Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

24 mars 2008

Julia

L’autre jour en regardant ARTE avec Ju, on est tombé sur une émission consacrée au festival de Berlin (qui a dit « mais bien sûr!… »? Bon d’accord, on zappait après avoir suivi le meilleur show japonais qu’il existe, « Viking »). Des individus parlaient une langue bizarre, le prussien. Heureusement que des journalistes traduisaient en gaulois, car sinon on aurait zappé et loupé les commentaires sur le nouveau film d’Erick Zonca.


-Das film ist ein chef-d’œuvre!
-Ja Elmut, Ich lieb das film!
-Ach, Veronika, ich bin soif. Ich want ein birr.
-Von choucroute. Gut! Gut!
Etc., etc... Ils avaient l’air d’avoir apprécié le film.
C’est ainsi que je partis voir ce film, plein d’espoir.

Julia est une trentenaire alcoolique qui arrive de moins en moins à cacher son problème. C’est ainsi qu’elle se fait virer de son boulot et dois suivre un programme chez les AA. Elle y rencontre Elena, qui a des problèmes psychiatriques et qui va la convaincre d’enlever son fils dont elle n’a plus la garde. S’en suit alors une fuite à travers la Californie et le Mexique où Julia et le petit Tom seront livrés à eux même et devront faire face à la violence du monde des hors la loi.
Véritable road movie, ce film obéit aux règles des classiques du genre telles que la présence de magnifiques paysages, et le thème de la cohabitation de 2 individus qui ici ne se connaissent pas et dont Julia commence à baser la relation sur la violence et la peur. Bien sûr cette relation évoluera et il est très intéressant d’observer les changements de comportement et de sentiments des uns envers les autres.

Tilda Swinton est magnifique dans son interprétation et très crédible. Elle ne se contente pas de jouer une lourdaude bourrée. Julia est aussi une grande gueule et inconditionnelle dragueuse d’hommes. Cependant, dès qu’elle se rend compte de la gravité de son acte, elle flippe et on trouve une femme paniqué agissant instinctivement. Ses sauts d’humeur (comme braquer une famille pour leur piquer la voiture) ne sont plus directement liés à l’alcool. On est à la fois impressionné par son cran et effrayé par l’extrême violence dont elle est capable. Bref, l’actrice nous livre là une véritable interprétation oscarisable, qui ne tombe jamais dans la caricature malgré les excès dont elle fait preuve.

Zonca nous livre un scénario plein de rebondissements. Rien que le début entre la rencontre de Julia et Elena et l’enlèvement n’est pas linéaire tel qu’expliqué plus haut. Julia finit par enlever Tom après beaucoup de tergiversations dans son cerveau tourmenté par l’alcool et peut-être aussi des problèmes d’ordre psychiatriques (les 2 sont-ils forcément liés?). On apprendra plus tard dans le film des informations soulignant l’ampleur de la folie que Julia a commis. La fuite, elle aussi, ne manque pas de retournements de situations desquels Julia se sort plus ou moins bien et on se demande jusqu’à la fin quelle sera l’issue de l’histoire.

Je vous conseille donc d’aller voir ce film dont les 2h20 passent assez vite malgré un début que certains trouveront peut-être assez lent (perso, pas moi).


Itoo

23 mars 2008

27 Robes

Règle n°3 : Un film proposé, tu kritikeras.

Ca fait cinq mots, c'est pas compliqué à comprendre et ça régit le comportement cinéphile de tout kritikos avéré.
Cependant, me voilà devant vous pour vous annoncer qu'un de nos membres a triché.
Et pas qu'un peu...
Sans vouloir balancer, je dirais simplement qu'il s'agit d'un membre imminent, trilingue Français-Suisse(partie française)-Québecquois, dont les oeuvres favorites sont "dude, where is my car?", "Lady in the Water" et "Into the Blue".
Revenons maintenant à une discussion que j'ai eu avec l'animal, il y a quelques mois.
- Putain, quand j'ai vu Sweeney Todd, ces connards de québoches nous ont passé trois fois la bande annonce de 27 robes, et ça a vraiment l'air d'être de la merde.
- Ah, c'est pas avec la connasse de Grey's Anatomy?
- Ouais, Eagle ou je sais pas quoi?
- Tu voudras qu'on le matte?
- EVIDEMMENT (il ne l'a pas crié et les majuscules soulignent l'importance de sa réponse pour la suite de mon histoire).
Deux/Trois mois plus tard, je ne cesse de lui proposer de visionner le dit film et monsieur trouve toujours une bonne raison de refuser.
- Et si on faisait autre chose, plutôt?
- Genre quoi ? (et puis c'est toi Pluto!)
- Euh...rien. Ouais, c'est cool, rien!

Quelques jours plus tard, à 4h, je cherche un film quelconque pour m'endormir (au pire, pour faire passer le temps), de préférence navrant pour que mon cerveau lache plus vite.
C'est donc parti pour "27 dresses" (en V.O., en V.F., c'est la même merde), pour lequel mon cerveau n'a pas eu a quitter le mode veille.

Jane est une workaholic au passe temps un peu étrange et dérangeant.
Elle adore les mariages et plus encore que d'y participer, elle les organisent.
Le film commence donc par une scène moyenne (j'ai trouvé ça à chier mais le reste est pire donc je vais pas tailler dès de début) où on la voit assister à deux cérémonies dans la même journée, en faisant des aller-retour entre les deux salles d'un côté à l'autre de la ville (et quand je dis ville, c'est New York, c'est pas comme si elle passer du rez-de-chaussé au premier étage de la MJC de thionville).

Lors de ses nombreux déplacements, elle perd son agenda, qui est récupéré par Malcolm, journaliste dans un grand quotidien new yorkais.
Il ouvre vite fait le dit carnet témoignant de la folie de la jeune femme.
Cette dernière passe le plus clair de son temps libre à organiser des cérémonies pour de parfait inconnus.
On apprendra plus tard qu'elle a déjà assisté à 27 mariages, dont elle a conservé toute les robes (gacher de l'espace au centre de new york, c'est très tendance).
Il s'avèrera que Malcolm est un cinique qui trouve que le mariage, c'est rien que de la merde, et qui essayera de le prouver à Jane.
Jane ne tarde pas à le détester, sans pour autant qu'on ai le moindre doute sur l'issu du film, un mariage entre Jane et Malcolm.
(Oui, faut pas nous prendre pour des cons non plus)

Jane est niaise.
Trop gentille, elle ne réussie jamais à dire "non", et ses amis, comme sa famille, en profitent (les salopards) tous sauf une.
Vulgaria (je me souviens plus de son nom mais je sais qu'elle est un peu trash) n'hésite pas à lui dire la vérité, et essaie de la protéger en tant qu'amie.
Vous vous demandez peut être pourquoi je vous parle d'un rôle secondaire merdique?
Tout simplement parce qu'il agit comme la conscience du film.
Jane travaille pour un magazine quelconque où elle est assistante du chef dont elle est éperduement amoureuse.
En tant que conne finie, elle ne lui a jamais fait part de ses sentiments et se contente de glousser quand il se trouve à proximité d'elle.
C'est au moment où on s'approche pour éteindre le film que le miracle se produit.
Vulgaria (donc j'y viens) prend deux pas d'élan et profite que le boss ai le dos tourné pour claquer une giffle de cowboy à sa collègue en ajoutant un "maintenant, t'arrêtes d'être une conne!" (je me souviens plus des mots exacts) qui m'a fait un bien fou.

C'est le moment que choisi Tess, la bonne soeur de Jane, pour faire surface et draguer ouvertement George, l'amour imaginaire de sa grande soeur.
Si dans l'absolu, Jane est une débile, à côté de Tess, c'est un putain de prix nobel.
La jeune soeur a de l'eau dans le crâne et s'est toujours trouvé accrochée à un riche pigeon.
Le pigeon nouveau, c'est George, qui ne tarde pas a la demander en mariage.
Jane se pose alors plein de question qui risquent de faire exploser sa petite tête.
(Nous, on se repasse la scène où elle prend une giffle, et on reprend)
Faut t'il dire à George que Tess est une suceuse de sang?
Faut t'il organiser le mariage en fermant sa gueule?
Faut t'il jouer au flechettes quand on a bu?
Tant de questions que ne trouverons pas de réponse définitive, et qui nous suivrons jusqu'à la toute fin du film.
Une fin de film que je vais d'ailleurs vous gacher de suite, face à la qualité navrante de ce dernier.

Dans un premier temps, Jane va faire sa Jane et fermer sa gueule en organisant tout les détails d'un mariage qui lui donne envie de vomir, tout en se rapprochant de Malcolm le journaliste.
(encore un ptit coup de scène de la giffle pour tenir jusqu'au bout et on reprend).
Un coup de théatre que je ne saurais vous réveller (surtout parce que je me souviens plus trop de l'ordre dans lequel ça arrive) lui fout un grand coup de démon et elle décide de tout foutre en l'air, en ruinant la vie de sa soeur au passage.
Profitant du fait que cette dernière à la mémoire d'un poisson rouge, les deux soeurs font la paix et Jane fini par la nommée témoin de son mariage.
Tout est bien qui fini bien, Jane enfille sa 28ème et dernière robe, George ne se marie pas avec Tess qui promet de changer et tout le monde danse, chante et mange du gateau sur la plage.
Nous on a bien dût perdre 15 points de Q.I et on est content que ce soit terminé.

Les fans de Katherine Heigl apprécieront peut être (je peux pas penser comme des gens aussi niais donc j'en sais rien au final), les autres verront la fin comme une délivrance.
Même si elle joue pas horriblement mal, Katherine Heigle prouve une fois de plus qu'elle ne sait vraiment pas choisir ses rôle.
Considérant que son meilleur rôle est celui de Sarah Ryback, on se fait vite une idée de la qualité des films où elle figura.

A ceux qui me reprocherait d'avoir niquer le suspens d'une belle comédie romantique, je répondrais qu'il n'y a rien de beau la dedans, que le film est peut être un des trucs les plus niais de l'année et surement le plus prévisible qu'il m'ai était donné de voir depuis un moment.
Je met d'ailleurs au défi toute personne de ne pas deviner la fin, après 20 minutes de film.

Je proposerai bien un blâme à Itoo pour conduite anti-professionnelle mais ça équivaudrait à laisser les pleins pouvoirs à Kp pour le choix des prochains films, ce à quoi je ne peux me contraindre.
Tu t'en tires bien, sacripant.
Ju

20 mars 2008

Aquamarine

Avant de commencer la kritike de ce bien mauvais film, je voudrais m'excuser en avance sur les erreurs de grammaire, les fautes d'accord et d'orthographe qui peupleront ce post et les prochains à venir.

J'ai une merde avec mon Word et l'outil de correction de blogspot ne comprend pas un mot de ce que j'écris (le truc dois être réglé en syldave ou une connerie dans le genre).
Ajouter à ça ma maitrise toute relative des subtilités de la langue française et vous comprendrez pourquoi y'aura plus de fautes que d'habitude (le filet Word en dégagait bien la moitié, je pense).

Voilà après cette pré-introduction (je vais finir par mettre mon nom en haut a gauche et la date en face, à continuer avec toutes ces formalités), revenons au stupide film susnommé et au contexte de son visionnage.

Prenez trois individus lambdas, I, J et K.
I et J se sont concertés pour choisir un film plein de promesses, mi-disney mi-attardé, sur les prétidantes aventures d'une sirène qui arrive sur terre et y rencontre les deux seuls êtres humains plus cons qu'elle.
K arrive à la bourre, un peu craintif quand à la programmation de la soirée navet.
(A partir du moment où le même K avait fait subir au groupe les deux merdes abissales tirées de la légende de Beowulf, I et J n'avaient plus aucun scrupule à lui présenté une oeuvre de l'accabi d'Aquamarine)
Dès son arrivé, le dit K se barre dans la piole de J et y dérange son renard assoupi (comprendrons qui comprendrons) pour passer un coup de fil mystère, persuadé que les deux larons commenceraient le film sans lui.
Une bonne demi-heure plus tard, K rejoint ses compères, confortement installés devant un épisode de House M.D.
- Merde, mais je vous avait dit de lancer le film sans moi.
- Et naïvement, tu as pensés qu'on allait le faire?
- Donc j'ai sciemment fait exploser mon forfait pour rien?
- Voilà, tout à fait.

Le film commence et les première scènes sont d'une intensité impressionante avec une concentration de conneries à la minute tout simplement dantesque.
On fait connaissance avec dumba et dumbita, deux petites connes vivant près de Tampa Bay, avec tout les stéréotypes floridien que ça implique.
Elle vivent dans une ville tout le temps ensoleillé, sont devenus BBF trois minutes après s'être rencontrés, on conservés tous les numéros d'OK Podium depuis l'âge de dix ans et sont secrétement amoureuse du mitch bukanahn local, un imbécile heureux répondont au doux prénom de RAYMOND.
Ce idilique tableau idiotique est cependant menacé par le démanagement de Dumba, qui s'apprête à suivre sa mère mutée en Australie (ce qui engagerait tout adolescent qui se respecte dans une crise bien relou, ponctué de "je te déteste", "tu comprend vraiment rien" ou encore "je parle même pas l'australien").
Ajoutez à ça l'existence de Bitchy (joué par une meuf vu et revu dans les pires productions de teen mais dont je n'arrive pas à me souvenir du nom), petite peste fille a Papa, qui tourne autour de Raymon comme une mouche autour d'un étron tout chaud, et vous comprenez que la vie sous le soleil, c'est pas toujours la fête.

Pour les sortir de cette situation inextricable (ou tout simplement chiante), elles ne peuvent compter que sur un miracle.
Après une forte tempête, Dumbita tombe dans la piscine familiale (elle n'est pas poussée, elle tombe juste dedans très connement) et oblige Ray (parce que Raymond, ça fait con) à venir la sauver héroïquement dans un bassin bien plus profond qu'il n'y parait (le gars a croisé deux scaphandriers et Jacques Mayoll, en descendant).
Dumbita croit apercevoir quelque chose au fond de la piscine et met au point un ingénieux plan avec Dumba pour en être sûr.
Partant du principe qu'on chasse mieux les mouches avec du miel que du vinaigre (je suis pas sûr de l'expression), elles décident d'attirer leur proie avec des sardines, puis des croustibats (parce que c'est meilleur).
K, I et J versent tout trois une petite larme devant tant de bonheur, bien inconscients qu'ils n'ont encore rien vu.
Les deux héroïnes (je dirais bien 'nos deux amies' mais je n'ai rien envie d'avoir à faire avec ces sombres connes), découvrent alors une sirène étrangement stupide.
Après une scène bien lourde pleine d'allusions et de jeux de mots sur la queue de la sirène ("Tu veux toucher ma queue?""Pardon?""Vas y, mais sois douce.""Ah, mais c gluant!"), on apprend que la sirène peut changer sa queue en jambes (comme ça, sans forcer) mais qu'elle ne doit pas rester hors de l'eau une fois la nuit tombée, ni se verser un quelconque liquide sur le corps, de peur de se rechanger en créature mythique.

Alors vous me demanderez peut être ce que fait la sirène hors de l'océan, comment elle s'est retrouvée dans une piscine à deux cent mètres de la mère, comment le fait qu'elle puisse matérialiser des jambes est justifié ou si de si mauvaises actrices sont bien réelles.
Je vous direz qu'on s'en fout,se rappelant que si on s'attarde sur les détails d'un film comme celui là, on peut facilement finir fou.
Tout juste sais t'on que Poseidon, le père d'Aquamarine (ah oui, parce que c'est son nom, Aquamarine, à la sirène. Elle sera très vite surnomée Aqua, ce qui a le mérite d'être plus rapide, tout en restant très moche) l'a promis en mariage à un molusque à la con, et qu'elle espère pouvoir connaître l'amour, pour lui prouver son erreur.
C'est nul, hein?
Oui, mais c'est comme ça.

Aquamarine vas donc vite flasher sur Ray, et demandez l'aide de ses deux nouvelles meilleures copines pour lui "arranger un coup".
Si elles sont réticentes au début, la possibilité de se voir accorder n'importe quel souhait l'emporte et les deux chippies se félicitent à l'idée de ne plus avoir à partager un cerveau pour deux.

Après ça, on a droit à une heure de mauvais cinéma, tout plein de clichés de l'alien qui découvre la vie, entouré d'adolescentes exaspérantes, qui crient pour un rien.
Ca fait du shopping, ça parle de garçon tout le temps, ça entretien des rivalités débiles, ça se lance des vannes pourris, sans répartie, mais en en étant super fières...
En un mot, c'est mauvais.
K essaie de s'endormir depuis un moment déjà mais I et J sont là pour lui décrire toute les scènes qu'il pourrait rater, dans le but qu'il reste éveillé.

Je vais plus trop m'attarder sur cette partie du film si ce n'est pour vous donner un rapide apperçu des blagues pourris qui pullullent tout au long du film.
- J'en ai la chair de poulpe
- Jambe d'humain (celle là, je l'ai pas compris mais je pense que ça à un rapport avec une queue de poisson)
- C'est marrant, j'ai entendu que Cecilia, ça voulait dire débile.
- Waou, comme tu l'as mouché (reaction à l'attaque du dessus)
- Espèce de morue (ça, c'est universel)
J'en oublie beaucoup mais il est absolument hors de question que je rematte cette merde.

Après 1h40 (oui, c'est long pour un film comme ça), on arrive à la scène de fin, monument de connerie humaine.
Aquamarine se fait pousser dans l'océan (par cette pute de Cecilia) et Ray découvre alors qu'il s'agit d'une sirène.
Poseidon en profite pour déclencher une chiée de vagues, pour la ramener vers lui mais Dumba et Dumbita ne semblent pas être de cet avis.
Dumbita se prépare à sauter à l'eau quand Dumbita la retien pour la manche en prenant un air super sérieux.
- Non, tu n'as pas à faire ça toute seule, je peux surmonter ma peur.
(ouais, parce que Dumbita a peur de l'eau depuis que ses parents sont morts noyés, ce qui, au passage, explique l'odeur)
Et les deux se lance ensemble à l'assaut du dieu des mers en criant à Aquamarine de s'accrocher à la bouée de signalisation rouge (qui au passage, ne devrait pas poser de gros problème à Poseidon, mais bon).
Les trois gonzesses se retrouvent donc sur la bouée, sans avoir de vrai plan quand à quoi faire après.
Elle sont alors rejoint par Ray qui a confondu planche de sauveteur et surf des mers.
Poseidon arrête de faire chier le monde quand sa fille apprend que l'amour de véritables amies et aussi important que l'amour de Raymond mais elle décide quand même de se barrer dans l'océan, en promettant de revenir.
Oui, alors surtout, tu te presses pas Aquamarine, parce qu'on pourra pas supporter ça bien souvent, chez Las Kritikas.

Ju

P.S: Suite au visionnage de ce film, le conseil des kritikos m'a attibué le premier blâme de l'histoire du site, ce qui a pour conséquence de m'écarter du comité de suggestion des prochaines scéances.


19 mars 2008

El Orfanato (l'Orphelinat)

Magnifique, Brillant, Fantastiche!
Une kritike à trois mots me serait reprochée et c'est avec plaisir que je vais développer mon opinion sur le plus grand succès espagnol de tout les temps.
Si la soirée avait mal commencé (rendez vous au ciné pour voir un film pas à l'affiche), le hasard nous permis de découvrir de nouveaux titres.
Après un simili de négociation (la gonzesse voulait voir "Modern Love", Itoo et moi avions les yeux qui crépitais à la vue de "Intraçable" et Jon était ouvert à toute proposition qui n'impliquait pas un jeune trou du cul 'sautant' autour du monde), c'est l'Orphelinat, dont j'avais entendu que du bien, qui a mis tout le monde d'accord.
Dix minutes d'attente, quinze minutes de bande annonce (remarqué le singulier puisque c'est surtout celle de l'intéressant "Mongol" qui est passée en boucle) et on est partis pour 1h45 de grand cinéma.

Laura est une orpheline plus toute jeune (37 berges) qui décide de racheter son ancien orphelinat pour y ouvrir un établissement d'accueil pour enfants handicapés et s'y installe avec son mari et son fils Simon.
Laura et Carlos n'accorde pas beaucoup d'importance au fait que leur fils soutien avoir des amis invisibles, présents aux alentours de la maison, pensant que ça lui passera quand de vrais enfants s'installeront dans la demeure.
Le jour de l'inauguration, Simon disparait et Laura ne tardera pas à se tourner vers des explications paranormales, face aux peu de résultats apportés par la police.

Voilà pour ne pas trop entamer l'intrigue, véritablement surprenante.
Je vous revèle la disparition de Simon, vu que la majorité du film tourne autour de sa recherche, mais c'est quelque chose que je n'avais pas vraiment vu venir.
En parlant de trucs qu'on voit pas venir, attendez vous à sursauter quelques fois (on a noté 3 décrochages cardiaques chez les plus entraînés) en réaction à des rebondissements toujours bien amenés.
Si les sursauts n'auront pas raison de vous, c'est l'ambiance qui s'intalle tout au long du film qui le fera et on est souvent dérangé ou dubitatif face à ce qu'on voit à l'écran.
Sans compter, je pense que j'ai dépasser la dizaine de "mais c'est vraiment de la bombe ce film" intérieurs, en réaction à différentes scènes.

Une grande partie du mérite revient à Juan Antonio Bayona, réalisateur de l'oeuvre.
Jusqu'à l'affichage des crédits, j'étais d'ailleurs persuadé qu'il s'agissait d'un film de Guillermo Del Toro ("Le Labyrinthe de Pan"), vu que son nom est sur toutes les affiches.
Que neni, Guillermo est seulement producteur du film et argument marketing pour la promotion de ce dernier.
Sauf erreur de ma part, il s'agit d'ailleurs d'une permière oeuvre pour Bayona, ce qui le rend encore plus remarquable.

Belén Rueda, dans le rôle de Laura est tout simplement bleuffante, tant la palette d'émotions affichée est conséquente.
Le choix d'une actrice manifestement versatile apporte un véritable plus à une distribution sans véritable accrocs (à noté la participation de Géraldine Chaplin dans le rôle d'Aurora).

Les décors, les costumes ainsi que la photographie sont simplement magnifique et le film reflette une maîtrise globale impressionnante.
Comme indiqué en introduction, le film est un véritable phénomène en Espagne (7 Goyas/14 nominations) où il est devenu le plus grand succès de tout les temps, en nombre de spectateurs (4,5 millions).
Sur le simple plan cinématographique, il s'agit de la seconde giffle d'une année cinéma qui s'annonce particulièrement intéressante.

Ju

14 mars 2008

Underdog

Y'a quelques mois, nous commencions à vous parler d'une liste noire de Las Kritikas, avec tout plein de films honteux qu'on se devait de regarder, pour se rendre compte par nous même de l'étendue des dégâts.
(Un brin masochistes, les kritikos? non...)
Si le courage nous manque encore pour affronter Kazaam, Glitter ou n'importe quel merde de la filmographie de Paris Hilton, notre approche est graduée et réfléchie, à l'exception de quelques surprise (Big Movie et 99 Frs, qui nous ont surpris par la vigueur de leur médiocrité).
Au sein de cette liste noire (que nous révélerons peut être un jour) se trouve un chapitre entier sur les films animaliers, avec en vedette ce qu'on a rapidement appelé "la trilogie canine"
Après "Rex, Chien Pompier", et avant le prometteur Rintintin (ouais, les gars, vous y échapperez pas), voici Undergod, l'histoire d'un chien super héros.
Si je pourrais arrêter la kritike sur ces 4 mots (UN CHIEN SUPER HEROS), je vais vous donner un peu plus d'informations sur ce à quoi vous pouvez vous attendre, et vous proposez de participez à un jeu baptisé "Arno va t'il encore se défiler?".
Commençons par le jeu, si vous voulez bien.
Arno (je sais pas si vous vous souvenez, c'est un gars de bonne famille qui postait ses kritikes avec parcimonie, avant d'arrêter totalement depuis le mois de Septembre), sinistre personnage à l'origine de l'idée de trilogie canine (ce qu'il ferait mieux de ne pas nier) est passé expert dans l'art de s'exfiltrer (cf. "Sam Fisher, ma vie, mon oeuvre") à l'annonce de la moindre difficulté cinématographique.
A titre d'exemple, je soulignerai le fait que le film "Rex, Chien Pompier" est resté plusieurs mois sur le bureau de notre estimé collègue, sans que ce dernier ne daigne y jeter un coup d'oeil ("tiens, je vais plutôt dormir 15h aujourd'hui!") tout en nous assurant qu'il en ferait la kritike.
Vous pouvez aller faire un tour sur le site, vous verrez bien qu'il n'en a rien fait.
Depuis, le moindre simili d'excuse est bon pour s'échapper, à la vue d'un navet:
- Sinon, on a "le fils du mask"
(Vous remarquerez l'emploi du "sinon" faisant référence à des répliques antérieures, soulignant ainsi le fait que "le fils du mask" n'est jamais proposé en premier dans une liste de choix)
- Rrraaaa...
(ça, c'était Kp, si vous en doutiez)
Cinq minutes plus tard, au moment ou nous nous installons pour regarder le dit film, Arno se lève et déclare rapidement en regardant l'horloge (la freebox, pour être précis. Pus personne n'a d'horloge) "Tiens, c'est l'heure que j'y aille, on passe me chercher"
Alors que je me lève pour lui remettre le pikitos d'or qu'il mérite pour une si piètre performance, l'énergumène est déjà parti.
Assez incrédules, le reste du staff se regarde et Itoo a le bon sens de poser la question dès l'hors bien claire dans nos têtes.
- On dit pas souvent "on se retrouve à 21h37" ou "je passe te chercher à 21h37", non?
Cette horriblement longue introduction pour vous dire que pour la seconde partie de la trilogie canine, Arno était aussi peu présent que pour la première, ce qui nous conforte dans l'idée qu'il mérite son sobriquet (le mot surnom est passé de monde, mes chers) d'Arno le planqué.
Maintenant, revenons en au film, si vous le voulez bien.

Un chien à la con est trop débile pour faire la différence entre une bombe et un jambon de parme, ce qui est assez emmerdant quand tu bosses pour la police de Capitol City.
Le dit chien est alors licencié des forces de l'ordre (Allez, vide ton bureau et passe à la compta. Pas de treizième mois ni d'indemnités pour toi, mon grand).
L'air agar et penaud, le corniaud se fait alors enlever par le docteur minuscruel (...) qui le transforme en super chien par inadvertance.
Pour reprendre cette célèbre citation tiré de "Doom, le film", je dirai qu' "Il devient alors super en vitesse, super en force et super en résistance".
Avec l'aide de son nouveau maître Jack (un ado en rébellion constante contre le système, sans raison valable ou apparente), il devient un super héros en chandaille rouge, défendant Capitol City des vermines et truands qui la pourrisse.
Mais minuscruel (je vois pas pourquoi je mettrai une majuscule) n'a pas dit son dernier mot et projette de secrètement enlever Underdog, pour prélever un morceaux de son ADN, dans le but de développer d'autres super chiens parmi ses sujets de test.
(Je vulgarise rien, c'est réellement expliqué comme ça)

L'heure de l'analyse avantages-inconvénients a sonné et je sais déjà que le tout risque d'être aussi équilibré qu'un repas au KFC.
Pour les avantages, sachez que le film dure 1h20 génériques compris.
Pour les inconvénients, sachez que ces mêmes génériques sont à chier.
Le premier tente de faire un rapide parallèle entre le film et le comic original qu'il a détruit et le second fait office de making off pour donner l'illusion que le briard à vraiment louper des lignes ou manger son texte.
D'un côté c'est super indicatif de la qualité du reste du film, simplement navrant.

Pour les autres inconvénients (ah oui, je vous ai pas dit, c'est fini pour les avantages), la liste risque d'être un peu longue et je vais tout vous lâcher tel quel.
La distribution du film est un scandale pur et simple et pas un seul acteur valable n'a était retenu dans la distribution (y'a bien la jeune blonde qui distrait mais elle semble un poil jeune pour que je m'étende sur le sujet (non, Itoo, c'est une figure de language, et non, si je peux pas m'étendre dessus, toi non plus. Merde alors)).
Les scènes (ratées) sont reliés par l'apparition d'un super U (rien à voir avec la chaîne de supermarchés...quoi que), donnant un côté "série de super héros des années 80" un poil hors sujet.
Les scènes d'actions ne sont même pas réussies (ce serait un minimum pour ce genre de film) et on a tout de suite l'impression que le chien ne vole pas, mais qu'il est trimbalé d'un coin à l'autre de l'écran, ce qui assez curieux.
Les musiques sont super pompeuses, pour tenter de redonner du rythme à un film qui en manque énormément.
On a droit à 50% de thèmes entendu et ré-entendu dans tout les films du genre et de composition pseudo épiques, sous entendant que le ratier va vraiment changer le monde.

Le principal inconvénient du film est aussi le point le plus réussi sur le plan technique.
Je parle de la synchronisation des paroles avec les mouvements de lèvres (babines?) des chiens.
Oui, parce que les chiens parlent, c'est un parti pris du film.
Ils parlent entre eux (ce qui est bizarre car j'avais entendu qu'ils se sentaient le cul pour se reconnaitre alors qu'un simple "salut, tu t'appelles?" serait bien plus rapide et moins dégradant) mais aussi avec les humains, dès qu'ils ont des super pouvoirs.
Là, on oscille entre navrance et exaspération face à un tel concentré de débilité.

Kp a arrêté de rire depuis un moment déjà et lance des regards noirs et haineux, une fois à droite, une fois à gauche.
Le bonheur d'Itoo et de moi même se lit dans nos yeux et on se répète sans cesse, comme pour s'en persuader : "Un chien super héros putain...un chien super héros".

Pour finir je souhaiterai ouvrir les paris sur le jeu de la trilogie canine.
Rintintin...Arno se défile ou Arno se défile pas?

Ju

7 mars 2008

Le rêve de Cassandre

Bon, je vais surement me faire haïr, vu que ça devient une habitude, mais j'ai encore vu un bon film, en feuj.
Je profite du début de week end (personne vient sur le site, le week end), pour faire passer ça en espérant que tout le monde ai oublié arrivé lundi.
J'aurai aussi pu noyer la kritike au milieu de 3/4 autres mais les derniers films que j'ai vu ne valaient pas vraiment le coup (The Ring 2, Van Wilder, et j'en oublie des moins glorieux).
Trève d'introduction explicative sans grand rapport avec le film, entrons dans le vif du sujet.

Ian et Terry sont deux frangins assez différents bien que très proches.
Le premier travaille dans le restaurant familiale, tout en investissant le peu d'argent qu'il a mis de côté dans un projet immobilier dans la région de Los Angeles (l'action se passe en Angleterre).
Le second est un ex-sportif, un poil alcoolique et plutôt chanceux au jeu ces derniers temps.
Tout deux, ils décident de s'acheter un petit bateau de loisir, qu'il nomme "le rêve de Cassandre" (c'est le nom d'un lévrier gagnant proposé par Terry).
Pour des raisons différentes, les deux frères se trouvent vite en grand besoin d'argent et se tourne vers un oncle ayant fait fortune dans les affaires.
Ce dernier s'avère près à les aider mais leur demande un simple service en retour, l'assassinat d'un ex-collaborateur près à parler sur des transactions pas très nettes.

J'ai lu que le film était le dernier volet de la trilogie britannique de Woody Allen, après Scoop et Match Point.
Je trouve ça un peu bizarre étant donné que le film ne ressemble absolument pas aux deux précédents (qui avaient quelques similarités).
Pour être honnête, il ne ressemble d'ailleurs à aucun autre Woody Allen, et je n'ai reconnu sa touche particulière que lors d'une poignée de scènes.
C'est assez sombre, plutôt triste et réaliste.
Déconcertant serait le mot le plus approprié.

Ewan McGregor et Colin Farrell font très bonne impression en frères aux comportements vraiment opposés, et on aurait vite put penser que les rôles seraient inversés sur la fin du film.
Une bande son contemporaine (opéra, toute ces conneries) soutien solidement le film, pendant plus d'une heure quarante.
Contrairement à ce qu'on pourrait attendre d'un Woody Allen, il n'y a pas énormément de dialogues dans le film (en comparaison a ses autres œuvres) et ces derniers sont facilement compréhensibles, malgré une omniprésence d'un accent anglais très prononcé.

Si ma première impression était une certaine déception, je ressort du film intrigué, surpris (agréablement) par un grand réalisateur qui a réussi a prendre le contre pied de ce qu'on aurait put attendre de lui.
Si vous cherchez une comédie extravagante, passez votre chemin.
Si vous êtes prêt à la découverte d'une facette trop peu connu de l'excellent petit réalisateur, vous ne pourrez qu'apprécier la prise de risque et l'inventivité développé au long du film.
Je ne vois pas ce que je peux vous dire d'autre, amoureux du cinéma, je vous laisse vous faire une opinion.
Après Londres, c'est à Barcelone que j'attends de pied ferme le réalisateur dont le très prometteur "Vicky Cristina Barcelona" ne devrait plus trop tarder.

Ju

Bring It On

Bring It On ou le modèle teen movie 101 :
Tout d'abord, il vous faut une héroïne, obligatoirement bonne mais pas forcément très futée.
Ici, on poussera le bouchon jusqu'à en faire une vraie débile, à en juger par deux de ses phrases, piquées au hasard:
- Je ne suis que du cheerleading (même en V.O la structure est erronée).
- Tiens, the Clash (parce que son interlocuteur porte un tee shirt du groupe anglais), c'est ton groupe?
C'est aussi pour ce rôle que vous devez avoir une tête d'affiche (ou une gonzesse que les ados reconnaitront).
Bon point du film, c'est ici Kirsten Dunst (avant qu'elle soit devenue assez connue pour se compromettre dans ce genre de films).
Noter que l'héroïne possède toujours un signe particulier, un domaine où elle excelle (études, sports, être bonne,etc.).
Ici c'est le cheerleading (oui, c'est probablement le pire des domaines et ça signifie qu'on aura des chorégraphies ridicules à subir tout au long du film)
Tout teen movie qui se respecte possède, si vous êtes prêt à vulgariser le terme, un intérêt romantique.
Généralement, l'héroïne n'a jamais connu l'amour ou sort avec un trou du cul qu'elle larguera dans le courant du film, pour se tourner vers son véritable amour.
Ici, c'est le deuxième choix et Kirsten lâchera Aaron et sa tête de con quand elle aura compris qu'il l'a prenait pour une conne (littéralement).

Ceci nous amène au rôle masculin du film, interprété par Jesse Bradford (c'est marrant comme le fait de citer le nom de l'acteur donne l'impression qu'on le connait où qu'on a encore des trucs à dire alors que je n'ai aucune idée de qui est cette personne).
Le gars se doit d'être cool sans pour autant être populaire (souvenez vous que la gonzesse principale cherche la nouveauté, l'originalité).
Ici, ce sera donc un musicien underground (bah ouais, il écoute les Clash, vient de Los Angeles, joue de la guitare électrique dans sa chambre et compose des chansons à ses heures perdues), véritable artiste aux yeux de Kirsten (faudra vraiment que je recherche son vrai nom dans le film, histoire de varier les dénominations sans tomber dans le vulgaire).
Personnellement, je trouve qu'il fait de la merde, mais ça n'engage que moi.

Revenons à l'héroïne du film pour s'attarder sur sa famille, ses amis.
L'héroïne n'est pas pauvre (c'est pas "8 mile" non plus) et se doit de posséder un petit frère insupportable, encore plus con qu'elle (souvenez vous de "Bratz", bordel).
(Bon, il m'a fait rire quand il lui a pété dessus mais le reste du temps, j'avais envie de le gifler)
Ses parents ne servent pas à grand chose dans le film, tout juste à amener de la thune ci et là.

Passons maintenant au rôle de la meilleure amie, où deux cas de figures se proposent.
On peut opter pour l'association classique sirène-cachalot en affublant l'héroïne de la plus moche fille du lycée (car le teen movie se passe dans 3/4 des cas au lycée et assez peu à l'université) ou alors on double les dégâts en mettant un deuxième canon dans l'équation, tout en veillant à ce qu'il ne pique pas la vedette du premier (sinon, on se retrouve avec un film de groupe bordélique, ce qui nous renvoie à "Bratz").
Pour se faire, encore deux solutions.
Faire que la copine soit moins intéressante que l'héroïne (plus conne, moins bonne, sans réel talent) ou s'assurer qu'on la voit beaucoup moins à l'écran (on évite les histoires annexes pour son personnage).
Ici, c'est les solutions 2 et 2 qui sont retenues et Eliza Dushku ne sert finalement que de faire valoir à Torrance (yes, j'ai le nom).

Tout film de teen possède ses moments de grandeur, ses phrases chocs ou ses scènes inutiles.
Ici, toute la facette "cheerleader" du film s'occupe de cet aspect et les compétitions (trop nombreuses) sont de véritables supplices.
On en regrette presque le côté dramatique à deux balles du reste du film.

Finissons ce sommaire topo en parlant de la distribution.
Le film de teen répond à la règle du 90/10 et il s'avère que 90% des personnes castés sont de vraies calamités à l'écran, pour 10% de prestations acceptables.
Ici on a Kirsten Dunst et Eliza Dushku contre le reste du monde (de la prod, tout du moins).
Je dis pas que les deux sont de grandes actrices, juste qu'elles tachent moins que les autres.

La kritike avance, le film n'a pas gagné en interêt et je me propose donc d'arriver au point qui différencie l'exemple "Bring It" On du modèle Teen Movie 101.
Le happy end, véritable institution du film de teen, n'est ici pas tout à fait respecté.
Le lycée n'explose pas à la fin, en laissant des petits morceaux de cheerleaders un peu partout dans la rue, non.
Si Torrance et...merde son nom...le rockeur à deux balles...bon, on en reste à "rockeur à deux balles" finissent ensemble, l'équipe de mongoloïdes ne gagne cependant pas la compétition nationale de cheerleading, alors qu'on le voyait arriver gros comme un camion ricain.

Ce pose alors la question:
Cette surprise finale, faux retournement de situation sauve t-il vraiment le film?
L'accusé Peyton Reed peut il être acquitté sur ce seul point?
Si le final joue en sa faveur, le reste de l'œuvre est de trop piètre qualité pour qu'on puisse laisser cette homme sortir libre d'ici.
Qui plus est, l'accusé n'a pas profiter de la chance qui lui a était laissé après la sortie du film et a accumulé les précédents (plutôt des successifs, à l'époque) ("la rupture", "bye bye love"), qui ne tarderont pas à le ramener vers nous.
La cour a statué et demande que cette individu soit pendu haut et court.

Ju

3 mars 2008

Damages (Season 1)

Le fréro est venu me voir en début de semaine dernière pour me demander mon avis sur une série dont la diffusion a récemment commencé sur Canal.
Comme toutes les séries de Canal, elle est annoncée comme déjà culte et ça a mis la puce à l’oreille (sale) d’Arno qui voulait en savoir plus.
Quelle effroi quand le grand Kritikos, maître des séries à l’échelle mondiale, ne pouvait que lui répondre qu'un «J’ai matté qu’une partie du pilot, ça m’a cassé les couilles mais je sais plus pourquoi » qui au moment, paraissait bien fade.
J’ai décidé de revoir le dit pilot hier soir, pour me faire une meilleure idée et, pourquoi pas, regarder la suite avec Arno.

Une vingtaine d’heures plus tard (fallait que je dorme, je me souvenais plus que ça coupait autant les jambes, le football), j’ai envoyé la totalité de la première saison, chose qui m’aurait pris 4 mois si j’avais eu à attendre Arno (si on se réfère à l’indice X-Files), et me voilà près à vous présenter la dite série.

Ellen Parsons est une jeune avocate plutôt très jolie et super qualifiée qui passe deux entretiens dans les plus grandes firmes de New York.
Elle choisi d’accepter l’offre de Patty Huwes, légende du barreau, aux méthodes un peu extrêmes (certains la qualifierai de hyène mais c’est sans doute auprès d’elle qu’Ellen apprendra le plus).
Au sein de Huwes & Associates, elle se voit donner l’occasion de travailler sur l’affaire Frobisher, mettant en cause un escroc super riche et super puissant.
A partir de là, c’est mensonges, manipulations, coup de putes et trahisons en tout genre.
Bienvenu dans le monde du droit.

On vas commencer par expliquer pourquoi je n’avais pas aimer le peu que j’avais vu de la série au mois de Septembre dernier (j’avais un peu de retard vu que la série a débuté dans le courant de l’été).
C’est assez difficile à expliquer mais l’image est bizarre, usée je dirais.
On à l’impression que c’est un peu flou et qu’après avoir filler toute la thune à Glen Close, il leur resté plus assez acheter de vraies caméras.
Plus que chiant, c’est assez déconcertant au début mais passer ça, le show a de belles choses à offrir.

Le casting, tout d’abord, est plutôt judicieux, avec Glen Close (déjà excellente dans "the Shield" et principal argument de vente de la série), Rose Byrne (Sunshine, 28 semaines plus tard) et Tate Donovan (le père Cooper dans The O.C.).
Sur la distribution, je voudrais d’ailleurs revenir sur le fait que la série n’est pas vraiment basée sur le personnage de Glen Close, bien qu’il soit très important, mais sur celui de Rose Byrne, selon moi.

Si vous vous demandez qui est Rose Byrne, vous avez pu la voir dans de nombreux bons films (Sunshine, Marie Antoinette...) et si j’ai mis du temps à me souvenir où je l’avais vu, je me souviens maintenant qu’elle voulait tout simplement la vedette à Brittany Murphy dans The Dead Girl où elle livrait une prestation tout simplement remarquable.

La série propose une approche du milieu judiciaire sans le glamour d’Ally McBeal et avec tous les coups de putes des films de complots Hollywoodien.
L’ensemble des épisodes fonctionnent sur un système de Flashback amenant à la première scène qui nous est présentée dans le pilot où l’on voit Ellen courir à travers les rues, pleine d’un sang qui ne semble pas être sien, avant d’être arrêtée.
La construction de l’histoire se doit donc de répondre aux questions que le spectateur peut se poser et le tout tien à peut près la route, malgré quelques détails discutables.
Ce système de flashback permet surtout de remontrer quinze fois le même passage (censé se passer dans le présent) et c’est assez relou.

La série est surtout conseillé aux amateurs de complots et de thrillers et je ne suis pas sûr que les autres puissent vraiment s’intéresser a une narration un peu longuette par endroit.
Si jamais ça vous intéresse, vous aurez une meilleure idée après avoir visionner le pilot, assez fidèle au reste des épisodes.
Malgré un faible succès spectateurs, FX a renouvelé la série pour deux nouvelles saisons, dont la première arrivera à la fin du mois de Juillet.
Si jamais vous voulez suivre ça en français, la série vient tout juste de débuter sur Canal Plus, tous les jeudis à 20h50.

Ju

2 mars 2008

August Rush

Respectant le ratio deux navets un bon film, me voilà une troisième fois présent aujourd’hui pour vous présenter le bon film de la nuit dernière (où je pensai m’écrouler comme une merde mais au final non).
Dernier nominé à la meilleur chanson aux Oscars derniers (catégorie remportée par "Once" et où "Il était une fois" a pris une gifle), August Rush est un bien meilleur film que ce que j’attendais et nous permet de retrouver Keri Russell, un an après son excellente performance dans l’original "Waitress".

Evan Taylor est un jeune gars de onze ans, qui à vécu toute sa vie dans un foyer d’orphelins, depuis que sa mère l’a abandonné à la naissance.
Il s’avère que sa mère est une musicienne de renom, qui joue de la … (ça ressemble à un violon géant, et on le pose debout devant soit quand on joue mais je me souviens plus du nom) pour l’orchestre philarmonique de New York.
Son père est le chanteur principal d’un groupe de rock qui connu son petit succès au début des années 90.
Tout ça pour dire que le gamin hérite d’un don pour la musique, dont il compte bien se servir pour retrouver ses parents.
Lyla Novacek (la mère) de son côté, va découvrir que l’enfant qu’elle pensait mort à la naissance (à cause de son père de merde qui trouvait sa fille trop jeune pour garder un enfant) est toujours en vie et tout mettre en œuvre pour le retrouver.

Voilà pour le point de départ d’un film beaucoup moins musical et plus plaisant que je le pensais.
Si le film tourne globalement autour de la musique à travers les histoires de Lyla, Louie et Evan, aucun dialogue n’est chanté et la musique est surtout classique.
C’est une excellente chose et les airs sont tous très réussis et entraînants.
Même si vous n’êtes pas fan de musique classique, on ne peut que s’incliner face à la beauté des thèmes.
Je vous avez parlé de la nomination aux Oscars dans la catégorie de la meilleure chanson, sachez que je n’ai pas réussi à retrouver la chanson nommée (j’écoutais pas des masses à ce moment de la cérémonie mais quand même).

Si on en attendait pas moins de sa part, Keri Russell livre une prestation remarquable, bien aidé par Jonathan Rhys Meyers (acteur dans la série "Tudors" de HBO).
Mais c’est du côté du rôle d’Evan et de Freddie Highmore qu’on trouve la grande performance d’acteur du film.
Le gamin à seulement douze ans et tout simplement phénomènale, son jeu sur l’ensemble du film ne souffre d’aucune fausse note et on peut juste regretter un raccord doigts à l’arrache quand il joue (des putains de mains de vieillard pour un gosse, y’avais plus malin).
On avait déjà croisé le jeune dans le mauvais "Arthur et les Minimoys" et surtout le bon "Charlie et la Chocolaterie" de Tim Burton.
Il s’agit sans nul doute d’un des tout meilleurs acteurs à suivre dans les prochaines années où il risque de faire un malheur.

Je vous conseille très chaudement ce très beau film, qui saura vous mettre de bonne humeur, en un peu plus d’une heure et demie.
Le film sortira le 19 Mars dans nos salles franchoyardes et je ne pense pas que vous regrettiez le visionnage d'une telle oeuvre.

Ju

Josie & The Pussycats

Avec le fréro, on a décidé de s’écarter de la cible reconnue de Las Kritikas (films de merde et/ou super attendus) pour se consacrer aux classiques du 7ème art (c’est le cinéma…), œuvres majeures et multi-primées.
Comme l’a si bien introduit mon frère dans sa dernière critique, on a donc décidé d’arrêter les gros navets bien suintants pour se consacrer aux vrais classiques du 7
ème art.

Vous y avait vraiment cru, vous, à cette bonne résolution ?
C’est bien mal nous connaître et une fois Arno rentré chez la madre, je me trouvais sans soutien pour résister à la pression krikitale favorisant une merde quelconque au détriment de n’importe quel bon film.
- Ju, on matte un navet ?
- Ju, t’as pas un teen movie qui traîne ?
- Audrey Hepburn, Ju?…Non, je connais pas, on matte un film de Tara Reid ?
J’ai donc fini par craquer et c’est devant Josie et les Pussycats que la soirée d’hier a commencée.

Josie, Melody et Valérie sont trois connasses qui ont un ptit groupe de musique pop-rock connaissant très peu de succès, dans leur patelin de Riverdale.
Un jour, elles rencontrent Wyatt Frame, manageur pour major records (ou je me souviens plus de nom de merde de sa maison de disque),qui leur propose le succès, la gloire, la célébrité et la reconnaissance populaire (qui au final sont quatre mots différents pour la même chose).
- Y’a un truc, Ju, y’a un truc ?
- Je vous entends mais enfants.
Evidemment qu’il y a un truc.
En réalité, Wyatt et sa patronne Fiona se servent des chansons de Josie pour y introduire des messages subliminaux visant à conditionner les adolescents, leur faire acheter l’album et d’autres merdes associées.

Alors comme ça, la musique punk rock abrutirai nos jeunes et conditionnerai leurs comportements en tant que consommateurs ?
Non ? Sérieux ?
- Putain, ça balance dans ce film, un vrai brulot, je me demande s’ils ne risquent pas d’avoir des problèmes.
- Je crois bien que le gars a plus rien réalisé de sa vie, mais je suis pas sûr que y’ai un lien.
Après vérification, c’est chose vraie et j’aurai du dire les gars, parce qu’il faut apparemment être deux pour pondre ce genre de merde.

Passé l’aspect "enfoncer des portes ouvertes", que reste-il du film ?
Tara Reid, pardis !
Je m’explique, avant que vous criiez au scandale, en me listant sa filmographie et ses faits d’armes.
Non, je vais pas vous dire que c’est une super actrice, qui élève le film par sa seule interprétation.
Elle joue ici une vraie débile et c’est super marrant à voir.
Elle est bonne comme à son habitude, certes, mais en plus, elle fait marrer sur presque toutes les scènes qu’elle joue.
C’est pas de l’humour très fin (la meuf se fait prendre par la même finte, quatre fois en une minute) mais j'ai trouvé (on a trouvé) ça très drôle.

A ses côtés, on retrouve Rachael Leigh Cook et Alan Cumming, intéressants dans leurs registres et chacun avec une filmographie qui fait pas rire.
Vu avez pu voir la première dans "Blonde Ambition", "Antitrust" ou "Nancy Drew" (c’est un piège, j’espère que vous avez vu aucun de ces films) et le second sera toujours associé à son rôle de Loki, dans le malfamé Fils du Mask.

Avant de finir, je souhaiterai parler de la musique du film, absolument catastrophique, dans le genre du pire de ce qui peut se faire en punk rock (déjà que c’est de la merde en général) et dire à Kp qu’il sera désolé de pas avoir vu un film qui rassemble tout les ingrédients d’une merde sympa.

Ju

Black Christmas

Le rôle de kritikos implique une grande part de flair, d’instinct, pour débusquer les grands films, comme pour se tenir à l'écart des pires merdes.
C’est une notion que j’ai trop vite oublié et que mes camarades m’ont vite rappelé à travers leurs nombreux refus de projection de ce slasher à première vue inoffensif.
Ce que j’avais pris pour de la simple lâcheté était en réalité un mécanisme d’auto défense bien utile, face à une merde annoncée.
Et qui c’est qui n'a pas vu le grand panneau PIEGE au dessus de la porte menant au film (c’est imagé, y’avais pas vraiment de porte…ok, oubliez) et qui se trouve devant vous pour la kritike, c’est bibi.

1970, la famille Lenz accueille le jeune Billy dans un monde de crasse et de pauvreté.
Atteint d’un défaut rénal, le bébé a une teinte jaune dégueulasse (un peu comme Roark Jr, si vous voulez) et sa mère le rejette vite.
1975, après 5 premières années de merde, Billy assiste à un noël traumatisant au cours duquel sa mère assassine son père et l’enterre au sous sol, avec l’aide de son nouvel amant.
Face à une telle horreur, Billy se réfugie dans le grenier dont il ne sortira que vingt ans plus tard.
1985, le nouveau beau papa de Billy s’endort en plein coït et laisse la mère Lenz grandement insatisfaite.
Billy se voit alors contraint de niquer sa mère (littéralement), toujours dans son grenier. L’inceste d’une nuit donnera naissance à Agnès, fille et sœur de Billy.
1995 , Billy en a plein le cul de vivre dans le grenier et décide de descendre au salon, le soir de noël.
Pour marquer sa venue, il commence par arracher un œil à sa fille/sœur avant de poignarder son beau père et de bouffer sa mère.
Quand je dis qu’il bouffe sa mère, c’est pas vraiment une expression, le gars lui découpe la peau en forme de cookies de noël (comme le bonhomme en pâte à sel de Shrek), la fout au four, et la bouffe pendant que la police arrive.
Billy est incarcéré (sérieux ?) et décide de marquer ses dix ans de taule en s’évadant pour retrouver sa maison chérie.
2005, la maison des Lenz est occupée par une sororité (comprendre "un groupe de jeunes putes hystériques"), sur ce qui est devenu un campus.

Le soir de noël, 8 d’entre elles s’y retrouve pour fêter noël "entre sœurs".
Nous avons donc la bonne blonde (héroïne annoncée du film, si y’en a qu’une qui reste en vie, ça devrait être elle), la vieille (j’ai pas réussi à saisir si c’était la mère de quelqu’un ou ce qu’elle foutait là), la bourgeoise (fille à papa finalement pas si conne que ça), l’alcoolique notoire (les mix tequila-vin rouge auront raison de son estomac vide et elle passera le peu de temps qui lui reste à vivre à gerber dans sa chambre), la bonne brune (Michelle Trachtenberg, magnifique comme à son habitude mais étrangement inutile), la dépressive châtain (qui a la démon depuis qu’elle à découvert que son cul avait était mis à disposition du plus grand nombre, grâce à internet) et la brune inutile (son nom va me revenir…deux secondes…ça vient…non, au fait j’en ai aucune idée).
Ah, j’allais oublier la moche (tu m’étonnes), qui voue un culte à Billy et sa mémoire, garde des articles de presses et des conneries dans le genre qu'elle garde dans un coin de sa piole (l'ancienne chambre de Billy).
On la prendra donc vite pour la sœur de Billy, vu que les dates coïncident à peu près.

La kritike avance et j’ai pas encore parler du gros du film
On vas faire un saut dans le temps, histoire d’en finir au plus vite.
Il s’avère que la sœur de Billy, avec un œil en moins, s’est échappée de l’établissement psychiatrique où elle était retenue et logeait dans le grenier, depuis quelques jours déjà.
Pour honorer l’œuvre de son frère, elle a donc décidé de se faire toute la sororité (et tout ceux qui oseront s’aventurer dans la maison), en leur arrachant les yeux avant de les bouffer.
J’ai pas trop compris pourquoi mais Agnès (c’est son ptit nom) se révèle être un putain de femme à barbe, dotée d’une force surhumaine.
Elle est increvable comme tout les méchants de slashers pourris et ce n’est pas un ptit feu de merde (qui crame la maison entière, au passage) qui aura raison de sa colère.

Après une première heure passée dans la maison, Agnès affiche un bilan de 8 victimes, ce qui la place 4 longueurs devant son frère, qui fait son retard comme il peut, sur le chemin depuis sa maison d’arrêt, pratiquement placée à deux pâtés de maison de son ancienne demeure.
Il arrivera malheureusement trop tard pour tuer qui que ce soit et périra dans l’incendie susnommé.
Agnès, solide comme un roque, continuera sa moisson à l’hôpital avant d’être stoppée net par la bonne blonde et un coup à 20000 volts dans le cul.

Tout est fini et on s’en félicite.
Le tout était attendu, pas surprenant une seule fois (ce qui est un peu abusé pour un film du genre) et la bonne blonde a vécue, comme prévu.
Si vous cherchez vraiment un bon point au film, je pourrais vous dire qu’il ne dure qu’une heure et quart, mais j’ai trouvé ça 20 minutes trop long, donc je vois vraiment pas ce qui pourrait sauver cette merde.

Ju

1 mars 2008

The Eye

Hier soir, le grand journal (émission de canal) accueillait Jessica Alba, pour dix minutes (je trouve ça d’ailleurs très con de faire attendre Jessica Alba une heure pour la mettre en plateau que pour trois phrases) pour parler de son dernier film, The Eye.
Après 5 minutes de blabla sur le fait qu’elle soit mondialement reconnu comme bonne, sa grossesse, son français approximatif, elle réussi à placer deux trois conneries sur son dernier film en expliquant que c’est prouvé que si tu te fais transplanter les parties d’une autre personne, tu peux ressentir ses sentiments, à cause d’un phénomène de mémoire psychique ou je sais pas quelle connerie.
Alors que tout le monde acquiesce de la tête sur le plateau de Denisot, moi, je suis mort de rire et je prévois une séance de nuit pour me rendre compte par moi-même des autres conneries que le film a à offrir.

Allison est aveugle depuis l’âge de 5 ans et un accident avec sa sœur.
Elle se voit donner une chance de revoir grâce à une greffe de cornée.
L’opération se passe bien (bon, elle voit un peu flou au départ mais c’est normal selon les médecins) et elle commence à suivre une rééducation.
Les yeux s’avèrent vite défectueux et Allison commence à voir des trucs qu’elle n’est pas sensé voir, majoritairement des personnes mortes.

Si on se doute que le bordel vient de l’ex-propriétaire des yeux en question, on apprend qu’à la fin du film (pas long mais trop long quand même) que c’est une jeune mexicaine qui pouvait voir le futur des personnes l’entourant, ce qui l’a vite fait passer pour une sorcière.
(Witch ! Witch!)
Ca change rien au fait que le film soit pourri, mais je pensais que vous voudriez le savoir.

Le film est tiré d’un fait réel ou l'histoire d’une gonzesse qui s’est suicidée peu de temps après avoir subit une greffe de la cornée et déjà adapté au cinéma dans un film thaïlandais.
D’un côté, ça correspond à 50% des films d’horreur ricains qui sont tirés d’œuvres asiatiques.
Un manque de créativité que se ressent dans la réalisation, bien évidemment.

Pendant 1h30, on suit Allison qui se refait à une vie en couleur et se crée des belles frayeurs quand elle se fait attaquer par des esprits (alors qu’il semblerait que ces derniers ne peuvent pas l’attaquer, juste lui faire peur…bou !).
Si les premières attaques surprennent, on se lasse vite face au peu de variété.
(Pas inventifs les monstres, on aurait put se marrer pourtant)
Les attaques arrivent toujours à 1h06 (on comprendra pourquoi à la fin et c’est pourri), sa chambre se change en cachot dégueulasse et un monstre comme dans "the Descent" semble emporter des nouveaux morts.

Jessica Alba n’a pas un rôle très élaboré et joue soit l’aveugle soit l’effrayée.
Les rôles secondaires sont inutiles au possible et le film souffre de l’effet "réalisateur français à la conquête d’Hollywood" avec des films faciles, bâclés, sans inventivité et un poil vulgaires.

Certes, ce n’est pas ce qu’elle à fait de pire ("Good Luck Chuck", ça c’était une vraie merde) mais c’est loin d’être ce qu’elle peut faire de mieux, pour peu qu’elle prenne deux secondes pour lire le scénario, avant de signer.

Ju