Into the Wild
Le choix du film dépend vachement de la personne avec qui tu le vois.
Si on prend un malin plaisir à aligner les navets avec Kp et Itoo, quand arrive le vendredi et la soirée avec Arno, c’est une autre paire de manches et on a plutôt pris l’habitude de matter de très bon films.
Après "12 hommes en colère" la semaine dernière, c’est l’excellent Into the Wild qui a marqué le début des vacances, d’une bien belle manière.
Christopher McCandless est un jeune de gars de 22 ans qui décide, son diplôme universitaire en poche, de partir à l’aventure, avec des fonds super limités et un sac à dos comme seul allié.
Tout au long de son aventure qui l’amènera du Dakota à l’Alaska, il rencontrera des personnes qui changeront sa vie et vivra des aventures qui modifieront sa façon de voir les choses, à tout jamais.
Into the Wild, c’est le road movie ultime.
Genre trop souvent associé au films de teens et aux voyages scolaires merdiques, il donne ici l’occasion de voir des paysages aussi magnifiques que variés, s’étalant sur une grande partie du continent américain.
On y suit un vrai scénar, avec un bon acteur, sur des belles musiques, et c’est le pied pendant plus de 2h30 (on les voit pas passer et le film aurait put durer 5h que ça aurait pas gêné).
Mais on va y revenir.
Seul le point de départ et la décision de partir à l’aventure semble un peu floue.
On comprend vite que Christopher à une dent contre ses parents et tente d’échapper une vie qui lui rappelle leurs échecs, mais on trouve ça un peu extrême, comme décision.
Le film est cependant tiré d’une histoire vraie, alors on va croire au mot ce que Sean Penn nous énonce.
J’avais d’ailleurs de grandes réticences à regarder le film de l’acteur-réalisateur (beaucoup de mauvais souvenirs et je n’aime pas beaucoup Sean Penn), avant de me rendre compte que je n’étais qu’un gros con têtus, dès les premières minutes.
La mise en scène est sobre (en dehors des caractères qui s’imprime en jaune sur l'écran, au fil de l’histoire), l’histoire est bien agencé (en chapitre), c’est du très bon taff.
Le mode de narration, partageant la voix off entre Christopher et sa jeune sœur et une excellente idée et permet d’obtenir deux points de vue sur l’histoire (d’un côté, celui qui la vit, de l’autre, ceux qui sont restés sans nouvelles).
Une grande marge de manœuvre à apparemment était laissé à Emile Hirsch qui fait une remarquable performance, tant sur le plan physique (
Le rôle a était à l’origine proposé à Leonardo DiCaprio qui doit se mordre les doigts de l’avoir laissé passer.
Les personnages qui croiseront la route de Christopher (devenu Alex Supertramp) sont tous haut en couleur et attachants, du couple de hippie au retraité paternaliste en passant par la jeune chanteuse.
On regrette un peu la fin (pas sur le plan de la réalisation, juste au niveau de ce qu’il se passe) mais on va pas refaire une si belle histoire.
Le film est un véritable bol d’air frais, et un des meilleurs choix que vous pouvez faire au ciné cette année.
Ju



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