Charlie Wilson's War
Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman, Julia Roberts (chacun détenteur d’un Oscar pour rôle principal), dans un film sur la guerre froide, par le réalisateur de Closer, ça sent bon tout ça.
Pour le dernier film inscrit sur ma liste à voir avant les Oscars, Charlie’s Wilson est loin d’être le plus mauvais film, même si il aurait gagné à être plus long.
C’est assez rare pour être souligné, et c’est ce qui fait la force du personnage.
En 1980, il est parmi les seuls à se rendre compte de l’importance de la guerre en Afghanistan, dans l’issue de la guerre froide engagée contre les communistes.
Pendant plusieurs années, les Afghans vont se faire déchirer par les troupes russes, qui rasent des villages entiers au ptit déj.
Pour les contrer, Charlie Wilson a un plan assez simple.
S’arranger pour que les afghans mettent la main sur des armes soviétiques, qu’ils puissent retourner contre l’ennemi rouge.
Ca aurait était plus simple de leur filler des armes ricaines, certes, mais il ne faut pas oublier que dans le contexte de guerre froide, il fallait être capable de faire des coups de pute sans pour autant qu’on sache que ça vienne d’un camp ou de l’autre.
Pour mener à bien son projet, Charlie devra négocier avec Israël (propriétaire d’un paquet d’armes confisquées aux ruskoffs), l’Egypte et le Pakistan (en charge de l’acheminement des armes), tout en faisant voter le budget nécessaire à l’achat des armes à proprement parler.
Le film est basé sur une histoire vraie donc je pense pas qu’on puisse parler de spoil si je vous dis ce qui se passe plus loin dans le film.
Même si l’histoire exacte m’était inconnue, de nombreux éléments sont familiers pour peu que vous ayez écouté un minimum en cours d'histoire au lycée.
Le film est tiré du bouquin de George Crile, sorti en 2003.
Ce dernier officie d’ailleurs comme consultant technique sur le film, par soucis du détail.
Tom Hanks, tout d’abord, s’est particulièrement impliqué dans le rôle, au point d’avoir plusieurs entretiens avec Charlie Wilson (le vrai), lors de la préparation du rôle.
Il réussi à rendre un politicard sympathique et plutôt cool, avec un goût particulier pour la boisson (le scotch à 10h du mat, facile) et les gonzesses.
Les gonzesses, justement, parlons-on.
Le bureau de Charlie fait instantanément penser à "Charlie et ses drôles de dames" et il est entouré de véritables canons, étrangement qualifiées pour de si belles femmes.
On apprend alors la devise de Charlie concernant ses secrétaires « You can teach them to type, but you can’t teach them to grow tits ».
Si les deux premiers font un très bon taff, c’est surtout Philip Seymour Hoffman qui tire son épingle du jeu, dans le rôle de Gust Avrakotos, qui aurait gagné à être plus développé, à l’image de celui de Crystal Lee.
L’ex Truman Capote est nominé dimanche dans la catégorie du meilleur second rôle où il aura à faire à Javier Bardem et Casey Affleck.
Je vous disais en introduction que le film aurait gagné à être plus long et je vous parler de spoiler un peu après.
Si les russes se sont cassés les dents sur les montagnes afghanes (c’est pas du spoil, c’est de l’histoire monsieur), la dernière partie du film est un peu expéditive et on y voit Charlie Wilson insister sur la nécessité d’aider à la reconstruction des zones dévastées pour que les générations futures perçoivent l’aide qu’il fallait cacher sur le plan militaire.
Malgré le coût dérisoire (en comparaison de l’effort de guerre), il ne réussira pas à faire voter l’attribution d’un million de dollars pour les écoles afghanes, ce qui nous ramène à des événements bien plus récents, pour nous rappeler qu’on n’apprend pas forcement des erreurs du passé.
Ju



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