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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

23 avr. 2008

Blacksheep

Si comme nous, vous vous rendez de temps en temps sur allociné pour voir ce qui pourrait valoir le coup dans les semaines à venir, vous êtes peut être tombés sur un pop up dégueulasse annonçant un film d'horreur ovin assez intriguant (c'est mon cas).

Peut être étiez vous déjà dans la salle de cinéma, quand vous avez assisté à une bande annonce pleine de promesses, vous apprenant le plus sérieusement du monde qu'il y avait 40 millions de moutons et qu'ils étaient pas content (c'est le cas du Kp).
Ou alors, vous êtes peut être juste un connard au goût prononcé pour les polos mauves, ne comprenant pas pourquoi personne ne voulait accompagner sa violette personne pour voir un film aussi pourrave.
Quoi qu'il en soit, l'équipe officiant sur "Exilé" (les deux marteaux et le guatemaltèque), accompagnée par Itoo (toujours fourré dans les bons coups) s'est retrouvée hier soir, pour 1h30 de grand n'importe quoi.

Avant de parler du film en lui même, c'est sur le plot en lui même qu'on allucine le plus, face à l'absence totale de restriction que les auteurs ont mit à leur propre connerie.
Grosso modo, le film raconte la mutation de moutons en moutons rageux et d'être humains en une créature dégueulasse que l'on qualifiera de super-mouton (parce qu'il me fait penser à Super Shredder, mais en mouton).
Tout part donc d'une expérience de modification génétique en vue de la création d'une nouvelle espèce de mouton, plus...euh...moins...euh...au fait non, je sais pas trop quel était le problème avec les moutons actuels!
Comme toute expérience, les premiers résultats ne sont guère concluants et l'équipe scientifique doit se débarasser d'un grand nombre de créatures chelous, baignants dans une sorte de mutogen.
Plutôt que de brûler leurs ratés (manifestement trop intelligent pour eux), les scientifiques en question décident de creuser un trou et de jeter leurs saloperies dedans, sans se faire chier outre mesure.

Nos amis en blouses blanches passés donc leur temps à chercher, sans pour autant trouver quoi que ce soit, jusqu'au jour où Grant, un écologiste hippie à la con (pléonasme me dites vous?) décide de voler un embryon de monstre, et de se barrer en courant à travers la forêt.
Comme prévu, il ne tarde pas à se casser la gueule et à se faire bouffer par le dit embryon, devenant par la même le premier spécimen d'une toute nouvelle espèce, le moutain (mi mouton, mi humain).
L'embryon profite de sa nouvelle liberté de se met à attaquer tous les moutons qui croisent son chemin (et ce, malgré le fait qu'il ne soit pas plus grand qu'un écureil).

La maladie se répend, tous les moutons deviennent peu à peu dingos et les rares humains dans les parages essaient de survivre comme ils peuvent.
Si l'histoire est nulle, la réalisation est marrante (à chier certes, mais marrante tout de même) et on laisse échapper deux trois gloussements, face à l'absurdité des situations proposées.
Voici d'ailleurs une petite sélection de trois/quatre moments du film, pour que vous puissiez vous faire une meilleure idée de la merde infame à laquelle nous avons eu à faire.

1. Une jeune hippie, conne comme le bois, tend le fusil à la personne qu'elle tennait en jout, pour qu'il l'aide à virer le cran de sureté.
2. Le jeune homme de la ville, qui a manifestement une peur bleue des moutons, décide de retourner sur ses pas pour sauver le monde, malgré les conseils éclairés de son meilleur pote.
- Mais Henri, c'est de la folie, et les moutons?
- Les moutons, je les encules!
(notez, par la même occasion, le grand travail sur les dialogues du film, tout simplement brillants)
3. Le businessman qui a massivement investi dans la recherche scientifique qui a chié, pète un cable après s'être fait mordre et...nique un mouton (j'ai essayé plusieurs fois de trouver une tournure de phrase qui fasse mieux passer le tout mais à quoi bon).
Je passerai volontairement sur le final pétaradant du film en vous indiquant juste qu'il implique une grande quantité de méthane et un briquet...

Si on a rigolé par endroit, le film est une abomination au niveau du scénar' comme de la réalisation et je n'ai pas encore abordé le jeu d'acteur.
Si cela vient peut être de la traduction, la prestation de l'ensemble du casting est tout simplement un scandale et il n'y a personne de modérement doué parmis toutes les personnes à l'écran.
Je pense d'ailleurs que la prix de la meilleure prestation revient à mouton 4, étrangement à l'aise dans une scène de conduite de pick-up...

Aller, je n'en ai que trop raconté, je vous conseille à tous de matter les 85 minutes du film pour vous faire une idée.
C'est vraiment, vraiment, vraiment à chier.
Ju

21 avr. 2008

Funny Games U.S.

Un film immoral, quand c'est bien fait, ça peut être très grand.

Sur le plot, ça fait un peu film d'horreur de seconde zone, mais servi par un grand réalisateur et un cast adéquat, ça fait mouche dès les premières minutes.
Malgré la difficulté du sujet et des images (le film sera interdit au moins de 16 ans lors de sa sortie, mercredi), le film fait plus sourire qu'il ne dérange.
C'est décalé, c'est subtil, tout simplement du grand cinéma.

George et Ann sont un ptit couple bien sympatique, qui quitte la ville et ses turpitudes pour passer une petite semaine dans leur maison de campagne, à la campagne (manifestement).
Accompagnés de leur enfant Georgie (ou Georges Jr, si vous avez des scrupules à l'émasculer), ils font rapidement la connaissance de Peter et Paul, par l'intermédiaire d'anciens amis (c'est pas qu'ils arrivent plus à se blairer, c'est surtout que les dits amis sont crevés, mais ça, George et Ann ne le savent pas encore).
Au premier abord plutôt simpatiques, Paul et Peter s'avèrent être des vrais psychos, qui "jouent" à tuer au hasard, dans la région.

Comme je vous l'ai dit, ça sent un peu le film d'horreur bancal, à première vue.
Mais le film tire son originalité de l'approche des tueurs (les victimes tentent de survivre, comme on l'attend d'eux), plus subtile qu'on s'y attend, et vraiment originale.
Leurs expressions et paroles sont radicalement opposées à leur attitude (c'est des tueurs, quoi).
Je me suis surpris à rire à gorge déployée (c'est pas joli à voir, croyez moi) dans des situations plutôt limites (que je ne détaillerai pas ici, pour vous laisser le plaisir de la découverte).

Le film est un remake du quatrième film de Michael Haneke (aussi réalisateur du film kritiké), qui réussi la gagure de succité admiration et dégoût, dans les rangs des spectateurs.
Cette adaptation sort plus de dix ans après l'original sans pour autant perdre le côté sulfureux de l'histoire.
Il s'agit aussi du premier film tourné en Anglais (et aux USA) par le réalisateur autrichien.
A en juger par les dialogues, il a su s'entourer d'une excellente équipe et l'on ne note aucune appréhension ou hésitation dans les dialogues comme dans la mise en scène.

Si Naomi Watts et Tim Roth font un travail remarquable dans les rôles principaux, c'est du côté des bad guys qu'on trouve les performances les plus marquantes.
Brady Corbet (révellé par son rôle difficile dans "Mysterious Skin") et encore plus Michael Pitt (que vous avez peut être vu dans le mauvais "Last Days" de Gus Van Sant) leur volent la vedette et écrasent le film de leur classe.
Deux acteurs à suivre de très près, même si le rôle de psycho aide toujours à exprimer un talent d'acteur.

Je ne sais pas trop quoi vous dire d'autre si ce n'est que le choix des musiques m'a paru parfois un peu étrange, à l'exemple des scènes d'introduction et de conclusion, où le classique fait tout de suite place à du gros hard rock de boeuf, assez répulsif.
Si ça suscite un effet intéressant, le truc reste un poil trop longtemps et fini par nous niquer les tympans.
Enfin, j'ai trouvé le son un peu bizarre et étouffé, comme si les répliques nous étaient chuchottées à l'oreille, sans vrai travail de retouche technique.
Ce n'est peut être que moi et celà ne doit en rien vous décourager de regarder un film qui aura le mérite de ne pas vous laisser indifférent.
Personnellement, j'ai adoré.
Ju

20 avr. 2008

Exilé

Bon c'est l'heure de ma kritike mensuelle.
Alors? Quoi de neuf docteur ?

Et bien plein de choses patient! Tout d'abord je m'en vais vous conter une belle petite histoire en guise d'entame de kritike (le "quignon") :
C'est l'histoire de 3 immigrés, l'un que l'on qualifiera de caucasien à tendance latino refoulé (que l'on appellera Violet pour des questions d'éthique), et de 2 frères plutôt mat de peau, tout ce qu'il y a de plus français, que nous susnommerons (que la langue française peut être drôle parfois :) ) : les frères marteaux.
Ces 3 immigrés donc, décident de regarder un film par une belle soirée d'avril après avoir manger des bons burgers faits maison et roté à foison de la boisson gazeuse comme tout bon citoyen qui se respecte.
Le film qu'ils décident de regarder ? "Exilé" ! Merci le cliché me direz-vous.
Mais nan vous n'y êtes pas du tout, "Exilé" c'est un film hong-kongais réalisé par le brillantissimale Johnnie To dont je vous avais fait l'éloge il y a quelques lustres (Election 1 & 2).

Le film raconte l'histoire d'amis d'enfance, mais aussi tueurs professionnels, qui se retrouve pour tuer l'un des leurs (Wo) qui a trahi le big boss (Fay) et s'est exilé.

Le film commence sur une sorte de place aux accents provençaux, Blaze, Tai, Jin et le Chat (c'est vraiment son nom, je rigole pas) attendent le retour de Wo devant chez lui pour pouvoir le tuer pendant que sa femme attend, inquiète, au balcon (N.B : Wo est parti acheté des meubles). Johnnie To fait d'ailleurs un magnifique plan (je connais pas le nom exact) où il survole la place avec sa caméra alors que les 4 tueurs sont immobiles, un véritable plan à la Sergio Leone où tout le monde s'observe, le temps est comme figé.

Petite précision : oubliez tout de suite les grosses bourrinades ou les coups de tupe des films hollywoodiens où quand on veut tuer quelqu'un on tue sa femme, mange ses enfants etc. Ici c'est un véritable western contemporain, il y a donc des règles, c'est ce qui fait tout le charme du film.
Quand tu veux tuer quelqu'un c'est face à face avec chacun le même nombre de balles.
C'est d'ailleurs ce qu'il se passe quand Wo rentre, il accueille 2 des amis d'enfance/tueurs chez lui et là ils se retrouvent en triangle (c'est pas sexuel) avec chacun un flingue.
Cette première séquence (place + appart à Wo) est géniale et elle s'achève par un magnifique gun-fight surréel, où les portes volent en faisant des tours, les opposants tirent mais aucun n'est touché, ce qui est impossible naturellement.

Il est très important de ne pas inscrire le film dans une réalité quelconque puisque justement c'est un western contemporain(c.f. plus tôt dans la kritike), ce qui rajoute une dimension comique, avec par exemple une scène ou un policier loufoque se fait assommer plusieurs fois de suite par une cannette sur laquelle Tai tire à la Lucky Luke(la vous rigolez pas parc'ke vous avez pas vu le film, moi j'suis mort de rire).

Même si au début on a tendance à être un peu perdu (exemple: une scène ils se tirent dessus, celle d'après ils mangent et rigolent ensemble), on est vite pris d'affection pour tous les protagonistes (un casting très charismatique).
Malgré quelques longueurs par moment le film, axé autour de la fraternité entre les 5 tueurs, n'en reste pas moins une très belle réussite grâce à la mise en scène théâtrale de Johnnie To (photographie superbe aussi) qui illustre, à mes yeux, ce qui se fait de mieux en matière de film policier de nos jours. Même si je lui préfère la saga Election, Exilé reste un excellent film.

En résumé : Un très beau film qui aborde intelligement des sujets comme la fraternité, l'honneur, tout ceci saupoudré d'une bonne dose de spectaculaires gun-fights, accompagné d'un grand bol de ri(re) (...). Mise en scène explosive. Mais quelques longueurs. Un excellent western-policier.

Arno

16 avr. 2008

Penelope

Je me jette sur la critique de Pénélope que j'ai vu au ciné hier soir/nuit dans la crainte que Ju ne le fasse et se permette de démonter de A à Z le film.
Parce qu'il en aurait le droit, certes, mais je veux me montrer plus nuancée !

Pénélope a un groin. C'est la conséquence d'une vieille malédiction jetée sur la famille Willern par une sorcière dont la fille venait de se suicider, enceinte, par la faute d'un fils Willern. 
En gros, la prochaine fille née de la famille aurait le visage d'un cochon (ça devait être un sorcière débutante parce que la fille aura juste le nez et les oreilles d'un cochon, le reste de Christina Ricci...).
Les 5 générations qui suivent ont des fils et la première fille est normale (> forcément, la tante a eut une fille mais pas de son mari... ça la fout mal quand y'a une malédiction dans l'air).
Bref, il faut bien que le sort puisse être brisé, et pour ça, qu'un noble accepte d'épouser à la vie,  à la mort la fille au nez retroussé. 
S'en suit une compétition d'exagérations, les nobles qui se barrent en courant en la voyant, qui sautent par les fenêtres jusqu'à ce que la mère installe le double vitrage, etc. 
Mais, il y a lui (James Mac Avoy.. wiiipiiii), et lui il est différent, c'est un concours de circonstances qui fait que.. et puis ça part en live jusqu'au bout.
Pénélope découvre le monde, fait toutes les bourdes possibles, garde toujours son cache-nez et est recherchée par un journaliste verreux qui a perdu un oeil (Minuscruel dans "Underdog"...) et un noble qui passe pour un fou. 
Pour ne pas trop vous gâcher le suspens, s'il y en a, à la fin on ne dresse pas de liste de méchant, il n'y en a plus AUCUN (tout le monde devient humain et gentil, même la sorcière.. si si), ça fini plus que bien et James MacAvoy est toujours aussi magnifique.

Bon, finalement j'aurais du laisser à Ju le soin de la faire cette kritike. L'idée c'est que c'est franchement pas du grand art, en plus la version française est sacrément mal faite, ça a pas aidé. On pourrait dire "les acteurs n'exprime vraiment pas leur talent dans ce film s'ils en ont" ( j'ai mis longtemps à trouver la bonne formulation ! ). 
Néanmoins le scénario est si simpliste, si superficiel que les personnages se doivent d'être exhubérants et donc, peu crédibles. 
C'est de la comédie médiocre mais après tout, ça fait sourire !

James MacAvoy est mal doublé, certes, mais il est tellement ... qu'on lui pardonne ! Evidemment, rien a voir avec ses prestations dans "Le Dernier Roi d'Ecosse" mais bouse, si on veut voir JOUER des acteur, faut leur donner des rôles pour ça. 
Là, il est juste niaisement merveilleux, moi ça me suffit. 
Simon Woods joue le gros bourge un peu allumé, il déforme son visage sans concession pour accentuer de manière grotesqe tous les sentiments qui le traverse. 
Chrisitina Ricci j'ai pas compris. Elle avait du charme avec son nez de cochon ! Et puis elle l'a enlevé... 
Par contre Reese Witherspoon (aussi dans "Détention Secrète"), elle, elle est sympa, vraiment sympa. Charmante, elle n'a qu'un petit rôle dans Pénélope mais elle l'occupe bien.

Les décors sont sympathiques, très colorés, très conte de fée du côté de Pénélope, comme si on voyait le monde à travers ses yeux. Beaucoup plus terne du côté de Max, qui traine dans un sous-sol où les parties de Poker s'enchaînent machinalement. Tout est très léger, chacun joue sa vie comme dans une cour de récré ou rien a vraiment trop de conséquences (cf les nobles qui sautent à travers la fenêtre). Il y a pour sûr une zoulie fin : Pénélope c'est comme un conte pour endormir les enfants réalisé en film et tournée en dérision, faut pas y chercher un chef d'oeuvre.

J'aurais essayé de le défendre un peu ce film, il a moyen de faire battre le coeur de quelques nanas comme moi qui veulent se marrer 1h40... (MIKADO®.. restons léger).
Ca reste joliment ridicule !
l'Unique Fan

10 avr. 2008

Jack & Jill VS The World

Alors que c'est assez inédit en Europe, les Etats Unis sont habitués à sortir les films dans certaines villes test ("selected cities" qu'ils disent) avant de décider du nombre d'écrans à allouer, à l'échelle nationale.
Si le film est un succès, on le verra à peu près partout, si c'est un échec, il ne sortira peut être pas de la ville test.
Le film kritiké aujourd'hui est diffusé dans la région de Los Angeles depuis un peu plus d'une semaine, et aucune date n'a était arrêtée pour la sortie nationale (et je vous parle même pas de la sortie française).

Jack et Jill sont deux personnes qui se rencontre au hasard, sur le toit d'un immeuble New Yorkais (le gars est en pause clope et la fille...estau  téléphone (c'est bien connu que quand tu cherches du réseau au milieu de Manhattan, tu rentres dans le premier immeuble que tu trouve, direction le toit).
Ils font vite fait connaissance mais on se rend compte qu'ils n'ont pas vraiment les mêmes vies.
Jack est un publicitaire matérialiste et routinier alors que Jill est une aspirante actrice, assez spontannée qui profite de la vie autant qu'elle peut.
Jack va bien évidemment tombé amoureux de Jill (qui est plutôt canon) et va faire tout un caca nerveux en apprenant son terrible secret.
Jill est malade et pourrait crever à peu près n'importe quand au cours des dix prochaines années.

La, vous vous dites que c'est une histoire romantique de base qu'on va pouvoir matter en semi-sommeil et que le truc ne risque pas de trop soliciter le cerveau.
Et bien c'est vrai mais faux.
Si le truc ne fait pas réfléchir outre mesure (en dehors de la traditionnelle question "mais pourquoi je regarde ça, au fait?"), il risque de vous prendre la tête comme pas deux, à peter plus haut que son cul.
Et oui, parce que le film se lance vite dans une absurde et vulgaire (comprendre "vite fait", "sans détails", "facile"...) critique de la société.
En gros, Jack et Jill sont plus malins que tout le monde (on en connais tous), boivent du café commerce équitable, aiment les animaux et sont fan de cuisine au wok.
D'un autre côté, ça les dérange pas d'imprimer 5000 autocollants pour les balancer d'un toit, mais bon.
Si le propos est défendable en lui même (sauver la planète, certes), il est ici utiliser comme prétexte, ne sert pas grand chose à l'histoire et est surtout super mal présenté ("les autres sont des cons, nous on a tout compris").
Voilà le gros point noir du film.
Plus noir encore que le couple d'acteurs principaux, Freddie Prinze Jr (le mari de Sarah Michelle Gellar, à la filmographie qui me donne des glaires) et Taryn Manning (magnifique femme, commune actrice), plus choisis sur leurs belles gueules qu'autre chose (un jeune couple à New York se doit d'être smokin' hot).

Pendant 1h, Jill va boulverser la vie de Jack, en lui faisant prendre de plus en plus de risques, pour qu'il se rende compte qu'au fond, sa vie, c'est de la merde et que son job, il craint.
S'en suit une petite révolte à la 99 Frs et un semi-happy ending où le gars et la fille finissent ensemble, mais sans une thune ou indication quant au temps qu'ils auront à passer ensemble (je vous rappele que la fille est malade).
Certains trouveront ça romantique et mignon, d'autres suicidaire, moi je trouve juste que ça ressemble un peu plus à un film hollywoodien basique donc pourri.
Ju

6 avr. 2008

The Other Boleyn Girl

Malgré une affiche de rêve, le premier long métrage de Justin Chadwick ne semblait pas intéresser grand monde, au sein des Kritikos.

Kp y allait de son fameux "Oui, mais c'est juste par ce qu'elles sont bonnes!" et seul Arno semblait curieux face à l'aventure cinématographique qui s'offrait à nous.
Finallement, je l'ai matté en feuj (mais vous vous en doutiez), et je l'ai trouvé intéressant, ce film.
Inégal et imparfait, mais non sans attrait.

Le père Boleyn est un sacré trou du cul.
Pour installer sa famille parmis la bourgeoisie anglaise, il n'hésite pas à jouer au maquerau avec ses filles, en s'assurant qu'elles soient remarquées par les riches et puissants hommes (qu'ils soient mariés ou pas, d'ailleurs).
Si ça va tout à fait à Ann qui est une pute arriviste, Mary (c'est son autre fille) n'a jamais rien demandé de tout ça et voudrait vivre une vie peinarde, à la campagne.
Mais c'est sans compter sur le roi Henri VIII (ou 8), à qui elle a tapé dans l'oeil.
Avec un goût marqué pour les filles Boleyn, le roi va se rapprocher de l'ainée (Ann), puis de la cadette (Mary), puis de l'ainée et ainsi de suite, à différentes étapes de sa vie.

Le gros du film repose sur ce triangle amoureux même si la dernière demie-heure se démarque du reste du film pour s'attacher à différents points historiques.
Le film est d'ailleurs construit de manière totalement anarchique et le réalisateur s'est manifestement perdu à vouloir couvrir une trop longue période historique, en trop peu de temps.
Il aurait bien fallu deux films pour compter l'histoire des Boleyn, au lieu de ça, on assiste à des passages éclairs sur des moments cruciaux de l'histoire.
C'est le principal reproche que je ferai au film auquel il est aussi souvent reproché un manque de rythme même si je n'ai pas eu à m'en plaindre.

Le film peu se reposer sur son trio d'interprètes magistral, composé d'Eric Bana (qui fait pas un roi dégueulasse), Natalie Portman et Scarlett Johansson.
En ce qui concerne le duo féminin, il est assez intéressant de voir la différences de caractères entre les deux soeurs.
Si l'histoire retient principallement le nom d'Ann Boleyn, on se rend vite compte que c'est du côté de Mary qu'on trouve la meilleure Boleyn qu'il soit.
J'ai cependant était un peu réducteur en parlant de pute arriviste un peu plus haut et le rôle d'Ann est un poil plus complexe qu'on pourrait le penser.

Malgré les faiblesses apparantes de cette première oeuvre, je vous conseillerai de voir le film pour sa seule distribution et de vous faire une idée de par vous même.
Si j'ai étais un peu déçu, le film n'est pas mauvais pour autant.
Ju

Cloverfield

Un gromanche des familles (quasi-absence de travail combinée avec un refus général de la moindre activité sportive à cause d'un estomac brassé et d'un manque de sommeil) m'a permis de rattraper une partie de mon retard cinématographique en mattant deux films, au cours de l'après midi.

On commence par le plus mauvais, dont on m'avait pourtant dit le plus grand bien.

Le 22 Mai 2008, une bande de potes fête le départ de Rob, nommé vice président et muté au Japon par sa boîte.
Lily met rapidement Jason, le frère de Rob, en charge de la caméra vidéo pour immortaliser les moments forts de la soirée.
Mais la vidéo, ça emmerde vite Jason qui délègue la responsabilité du truc à Hud, le meilleur ami de son frère.
Au beau milieu de la nuit, une explosion se fait entendre près de la statue de la liberté, et secoue tout New York.
Les participants de la petite sauterie en l'honneur de Rob décident donc de se rendre sur le toit de l'immeuble, pour avoir une meilleure vue sur la baie de Manhattan.
Ils auront surtout une place privilégiée pour assister à une pluie de saloperies enflammées, foutant un bordel monstre dans New York.
Un objet non identifié semble ravager les rues de New York et nos amis décident de prendre leur chance à pied pour quitter l'île de Manhattan.

Le film part super mal et on attend bien 25 minutes avant que le bordel se lance et que les premières explosions nous reveillent.
Avant ça, on a droit à un regard privilégié sur la vie de personnes qu'on ne connait pas et une soirée où tout le monde s'indignent du fait que Rob ai couché avec Bette.
(Ca a l'air de rien mais c'est la plus grande nouvelle depuis que l'homme ai marché sur la lune, à en croire les personnes intérrogées)
Le film prend une toute autre tournure pendant l'heure restante (oui, le film est super-court) qui verra son quota de destructions et de morts.
Sur ce point, le film a l'intelligence de ne pas faire passer les principaux protagonistes pour des héros incensibles à la pression.
Les gars craquent (parfois), prennent des décisions à la con (souvent) et au final meurent.

Sans vous dire ce qui attaque New York, je tiens à préciser que c'est une idée trop peu exploitée et qu'on ne connait jamais le pourquoi du comment du "Et à la fin, c'est qui qui gagne?"
Le truc ressemble plus à un massacre qu'à une épopée héroïque, en quelque sorte.

On ressort du film avec l'impression de s'être un peu fait voler, du fait qu'on ne voit pratiquement rien de se qu'il s'y passe.
La faute à un choix de caméra à la Blair Witch pas toujours bien heureux, souvent sombre et approximatif.
Si vous avez un léger début de commencement de mal de tête, ne commencez pas le film au risque de gerber dans la permière demie-heure.
Une fois ce cap passé, vous devriez pouvoir vous en sortir.

Si c'est un peu fait exprès, on est dérangés par le fait d'assister à un truc pas vraiment fini, avec plein de trous et de questions en suspend.
Au final, je suis assez déçu d'avoir encore fondé trop d'espoirs sur un film catastrophe hollywoodien.
On se demande d'ailleurs où est passé le budget parce que 30 millions pour trois images de synthèses, des acteurs inconnus et une handycam, ça fait un peu beaucoup, selon moi.
A part si ils ont vraiment défoncé New York.
Dans ce cas là...
Ju


2 avr. 2008

Public Announcement

A Las Kritikas, on a beau être super balèzes, on est pas non plus des dieux (du moins, je ne crois pas).

Ainsi, ça prend pas mal de temps de s'occuper de trois sites en parallèle (même si Les Kritikos d'Or n'ont connu aucune activité depuis plus de 6 mois), tout en essayant de mener une vie relativement honnête.

Si on était partis sur une moyenne d'un post par jour, on s'est vite rendu compte qu'il serait impossible de maintenir la cadence tout au long de l'année (y'a un truc chiant qui s'appelle "la période des partiels" et qui met traditionnellement un grand coup dans notre moyenne).

Le blog étant avant tout un outil communautaire, c'est ici que vous rentrez en jeu, en nous envoyant vos articles pour élargir la fière tribu des Kritikos.
Vous avez un coup de coeur, un coup de gueule, une découverte à nous faire partager, n'hésitez pas à nous envoyer votre texte, on se fera un plaisir de le poster.
Pour ce faire, un simple message à laskritikas@free.fr (ou l'adresse perso d'un membre si vous en connaissez, mais je peux pas les laisser ici) et c'est réglé (pour peu que la synthaxe soit pas dégueulasse).
Même si le film à déjà était critiqué, il peut être intéressant d'avoir plusieurs avis dessus ou de rappeller son existence au moment de sa sortie française, quand on l'a critiqué plusieurs mois auparavant (c'est le cas de "3h10 pour Yuma", re-posté aujourd'hui même).

C'est avec un grand plaisir que nous accueillons donc l'Unique Fan (qui nous suit depuis à peu près le début), qui nous gratifie de ses deux premières kritikes (s'approchant ainsi dangereusement du nombre total de kritikes de Kp [petit bonhomme qui montre ses dents]).
"Taken", tout d'abord, un film que vous n'auriez pas trouver sur le site avant un bon moment, et"3h10 pour Yuma", le meilleur western de ces dernières années (d'un côté, je prend pas trop de risque vu que y'en a pas eu des masses).

On accueille donc la nouvelle recrue à l'ancienne mode des Kritikos.
Champomy et Apéricubes pour tout le monde, sur une musique de Gala.
L'équipe des Kritikos

P.S: Peut être vous demandez vous maintenant quel est le rapport entre le texte est l'illustration choisie?
Il n'y en a pas le début d'un et la photo de supa-turtle doit sa présence au simple fait qu'elle m'amuse au plus haut point. 

Taken

Hall du cinéma, 25 mars 2008. 

Un plus ou moins bref coup de fil à mon conseillé "cinéma  & daubes" qui, devant le choix merveilleux qui s'offre à moi entre "Angles d'attaques" et "Taken", me conseille de rentrer chez moi et de me foutre au pieux.
Au pire, me propose de moins gâcher la soirée en m'orientant vers "Angles d'attaques" sur le seul aspect de la distribution. 
Donc, je choisis Taken et on est parti pour une petite heure et demi de divertissement.

A vrai dire, le scénario me fais peur : Intéressant dans la bande annonce (mais celle d'hypertension non plus elle était pas si mal... ok je sors), mais ça sentait le déjà vu à 100 mètres, avec en prime un scénar' assez simpliste, qu'on a croisé même avec Seagal.
Une bande annonce que j'ai vu dans mes jours d'innocence cinématographique promettait un chef d'oeuvre avec  notre Steven S. dans "un aller pour l'enfer".
En gros, la version américano-asiatique du padre qui court après tout le monde en faisant une sorte de saut de haies, sauf que les haies sont des gens et qu'il ne saute pas... enfin Seagal quoi.

Mais là il y a Liam Neeson. Je l'aime bien lui, je ne l'avais jamais vraiment remarqué même s'il a joué dans les bon "Kingdom of Heaven", "Batman Begins" ou "Love actually" (il fait de tout le bonhomme, même la voix du lion dans Narnia).
Les autres sont tous très charmants mais j'arrête de m'étendre, j'ai toujours pas parlé du film !!

"On" me reproche de ne pas dire mon avis, de toujours dire 'j'ai envie de dire que c'était pas mal mais...' alors puisque c'est comme ça, voilà ce que j'en pense et pourquoi.
Première image du film : J'ai peur, c'est du monstrueux cliché.
Images d'une vidéo amateur, anniversaire d'une enfant, souvenirs souvenirs... 
Et le père se réveille dans sa vie de merde où sa femme l'a plaqué pour un riche et vit avec sa fille et ce vieux dans un luxe sans nom.

Pourtant voilà, le film ne fait pas un tour rapide de la situation pour vite nous balancer dans le sujet, il nous met quand même une bribe d'histoire en place, et le mieux, ne cherche pas du tout à nous attacher d'un systématique amour mazochiste à la fille qui va se faire enlever. 
Ca c'est chouette.

Pour le gros de l'histoire, le père se fait trop laisser par sa fille et son ex-femme :  c'est pour permettre à son enfant gâté (mais pas par lui... et ça le fait chié) de se faire la malle pour l'Europe avec une 'conne', blonde et hystérique. 
C'est foireux, ça a foiré, et il court à sa rescousse.
J'en dis pas plus, si ce n'est que depuis, il n'y a plus d'albanais en France !

Ca divertit, ça mélange pas mal de genre et c'est fondé sur la douce réalité du commerce de touristes enlevées et mises en services pour le plus grand plaisir de nos messieurs.
Jamais vraiment trash, finalement, ça reste un peu trop dilué, et un peu trop facile. 
Même Vin Diesel il aurait pu y arriver parfois ;)
Si ça a tendance à couler de source, ça reste un film à voir selon moi, et on ferme les yeux sur cet aspect parce que ce film, moi j'ai aimé ! 
Alors tout le monde l'aime forcément... non ?
l'Unique Fan

3h10 pour Yuma

Hérésie, il aurait au moins pu mettre un séance de 3h10 pour Yuma à 15h10 non ?

Et bien non, car 3h10 ce n'est pas la base du film, c'est son aboutissement ! 
Et un aboutissement divin. 
Les western, c'est pas dans mes habitudes, trop tendance à les catégoriser dans la branche 'film lent : film chiant'. 
Et pourtant.... et pourtant !

Dan Evans est un paysan boiteux, marié et père de deux jeunes fils qui répond à la description de tout homme bon d'Amérique au temps de la guerre de Sécession.
Il est menacé par un riche de la ville pour ses terres, méprisé par son fils aîné de 15 ans (Will), et boite... 
Je l'ai déjà dit ? soit.
Et puis il y a Ben Wade, son opposé. 
Si le premier est si bon, le Second très mauvais, et ça démarre comme si c'était si simple. 
Ben Wade est arrêté dans sa ville un peu grâce (à cause?) de lui, et une aventure commence, celle de l'amener vers le train de 3h10 pour Yuma (pour être pendu selon certains, emprisonné selon d'autres, etc etc).
Parmi les hommes présents pour l'escorter, on trouve de tout. 
Les personnalités vont se chevaucher (aucun jeu de mot) et tout le petit monde va avancer, ou crever, ensemble !

Les plans sont merveilleux, la façon de filmer n'est ni fatigante ni ne tente de cacher le manque de talents des acteurs, puisqu'ils en ont !
Et pas qu'un peu. 
Russell Crowe et de toute façon bon, et tellement approprié pour ce rôle. 
Il l'enfile avec précision et se distingue autant  en personnage qu'en acteur.
Et notre boiteux en chef c'est Christian Bale ! trop dla Bale (mmmh désolé) c'est un rôle un peu moins complexe, mais il l'endosse bien lui aussi.
Ses humeurs, son stayle de paysan croisé cow-boy... 
Et je crois que Ben Foster m'aura eut par surprise. Son regard est excellent. Vide pour ainsi dire, mais il incarne un personnage assez tripant qui gère plutôt pas mal sa voix de merde, tellement en phase avec le personnage. 
Bravo les artistes !

Cependant, les acteurs doivent en grande partie leur prestations au scénario lui-même.
Il y a de la matière, un foisonnement de contradictions tellement logiques, un paradoxe permanent entre l'esprit animal et la lueur humaine qui ne se ressent pas seulement entre les personnages, mais aussi dans une même personne.
Rien ne coule de source, ou alors je suis niaise et étrangère au Western (bon, le deuxième aspect n'est pas faux) mais c'est bon bon bon tout ça.

Finalement, il y a la musique, enfin le son, enfin ce qui va vous heurter, vous surprendre, vous transporter, vous faire vivre ce qu'ils vivent et ça, c'est la cerise sur le gâteau.
Une dernière recommandations : Croquons dedans à pleines dents et vite !
l'Unique Fan