Black Christmas
Le rôle de kritikos implique une grande part de flair, d’instinct, pour débusquer les grands films, comme pour se tenir à l'écart des pires merdes.
C’est une notion que j’ai trop vite oublié et que mes camarades m’ont vite rappelé à travers leurs nombreux refus de projection de ce slasher à première vue inoffensif.
Ce que j’avais pris pour de la simple lâcheté était en réalité un mécanisme d’auto défense bien utile, face à une merde annoncée.
Et qui c’est qui n'a pas vu le grand panneau PIEGE au dessus de la porte menant au film (c’est imagé, y’avais pas vraiment de porte…ok, oubliez) et qui se trouve devant vous pour la kritike, c’est bibi.
Atteint d’un défaut rénal, le bébé a une teinte jaune dégueulasse (un peu comme Roark Jr, si vous voulez) et sa mère le rejette vite.
1975, après 5 premières années de merde, Billy assiste à un noël traumatisant au cours duquel sa mère assassine son père et l’enterre au sous sol, avec l’aide de son nouvel amant.
Face à une telle horreur, Billy se réfugie dans le grenier dont il ne sortira que vingt ans plus tard.
1985, le nouveau beau papa de Billy s’endort en plein coït et laisse la mère Lenz grandement insatisfaite.
Billy se voit alors contraint de niquer sa mère (littéralement), toujours dans son grenier. L’inceste d’une nuit donnera naissance à Agnès, fille et sœur de Billy.
1995 , Billy en a plein le cul de vivre dans le grenier et décide de descendre au salon, le soir de noël.
Pour marquer sa venue, il commence par arracher un œil à sa fille/sœur avant de poignarder son beau père et de bouffer sa mère.
Quand je dis qu’il bouffe sa mère, c’est pas vraiment une expression, le gars lui découpe la peau en forme de cookies de noël (comme le bonhomme en pâte à sel de Shrek), la fout au four, et la bouffe pendant que la police arrive.
Billy est incarcéré (sérieux ?) et décide de marquer ses dix ans de taule en s’évadant pour retrouver sa maison chérie.
Le soir de noël, 8 d’entre elles s’y retrouve pour fêter noël "entre sœurs".
Nous avons donc la bonne blonde (héroïne annoncée du film, si y’en a qu’une qui reste en vie, ça devrait être elle), la vieille (j’ai pas réussi à saisir si c’était la mère de quelqu’un ou ce qu’elle foutait là), la bourgeoise (fille à papa finalement pas si conne que ça), l’alcoolique notoire (les mix tequila-vin rouge auront raison de son estomac vide et elle passera le peu de temps qui lui reste à vivre à gerber dans sa chambre), la bonne brune (Michelle Trachtenberg, magnifique comme à son habitude mais étrangement inutile), la dépressive châtain (qui a la démon depuis qu’elle à découvert que son cul avait était mis à disposition du plus grand nombre, grâce à internet) et la brune inutile (son nom va me revenir…deux secondes…ça vient…non, au fait j’en ai aucune idée).
Ah, j’allais oublier la moche (tu m’étonnes), qui voue un culte à Billy et sa mémoire, garde des articles de presses et des conneries dans le genre qu'elle garde dans un coin de sa piole (l'ancienne chambre de Billy).
On la prendra donc vite pour la sœur de Billy, vu que les dates coïncident à peu près.
On vas faire un saut dans le temps, histoire d’en finir au plus vite.
Il s’avère que la sœur de Billy, avec un œil en moins, s’est échappée de l’établissement psychiatrique où elle était retenue et logeait dans le grenier, depuis quelques jours déjà.
Pour honorer l’œuvre de son frère, elle a donc décidé de se faire toute la sororité (et tout ceux qui oseront s’aventurer dans la maison), en leur arrachant les yeux avant de les bouffer.
J’ai pas trop compris pourquoi mais Agnès (c’est son ptit nom) se révèle être un putain de femme à barbe, dotée d’une force surhumaine.
Elle est increvable comme tout les méchants de slashers pourris et ce n’est pas un ptit feu de merde (qui crame la maison entière, au passage) qui aura raison de sa colère.
Après une première heure passée dans la maison, Agnès affiche un bilan de 8 victimes, ce qui la place 4 longueurs devant son frère, qui fait son retard comme il peut, sur le chemin depuis sa maison d’arrêt, pratiquement placée à deux pâtés de maison de son ancienne demeure.
Il arrivera malheureusement trop tard pour tuer qui que ce soit et périra dans l’incendie susnommé.
Agnès, solide comme un roque, continuera sa moisson à l’hôpital avant d’être stoppée net par la bonne blonde et un coup à 20000 volts dans le cul.
Le tout était attendu, pas surprenant une seule fois (ce qui est un peu abusé pour un film du genre) et la bonne blonde a vécue, comme prévu.
Si vous cherchez vraiment un bon point au film, je pourrais vous dire qu’il ne dure qu’une heure et quart, mais j’ai trouvé ça 20 minutes trop long, donc je vois vraiment pas ce qui pourrait sauver cette merde.
Ju



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