Turistas
« Turistas »: un navet gore qui va envoyer du pâté! Voici ce que Ju m’a dit avant de lancer cette merde cinématographique. Hein? Du gore? Bordel, j’espère que le titre du film n’est pas un vieux jeu de mots scato sur les joies de découvrir les spécialités culinaires lorsqu’on visite un pays. Et bien non, rassurez vous. Mais il est quand même dégueulasse.
Commençons par le synopsis: un groupe de jeunes gens (pétasses aux gros seins et jeunes cons) voyagent en bus à travers le Brésil. Un accident survient aux abords d’une forêt sinistre, qui pour sûr sera leur tombeau… (Bouh, ça fait peur!)
Dès l’accident, les idiots nous montrent l’étendue de leur potentiel : « fait chier cet accident : on a perdu toutes nos valises. Je vous l’avais dit qu’il fallait prendre l’avion. Et si on allait se baigner? »
«Ok! Fait tellement chaud que je lècherais la sueur sur les couilles d’un macaque »
« Oups! J’ai oublié mon maillot : c’est bête tout le monde va voir ma généreuse poitrine! »
« D’la bombe : un bar et des putes : bien joué le Brésil !»
« Allez on fait la fête, buvons compagnons !»
Seulement ces fourbes de brésiliens ont pensé à mettre des drogues dans leurs verres : ils se retrouvent dépouillés le lendemain matin. Ils errent donc dans la forêt et trouvent un village. L’un d’eux aperçoit un merdeux portant sa casquette : il le poursuit, trouve une pierre et lui explose la cervelle. Bien évidemment les villageois sont colères : le bougre explique tant bien que mal que c’était un accident (« Je l’ai délibérément visé avec un rocher mais c’est un accident, je vous assure! »). Le groupe trouve alors leur ami étudiant en anglais (« Kiko », nom ridicule) qui les aide à fuir à travers la forêt.
Entre temps deux suédois qui les avaient rejoints à la fête de la veille se font enlever et zigouiller en pleine forêt en tentant de fuir leurs ravisseurs. Mais comme les amerloques n’en ont rien à foutre des vikings, ça passe inaperçu pour eux.
Le groupe arrive alors à une cascade renfermant des grottes pour nous montrer que malgré ces sauvages, le Brésil regorge de beaux paysages. Ensuite Kiko leur dit : « bon bah finalement, je n’ai pas envie de vous amener chez mon oncle dont la maison se trouve à 5 minutes. Rebroussons plutôt chemin, après ces 10 heures de randonnée !»
« T’es un comique, toi : elle est où cette maison? »
« Bon d’accord, suivez moi! »
Entre temps, précisons que ce con s’est fracassé le crâne sur un rocher en faisant son malin en sautant d’une chute. Heureusement ses compagnons auront la bonne idée de le recoudre avec une agrafeuse.
Comme ils auraient du l’écouter : cette maison regorge en effet un terrible secret : un psychopathe y prélève illégalement des organes. Voici enfin venir le gore qu’on nous avait promis (après 1h20 de film sur 1h30, tout de même!). Effectivement c’est dégueulasse : ce porc prélève des organes sur un corps vivant (« Quel beau foie! Votre rate est on ne peut plus de qualité! Et que dire de votre utérus? »). Et bon appétit, bien sûr.
Pendant ce temps-là les autres prisonniers en profitent pour s’échapper grâce à l’aide de Kiko. Ils courent jusqu’aux chutes et s’engage une course poursuite dans les grottes. Quand tout semble finit, seul 2 ricains, le gros méchant et l’un de ses sbires (qui est le seul à avoir une arme) se font face à face. La persuasion des ricains feront changer d’avis le sbire d’origine indienne (qui rappelons-le ne doit pas comprendre un mot d’anglais), qui se retournera, tel Dark Vador contre l’empereur, pour le défoncer.
Au final les survivants retournent au village du début dont les habitants ont complètement oublié qu’ils avaient défoncé l’un de leur enfant. Ils sont tout gentils et les soignent.
Autre erreur: après que le méchant soit mort, ils sortent de la grotte et ont miraculesement retrouvé leurs habits (ils avaient été dépouillés et fait tout le film en maillot pour ceux qui en avaient).
Vous vous dites sûrement : un navet de plus, pas de quoi être étonné. Et bien si les amis : surpris nous avons été, face à la médiocrité des doublages. Et vraiment à chier ils sont (Yoda, sors de ce corps!). Non seulement la plupart du temps on a l’impression que les figurants (je n’oserai jamais les appeler « acteur », par respect pour la profession) récitent leurs texte sans le comprendre, mais en plus les doubleurs ont fait un travail de gorets : des fois des bouts de phrases ne sont pas traduits. Ça fait bizarre, dans la même phrase d’entendre un mec changer de voix et de langue. Que voulez-vous ? Quand un budget est limité, on n’a pas les moyens de trouver des gens capables de traduire « What the fuck are you doing? » ou « Let’s go swimming ». Ou alors ce sont les doubleurs qui avaient pris leurs RTT…?



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