prix littéraires.
Tout comme le Seigneur des Anneaux, c’est New Line Pictures qui se collent à la production de la trilogie (grosse prise de risque et prime à la diversification pour eux)

Pour soutenir le projet, ils ont décidés de déboucher un gros casting qui sent le dollar, avec Nicole Kidman, Daniel Craig (oui, il restait de la thune après le cachet de la première), et Christopher Lee ("Star Wars", "Lord of the Ring", faudrait voir à revenir sur terre, garçon).
J’en oublie mais je m’en fous.

L’idée des daemons est super intéressante, démarque vraiment le film de ce qu’on pouvait en attendre, même si il ne s’applique qu’aux humains (le gros ours polaire bourrin n’en a pas, par exemple).

Les paysages (numériques) sont plutôt magnifiques et vraiment variés selon le moment de l’aventure.
Tout comme les décors, ils sentent vraiment l’image de synthèse mais on s’y habitue vite et c’est plutôt bien fait.

Dans le rôle de la jeune Lyra, Dakota Blue Richard fait un vrai bon taff et bénéficiera de l’effet blockbuster du film pour lancer sa jeune carrière, à coup sûr.
Le thème principale a était confié à l’artiste Kate Bush (oulà, comme pour le seigneur des anneaux, comme c’est bizarre), histoire de pas prendre trop de risque.
C’est vrai qu’un film épopée avec une bande son dégueulasse, ça fait vite tache.

Ce premier film devrait donner lieu à deux suites (y’a trois livres principaux), voire cinq si les producteurs de New Line décide d’adapter deux livre annexes (l’un 5 ans plus tard, l’autre développant la rencontre entre l’aéronaute et le gros nounours bourrin).
Ca dépendra bien évidemment du succès des films initiaux.

Ju

Run Fatboy Run

Je commence à en avoir plein le cul de tout ces acteurs qui se prennent tout d’un coup pour de grands réalisateurs.
Je ne vais pas vous refaire l’intro sur tous les loupés qu’on a pu voir dans le genre, tout juste vous dire qu’on peut en ajouter un de plus.
D’un côté, ce n’est pas non plus un bon acteur, David Schwimmer.
(Je me relis et me trouve un poil méchant…pas grave)

Dennis est un trentenaire anglais assez basique et un poil bedonnant.
Pour tenter de reconquérir la femme qu’il aime (mais qu’il a laissé au pied de l’autel, sans qu’on sache trop pourquoi) et concurrencer le nouveau petit ami de cette dernière, il décide de courir le marathon de Londres, alors qu’il n'a jamais vraiment couru.

Si le plot est simple, le film est limité.
J’aime beaucoup Simon Pegg ("Shaun Of The Dead", "Hot Fuzz") et Dylan Moran mais c’est un peu trop juste pour relever un film au scenario plat et au déroulement super attendu.
Oui, il courra le marathon, il le finira, récupérera la gonzesse au nouveau ptit copain qui s’avèrera être un connard fini, deviendra une star nationale et vivra heureux avec son fils et sa femme, pour toujours.

A coté de ça, y’a aussi des points positifs, certes.
En dehors des deux acteurs cités plus haut, le film est plutôt marrant, avec quelque très bonnes vannes par endroit (on reconnaît la touche de Pegg qui a participé à l’écriture).
Mais en dehors de ça, c’est le vide absolu.

On sent vraiment le manque de maîtrise de Schwimmer qui essaie d’emprunter des plans classiques sans pour autant les réussir.

Le scénario souffre de quelques mystères
- Pourquoi le petit copain devient un connard d’un coup d’un seul alors qu’il était plutôt cool avant ?
- S’était vraiment nécessaire de montrer que c’est la vision de son fils et son ex sur la ligne d’arriver qui lui permet de la franchir ?
- Pourquoi la nation entière se passionne pour la course d’un gars lambda qui mettra 14h à finir un marathon ?
J’ai vite arrêté de réfléchir en m’apercevant avant le début même de la course, que le film était raté.

Le tout sortira au début du mois de Mai en France et je vous conseil de trouver autre chose à faire, en plus, il risque de faire beau.
Ju

15 févr. 2008

The 4400

Sériologue averti, il m’est maintenant difficile de trouver des séries récentes susceptibles de retenir mon attention.
Avec les 4400, je savais que je ne prenais pas trop de risques.
Une histoire d’enlèvement à la "X-Files", des habilités extraordinaires comme dans "Heroes", le tout sur la chaîne qui a produit "Burn Notice".
Et si je me souviens bien, mon père et mon frère regardaient ça sur M6 (c’est généralement pas bon signe mais j’ai décidé de prendre le risque).

Entre 1940 et 2000, des personnes lambdas se font enlever dans un flash de lumière.
Quand ils reviennent, en 2004, dans une boule de lumière trop rapidement pris pour une comète, ils n’ont aucun souvenir de ce qui leur est arrivé, n’ont pas pris une ride et tentent de reprendre une vie relativement normale.
Chacun de ces 4400 enlevés s’avèrent développer un pouvoir particulier, qui fait d’eux des êtres exceptionnels, hautement particuliers.
Le monde ne semble cependant pas prêt à côtoyer des individus plus évolués que la masse et beaucoup sont considérés comme des monstres.
Pour les protégés et enquêter sur leur secrets, le gouvernement débauche l’agence NTAC, basée à Seattle (lieu de retour des 4400).

La première saison s’attarde sur la raison du retour des 4400, et on obtient une réponse originale (je vous le dis de suite, c’est pas la faute de peuplades venant d’autres planètes) dès le cinquième épisode, marquant la fin de saison.
Je trouve ça un peu flemmard d’ailleurs, une saison de 5 épisodes, mais bon.
Les trois suivantes compteront chacune douze épisode (dont un double, pour le saison premiere).

Les habilités développées par les 4400 ne sont pas aussi spectaculaire que dans Heroes, et vont de la prévision du futur au don de guérir, en passant par le contrôle des molécules d’eau environnantes, etc.
La majorité des épisodes présente un nouveau 4400, avec une capacité particulière, qui se trouve dans une merde alimentant la trame générale de la saison (si la trame globale est vraiment sympa pour chaque saison, certains épisodes sont vraiment en dessous).

Certains 4400 jouent un rôle plus important que d’autres (on retrouve vite les personnages du pilot) et on suit leur évolution, jusqu’au trépas.
Et niveau trépas, les scénaristes se sont pas pris la tête.
En dehors des deux agents de NTAC, on vite l’impression que tout le monde peut y passer.
C’est relou quand on voit un personnage qu’on apprécie dégager mais c’est intéressant au niveau de la tenue de la série dans le temps.

L’emphase est rapidement mis sur les questions sociales posées par le phénomène des 4400, leur acceptation par le peuple, le sentiment d’exclusion, tout ça.
Cet aspect très intéressant et faisant la force de la série, a trop vite était oublié dans Heroes, une série assez différente malgré les fortes similarités.

Au niveau du casting, on trouve des visages relativement connus, sans trop savoir où on les a vu exactement (certainement dans d'autres séries).
La plupart font un taff plus que correct et la série se suit assez agréablement, sur plus de 40 épisodes.

The 4400 n’a pas était reconduit pas USA pour une cinquième saison, ce qui n’est pas dramatique, étant donné que la fin de la quatrième marque la fin d’un cycle, à la différence des saisons précédentes.

Si vous aimez les histoires de super pouvoirs, et de responsabilités populaires, vous devriez apprécier cette série ma foi sympathique.

Ju

Charlie Bartlett

Vu qu’il est à peut près sûr que je ne dormirais pas aujourd’hui, je vais en profitez pour écrire sur les quelques derniers films que j’ai vu.
On commence par le plus récent, tout juste achevé.
Un film qui paie pas de mine mais avec un casting équilibré et suffisamment original pour se révéler vraiment intéressant.

Charlie Bartlett est un ado de 17 ans plutôt malin et souvent épinglé pour des problèmes de discipline (il s’est fait virer d’à peu près tout les lycées privés de sa région).
Le jour où il arrive dans un nouveau lycée, il tente de se faire une place et d’acquérir une réputation en mettant à disposition conseils et pilules aux autres élèves.
Plutôt futé et bon à ce qu’il fait, il se mettra bientôt l’école entière dans la poche.

Je n’attendais pas grand-chose de ce film (la bande annonce était sympa et Robert Downey Jr est un acteur assez balèze, donc j’ai dit "tabase!") et j’ai étais agréablement surpris.
Le problème des films sur les adolescents marginaux s’est qu’ils se multiplient, sans vraiment que la qualité suive dans la majorité des cas.
Si Donnie Darko était excellent, Charlie Bartlett s’en sort plutôt bien.

Comme espéré, le film peut s'appuyer sur un jeune talent, Anton Yelchin, dans le rôle titre.
Le gamin a 18 ans mais une carrière déjà pas dégueulasse derrière lui.
Il se démerde bien pour retranscrire les états d’âme d’un garçon plus complexe qu’il n’y parait et manifestement sur-inventif.
Il devient vite un sorte de messie pour les élèves de l’école, et lance une sorte de cabinet psychiatrique, avec pour seule aide, la documentation de la bibliothèque.
Il a tout compris au point des pilules, le jeune.

En face de lui, on trouve le nouveau proviseur du lycée, joué par Robert Downey Jr, qui a peur de voir sa fille corrompre par le jeune voyou, et ne voit pas trop comment s’y prendre face à cet adolescent atypique.

Charlie Bartlett représente un peu l’apologie du non-conformalisme et porte un message bien agréable, même si on n’y croit pas tout le long du film (y’a des trucs un peu gros, mais on se prend au jeu).

Un film très attirant qui devrait arriver un peu avant l’été, dans nos salles obscures.

Ju

Cellular

Une fournée de kritikes sans navet, ce n’est pas vraiment dans nos habitudes.
Et le navet du jour, il pique comme pas deux.
Bien que datant de trois ans et demi, aucun d’entre nous n’avait eu l’occasion de le voir jusqu’alors et ce n’est qu’en parcourant la filmographie de Jessica Biel (au milieu d'autres nombreuses conneries) qu’on s’est rendu compte de notre oubli.
3 de vos 4 serviteurs (le dernier se planquant derrière une prépa bien venue) ont donc donnés de leur personnes (y'en a un qui ronflait sévère mais on est pas là pour balancer), devant une merde super prévisible bien que peu crédible (et c’est ça qui fait peur).

Ryan est un l’exemple type du jeune connard californien, avec du fric qui lui pousse dedans les poches, qui se balade toujours torse nu, passe sa journée à la plage, côtois de vrais missiles tout en n'oubliant pas de rester un gros relou, etc.

Un jour qu’il essaie de reconquérir son ancienne petite copine (Jessica Biel), il accepte de distribuer des flyers et récupérer des tee shirts, pour prouver que c’est un bon gars.
(Alors que Jessica sait pertinemment que c’est qu’un petit con).
Ryan refile donc tout le taff à son meilleur pote, un surfeur blond, qui se retrouve bien vite dans un costume de baleine, sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Tout fier de sa ruse, Ryan se prépare à se la branler sévère, ayant toute la journée devant lui.

- Heeeyyy, non, doucement garçon, c’est pas ton portable qui sonne, là ?
- Mon quoi ?
- Euh, excuse moi, ton cellulaire (putain de version québoche)

- Allo, ici Jessica, si je pouvais avoir deux minutes de ton temps, je pourrais t’expliquer à quel point je suis dans la merde et comment, si tu raccroches, je suis morte.
- C'est-à-dire que là, je suis press…
- Très bien. Alors je m’appelle Jessica et j’ai était pris en otage par un groupe de salopards qui semble en avoir après mon mari. Ils m’ont enfermé dans une maison je sais pas trop où et j’ai peur pour ma vie.
- Vous êtes attaché ? Vous pouvez pas aller voir à la fenêtre, voir si vous ne trouvez pas des indices de localisation ? Et puis…
- Tu m’interromps plus jamais, petite merde, j’ai pas fini mon histoire. Bon, j’en étais où ?
- Peur pour ma vie…
- Ouais, c’est vrai. Donc, il m’ont enfermé et après, y’a le chef des agresseurs m’a approché avec une masse, pour exploser le seul téléphone de la pièce. Le truc, c’est qu’il n’avait pas compté sur le fait que j’étais l’ex femme de McGyver et qu’en deux temps trois soudures, j’ai trouvé un moyen de numéroter au hasard, d’où mon appel.
- Non, il n’a pas brûlé les fils, le con ?
- Non, un amateur.
- Ok, bah écoutez, je vais aller voir les flics vite fait, et vous leur raconterai votre histoire, parce que j’ai pas que ça à foutre, moi, et une journée super chargée m'attend. Est-ce que vous pouvez me donnez plus d’informations sur vos ravisseurs ?
- Y’a un qui ressemble vachement à Jason Statham et un qui pue la vodka.

Le gars va donc au commissariat qui le met en attente, ce qui l’emmerde et il décide de prendre les choses en main.
Dans l’heure qui suit, le gars va voler deux bagnoles (dont une deux fois), conduire 2 bornes en sens inverses, exploser trois quatre clôtures pour se créer un raccourci, prendre en otage un magasin de téléphone portable, déclencher l’alarme d’une banque, sans que pour autant une seule patrouille de flics s’intéresse à lui.
Il continu son petit bonhomme de chemin peinard et nous, on se marre.

Je vous dirais pas qui a enlevé Jessica, ce qu’ils veulent, vu qu’on s’en fout et que c’est pas vraiment ce qui importe dans le film.
Ce qui compte, c’est les personnages uber caricaturaux qui jalonnent le parcours de Ryan, les dialogues débiles qui pourrissent la moitié du script, la chatte monstre du héros malgré une incapacité flagrante à réfléchir, etc.
Y’a aussi le fait que Jessica Biel est une belle escroc qui tape un chèque pour trois scènes, deux lignes et passe 1 minute en tout et pour tout à l’écran.

La fin est a l’image du film, pourrave, longue et attendue.
Le héros sauve la mise, choppe la gonzesse, expose les méchants au grand jour, et panse ses blessures de guerre en faisant des blagues pas drôles.
On se pose alors la même question que Statham qui naguère lui demanda:
- Mais comment tu as réussi à te mettre dans un tel bordel ?
- J’ai juste répondu à mon cellulaire.
Rien à ajouter votre honneur.

Ju

11 févr. 2008

Eurotrip

Chickipedia, ça trou le cul.
C’est comme Wikipedia (le truc que vous utilisez pour faire vos exposés, sans avoir aucune idée de quoi vous parlez), sauf que y’a que des gonzesses dedans.
Bref (car il y a un point à mon introduction, et j’y arrive), en regardant quelques fiches de filles plutôt connues, nous pouvons voir dans quoi elles ont joué (c’est juste après les mensurations, si vous êtes allé plus loin), et ça nous donne de super idées pour nos soirées navets.
En croisant les références, nous sommes tombés plusieurs fois sur un film au nom évocateur d’"Eurotrip", tout plein de senteurs de teen-road-buddy movie qu’on adore chez les Kritikos.

D’un seul homme (c’est vrai que j’étais seul, aussi), je me tourne vers le Kp, pour voir si il a la même étincelle que moi dans les yeux, face à ce concentré de promesses.
Mais le bougre semble n’avoir rien à foutre de ce qu’il se passe autour de lui, les yeux rivés sur une manette disproportionnée en forme de guitare et sur la télé, seul endroit où il sera vraiment une rock star.

Je le sors aussi calmement que possible d’un état second.
- Alex, c’est bon, ça fait deux minutes qu’ils ont arrêté la musique, t’as juste perdu, c’est pas bien grave…Allez, j’ai quelque chose pour toi
- Heun ???
- As-tu entendu parler de Eurotrip ? (question purement formelle, n’attendant pas d’autre réponse que « non » ou « là, tu m’intéresse)
- Bah ouais, je l’ai.
- …
- Quoi ?
- …

Après deux bonnes minutes pour reprendre mes esprits, on prend tous rendez vous pour le soir même, histoire de se faire une idée plus précise sur un navet comme on en fait plus encore.
Tout commence par un générique plutôt marrant, sur forme de cases animées, genre comic book, où on voit un bordel monstre s’installer dans un avion.
On rigole bien et se demande si le film ne vas pas être suffisamment décalé pour nous faire marrer tout du long, sans qu’on trouve vraiment quoi que se soit à redire sur le fond.
Mais non, car passé le générique, le film, le vrai, commence.

On y rencontre le héro, Scotty, un jeune gars qui sort du lycée et se fait jeter comme une merde par sa petite copine Fiona (Kritin Kreuk, deux scènes, trois lignes, voilà ton chèque, merci d’être passée), miss Uber-Bitch du lycée.
Il se tourne alors vers Mike, internaute d'Allemagne avec qui il communique depuis un moment déjà, pour lui faire par de son chagrin.
Mike lui répond en allemand un truc qu’on peut vite fait traduire par « Je suis triste pour toi mais c’est cool pour moi, j’arrive aux USA, pour qu’on fasse l’amour comme des bêtes. Ci-joint photo) »
Là, Scotty prend peur et insulte l’internaute allemand, en lui demandant de ne pas l’approcher.

Normal, me dirait-vous ?
Et bien non, car j’ai oublié de préciser que Scotty est un con et que Mike ne se prononce pas
"Maïke" mais "Miké", un nom de gonzesse très répandu en Teutonnie.
(D’un côté, quand elle t’a dit que tu serais « son premier », tu aurais pu t’en douter, gros connard)
Confus, Scotty essaie de rattraper sa bourde mais Mike, honteuse, à décider de bloquer son adresse mail, pour plus qu’il l’emmerde.
Plein de bon sens, Scotty arrive à la seule solution possible, allez en Allemagne.
(Vous auriez utilisé une autre adresse mail pour lui écrire, vous ?...Fainéant !)

Scotty s’embarque donc avec ses meilleurs potes dans un trip à travers l’Europe (parce qu’ils savent pas trop où c’est Berlin) où ils passeront par Londres, Paris, Amsterdam, Rome et Varsovie avant d’arriver à Berlin où il trouveront la baraque de Mike en trois minutes chrono.

- Monsieur, Monsieur
- Gutten Tag
- Te fatigues pas, je ne parle pas ta langue de merde. Dit moi juste si t’as vu Mike, elle est blonde, à peu près grande comme ça, bonne comme ça, et elle est super cool comme meuf.
- Heïn, si, Mike, rraaaa. Bon, c’est l’appart avec la fenêtre bleu.

Je vais pas vous niquer toutes les péripéties du film en le spoilant vu que je vous conseille de le matter entre potes, de préférence assez tard (faites pas que ça, quoi), et avec quelques bières, parce que y’a moyen de bien se marrer.

Sachez juste que, comme sont nom l’indique, le film est une vision de l’Europe que peuvent avoir certains ricains et ça pullule de stéréotypes et les clichés s’enchaînent assez vite.
Les anglais sont des hooligans remplis de bière et un poil racistes, les français sont des faux beaux gosses lovers menteurs, en hollande, y’a que des putes et des junkies, les ritals sont des pervers palpeux et pédérastes et on peut acheter une maison à Varsovie avec moins d’un dollar US.

Le tout est évidemment grossi à des fins comiques, ce qui fait sourire bien des fois.
On regrette cependant que le bouchon ne soit pas plus poussé dans l’absurde, comme lors de la scène du robot singe, à Amsterdam, probablement la plus réussie du film.

En guise de synthèse, essayons de dégager les principales raisons de voir ce film.

- Y’a Michelle Trachtenberg et Mike, qui sont canoniques.
- C’est marrant (pas assez mais un peu quand même)
- C’est mal joué (donc c’est marrant)
- C’est tout plein d’insinuations racistes (donc c’est marrant)
- Y’a un passage en Europe de l’est (donc c’est marrant)

Il en faut pas plus pour passer un bon moment.

Ju

Douze Hommes en Colère

Entre deux navets ou gros blockbusters qui tachent, on aime bien se faire un classique du cinéma, de temps en temps, qui à remonter à des temps ancestraux où les gens ignoraient tout des Paris Hilton ou Nicole Richie qui polluent notre société pécheresse.
Ici, le film date de 1957, est en noir et blanc, sans grands effets spéciaux et sur le système du huit clos.
Le plot est simple mais terriblement efficace et le film est tout simplement génial.

A New York, dans les années 50, un jeune cas social de 18 ans est accusé du meurtre de son père et toute les preuves semblent indiquées sa culpabilité.
12 jurys (des gars lambda) se retirent alors pour décider du sort du jeune homme.
S’il est condamné, c’est la chaise à coup sûr.

Comme vous le voyez, le plot est on ne peut plus simple et les acteurs ne quitterons jamais la salle de délibération, même si certains se verraient bien dehors, sous une chaleur accablante.
Parmi les douze jurys, on trouve un peu toutes les personnalités qu’on pourrait attendre, le super malin, le vieux sage, le vieux raciste, le timide, le blaireau (super fan de ses propres vannes), le bœuf un poil sadiste, etc.
Pendant 95 minutes (parfaitement calibrée, on s’emmerde pas une seconde sans pour autant regretter que se soit pas plus long), ils vont donc repasser tout les arguments apportés durant le procès (d’un coup, on se demande se qu’on bien pu foutre les avocats de la défense), pour être sur de ne pas envoyer trop vite un homme à la mort.
Tout au long de la discussion, des votes sont organisés pour savoir qui est en faveur de l’accusé, qui est en faveur de l'accusation.
Pour que le verdict soit valide, il faut qu'il soit unanime, et c'est ce qui va faire tout l'intérêt des discussion, où les différents jurés tenteront de se convaincre les uns les autres, de s'influencer.
Sur cinq, six votes, on verra bien le changement d’opinion général, juré par juré, avec les incertitudes de chacun, pendant que d’autres restent campés sur leurs positions.

Le film est super intéressant sur le plan de la démonstration, à travers les jurés qui prennent des faits donnés dans la déposition pour les confrontés à la réalité de leurs connaissance, pour les affirmés ou les infirmés (et c’est là qu’on se rend compte que ça aurait du être le boulot de l’avocat de la défense, qui, à la place, faisait un Jenga).

Il s’agit du tout premier film réalisé par Sydney Lumet, qui remporta l’ours d’or de Berlin et fu nominé dans 3 catégories majeurs aux Oscars de 1957.
Je souhaite à tout le monde d’avoir vu ce grand film (un véritable classique du cinéma qui est pas chiant, ça se souligne).

Ju