Douze Hommes en Colère
Entre deux navets ou gros blockbusters qui tachent, on aime bien se faire un classique du cinéma, de temps en temps, qui à remonter à des temps ancestraux où les gens ignoraient tout des Paris Hilton ou Nicole Richie qui polluent notre société pécheresse.
Ici, le film date de 1957, est en noir et blanc, sans grands effets spéciaux et sur le système du huit clos.
Le plot est simple mais terriblement efficace et le film est tout simplement génial.
A New York, dans les années 50, un jeune cas social de 18 ans est accusé du meurtre de son père et toute les preuves semblent indiquées sa culpabilité.
12 jurys (des gars lambda) se retirent alors pour décider du sort du jeune homme.
S’il est condamné, c’est la chaise à coup sûr.
Comme vous le voyez, le plot est on ne peut plus simple et les acteurs ne quitterons jamais la salle de délibération, même si certains se verraient bien dehors, sous une chaleur accablante.
Parmi les douze jurys, on trouve un peu toutes les personnalités qu’on pourrait attendre, le super malin, le vieux sage, le vieux raciste, le timide, le blaireau (super fan de ses propres vannes), le bœuf un poil sadiste, etc.
Pendant 95 minutes (parfaitement calibrée, on s’emmerde pas une seconde sans pour autant regretter que se soit pas plus long), ils vont donc repasser tout les arguments apportés durant le procès (d’un coup, on se demande se qu’on bien pu foutre les avocats de la défense), pour être sur de ne pas envoyer trop vite un homme à la mort.
Tout au long de la discussion, des votes sont organisés pour savoir qui est en faveur de l’accusé, qui est en faveur de l'accusation.
Pour que le verdict soit valide, il faut qu'il soit unanime, et c'est ce qui va faire tout l'intérêt des discussion, où les différents jurés tenteront de se convaincre les uns les autres, de s'influencer.
Sur cinq, six votes, on verra bien le changement d’opinion général, juré par juré, avec les incertitudes de chacun, pendant que d’autres restent campés sur leurs positions.
Le film est super intéressant sur le plan de la démonstration, à travers les jurés qui prennent des faits donnés dans la déposition pour les confrontés à la réalité de leurs connaissance, pour les affirmés ou les infirmés (et c’est là qu’on se rend compte que ça aurait du être le boulot de l’avocat de la défense, qui, à la place, faisait un Jenga).
Il s’agit du tout premier film réalisé par Sydney Lumet, qui remporta l’ours d’or de Berlin et fu nominé dans 3 catégories majeurs aux Oscars de 1957.
Je souhaite à tout le monde d’avoir vu ce grand film (un véritable classique du cinéma qui est pas chiant, ça se souligne).



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