Doomsday
Au début du mois dernier, un ptit film au sujet vaguement familier (virus, pays sous quarantaine, héros qui sauve le tout) est sorti sur nos écrans, sans trop faire de bruit.
Je suis aujourd'hui devant vous pour remédier à cette erreur (oubli?) et vous mettre en garde contre cette ignominie cinématographique, film pourri comme pas deux.
Pendant 1h30, on va en prendre plein la tronche, être transporté à travers les époques, les combats, le tout sans transition et avec des scènes manifestement trop longues.
Le plot est débile, le casting risible et le tout est dirigé par le responsable du déja-très-mauvais "The Descent".
C'est bon, vous le craignez ce film, maintenant?
En 200(quelque chose), un virus dégueulasse décime la grande majorité de la population écossaise et le pays et rapidement mis en quarantaine par le gouvernement anglais, qui se prend pas trop la tête pour récupérer les survivants et derniers sains d'esprit (suffit de les laisser un jour ou deux, histoire qu'ils soient contaminés et qu'on ait plus à les sauver).
Trente ans plus tard, l'armée anglaise (c'est pas une blague, ils ont vraiment une arm...okay, c'est surement une blague des scénaristes!) détecte des mouvements en zone contaminée, grâce à leurs super satellites qui déchirent.
Plutôt que de se dire qu'ils y avait peut être encore des zombies/monstres/quoi que ce soit, ils arrivent rapidement à la conclusion que les mouvements sont certainement dûs à deux fermiers ayant découvert un vaccin au virus sur lequel les plus grands scientifiques du pays se sont cassés les dents.
Souhaitant en avoir le coeur net sans pour autant être vraiment sûr de leur théorie, il décide d'y envoyer une équipe de militaires, dirigée par une gonzesse n'appartenant pas à l'armée (logique, classique et je me dis que ça va vraiment être à chier).
On lutte contre le sommeil pendant la première demie heure du film, sans trop savoir ce à quoi le réalisateur veut en venir, avec tout ce bordel.
Dans le meilleur des cas, on aura à faire à une série B sur des zombies, ce qui est inutile mais toujours marrant à regarder.
On ne sait pas encore que le pire est à venir.
Sans vous niquer l'histoire (même si j'en meurs d'envie), voici un rapide aperçu de la suite des aventures d'Eden Sinclair, une jeune femme plutôt bourrine ayant la particularité de pouvoir détacher son œil de sa cavité, pour le balancer un peu partout et prendre des photos de ce qu'il voit.
Une fois le mur (de la quarantaine) passé, Eden et ses "boys" voient leur convoi se faire attaquer par des punks qui réussissent à foutre feu au blindés sans trop de problème (les gars n'ont pas d'arme à feu, au passage) et prennent le groupe de héros en otage, histoire de les torturer un petit peu.
Eden s'échappe assez vite (parce qu'elle est moins conne que le reste) mais perd la majorité de ses compagnons et se trouve un peu dans la merde, pour la suite de la mission.
Même si elle a le Q.I d'un rouleau de PQ, elle se rend vite compte que cette histoire de vaccin, c un peu du vent et qu'elle devra se battre pour sa survie, faute de mieux.
Avec deux, trois gars, elle se retrouve vite devant un grotte rappelant bizarrement les mines de la Moria (Seigneurs des Anneaux), menant directement...au moyen âge.
Oui, parce qu'on apprend que les ennemis des punks ridicules du début sont des trous du cul qui ont trouvé le moyen de régresser de plusieurs siècles en trente ans, et qui vivent maintenant dans un château, où ils font des combats de joute, en buvant dans des coupes en or.
Ce n'est cependant pas parce qu'ils sont ennemis des punks qu'ils vont aider l'héroïne (pas charismatique pour un sou) et ils décident rapidement d'essayer de la tuer à grand coup de glaive.
Elle s'échappe encore (même raison que plus haut) et s'enferme dans les mines de la Moria, pour y établir un plan d'attaque.
Plus en chatte que jamais, elle trouve des téléphones portables et une Bentley avec le plein (gardez toujours à l'esprit que trente ans se sont écoulés depuis que le dernier homme est passé dans ces souterrains), ce qui est suffisant pour se lancer dans une grande scène de course poursuite, largement inspirée de Mad Max.
Quand je dis "largement inspirée", je veux bien évidemment dire "honteusement pompée" et la dernière scène est sans nul doute la plus mauvaise du film tout entier (ce qui est tendu, vu la qualité de ce dernier jusqu'alors).
C'est beaucoup trop long, les cascades sont ridicules, les décisions d'Eden incompréhensibles et on se fait vite chier, malgré le nombre de morts qui ne cesse d'augmenter.
Il en faut pas plus pour qu'on se rende compte que le film n'est qu'un patchwork avec des éléments pompés ci et là dans divers bons films et assemblés à l'arrache dans une des pires merdes de ce début d'année.



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