Cellular
Une fournée de kritikes sans navet, ce n’est pas vraiment dans nos habitudes.
Et le navet du jour, il pique comme pas deux.
Bien que datant de trois ans et demi, aucun d’entre nous n’avait eu l’occasion de le voir jusqu’alors et ce n’est qu’en parcourant la filmographie de Jessica Biel (au milieu d'autres nombreuses conneries) qu’on s’est rendu compte de notre oubli.
3 de vos 4 serviteurs (le dernier se planquant derrière une prépa bien venue) ont donc donnés de leur personnes (y'en a un qui ronflait sévère mais on est pas là pour balancer), devant une merde super prévisible bien que peu crédible (et c’est ça qui fait peur).
Un jour qu’il essaie de reconquérir son ancienne petite copine (Jessica Biel), il accepte de distribuer des flyers et récupérer des tee shirts, pour prouver que c’est un bon gars.
(Alors que Jessica sait pertinemment que c’est qu’un petit con).
Ryan refile donc tout le taff à son meilleur pote, un surfeur blond, qui se retrouve bien vite dans un costume de baleine, sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Tout fier de sa ruse, Ryan se prépare à se la branler sévère, ayant toute la journée devant lui.
- Mon quoi ?
- Euh, excuse moi, ton cellulaire (putain de version québoche)
- C'est-à-dire que là, je suis press…
- Très bien. Alors je m’appelle Jessica et j’ai était pris en otage par un groupe de salopards qui semble en avoir après mon mari. Ils m’ont enfermé dans une maison je sais pas trop où et j’ai peur pour ma vie.
- Vous êtes attaché ? Vous pouvez pas aller voir à la fenêtre, voir si vous ne trouvez pas des indices de localisation ? Et puis…
- Tu m’interromps plus jamais, petite merde, j’ai pas fini mon histoire. Bon, j’en étais où ?
- Peur pour ma vie…
- Ouais, c’est vrai. Donc, il m’ont enfermé et après, y’a le chef des agresseurs m’a approché avec une masse, pour exploser le seul téléphone de la pièce. Le truc, c’est qu’il n’avait pas compté sur le fait que j’étais l’ex femme de McGyver et qu’en deux temps trois soudures, j’ai trouvé un moyen de numéroter au hasard, d’où mon appel.
- Non, il n’a pas brûlé les fils, le con ?
- Non, un amateur.
- Ok, bah écoutez, je vais aller voir les flics vite fait, et vous leur raconterai votre histoire, parce que j’ai pas que ça à foutre, moi, et une journée super chargée m'attend. Est-ce que vous pouvez me donnez plus d’informations sur vos ravisseurs ?
- Y’a un qui ressemble vachement à Jason Statham et un qui pue la vodka.
Dans l’heure qui suit, le gars va voler deux bagnoles (dont une deux fois), conduire 2 bornes en sens inverses, exploser trois quatre clôtures pour se créer un raccourci, prendre en otage un magasin de téléphone portable, déclencher l’alarme d’une banque, sans que pour autant une seule patrouille de flics s’intéresse à lui.
Il continu son petit bonhomme de chemin peinard et nous, on se marre.
Ce qui compte, c’est les personnages uber caricaturaux qui jalonnent le parcours de Ryan, les dialogues débiles qui pourrissent la moitié du script, la chatte monstre du héros malgré une incapacité flagrante à réfléchir, etc.
Y’a aussi le fait que Jessica Biel est une belle escroc qui tape un chèque pour trois scènes, deux lignes et passe 1 minute en tout et pour tout à l’écran.
La fin est a l’image du film, pourrave, longue et attendue.
Le héros sauve la mise, choppe la gonzesse, expose les méchants au grand jour, et panse ses blessures de guerre en faisant des blagues pas drôles.
On se pose alors la même question que Statham qui naguère lui demanda:
- Mais comment tu as réussi à te mettre dans un tel bordel ?
- J’ai juste répondu à mon cellulaire.
Rien à ajouter votre honneur.
Ju



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