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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

8 mai 2008

La Zona

Depuis quelques temps, Laskritikas s’est mis aux films hispanophones. C’est ainsi qu’après les excellents [Rec] et "l’Orphelinat", nous passons de l’autre côté de l’atlantique et nous arrêtons au Mexique pour un film au registre différent. Finis l’horreur et l’épouvante, Rodrigo Plà nous propose un drame se voulant être une réflexion sur la société actuelle et les dérives du communautarisme et de la surenchère de la sécurité.


Mexico, de nos jours. La « Zona » est le nom donné à un quartier riche de la capitale (un goulag de cadres si vous préférez!). C’est un regroupement de maisons, terrains et écoles délimités par un haut mur et surveillé en permanence par des gardes et des caméras vidéo. Un soir l’orage fait tomber un pylône qui détruit partiellement le mur et les caméras se trouvant à cet endroit. Trois jeunes (16 ans) trainant de l’autre côté du mur décident de profité de l’opportunité pour s’introduire dans la Zona et cambrioler une maison. Mais tout ne se passe pas comme prévu : ils se font surprendre par la locataire qui les braque avec une arme à feu. L’un des jeunes n’ayant pas été vu réussi à se glisser derrière elle et l’assommer avec une barre. La scène s’arrête là. On suit désormais l’action du point de vue d’un jeune habitant réveillé par le bruit d’une alarme qui décide de sortir avec son père voir ce qui se passe. Ils trouvent gisant sur le sol la vieille, deux des jeunes, et un garde, morts. Que s’est-il passé? Des riverains parlent d’étranglement, de viol… Des caméras montrent le 3ème jeune s’enfuir. Il se trouve toujours dans la Zona.
Les habitants décident alors de se venger : une véritable chasse à l’homme est ouverte!

C’est à partir de cet instant que le film devient intéressant. Le réalisateur ne se contente pas de raconter une banale course-poursuite à la « Fugitif » ou « Prison Break » mais expose les évènements des « coulisses » et les décisions que vont prendre les différents protagonistes face à cette situation.

D’un côté il y a les riches extrémistes et xénophobes. Ils réunissent le conseil de la communauté et font voter la chasse à l’homme, ainsi que différentes décisions toutes plus fascistes les unes que les autres : « ne pas impliquer la police et le défoncer nous-mêmes ce connard de pauvre, appel à la délation quant à ceux qui seraient susceptibles de ne pas être d’accord avec nous, reprendre les clefs de la maison à nos femmes de ménages… ». Ils sont déterminés et nombreux, même si quelques habitants ne semblent pas être de leur avis.
Ensuite le flic assoiffé de justice qui se doute de ce qu’il se passe mais dont le chef est corrompu. Il cherche donc le maximum de preuves pour pouvoir mener une enquête dans la Zona. Il sera en contact avec la petite amie et la mère du jeune restant et prendra conscience assez tôt que le temps passant réduit ses chances de le retrouver en vie.
Enfin on suit un jeune de la Zona dont on ne sait pas trop ce qu’il pense de la situation. Son père fait partit du conseil, sa mère est en faveur de la solution « enquête des flics » et ses amis sont des putains d’apprentis mercenaires qui vivent la situation comme un jeu et n’ont qu’une idée en tête : casser du pauvre.

Bien sûr on revient au cour du film sur la façon dont se sont passés les évènements de la tuerie. Ce choix intelligent de la part du réalisateur à pour but de ne pas nous inciter à prendre partit tout de suite et de nous placer dans la situation des différents personnages dont aucun ne connaît la réalité de la situation mais tous prennent des décisions différentes.

Roberto Plà s’est aussi appliqué à introduire plusieurs retournements de situations. Certains personnages changeront d’avis, ce qui laisse le suspense intact jusqu’au dénouement final.
Finalement, La Zona se révèle être un film de plus à rajouter à la liste hispano-quality, liste des films dont la langue donne de l’urticaire à l’un des membres de notre communauté (c’est pour ça qu’on en regarde peu, mais des bons!).
Itoo

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