The Brave One
Jon m’a dit que ça avait l’air sympa.
Les critiques et le score box office m’ont dit que c’était à chier.
Il fallait que je me fasse une idée par moi-même pour me rendre compte qu’un gars qui est fan de Resident Evil (les films, pas les jeux, on l’est tous) ne devrait pas se voir accorder beaucoup de crédit quant à ses recommandations cinématographiques.
Un soir qu’elle se ballade avec son petit ami (Sayid, qui a finalement réussi à s’échapper de l’île), dans Central Park, ils sont victimes d’une agression qui coutera la vie à Sayid.
(D’un côté, une balade de nuit à Central Park, y’a plus malin)
Paniquée et paranoïaque, Erica décide alors de s’acheter une arme, sans avoir recours au traditionnel permis de port, pour assurer elle-même sa protection.
C’est alors que le téléphone d’Erica sonne, indiquant au tout nouveau meurtrier qu’il n’était pas seul.
Ni une, ni deux, Erica décide de mettre 4 bastos dans le laron qui s’écroule au sol, pendant qu’elle se barre comme une voleuse, non sans prendre soin de piquer la cassette de surveillance vidéo (pour la montrer à ses petits enfants, sans doute).
Armée de son 9mm chéri, Erica se retrouvera quelques fois encore au mauvais endroit, au mauvais moment et garnira son tableau de chasse au point que la ville entière ne parle plus que d’un vengeur inattrapable, frappant les crapules qui infestent la ville.
Pendant ce temps, la police est un peu à l’ouest et cherche sans trop se presser la nouvelle idole des jeunes qui semble faire leur travail à leur place.
Faut dire qu’ils ont peu d’indices sur lesquels s’appuyer vu que le tueur a eu la chatte de tuer dans des endroits bizarrement non surveillés (une rame de métro sans surveillance, sérieux…), dans des coins où il n’y avait jamais de témoins.
Et quand on trouve un témoin, il faut que se soit un junkie débile ou une pute (la professionnelle, pas l’amateur) qui décide de protéger Erica, même quand cette dernière lui dit de la balancer.
Passons maintenant aux points forts du film.
Les décors sont sympas et typiques des quartiers pauvres de New York, où l’histoire prend place.
Les textes du show radio d’Erica sont super bien écrit et agréables à écouter.
Jodie Foster soulève un film qui gagne tout à sa présence, tant elle incarne avec talent la torturée Erica qui voit sa vie brisée en l’espace de quelques secondes, et qui essaie de surmonter son chagrin, tant bien que mal.
Le gars déduit de l’angle des balles de la tuerie de la superette que le tueur n’avait jamais utilisé d’arme à feu auparavant, mais ne fais pas le rapprochement quand il voit Erica sur les lieux du second meurtre et quand elle se barre (limite en courant) quand il l’interpelle, qu’elle a peut être quelque chose à cacher.
Non, ce connard lui court après pour lui dire qu’il aime bien son émission.
C’est un peu gros et on a vite l’impression d’être pris pour des cons.
Le film est super long (plus de 2h) et se termine sur une note totalement amorale, sans qu’on ne croit vraiment au côté soutenable de la décision prise par les principaux protagonistes (vous trouvez que cette phrase ne veut rien dire ? En voyant le film, vous verrez que je dis vrai)
Ju



1 commentaire:
Pour commencer je t'emmerde parce que rien ne résume mieux ma pensée que cette simple phrase.
Ensuite pour donner du crédit à cette argumentation qui ne devrait pourtant pas en avoir besoin, je suis un énorme fan des Resident Evil oui, mais des jeu en l'occurence. Je reconnais avoir défendu les deux premiers films d'anderson devant vos commentaires tout ce qu'il y a de plus Jean Pierre Coffien: "mais t'façon, ces films c'est de la merde". Je ne crois pas avoir défendu RE Extinction me semble t'il.
En ce qui concerne le film en question. Ne l'ayant pas vu, j'ai emis, compte tenu de la complexité qui aurait pu être apporté au rôle de cette femme qui du jour au lendemain pète un cable et se met à faire la justicière et de l'immense qualité d'actrice de Jodie Foster même dans ce genre de rôle, l'idée que ce pourrait être un bon film. Visiblement le réalisateur en a décidé autrement ce qui me dégage de toute responsabilité.
Enfin, je finirai par conclure en soulignant le fait qu'il n'est pas forcément judicieux de se fier à l'avis des spectateurs ou des critiques en ce qui concerne un film. C'est ce qui conduit à penser que "There will be blood" est un bon film alors qu'il n'est rien d'autre qu'une immense perte de temps, temps qui aurait pu être passé à devenir une rockstar virtuelle.
Tout le monde m'aura reconnu.
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