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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

6 févr. 2008

The Kill Point

Selon Shane Botwin de l’excellent “Weeds”, Pittsburgh est une ville calme où il ne se passe pas grand-chose et où sa mère ferait bien d’aller pour oublier tous ces soucis. Sachez que le morveux se base sur de fausses informations puisque c’est dans cette ville que se passe l’action de cette courte série de 8 épisodes de 50 minutes.


Un beau matin, plusieurs personnes débarquent dans une banque afin de la cambrioler. Tout se passe bien pour eux : ils n’ont pas de gros problèmes pour remplir leurs sacs et personne ne semble vouloir jouer au héro. Le seul hic est que dans cette banque se trouve une flic qui pense bien effectuer correctement son boulot. Deuxième hic : dans la rue se trouve un fourgon de police. C’est ainsi que lorsque les bandits rejoignent leur camionnette, une fusillade éclate et les voleurs se voient se replier dans l’enceinte de la banque. Le cambriolage se transforme en prise d’otage.

La suite de la série se déroule à 8 clos, dans le périmètre de la banque. On suit l’histoire de plusieurs points de vue : les bandits, les otages, et les flics qui établissent un périmètre et engagent un négociateur.
Bien évidemment les thèmes récurrents de ce genre d’histoire sont présents : apparition du syndrome de Stockholm chez certains otages, comment gérer les blessés, le combat du négociateur contre les fédéraux qui commencent à s’en mêler… Tout est bien réalisé, rien n’est trop exagéré comme dans « Otage ». Il est amusant de voir une complicité apparaître entre le chef des bandits et le négociateur. A l’inverse de « 24 » où Jack se contente de péter un genou quand il n’est pas d’accord, l’histoire est traitée avec beaucoup plus de finesse; ici tout s’échange, c’est sur cette base que négocient les 2 camps. Ajoutez à cela une complexité s’intensifiant avec le temps : un 3ème camp s’invite à la partie. C’est celui du père d’une otage qui s’avère être une personne assez puissante (mais supérieure à la police?). Ainsi la danse sera menée par l’un des 3 camps les uns après les autres, chacun profitant des faiblesses de ses adversaires.

Il est sympathique de noter que les réalisateurs se sont servis de quelques références. Chaque épisode est construit sur l’architecture de la plupart des séries à suspense telle « Prison Break » : une intrigue et un suspense à sont maximum au niveau des coupures pub et de la fin des épisodes qui nous tiennent en haleine. A l’instar de Mickaël Scofield, le chef des bandits est toujours plein d’idées et c’est lui qui décide qui sort quand et où. Mais contrairement à son collègue qui lui est déjà en prison, ses décisions semblent plus préparées et réfléchies : un reste de son équipe est resté dehors.
Deuxième référence : le magnifique « Reservoir Dog ». Chaque bandit à un nom appartenant au même lexique. Chez Tarantino c’est celui des couleurs, ici celui des animaux. Il y a ainsi Mr Wolf, Rabbit, Pig…
Les acteurs sont bons, leur personnages évolue face aux différentes situations et au déroulement de l’histoire. C’est ainsi que le chef Mr Wolf verra sont poste mis en danger face à la récalcitrance de l’un de ses lieutenants, le négociateur aussi changera de technique…

Malgré une fin qui pourrait décevoir certains, cette série est très réussie sur son ensemble. Des retournements de situations, un suspense haletant et de bons acteurs. Ajouter à cela une position engagée des réalisateurs envers Georges Bush : les cambrioleurs sont en fait des vétérans d’Irak traumatisés par la guerre. Cette prise d’otage leur permet de s’exprimer au public et de s’attirer ainsi leur sympathie.
La sympathie du téléspectateur, elle, n’est pas focalisée sur un seul camp : on se sent tour à tour proche des bandits, du négociateur, et des otages, ce qui fait qu’on ne sait jamais quelle direction va prendre le film (qui s’en sortira? Y aura-t-il des morts?).

Finalement, mon conseil sera simple : jetez-vous sur cette série de qualité qui ne s’éternise pas contrairement à ses consœurs d’une vingtaine d’épisodes. Chaque partie est très bien découpée et très intense, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde.


Itoo

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