Sur Les Quais (On The Waterfront)
Comme l’a si bien introduit mon frère dans sa dernière critique (au passage d’un film qu’on devait regarder ENSEMBLE et que cet……..(faites travailler votre imagination pour les pointillés) a regardé sans moi), on a donc décidé d’arrêter les gros navets bien suintants pour se consacrer aux vrais classiques du 7ème art.
Et Dieu sait que ce n’est pas évident d’éviter les navets chez les Kritikos, j’en ai fait la triste expérience la semaine dernière, ça partait pourtant d’une bonne intention à savoir : rester chez moi. Oui mais voila que par je ne sais quel tour de passe-passe je me suis retrouvé face au BIG MOVIE, une merde infâme, le summum du film de merde, rien de bien étonnant qu’après cela je sois sorti tous les soirs de la semaine.
Tout ça pour dire qu’après ce film qui m’a salit jusque dans mon âme, j’ai décidé de me mettre aux films classiques.
Le film classico kritiké ce soir est (je ne sais pas qu’est c’ke c’est…) : On The Waterfront, film oscarisé à 8 reprises en 1954 (excusez du peu), dont la statuette du meilleur film et celle du meilleur acteur pour Marlon Brando (Branlo comme j’aime à l’appeler).
C’est l’histoire d’un jeune docker, Terry Malloy (campé par Marlon Brando) qui travaille sur les quais New-yorkais à la main d’un puissant syndicat dirigé par le maléfique Johnny Friendly. Tout bascule quand Terry assiste, à l’insu de son plein gré :), à l’assassinat d’un employé qui voulait dénoncer les activités illicites de Johnny Friendly. Quand le jeune Terry tombe amoureux de la sœur du défunt homme, il se retrouve face à un cas de conscience.
Voila pour le plot, que dire du film ? Et bien tout simplement qu’il mérite amplement son rang de chef d’œuvre.
Le souhait affiché d’Elia Karzan (réalisateur) de montrer la vie des dockers de manière authentique est poignant, tout ça articulé autour de la fameuse « loi du silence » où tout le monde a peur de dénoncer le syndicat, de peur de se faire tuer.
Une vraie réussite en très grande partie due à une performance d’acteur quasi-stratosphérique (pour reprendre l'expression de Georges Eddie :) ) de Marlon Brando (pour sur un des meilleurs acteurs et des plus charismatiques que le cinéma ait eu) qui joue à merveille cet ancien boxeur, un peu idiot, mais profondément touchant.
L’histoire d’amour entre Brando et la sœur du défunt est d’une sincérité et d’une crédibilité rarement vue ou égalée au cinéma (loin des films à l’eau de rose de notre génération).
Lee J. Cobb joue à merveille un Johnny Friendly tout puissant et sans état d’ame.
On peut reprocher au film un final assez hollywoodien peut être la seule faiblesse du film, sinon le film est magistral.



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