Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

30 mai 2008

The Virgin Suicides

La scène s'ouvre sur un quartier résidentiel du Michigan, au printemps.
L'année est 1975 et nous le distinguons aux vêtements et attitudes des habitants du quartier, classe moyenne américaine (avec tout ce que cela implique).
Sur une musique berceuse de Air (en charge de la B.O pour laquelle ils se sont surpassés), les premières images coupent avec l'ambiance installée et une voix de jeune homme (Giovanni Ribisi) nous annonce que Cécilia n'est que la première des sœurs Lisbon à connaitre un destin tragique.
Après s'être ouvert les veines, on la retrouve dans une chambre d'hôpital, où un médecin essaie de comprendre.
- Tu n'es même pas assez vieille pour te rendre compte à quel point la vie peut être dure.
- Apparemment docteur, vous n'avez jamais était une fille de 13 ans.
Le ton est donné dès la scène d'introduction.

La famille Lisbon compte 5 filles, toutes blondes, magnifiques et mystérieuses.
Cecilia, 13 ans, est la plus introvertie du groupe et semble porter le poids du monde sur ses épaules. Elle n'apprécie vraiment qu'écrire dans son journal et grimper dans le grand arbre du jardin familial.
Lux, 14 ans (rôle qui lança Kirsten Dunst) , est au contraire la personne la plus extravertie de la famille. Jouant sur son charme fou (sans doute la plus belle femme de la famille), elle s'amuse à allumer les garçon de sa génération dès que possible.
Malgré cette joie de vie apparente, la jeune femme ne se défait jamais d'un masque de tristesse, à l'exemple de ses soeurs.
Les autres rôles sont un peu moins importants (sans être insignifiants, ils ont le mérite d'être complexes et différenciés les uns des autres), sachez que le reste de la famille se compose de Bonnie (15 ans), Mary (16 ans), et Therese (17 ans).
Les sœurs Lisbon sont toutes très appréciées des garçons et particulièrement de ceux vivant la même rue (narrateurs car témoins privilégiés de l'histoire). Ceci (en plus du contexte d'une époque moins permissive que la notre) semble effrayer les parents Lisbon et les filles passent le plus clair de leur temps dans leur chambre, quand elles ne sont pas à l'école.

Comme expliquer plus haut, on est de suite surpris par la tournure que prennent les événements quand la jeune Cecilia (Hanna R. Hall, tout simplement excellente dans le rôle) tente de mettre fin à ses jours (coup de rasoir aux poignets, dans la baignoire).
L'ensemble du film va permettre de chercher pourquoi une personne ayant apparemment tout peut penser à se suicider.
En celà, le film constitue un puzzle pour lequel on trouve toujours de nouveaux éléments, en espérant comprendre le tout à la fin.
Ce n'est cependant pas le cas et chacun fini par se faire ses propres réponses, en déduisant des éléments qui sont donnés.

Si le début du film peut faire sourire par moment (notamment lors de la scène chez le psychologue joué par Danny de Vito), il s'agit d'un véritable drame, et les dernières scènes sont extrêmement tristes (l'oubli, la dérision,etc.).

The Virgin Suicides, adapté du roman éponyme de Jeffrey Eugenides, est le premier long métrage de Sofia Coppola et on y retrouve une mise en scène classique mais efficace, basée sur des plans fixes (caméra immobile ou presque), qui s'enchaînent au rythme de la narration.
Le film ne souffle d'aucun temps mort et est un véritable coup de maître pour la toute meilleure réalisatrice de ces dernières années, qui n'avait pas encore 30 ans à l'époque de la sortie du film.
Tout en soulignant le côté "sacré" et "exceptionnel" du terme "classique", je n'hésite pas une seconde à utiliser l'appellation pour cet excellent film datant de presque 10 ans.

Ju

29 mai 2008

Ghostbusters

Attention, film culte. Ca fais un bail qu’on l’avait pas vu celui là en plus. Comme nous avons une obligation légale de faire une pause entre deux grosses séries de navets, autant se refaire des films qui nous ont marqués. Cette fois-ci, il s’agit de Ghostbusters.

Film sortie en 1984, Ghostbusters est une référence. D’une part par son scénario, complètement original, même si pas fouillé du tout, mais le but n’est pas là. Son casting, qui aligne Bill Muray(pas aussi connu à l’époque), Dan Aykroyd (Elwood, des Blues Brothers) et Sigourney Weaver (héroïne de la série Alien, le premier était déjà sortie à l’époque). Enfin le tout saupoudré d’une bonne tranche d’humour décalé qui ne se prend pas au sérieux et voici Ghostbuster.

L’histoire est celle de Peter, Raymond et Egon, chercheur en parapsychologie qui sont viré par leur université, sous prétexte que leurs recherches c’est que de la merde (en gros, j’interprète mais l’idée y est). Ils décident alors de monter une entreprise de protection contre les fantômes.

Qu’on se le dise, Ghostbusters n’est pas le film où vous aller rire aux larmes, mais il fait partie de ce genre de film qui nous rend heureux. Parce qu’il est simple, parce qu’on sait qu’on va passer un bon moment, parce que depuis toujours on sait qu’il ne faut jamais "croiser les flux". Mais qu’est-ce qui fait de ce film, un grand film ?

Question difficile, mine de rien. Je pense que c’est l’accumulation de petit détail qui fait la force de ce film. Du symbole des héros (le panneau fantôme interdit, cf. l’image), la voiture des héros (une sorte de corbillard customisé), ou le côté terriblement kitch de leur équipement anti fantôme (mais qui a pu dessiner des trucs pareils ?). On est dans le burlesque, ça ne fais aucun doute. Les fantômes ont aussi un look bien a eux, et les effets spéciaux de l’époque, vraiment risible, rajoute encore une couche de kitch supplémentaire (on s’en lasse pas). Mention spéciale au « boss de fin » qui doit être un cousin éloigné du logo d’une célèbre firme française.

Les personnages ont aussi une personnalité assez décalé. Peter se sert de son boulot pour draguer les victimes des fantômes, et n’a aucune connaissance dans son domaine (comment est il devenu chercheur ?), quand à Raymond et Egon, ils illustrent plus le côté geek des chercheurs, toujours à fond dans leur truc, avec leur jargon bien à eux (surtout Egon). Tous les acteurs assurents, et la palme est attribué à Rick Moranis (série des "Chérie j'ai ..."), dans le rôle de Louis, qui est juste formidable.

Que dire de plus sur ce film, sinon que de vous conseiller de le voir ? A oui, la musique. Est-ce besoin de le mentionner ? tout le monde connaît la célébrissime musique de Ghostbusters, par Ray Parker Jr. , mais ce n'est pas l'unique musique du film et toute les autres collent à merveille à l'ambiance.

Alors ? Convaincu ?

Kp

PS: Bientôt la critique du II, par la plume du signore Ju



28 mai 2008

Las Kritikas fait les gros titres

Après moins d'un an et demi d'existence, plus de 400 articles, un effectif qui à doubler depuis l'ouverture du site, une majorité de navets, quelques grands films (on a vite oublier les autres), Las Kritikas est aujourd'hui en pleine page (28) du magazine gratuit GreNews.

Les réactions du monde du cinéma ne se sont pas fait attendre et le téléphone de vos humbles serviteurs n'a cessé de sonner, depuis la parution de l'article.
- Oui Scarlett, c'est bien nous dans le journal. Merci. Oui, je sais que tu nous suit depuis le début. Un dîner me dis tu? Faut que je vois avec les autres alor...Fuck them, tu es sûre?
- Une interview avec Luc Besson? Désolé, on a déjà prévu une rencontre avec Tarantino (faut connaître ses priorités).
- Allo Jess. Ah, je t'ai pas rappelé? Non, ça à rien à voir avec le fait que tu sois enceinte. Allez, on dit que je t'appelle dans 6 mois, on ira boire un coup.
- Non Adam, je soutiendrais pas ton prochain film sur le site! Pourquoi? Tu veux vraiment que je te réponde?
Plus sérieusement, on remercie l'ensemble des gens qui passent par le site (régulièrement ou non) ainsi que Jennifer et Ludo de GreNews.

Vous pourrez trouver l'hebdomadaire gratuit dans tout le centre ville grenoblois (ainsi que sur le campus).
Si jamais vous n'habitez pas la région ou êtes un flemmard de compét' (auquel cas, respect!), voici le lien de l'article, consultable sur Internet.
http://www.grenews.com/cultures/internet/le-blog-grenoblois-100-cinema.html
Voilà, il ne me reste qu'a vous donner rendez vous très vite pour de nouvelles aventures cinématographiques (la fête du cinéma arrive et on a concocté un programme honteux qui devrait donner lieu à de bien belles kritikes).
Prenez soin de vous et à très bientôt.

Ju (au nom de l'ensemble des Kritikos)

21

Echappé de justesse à la perfidie du Ju qui voulait nous faire regarder "The Hottie and the Nottie", nous nous retrouvons donc (Apres quelques échanges verbaux musclés) devant 21 ("Las Vegas 21" en France).

21, c’est l’histoire d’un jeune américain, Ben, qui a la faculté d’être super intelligent (ça devient rare), notamment en Math, où il peut effectuer des calculs complexe de tête et sans temps de réflexion. Cette capacité lui vaudra d’être repérer par son prof de Math qui veut monter un coup pour gagner au Blackjack à tous les coups, en comptant les cartes. Pour rappel, les casinos utilisent 6 jeux de 52 cartes par table de Blackjack, ce qui signifie en gros que le nombre de personne capable de compter les cartes au Blackjack doit se compter sur les doigts des deux mains, au niveau mondial of course.

Ben va donc devoir choisir entre sa vie chiante et fortement impécunieuse avec ses potes geek et une vie de rêve à Vegas où il pourra draguer la fille de ses rêves (qui évidemment fait partie du groupe d’escroc). Je vous laisse deviner ce qu’il choisit…

Autant vous prévenir tout de suite, ce film ne vas pas révolutionner votre vie, et ne vous poussera pas à vous mettre au Blackjack comme l’avait fait "Les Joueurs" avec le Poker. Pour commencer par les points négatifs, je citerais le scénario. Celui-ci, bien qu’assez original, ne laisse quasiment aucun suspense au film, et pour peu que vous ayez vu plus de 10 films dans votre vie, vous ne serez guère surpris par les péripéties, on est dans le déjà vu. A la décharge du réalisateur, il faut préciser qu’il a adapté une histoire vraie, et que, par soucis de coller à la réalité, le scénario n’a probablement pas pu se permettre d’être fouillé… Mais quand même, il y avait matière à faire plus complexe.

Autre point noir, à mon avis, il s’agit de la prestation de l’acteur principal qui n’est pas vraiment convaincante, surtout comparé à Monsieur (oui on dit monsieur) Kevin Spacey. Et encore, il n’est pas à son top-niveau, faut dire que la barre est haute (cf : "L.A Confidential" et "Usual Suspect").

Dernier point négatif : la lenteur de certaine scène, qui coupe un peu le rythme de celle plus endiablé et nettement plus intéressante.

Ces points mise à part, on passe un agréable moment, agrémenté d’une musique sympathique (MGMT pour la scène d’intro, entre autre), et si je n’irai pas jusqu’à vous conseiller d’aller le voir au cinéma, je vous le conseil pour tous ses soirs où vous manquez d’inspiration, seul chez vous. Vous n’en sortirez pas déçus.

Kp

27 mai 2008

Jackpot

Mon dieu qu'ils ont l'air niais, sur l'affiche de ce qui s'annonce comme une comédie américaine vue, revue (on comprend d'ailleurs pas comment on a pu autant en voir, des films comme ça), mi-comédie, mi-romance (je cherche une vanne avec mi-quelque chose pour finir mais je reste bloqué sur mikado...je vais donc mettre un terme à cette phrase).
Après un début de soirée plutôt sympa, l'homme de défi (et sans sommeil) que je suis décide de se faire sa propre idée d'un film que de toute façon personne ne voudrait voir avec lui.
Je vous l'aurait bien spoiler (technique spéciale Itoo (qui est passé à un tout nouveau niveau avec la kritike de l'affreux Indiana Jones 4) ) mais la bande annonce s'en est chargée pour moi.
Damn it!

Jack et Joy sont deux trentenaires à qui il arrive une couille en simultané.
Le premier se fait virer de l'entreprise familiale (balèze gamin!) pour cause de débilité profonde.
La seconde se fait plaquer par son tocard de petit copain, le soir où elle lui prévoit une surprise party (SURPRISE!!! non?...Je peux quand même prendre du cake?).
Les deux malheureux (j'aurais bien dit les deux malchanceux mais la chance n'a rien à voir dans la situation de Jack, qui est juste un gros con) se retrouve donc dans un bar où ils enchaînent les canons.
Après quelques tournée, l'idée folle (comme dans 90% des cas dans ce genre de situation, c'est une idée de merde) de passer le week end à Las Vegas émane et sur un coup de tête, tout le monde quitte New York pour le nevada.
A cause d'un bordel à l'hôtel où ils logent tous, les deux groupes se rencontrent mais le courant ne semble pas passer.
Alors que Joy décide de lâcher l'affaire et de partir de son côté, Jack lui sort toute une argumentation sur la nécessité d'un peu de spontanéité dans une vie apparemment rangée (je crois que ses mots exacts sont "Pas cap!") et tout ce beau petit monde décide de se mettre la race du siècle, au nom de l'humour.
Au cours de la nuit, Johnny Walker unira Jack et Joy par les liens du mariage, ce que les deux tourtereaux regretteront dès le lendemain.
Alors qu'il s'accorde sur la nécessité d'annuler l'union, Jack gagne 3 millions à la machine à sous avec la pièce de Joy.
Incapables de s'entendre sur la répartition de la somme lors de l'annulation, Joy et Jack saisissent la cour où le nouveau juge en provenance de DonaldVille décide de geler la somme pendant 6 mois durant lesquels J & J devront apprendre à cohabiter, au sein d'un mariage.
(Passons sur la crédibilité d'un telle décision juridique, silvouplez...)

Voilà, si vous étiez pas sûr que le plot du film était nul, maintenant il n'y a plus aucun doute possible.
On se fout de notre gueule.
Si je craignait le pire en voyant la bande annonce, le film est bizarrement distrayant (marrant par moment, sans jamais être bon, attention) et se regarde sans trop y penser.
D'une petite heure et demi, on oubliera vite de l'avoir visionner, sans pour autant avoir détester le faire.
Si il me donne habituellement de l'urticaire, Ashton Kutcher est plutôt un choix pour le rôle de Jack et c'est toujours un plaisir de voir Cameron Diaz dans un rôle où elle devra se balader en sous vêtements.

Les rôles secondaires n'ont pas grande importance mais la relation entre les deux meilleurs amis de Jack et Joy, qui n'arrivent pas à se blairer, est à mourir de rire.
Entre petit coup de pute et grosse insulte gratuite, je m'en gausse encore.

Comme énoncé en introduction, la principale critique est attribuée à la bande annonce, qui tue une grande partie des vannes du film (20 minutes), ce qui est un peu dommage quand on considère que cette dernière est mauvaise alors que le film est pas dégueulasse.
Vous serez cependant rassurés (ou pas) de savoir que la bande annonce ne s'attarde que sur une partie du film, où Jack et Joy se font toutes sortes de coups de pute, pour forcer l'autre à annuler le mariage (et refuser le pactole).
Après ça, il reste bien une heure de film à matter.
Si il ne plaiera pas à tout le monde, le film n'a rien qui lui vaut d'être détesté.

Ju

24 mai 2008

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Grmmblblbm! Gneuh: c’était nul!
Tels sont les mots du Kp une fois le film terminé. Et pour une fois l’homme grognon n’a pas du tout tord : on était parti voir « Indiana Jones » et on a vu un mix de tous les succès de jeux vidéos et cinéma de ces dernières années. A croire que le processus inverse s’est déroulé : faire un film en fonction de ce qu’on va mettre dans le parc d’attraction et autres produits dérivés. Et oui c’est la loi du dollar hollywoodien: dénaturer une idée originale et géniale pour en faire une suite sans âme.
Mais de quoi retourne-t-il?Pourquoi notre ami est-il si ronchon?
Et ben parce qu’on s’est FOUTU DE SA GUEULE. Et pas qu’une fois.
Le film se divise en 3 parties : le chapitre James Bond, la partie Indy (il en faut bien une!), et enfin le grand-n’importe-quoi.

Ca commence sur les chapeaux de roue. Nevada, 1957 (en pleine Guerre Froide). Une délégation militaire soviétique s’introduit sans trop de peine dans une base militaire. Ils retiennent prisonnier le Dr Jones à qui ils demandent de faire leur marché dans un espèce d’immense entrepôt (où est notamment rangée l’arche d’alliance). L’archéologue trouve leur caisse grâce à de la poudre à canon, créé une diversion, grosse marave, et réussi à se barrer sur un moteur de fusée. Un peu étourdi par les 7G qu’il a pris en pleine tronche, Indy se réfugie dans un frigo pour se protéger d’un essai nucléaire imminent (les ricains ne se sont pas inquiétés de la présence de dizaines d’espions rouges dans leur base…). Mais bon Indy est en mode Bond, James Bond et ne s’en sort qu’avec des remontrances de la part de la CIA.
Rentré chez lui, il rencontre Mutt, un jeune freluquet débrouillard et futé. Mais le KGB, qui décidemment à du recevoir des cartons de visa et de carte de séjour est à leur trousse. Après une petite course poursuite sympa, les 2 énergumènes montent dans un avion direction le Pérou : ils doivent retrouver le professeur Oxley, un ami commun, un crâne de cristal, et une mystérieuse cité d’or (la routine). Pourquoi me direz-vous? C’était indiqué en Inca sur un papier que possédait Mutt, sous forme de devinette. Comme ce con a arrêté les études et n’a pas eu la chance de faire Inca deuxième langue il avait besoin de notre cher Indiana pour déchiffrer, d’où les évènements précédents.

Bref, ils arrivent à Cuzco et la deuxième partie du film commence. En inspectant une cellule de prison et après quelques coups de balais, ils trouvent les indications pour se rendre dans une cité inca perdue, où se trouve un trésor. On est en plein dans le mode aventure : toiles d’araignées, peintures murales dédiées au dieu Pachacamac, dalles pivotantes, et enfin trésor et BONUS : le crâne de cristal (c’est ce qu’ils essayent de nous faire croire mais j’opterais plus pour du plastique). Un crâne magnifique, chère Maryse, sans anicroche ni traces d’outils, que vous pouvez commander pour la modique somme de… STOP malheureux. Les soviétiques ont des yeux de partout, ils vous ont retrouvé. Un des agents n’est pas content : « Oui, tout ça, le Pérou c’est nul; moi je voulais aller au Brésil… »

Ainsi se termine l’acte « Indiana Jones ». C’est parti pour la dernière ligne droite : le grand-n’importe-quoi.
Direction la jungle amazonienne, donc. Indy est prisonnier. Son ancien acolyte, Mac, qui l’a trahit, essaye de le convaincre que c’était pour de faux, que c’est un agent double. « Rappelles-toi de Berlin » qu’il lui dit : erf, ça voudrait dire que le Dr Jones a été agent secret dans son passé. Vous bluffez Mr Spielberg, on avait dit « seulement archéologue »!
Ensuite a lieu la scène « Luke : je suis ton père ». Bon, OK, Georges Lucas produit le film; mais ce n’était pas une raison. Mutt est le fils caché d’Indy et de Marion Ravenwood (cf : L’arche perdue), que les Russes détiennent et restituent, ainsi que le professeur Oxley, devenu à moitié débile à cause du pouvoir néfaste du crâne.
Une course poursuite a alors lieu dans la jungle : ça se bat à la mitraillette, au sabre, Mutt fait un numéro d’équilibriste entre deux voitures, imite Tarzan en compagnie de chimpanzés, et tous ces connards finissent en accident dans une énorme fourmilière. Les bestiaux ont faims, on se rend compte à quel point ils peuvent être voraces. Heureusement que l’idiot à le crâne de cristal avec lui, ça permet de repousser les fourmis qui font passer les raptors de Jurassic Park pour des anorexiques. Nos héros montent ainsi dans une voiture, mais c’est Marion au volant. Et comme dirait Bigard, « Femme au volant… ». Elle fonce dans un ravin mais la chance veut qu’une branche ait été disposée pour amortir leur chute dans l’eau. Ensuite rappelez-vous de la rivière canadienne de Walibi : ils en font 3 (dont une de 200m) toujours dans leur véhicule et s’en sortent sans égratignure. On sent bien à la fin de cette scène ce qui c’est passé sur le plateau :
Patron des parcs d’attractions Disneyland : « Dis, Steven, j’ai vus un truc génial l’autre jour à la fête foraine, et je me disais que le parc manquait d’attraction d’eau »
Steven S. : « Pas de problème, c’est noté ».
On en est à la moitié de la ligne droite; le sprint final peut commencer.

Ca commence par un plagiat de « Tintin et le temple du Soleil » : La grotte se trouvant derrière la chute d’eau nous mènera à la cité perdu! Ils entrent et passent en mode Tomb Raider (le jeu). On appuie sur des éléments du décor et on place des objets dans les espaces prévus à cet effet pour ouvrir des trappes. Attention, des escaliers mouvants! Arrgh! Plouf!
Nos héros, après s’être fait coursés par des sauvages (fallait bien payer la population locale), se retrouvent dans un entrepôt d’antiquités (Mayas, Incas, Égyptiennes, Sumériennes…). On se demande comment tout cela est arrivé là, sachant que c’est censé être fermé depuis des milliers d’années. Et là PAF! Le détail scénaristique qui fait mal : les extra-terrestres, bien sûr!!!
Une larme s’échappe du coin de l’œil de Kp. Au risque de se répéter on était venu voir Indiana Jones…

Le crâne est donc celui d’un alien venu d’une autre dimension. Il est en cristal parce que leurs os sont en cristal et il émet un champ magnétique parce que c’est un crâne-trop-dla-balle, tout simplement. Ces êtres sont Uber supérieurs à nous, et ont le pouvoir de communiquer par la pensé. Le crâne remis sur le squelette enclenche le départ d’une soucoupe volante qui détruit la cité à jamais (de toute façon elle était déjà perdue!).
Les soviétiques sont tous morts, Indy se marie, et son fils s’apprête à reprendre le flambeau (faut dire qu’il a 60 berges, il serait temps d’arrêter).

Vous l’aurez compris ça ne sert à rien d’aller dépenser votre argent si vous voulez voir un 4ème Indiana Jones. Ce film n’est qu’un immense tas d’argent dépensé à tout va pour faire un film démesuré utilisant une licence pour attirer le public.
Mais si vous voulez juste vous divertir, on dira simplement que les acteurs ne sont pas mauvais (par contre les blagues ne font pas rire)

Itoo

21 mai 2008

Ca$h

6 mois, enfer et damnation, 6 mois que votre serviteur n’avait plus posté de kritike. Rassurez-vous, cette longue période avait un but, celle de lui permettre de réfléchir à son avenir de kritikas, et à comment améliorer ses critiques qui étaient d’ores et déjà parfaite ? Et ben il a trouvé, et il le prouve…

Cash raconte l’histoire d’un escroc, appelé Cash, aussi étonnant que cela puisse paraître. On ne sait pas grand-chose de lui si ce n’est que son frère est mort lors de la scène d’introduction du film. Un jour, avec son équipe, en croyant arnaquer une personne normale, il tombe dans un piège tendu par celui qui est réputé pour être le plus grand escroc du moment, selon les services de police : Maxime (Jean Reno). Cash voulant sa revanche, il s’arrange pour faire partie d’un grand coup que Maxime met en place pour lui piquer le bénéfice sous le nez, tout en collaborant partiellement avec la police pour qu’il se fasse arrêter et …. Je n’en dirai pas plus.

La France n’avait pas encore eu son Ocean Eleven, c’est maintenant chose faite avec Ca$h. Toutefois, ne vous méprenez pas, il n’atteint pas le niveau de son mentor.

Le scénario, bien qu’il ne soit pas original (vengeance sur fond d’escroquerie, assez proche d’Ocean Eleven) sert bien le film, et on reste concentré tous le long pour comprendre qui arnaque qui et devinez comment va finir le film avant tout le monde. On sent bien d’ailleurs que le film repose sur le suspense de sa conclusion puisque tout l’intérêt réside dans ses 15 dernières minutes. Les autres scènes ne sont qu’une sorte de grande introduction, où tout les personnages mais surtout les liens entre eux sont présentés et où voit chaque clan (Cash, Maxime et la police) préparer son coup de son côté. Certaine scène traîne même en longueur, voire se répète un peu, comme la scène de l’interrogatoire (vous comprendrez).

On remarquera tout de même la bonne prestation de Jean Reno et de François Berléand qui sont très bien dans leur rôle. Jean Dujardin s’en tire, lui, honorablement, bien que je trouve qu’il surjoue un peu son rôle. La palme du mauvais acteur /actrice revient à Valeria Golino qui ne donne pas vraiment de crédibilité à son rôle, la faute à son air neutre qu’il arbore quoi qu’il arrive. Je l’avais pourtant trouvé pas mal dans 36, Quai des Orfèvres, tant pis.

Pour en revenir au film lui-même, je dois dire que je m’attendais à bien pire venant d’un film qui surf sur la vague Ocean Eleven et j’ai été agréablement surpris. Qu’on se comprenne bien, c’est un film sympathique, qui vous fera passer un bon moment, et non pas un bon film que vous reverrez plusieurs fois. Toutefois, je salue le réalisateur qui m’a redonné espoir dans le cinéma grand public français.

Kp

Doomsday

Au début du mois dernier, un ptit film au sujet vaguement familier (virus, pays sous quarantaine, héros qui sauve le tout) est sorti sur nos écrans, sans trop faire de bruit.
Je suis aujourd'hui devant vous pour remédier à cette erreur (oubli?) et vous mettre en garde contre cette ignominie cinématographique, film pourri comme pas deux.
Pendant 1h30, on va en prendre plein la tronche, être transporté à travers les époques, les combats, le tout sans transition et avec des scènes manifestement trop longues.
Le plot est débile, le casting risible et le tout est dirigé par le responsable du déja-très-mauvais "The Descent".
C'est bon, vous le craignez ce film, maintenant?

En 200(quelque chose), un virus dégueulasse décime la grande majorité de la population écossaise et le pays et rapidement mis en quarantaine par le gouvernement anglais, qui se prend pas trop la tête pour récupérer les survivants et derniers sains d'esprit (suffit de les laisser un jour ou deux, histoire qu'ils soient contaminés et qu'on ait plus à les sauver).
Trente ans plus tard, l'armée anglaise (c'est pas une blague, ils ont vraiment une arm...okay, c'est surement une blague des scénaristes!) détecte des mouvements en zone contaminée, grâce à leurs super satellites qui déchirent.
Plutôt que de se dire qu'ils y avait peut être encore des zombies/monstres/quoi que ce soit, ils arrivent rapidement à la conclusion que les mouvements sont certainement dûs à deux fermiers ayant découvert un vaccin au virus sur lequel les plus grands scientifiques du pays se sont cassés les dents.
Souhaitant en avoir le coeur net sans pour autant être vraiment sûr de leur théorie, il décide d'y envoyer une équipe de militaires, dirigée par une gonzesse n'appartenant pas à l'armée (logique, classique et je me dis que ça va vraiment être à chier).

On lutte contre le sommeil pendant la première demie heure du film, sans trop savoir ce à quoi le réalisateur veut en venir, avec tout ce bordel.
Dans le meilleur des cas, on aura à faire à une série B sur des zombies, ce qui est inutile mais toujours marrant à regarder.
On ne sait pas encore que le pire est à venir.

Sans vous niquer l'histoire (même si j'en meurs d'envie), voici un rapide aperçu de la suite des aventures d'Eden Sinclair, une jeune femme plutôt bourrine ayant la particularité de pouvoir détacher son œil de sa cavité, pour le balancer un peu partout et prendre des photos de ce qu'il voit.
Une fois le mur (de la quarantaine) passé, Eden et ses "boys" voient leur convoi se faire attaquer par des punks qui réussissent à foutre feu au blindés sans trop de problème (les gars n'ont pas d'arme à feu, au passage) et prennent le groupe de héros en otage, histoire de les torturer un petit peu.
Eden s'échappe assez vite (parce qu'elle est moins conne que le reste) mais perd la majorité de ses compagnons et se trouve un peu dans la merde, pour la suite de la mission.
Même si elle a le Q.I d'un rouleau de PQ, elle se rend vite compte que cette histoire de vaccin, c un peu du vent et qu'elle devra se battre pour sa survie, faute de mieux.

Avec deux, trois gars, elle se retrouve vite devant un grotte rappelant bizarrement les mines de la Moria (Seigneurs des Anneaux), menant directement...au moyen âge.
Oui, parce qu'on apprend que les ennemis des punks ridicules du début sont des trous du cul qui ont trouvé le moyen de régresser de plusieurs siècles en trente ans, et qui vivent maintenant dans un château, où ils font des combats de joute, en buvant dans des coupes en or.
Ce n'est cependant pas parce qu'ils sont ennemis des punks qu'ils vont aider l'héroïne (pas charismatique pour un sou) et ils décident rapidement d'essayer de la tuer à grand coup de glaive.
Elle s'échappe encore (même raison que plus haut) et s'enferme dans les mines de la Moria, pour y établir un plan d'attaque.
Plus en chatte que jamais, elle trouve des téléphones portables et une Bentley avec le plein (gardez toujours à l'esprit que trente ans se sont écoulés depuis que le dernier homme est passé dans ces souterrains), ce qui est suffisant pour se lancer dans une grande scène de course poursuite, largement inspirée de Mad Max.
Quand je dis "largement inspirée", je veux bien évidemment dire "honteusement pompée" et la dernière scène est sans nul doute la plus mauvaise du film tout entier (ce qui est tendu, vu la qualité de ce dernier jusqu'alors).
C'est beaucoup trop long, les cascades sont ridicules, les décisions d'Eden incompréhensibles et on se fait vite chier, malgré le nombre de morts qui ne cesse d'augmenter.

Il en faut pas plus pour qu'on se rende compte que le film n'est qu'un patchwork avec des éléments pompés ci et là dans divers bons films et assemblés à l'arrache dans une des pires merdes de ce début d'année.

Ju

12 mai 2008

She's the Man

Chez Las Kritikas, on fait pas les choses à moitié et quand on se lance dans les films de merde, on le fait pas à la légère et on ne sélectionne que la crème de la crème.
Je sais pas comment on se demerde, mais on a toujours l'impression d'assister à un nouveau sommet (même si il serait plus juste de parler d'abysse) de médiocrité cinématographique.
Ainsi, seulement deux jours après le choc que fut "Teeth" pour toute la rédaction, "She's the Man" se propose à nous, tout brillant d'idées pourries, de quiproquos à deux balles et de scènes trop longues.
Le tout emmené par une actrice de génie, Amanda Bynes, plus grande escroquerie cinématographique des Studios Dreamworks.
Bien conscient que nous ne sommes pas parole d'évangile, je souhaiterai commencer cette critique par un florilège de réactions de la presse professionnelle, tout autour du monde :
-"What the fuck?", Rolling Stone Magazine
-"Ma che merde, questo film!", la gazetta del ritalo
-"C'était tellement dur, je crois que j'ai un peu vomis dans ma bouche.", Telerama
-"Te voy a hacer picadillos, Andy Fickman !", la prensa de Salazar
-"Amanda, elle est trop de la balle!", Ok Podium

Cependant, la journée avait plutôt bien commencé, vers 15h, au bord de la piscine du Kp, quand l'idée de visionnage d'un film était pour la première fois envisagée, après un poker victorieux.
(Je voulais juste le placer, désolé si la phrase est un peu bizarre)
Une suggestion que j'ai regretté dans la seconde, me souvenant que je n'avais aucun film correct à proposer pour soutenir mon idée.
Et comme c'est toujours le cas dans ce genre de situation, on a choisi le film le plus pourri en essayant de piéger Itoo pour qu'il viennent le voir avec nous.
Mais le ladre n'est plus aussi facile à berner que par le passé et vit rapidement le grand panneau piège qui clignotait derrière nos yeux plein de promesses.
Qu'importe, deux pour matter une telle merde, c'est tout ce qu'il fallait (en dessous, tu deviens fou, en dessus, ça change pas grand chose au problème) et nous nous lançâmes dans la projection, avec un courage qui nous perdra.

Lola (ah, on me glisse en régie que la fille s'appelle Viola...j'ai viré, dans la seconde, le gars ayant assez suivi le film pour me faire remarquer ça vu qu'on s'en branle) est une jeune fille qui joue au football, dans l'équipe des bleus.
Son équipe de "gonzesses" n'a plus assez de membres pour être reconduite et l'équipe des garçons refuse de leur accorder la moindre place.
(Vous êtes cons les gars, pensez aux douches...les douches...)
Ni une, ni deux Lola (Viola...Hey, mais je t'ai pas dit de sortir, toi?!?) décide d'usurper l'identité de son frère qui devait rentrer à l'université des rouges (ennemis jurés des bleus) mais a décider de sillonner l'Europe, pour faire du rock'n'roll pendant deux semaines.
En plus de l'équipe de foot, Lola (...bien) devra s'intégrer dans l'ensemble des activités de son frère, de la biologie aux sorties entre potes.

Voilà, vous avez les bases, maintenant, je vais vous expliquer le bordel romantique au centre du film.
Et je demanderai votre attention la plus complète, parce que c'est pas simple.
Lola arrive dans l'équipe de foot où elle rencontre Duke dont elle tombe éperduement amoureuse. Au moment de partir chez les rouges (aucun sous entendu idéologico-politique, désolé Kp), elle était cependant dans une relation foireuse avec Aaron (je sais plus si il s'appelle comme ça, mais il a un tête de Aaron) qui s'avère être le capitaine de l'équipe des bleus et l'ennemi juré de Duke.
Pendant son séjour chez les rouges, Lola (déguisée en Sebastian) rencontre Olivia, la bombe atomique que tout le campus voudrait serrer. Cette dernière tombe amoureuse de Sebastian/Lola alors que la même Lola essayait d'arranger un coup à son "pote" Duke, avec la précitée Olivia.
(Dois-je vous rappeler que Lola est une meuf et que non, il n'y aura pas de scène de gougnotage?)
Le vrai Sebastian, de son côté, embrasse Olivia qui pensait qu'il était sa soeur, et tombe amoureux de la blondasse populaire (aka Olivia), malgré le fait qu'il soit dans une relation un peu bizarre avec Monique, qui est une connasse histérique de la pire espèce.
Ajouter à ce bordel immense Daphne, une geek en chaleur qui saute sur tout ce qui bouge et vous devinez que le film ne sera pas de tout repos.

Si on savait qu'il fallait pas s'attendre à un bon film, on a quand même était surpris par la vivacité des scénaristes qui ont carburés à 20 conneries la minute, si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête (j'ai d'ailleurs surpris une demi douzaine de fois Kp demander qu'on l'achève).
Lola ressemble autant à un gars que Jessica Alba à The Rock et devra travailler ses "manières de gars", pour se fondre dans le décor.
Par "manières de gars", comprenez qu'elle devra agir comme un homme préhistorique, en mélangeant argo de gangster et slogan de pub de bière, le tout avec une voix caverneuse.
Cette aspect "imitation d'un gars par une fille" donne d'ailleurs l'occasion au film de donner tout ce qui l'a, à travers des scènes qui paraissent des heures, même si elles durent moins d'une minute.

Que vous dire d'autre sinon que les scènes de football sont peut être pires que le reste du film, avec un ballon au comportement bien étrange (même si plus rien ne m'étonne en la matière depuis "Olive et Tom").
Enfin, je vais vous parler vite fait d'une scène caractéristique où Lola se retrouve à la fête foraine, où elle doit faire des apparitions sous deux identités différentes (Lola et Sebastian, elle a pas non plus inventé de nouveaux personnages, si vous vous le demandiez).
La jeune...dinde devra se changer plusieurs fois en un temps record, dans le but de donner l'illusion que les deux personnes sont actuellement au même endroit.
N'est pas Arturo Brachetti qui veut et l'ensemble de la séquence (un petit quart d'heure, tout de même) et super raté.
On ne comprend pas pourquoi elle se change autant de fois (elle apparait trois fois dans chaque costume, sans pour autant que l'apparition de Sebastian n'ai la moindre utilité), dans des lieux si débiles (on a vite l'impression qu'elle choisi les moments où elle doit se changer en fonction du lieu (en se disant que ce serait simpa de ce changer dans la grande roue, par exemple) plutôt qu'en fonction de la circonstance), qu'on se demande si le réa n'a pas définitivement pété un câble.

Je pense que vous en savez suffisamment sur cette abomination cinématographique pour rester à l'écart de ce film daubé.
Si il était inconnu pour la plupart d'entre vous (je pense d'ailleurs être, à ce jour, la personne ayant le plus écrit dessus), autant qu'il le reste.

Ju

10 mai 2008

Teeth

Depuis le début de semaine, Las Kritikas a repris un rythme honnête (la bonne vieille kritike quotidienne), grâce à l'abondance de jours fériés caractéristique du début du mois de Mai.
On passe le cap des 400 posts, des 12000 visites (depuis l'installation du compteur tout du moins) et du 6ème mois sans une kritike de Kp. Les choses suivent un cours normal.
Pour maintenir un tel rythme, nous enchaînons les films (y'a pas de secret) avec le risque de tomber sur une belle merde, ci et là (les aléas du métier).
Depuis maintenant presque un an, nous attendions d'avoir la chance, que dis-je l'honneur, de voir un film au plot ravageur, sorti Mercredi sous le nom de "Teeth".
Je me souviens plus exactement comment j'ai pris connaissance du film (je pense pas être ravagé au point de googler "Vagina Dentata" et j'imagine que le lien m'a était indiqué par un ami) mais tous les autres Kritikos m'ont rapidement assuré que j'étais à l'origine de l'idée de visionnage (ce dont je doute) et je me soumet à la règle n°3 des Kritikos ("un film proposé, tu kritikeras", même si je devrais pas avoir à vous le préciser).

Dawn est une jeune fille à l'age inconnu (l'actrice à 27 ans, donc le rôle doit être celui d'une meuf de 15, film de teen oblige), présumée "pure" et à fond dans le trip "n'accorde pas le lait sans vendre la vache", refusant de s'accorder la moindre pensée impure, avant sa lune de miel.
Dawn a cependant une particularité qui la distingue un peu de ses petits camarades et d'un côté, ça l'arrange pas mal, cette histoire de chasteté.
Elle est atteinte d'un mal légendaire depuis la nuit des temps et que les scientifiques (hic) ont rapidement appelé "Vagina Dentata".
(Pour les plus lents qui penseraient qu'il faut obligatoirement avoir fait du latin pour comprendre ce terme, sachez que cela signifie juste qu'elle à des dents au vagin)

La première partie du film est manifestement la plus chiante (sans pour autant être obligatoirement la plus mauvaise) et on est tout de suite frappé par la lenteur soporifique de la narration.
Pendant près de 45 minutes, on nous présente la vie de Dawn, sa famille disfonctionnelle (son demi-frère convoite le titre du plus gros connard de l'univers), son lycée merdique (où les jeunes sont manifestement trop attardés pour respecter un choix de chasteté), et le groupe un poil sectaire où elle fait des discours sur l'abstinence à des merdeux entre 8 et 12 ans.
On se demande vite où veux en venir le réalisateur (qui, pour le coup, l'obtient, le titre du plus gros connard de l'univers) et ce qu'on fout à encore regarder une chose aussi inutile (la seconde règle des Kritikos mes amis, la seconde).

Ceci ne fait qu'ajouter à la stupéfaction de constater que la seconde partie du film est encore pire que la première.
Sans trop vous dévoiler la tournure que prend le scénar', disons que l'histoire de chasteté de Dawn ne fait pas long feu et que les dents de son vagin agissent comme un système de défense, en cas d'intrusion ennemie.
Comme si le fait de voir des chybres coupés suffisait pas, on nous balance alors une légende maya à la con disant que seul son "héros" pourra culbuter la femme dentée, sans y perdre son penis.

Le film oscille entre film d'horreur des années 70 et critique générationnelle de la société (ce qui est super pompeux pour une telle merde) et se perd dès les premières minutes par une accumulation de plans inutiles et d'instructions de jeu débiles.
Le film a cependant connu un accueil critique élogieux et est reparti avec le prix spécial de Gerardmer (ex-aquo avec le très bon [Rec]) et Jess Weixler (actrice jouant Dawn) a remporté le prix d'interprétation au festival du film américain de Sundance.
Concernant la distribution, justement, on ne trouve pas réellement de mauvais acteurs mais on a l'impression qu'on leur a juste demander de détruire leur texte.
Le film regorge de petits éléments débiles (pas dans le bon sens du terme) et les scènes ratées s'enchaîne à un rythme ne laissant aucun répits.

Si vous hésiter encore à visionner le film, sachez qu'il atteint un stade supérieur dans la nullité (un stade dont l'existence même m'étais inconnu) quand Dawn se mue en justicière des femmes opprimées, coupant le penis de tous les méchants qu'elle croise sur sa route.
Si ça suffit pas à vous dissuader de visionner ce...truc, vous y trouverez peut être une oeuvre originale et sensible. En tout cas, vous le mériteriez.

N'aimant pas parler au nom des mes confrères, voici un léger aperçu des réactions d'après film, recueillies au sein de notre audience:
J : Il est peut être pas premier mais c'est sans nul doute le second plus mauvais film que j'ai vu de toute ma vie. Tu me dois un film, Ju !
M : C'est vrai que c'est un peu nul (une fois passé au décodeur Mu, ça donne "Mais qu'est ce que c'est que cette merde infâme?")
I : Je n'ai rien à voir la dedans, c'est une idée de Ju, au départ.
K : Si au moins elle s'était fait violer par un ours...

Ju

9 mai 2008

Stardust

Si je m'étais réconcilier avec les films fantastiques grâce au "Golden Compass" (qui ne paye pas de mine mais s'avère pas mal), il y a toujours l'appréhension de tomber sur une merde à la "Monde de Narnia" et se faire chier comme un mort, devant un film niais au possible.
Tout ça pour dire que je n'étais pas vraiment serein, au moment de regarder "Stardust" (surtout que j'avais pas eu d'excellent retour lors de sa sortie salle). Mais bon, y'a un casting plus que simpa, alors on va tenter le coup.
Si jamais on se fait chier, on pourra toujours se raccrocher à Sienna Miller ou Claire Danes.

Le petit village de Wall, en Angleterre marque la frontière entre le monde réel et le royaume magique de Stormhold, en proie à une guerre de succession.
Le roi sortant a eu 7 enfants mâles qui se sont petit à petit mis sur la gueule pour être le dernier restant (un peu comme Highlander, ouais) et hériter du trône royal.
Au moment de la mort du roi, il sont encore 3 frères en vie et pour les départager, le roi décide d'envoyer son pendentif magique dans l'espace pour qu'il revienne sur terre et s'écrase avec une étoile.
Dès lors, le jeu est plutôt simple : le premier à mettre la main sur le pendentif en question sera proclamé roi.
Au même moment, à Wall, le jeune Tristan Thorn prend part à pique nique nocturne avec la jeune Victoria, qu'il courtise. Face au spectacle d'une étoile filante (qui s'avère être accompagnée du pendentif du roi de Stormhold), et manifestement pas au courant qu'une étoile filante ne tombe en réalité pas sur terre, il est pris d'un élan de romantisme et promet à Victoria de lui ramener l'étoile, en échange de sa main (et plus sérieusement du reste de son corps) en mariage.
Tristan décide alors, comme son père 20 ans auparavant, de passer le mur séparant les deux mondes.
Quelle n'est pas sa surprise, en arrivant à l'étoile, de se rendre compte que cette dernière est en fait une femme d'une beauté rare (Claire Danes quoi) et que le voyage retour ne sera pas de tout repos.

Au cours de son aventure, le jeune Tristan (acteur m'étant inconnu) rencontrera tout une tripotée de personnages haut en couleurs, tels une sorcière à la recherche de la jeunesse éternelle (Michelle Pfeiffer), un capitaine de navire volant pédéraste (Robert De Niro), deux des fils en quête du trône, ainsi que sa mère.
L'histoire est racontée par Ian McKellen (Gandalf, pour les tocards), à la manière d'un comte pour enfants.

Si l'action n'est pas absente du film, Tristan n'est pas vraiment un héros combattant avant la fin du film (affrontement final oblige) et c'est sur l'évolution de la relation entre le jeune homme et Yvaine (c'est le nom de l'étoile) que l'histoire se construit.
C'est un peu romantique mais jamais vraiment niais, y'a quelques dialogues un peu moyen mais au final, ça passe plutôt bien.
Un point sur lequel je n'attendais pas vraiment ce film est celui de l'humour.
Alors qu'on a pas vraiment l'habitude de rigoler dans ce genre de films, il y a ici pas mal d'ironie et de vannes plutôt marrantes, en particulier lors de la première rencontre entre Tristan et Yvaine.

Si le film ne transcende pas les références du genre, il s'avère être un film bien plus simpa qu'il en à l'air, et qui devrait plaire à la majorité des spectateurs, sans pour autant en extasier beaucoup.
Un bon film, simplement.

Ju

Live !

Mi film-mi documentaire, Live ! avait fait pas mal de bruit de par le sujet traité, (mi dégueulasse-mi réaliste). Prenant racine dans les excès de la télévision réalité et la surenchère dans les idées débiles bien que fédératrices, il s'agit ici ni plus ni moins que la genèse (et la réalisation) d'une émission où les candidats participent à la roulette russe.
Si j'étais pas super chaud pour le matter au début, c'est Arno qui a su me convaincre et je ne le regrette vraiment pas, vu que le film est original et bon.

Katy est la toute nouvelle directrice des programmes de ABN, une chaîne nationale de seconde zone, constamment distancée dans les ratings (part de marchés) par les puissantes CBS, NBC, FOX, etc...
Pour remédier à ce problème et donner un coup de boost à la chaîne, Katy décide de mener à bien un projet d'émission pour le moins controversée.
On choisi 6 candidats à qui on fille un revolver (c'est beaucoup moins marrant avec un pistolet automatique) dans lequel on ne glisse qu'un balle. On fait tourner le barillet au début et uniquement au début de la "partie". Chaque candidat tire en suite un coup (direction la tronche) en espérant tomber sur une chambre vide. Le perdant meurt, les gagnants empochent 5 millions de dollars chacun.
C'est immoral, dégueulasse, jamais vu, et a le potentiel de devenir l'émission la plus regardée de tout les temps.
Encore faut t'il s'arranger avec la chaîne, puis les autorités nationales pour que l'émission puisse être diffusée.
Et c'est là que Katy entre en jeu.

Quelques jours avant le brainstorming d'où sortira l'idée de la roulette russe télévisée, Katy a accepté d'être suivi dans son quotidien par un jeune réalisateur tournant un documentaire sur la vie de la nouvelle directrice des programmes, au sein d'une grande chaîne.
C'est à travers sa caméra que nous suivrons l'avancée du projet, à travers des extraits choisis (à la manière de [Rec]).

Si l'idée parait un peu abusée au départ (il est d'ailleurs intéressant de voir que tout part d'une simple blague d'une des collaboratrices de Katy), on comprend vite que d'un point de vue marketing, c'est une mine d'or pour les annonceurs publicitaires qui peuvent profiter de la curiosité morbide de public, pour foutre des spot de pub qui leur couteront une burne.
Voilà pourquoi la chaîne se permet de dépenser des millions en prix pour les vainqueurs.
Plus l'émission dure, plus les rentrées publicitaires sont importantes et plus la chaîne s'en met plein les poches.
Le problème qui se pose alors est la possibilité que le premier candidat tiré au sort tombe sur la chambre remplie et se mette une balle dans la tronche, après 15 minutes d'émission (diffusée en direct).
Là, y'a pas vraiment de parade et la ABN ne peut compter que sur la chatte.

Quand à la question de la possibilité de voir un jour un telle émission débarquée sur les écrans américains, on reste perplexe à cause de l'influence des autorités de régulation et des politiques qui aurait plus intérêt à s'opposer au projet qu'autre chose.
Dans le film, Katy tente de les ralliés à la cause avec des arguments dérangement vrais (c'est d'ailleurs ce qui fait la force de ce film, son réalisme), si bien qu'on s'interroge sur la réalisation d'un tel projet dans une télévision qui diffuse de plus en plus de programmes honteux, à l'audimat malhonnête.

Pour se rappeler que tout ça n'est qu'un film, on se rattache à la présence d'Eva Mendes dans le rôle principal et, même si elle fait très bien son taff, on se demande si il n'aurait pas était encore plus efficace de choisir un casting de parfaits inconnus pour ajouter encore au réalisme du film en le rendant un poil plus dérangeant.
Je vous laisserai donc vous faire une idée en vous indiquant que le film ne devrait plus tarder à sortir en DVD (il était en salle au tout début de l'année).

Ju

8 mai 2008

La Zona

Depuis quelques temps, Laskritikas s’est mis aux films hispanophones. C’est ainsi qu’après les excellents [Rec] et "l’Orphelinat", nous passons de l’autre côté de l’atlantique et nous arrêtons au Mexique pour un film au registre différent. Finis l’horreur et l’épouvante, Rodrigo Plà nous propose un drame se voulant être une réflexion sur la société actuelle et les dérives du communautarisme et de la surenchère de la sécurité.


Mexico, de nos jours. La « Zona » est le nom donné à un quartier riche de la capitale (un goulag de cadres si vous préférez!). C’est un regroupement de maisons, terrains et écoles délimités par un haut mur et surveillé en permanence par des gardes et des caméras vidéo. Un soir l’orage fait tomber un pylône qui détruit partiellement le mur et les caméras se trouvant à cet endroit. Trois jeunes (16 ans) trainant de l’autre côté du mur décident de profité de l’opportunité pour s’introduire dans la Zona et cambrioler une maison. Mais tout ne se passe pas comme prévu : ils se font surprendre par la locataire qui les braque avec une arme à feu. L’un des jeunes n’ayant pas été vu réussi à se glisser derrière elle et l’assommer avec une barre. La scène s’arrête là. On suit désormais l’action du point de vue d’un jeune habitant réveillé par le bruit d’une alarme qui décide de sortir avec son père voir ce qui se passe. Ils trouvent gisant sur le sol la vieille, deux des jeunes, et un garde, morts. Que s’est-il passé? Des riverains parlent d’étranglement, de viol… Des caméras montrent le 3ème jeune s’enfuir. Il se trouve toujours dans la Zona.
Les habitants décident alors de se venger : une véritable chasse à l’homme est ouverte!

C’est à partir de cet instant que le film devient intéressant. Le réalisateur ne se contente pas de raconter une banale course-poursuite à la « Fugitif » ou « Prison Break » mais expose les évènements des « coulisses » et les décisions que vont prendre les différents protagonistes face à cette situation.

D’un côté il y a les riches extrémistes et xénophobes. Ils réunissent le conseil de la communauté et font voter la chasse à l’homme, ainsi que différentes décisions toutes plus fascistes les unes que les autres : « ne pas impliquer la police et le défoncer nous-mêmes ce connard de pauvre, appel à la délation quant à ceux qui seraient susceptibles de ne pas être d’accord avec nous, reprendre les clefs de la maison à nos femmes de ménages… ». Ils sont déterminés et nombreux, même si quelques habitants ne semblent pas être de leur avis.
Ensuite le flic assoiffé de justice qui se doute de ce qu’il se passe mais dont le chef est corrompu. Il cherche donc le maximum de preuves pour pouvoir mener une enquête dans la Zona. Il sera en contact avec la petite amie et la mère du jeune restant et prendra conscience assez tôt que le temps passant réduit ses chances de le retrouver en vie.
Enfin on suit un jeune de la Zona dont on ne sait pas trop ce qu’il pense de la situation. Son père fait partit du conseil, sa mère est en faveur de la solution « enquête des flics » et ses amis sont des putains d’apprentis mercenaires qui vivent la situation comme un jeu et n’ont qu’une idée en tête : casser du pauvre.

Bien sûr on revient au cour du film sur la façon dont se sont passés les évènements de la tuerie. Ce choix intelligent de la part du réalisateur à pour but de ne pas nous inciter à prendre partit tout de suite et de nous placer dans la situation des différents personnages dont aucun ne connaît la réalité de la situation mais tous prennent des décisions différentes.

Roberto Plà s’est aussi appliqué à introduire plusieurs retournements de situations. Certains personnages changeront d’avis, ce qui laisse le suspense intact jusqu’au dénouement final.
Finalement, La Zona se révèle être un film de plus à rajouter à la liste hispano-quality, liste des films dont la langue donne de l’urticaire à l’un des membres de notre communauté (c’est pour ça qu’on en regarde peu, mais des bons!).
Itoo

7 mai 2008

Iron Man

En discutant avec un pote la nuit dernière (entre la projection incriminée et le match de basket du jour), je me suis rendu compte qu'il était assez difficile de résumer le dernier film issu de l'écurie Marvel en une seule phrase.
Au final, je me suis retrouver avec une phrase de 15 lignes, principalement à base de spoil et de calembours divers.
C'est une approche que je vais reprendre ici même (parce que je suis un flemmard), en un peu plus détaillé (parce que faut pas déconner non plus!).

Tony Stark est un inventeur de génie qui a pris la relève de son défunt père, à la tête de l'entreprise familiale, spécialisée dans la fabrication d'armes en tout genre (missiles, avions, fusils, un peu tout ce dont G.I. Joe pourrait rêver).
Un jour qu'il présente un nouveau modèle de missile à l'armée américaine (quelque part dans le désert), il voit son convoi attaquer par des méchants extrémistes islamiques qui bavent et qui ont de la barbe (donc eux...ça doit être les méchants...ok).
Ces derniers font attention à ne pas le tuer (ils le torture vite fait mais c'est plus culturel qu'autre chose), puisqu'ils ont un deal à lui proposer.
En lui fournissant deux boites de conserve, une canette de bière vide et trois tournevis (tous cruciforme), il devra construire une demi douzaine d'exemplaires de ses tout nouveaux missiles (ceux qui faisait super mal dans la présentation).
Mais ces abrutis de méchants, ils se doutent pas qu'en fillant des matériaux à Stark, ce dernier va bosser en douce pour construire une armure mobile quelque part entre le Gundam et le Power Ranger, histoire de leur péter la gueule, quelque chose de bien.
Si Stark fini son jouet en un peu plus de trois mois, il mettra une vingtaine de secondes à fausser compagnie à ses geolliers, à grand coup de burin et de lance flamme.
Après avoir décimé la moitié des troupes ennemies, Stark est récupéré par l'armée américaine, qui était dans le coin mais avait manifestement pas envie d'intervenir.

De retour à Los Angeles (du moins, je crois que c'est Los Angeles...de toute façon, ça change rien à l'histoire et on s'en fout), Stark continue à travailler sur son projet d'armure mobile et met rapidement au point une version 2.0 de son joujou, pour le coup beaucoup plus proche du Power Ranger que du Gundam (on arrête pas le progrès).
Enfin, quand je dis rapidement, tout est relatif et ça fait quand même 1h30 qu'il se passe pas grand chose, dans ce film à la con.
Alors qu'il pensait faire le métier le plus honnête et nationaliste au monde, Stark tombe des nues quand il apprend que sa société vend aussi bien à l'armée américaine qu'aux terroristes (souvenez vous de l'excellent "Lord Of War").
C'est bizarre, la notice indiqué précisément "USE ON MINORITIES ONLY", comme quoi personne lit les modes d'emploi.
Ni une, ni deux (parce qu'il faut bien 5 minutes pour enfiler sa combinaison), Stark décide d'aller foutre le merdier en Arabistan (pays où il était détenu en début de film), pour leur apprendre que les produits Stark sont réserver à une clientèle élitiste.
Après 8 secondes de vol, il arrive dans un petit village où il défonce une milice locale et se bat contre un tank avant de se barrer en ricanant (ce qui énerve vite le local).
Sur le chemin du retour, il croise deux F22 de l'armée ricaine qui décide d'appliquer le protocole face à tout objet inconnu ne répondant pas aux appels radio et décident de descendre l'impertinent (qui vient quand même de leur rendre un grand service).
Ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que l'objet non identifié, c'est Iron Man, que si il a pas répondu, c'est simplement parce qu'il avait pas de radio, et que l'attaquer et la pire idée qu'ils pouvaient avoir de la journée.
Le premier contact Iron Man/F22 tourne à l'avantage du héros et le pauvre appareil perd une aile contraignant le pilote à s'éjecter (parce que c'est beaucoup moins utile, un avion avec une seule aile).
Iron Man rentre peinard à la maison, parce que de toute façon, il est beaucoup plus rapide que les F22 (pourquoi tu les a défoncé alors?).

De retour en pays civilisé, on apprend vite (grâce à Gwyneth Paltrow, magnifique dans le rôle de Pepper) que l'associé principal de Stark est un trou du cul arriviste qui a lui aussi bosser sur une armure mobile, à partir des restes trouvés après l'évasion de Stark d'Arabistan.
Quand je dis qu'il a bosser dessus, c'est plutôt la demi-douzaine de chercheurs qu'il a mis sur le coup qui ont fait le boulot, vu que lui c'est un con fini.
Il n'empêche que tout ce beau monde est arrivé à produire une armure vachement plus massive que Iron Man (beaucoup plus proche du Mechwarrior qu'autre chose), bien que beaucoup plus basique (vu que basée sur le premier modèle et que c'est un dinosaure technologique à côté de l'Iron Man).
On a alors droit à une bonne vieille baston entre Iron Men, comme la tradition des adaptations merdiques l'impose.
Si le combat devait être plié par Iron Man en une reprise, ce con de Stark a oublier de recharger son joujou et se fait correctement mètre sur la gueule par le Destructor 4000 de son adversaire.
Avec l'aide de Pepper (moi, de dire ça, ça me rappelle Starfox et la grande époque, mais bon...), Stark arrivera finalement à bout de cet imposteur en acier, après avoir mis à feu et à sang la moitié de la ville (efficacité et discrétion quoi).

Voilà, là vous vous dites peut être "Oui, c'est vraiment un connard, au final il nous a raconté tout le film et n'a pas commenté un seul aspect technique!", ce à quoi je répond "Non, mes amis, le film n'est pas encore fini et je laisserai découvrir la dernière vanne par vous même et l'analyse critique qui suit vous donnera une meilleure idée des choses à attendre (et donc à éviter) dans ce bien mauvais film.".

J'attendais du bon de ce film, majoritairement à cause de la présence de Robert Downey Jr dans le rôle principal.
Si il fait son taff et interprète avec le talent qu'on lui connait un rôle de super héros qu'il rend par la même beaucoup moins stéréotypé, ça ne suffit pas à sauver le film (ce qui du coup, me fait craindre le pire pour la prochain Hulk avec Edward Norton).
Certes y'a aussi Gwyneth Paltrow et quelques effets spéciaux sympas, mais y'a aussi beaucoup de conneries.
Et ça commence assez tôt dans le film, avec scène d'ouverture qui correspond au moment où Stark se fait capturer avant de revenir sur l'ascension du golden boy et les circonstances amenant au dit enlèvement.
Si c'est fait pour susciter un effet de style, c'est vachement mal réalisé et ça donne plus l'impression que le film est monté à l'arrache qu'autre chose.
Ensuite, on a des méchants hyper-basiques (des islamistes qui passent leur temps à gueuler et sont pas foutus de mener à bout une réflexion simplisme) et très peu charismatiques.
Du vu et revu trop de fois déjà.
Le rythme du film est aussi super mal réparti et on s'emmerde sévère la première heure et demi (j'avoue avoir penché de la tête, tout en faisant attention que mes compagnons de projection ne s'en rendent pas compte, ce qui est d'ailleurs assez simple, il suffit en fait de commenter le premier truc que vous voyez en ouvrant les yeux, à l'aide d'une phrase relativement courte et simple pour que la fatigue de votre voix ne soit pas détecter. Si jamais vous ne trouvez rien à dire, un simple "mais quel con!" fera toujours sont petit effet, vos amis pouvant toujours le raccrocher à une personne à l'écran (ce sera pas forcement toujours le même mais ça, ils ne sont pas censé le savoir)) avant de se distraire pendant la dernière demi-heure.
(la phrase précédente était horriblement longue et je m'en excuse).

Le film fait aussi vite "Pub du futur" et Stark passe une bonne partie de ce dernier à nous en foutre plein la gueule avec des gadgets aussi futuristes que dispensables.
Si c'est marrant au début, ça deviens vite relou car omniprésent.
Il y a bien beaucoup d'autres critiques à formuler sur "Iron Man", mais je concidère que j'ai déjà pris assez de place (de temps) dans votre journée pour aujourd'hui et laisserai donc le choix aux personnes ayant vu le film d'ajouter leurs avis en commentaire.
Sur ce, il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne journée, loin de toute salle de cinéma projetant "Iron Man".

Ju

6 mai 2008

[Rec]

Malgré les quelques piques que j'ai pu lancer sur les espagnols (questionnant leur sens de la propreté et leur propension à adapter tout les sigles internationaux à leur langue un poil repoussante), il faut reconnaitre que quand il s'agit de faire un film flippant, les espagouins n'ont rien à apprendre de personne.
Après l'excellent "El Orfanato", voici Rec (j'espère juste que le film s'appellait pas "recuerdar" en version originale), un film plus "low budget" mais tout aussi efficace.

Angela est une très belle journaliste officiant sur une chaîne locale de la région de Barcelone où elle prépare un reportage sur une brigade de pompiers ("bomberos", comme on les appelle là bas) dans l'exercice de leur fonction.
Après un début de soirée assez calme (deux trois blagues, un ptit basket), l'alarme de la caserne retenti et un poignée de pompiers accompagnés de la journaliste et de son caméraman se dirigent vers le centre ville de Barcelona, dans un immeuble où des cris flippants on était entendus.
Arrivés sur place, ils découvrent une vieille femme un peu crado (elle avait pas du voir le soleil depuis un bon moment) qui se jette sur un flic et commence à lui bouffer la gorge.
Depuis leur entrée dans le bâtiment, les autorités sanitaires ont pris connaissance d'un problème les poussant à boucler le bâtiment, malgré les quelques personnes encore à l'intérieur.
(Je pourrais finir le synopsis en ajoutant une phrase générique appréciée des familles dans le genre "le cauchemar commence" ou ce genre de merde, mais ce serait insulter l'intelligence de nos chers lecteurs)

Le film est présenté à la première personne, et nous suivons le caméraman d'Angela (Sergio, si je me souviens bien) à travers les scènes clés de la soirée.
Oui, il y a quelques coupures pour correspondre au format "reportage télévisé" et on trouve des interviews de personnes présentes sur place, en plus de vivre le bordel prenant place dans l'immeuble.
La décision des autorités sanitaires de boucler l'immeuble permet de contenir l'action et d'ajouter un peu à la tension déjà présente.
Le titre renvoie à l'indicateur visible sur une caméra en route, et le choix d'inclure le spectateur dans l'action, un peu comme dans le projet Blair Witch répond à un soucis de crédibilité et est ici maitrisé à la perfection.
On est un peu décontenancé par les mouvements de caméra au départ mais je n'ai pas une fois eu mal à la tête ou envie de gerber, ce qui est appréciable.

L'actrice principale suivi tout au long du film est en fait une véritable reporter sévissant sur une chaîne régionale, à l'exemple d'Angela (son rôle).
En plus d'être carrément canon, la jeune femme réussi à faire passer tout un panel d'expressions et s'en sort avec les honneurs, pour un premier rôle au cinéma.
Sans vouloir vous dévoiler le déroulement du film, je peux vous assurer que l'ambiance du film saura peser sur vos nerfs et que certaines surprises vous donneront des haut-le-coeur (encore plus si vous le matter au cinéma).

Le film a écumé les festivals (Mostra de Venise, Festival du Film Fantastique de Gerardmer, Festival International de Sitges) et connu un tel accueil critique que les ricains ont déjà prévus un remake assez scandaleux (comprendre "pas vraiment créatif") répondant au nom de "Quarantine", dont les premières images sont beaucoup trop ressemblantes à son modèle pour être honnêtes.
Le film ne dure qu'1h10 (rajouter dix minutes pour les génériques) où chaque secondes se savourent.
Je suis d'ailleurs plutôt très reconnaissant envers Itoo de nous avoir tanner avec ce film depuis quelques semaines maintenant.
Si nous étions que deux à la séance, je vous conseille à tous de vous jeter sur cette excellent film.

Ju