She's the Man
Chez Las Kritikas, on fait pas les choses à moitié et quand on se lance dans les films de merde, on le fait pas à la légère et on ne sélectionne que la crème de la crème.
Je sais pas comment on se demerde, mais on a toujours l'impression d'assister à un nouveau sommet (même si il serait plus juste de parler d'abysse) de médiocrité cinématographique.
Ainsi, seulement deux jours après le choc que fut "Teeth" pour toute la rédaction, "She's the Man" se propose à nous, tout brillant d'idées pourries, de quiproquos à deux balles et de scènes trop longues.
Le tout emmené par une actrice de génie, Amanda Bynes, plus grande escroquerie cinématographique des Studios Dreamworks.
Bien conscient que nous ne sommes pas parole d'évangile, je souhaiterai commencer cette critique par un florilège de réactions de la presse professionnelle, tout autour du monde :
-"What the fuck?", Rolling Stone Magazine
-"Ma che merde, questo film!", la gazetta del ritalo
-"C'était tellement dur, je crois que j'ai un peu vomis dans ma bouche.", Telerama
-"Te voy a hacer picadillos, Andy Fickman !", la prensa de Salazar
-"Amanda, elle est trop de la balle!", Ok Podium
Cependant, la journée avait plutôt bien commencé, vers 15h, au bord de la piscine du Kp, quand l'idée de visionnage d'un film était pour la première fois envisagée, après un poker victorieux.
(Je voulais juste le placer, désolé si la phrase est un peu bizarre)
Une suggestion que j'ai regretté dans la seconde, me souvenant que je n'avais aucun film correct à proposer pour soutenir mon idée.
Et comme c'est toujours le cas dans ce genre de situation, on a choisi le film le plus pourri en essayant de piéger Itoo pour qu'il viennent le voir avec nous.
Mais le ladre n'est plus aussi facile à berner que par le passé et vit rapidement le grand panneau piège qui clignotait derrière nos yeux plein de promesses.
Qu'importe, deux pour matter une telle merde, c'est tout ce qu'il fallait (en dessous, tu deviens fou, en dessus, ça change pas grand chose au problème) et nous nous lançâmes dans la projection, avec un courage qui nous perdra.
Lola (ah, on me glisse en régie que la fille s'appelle Viola...j'ai viré, dans la seconde, le gars ayant assez suivi le film pour me faire remarquer ça vu qu'on s'en branle) est une jeune fille qui joue au football, dans l'équipe des bleus.
Son équipe de "gonzesses" n'a plus assez de membres pour être reconduite et l'équipe des garçons refuse de leur accorder la moindre place.
(Vous êtes cons les gars, pensez aux douches...les douches...)
Ni une, ni deux Lola (Viola...Hey, mais je t'ai pas dit de sortir, toi?!?) décide d'usurper l'identité de son frère qui devait rentrer à l'université des rouges (ennemis jurés des bleus) mais a décider de sillonner l'Europe, pour faire du rock'n'roll pendant deux semaines.
En plus de l'équipe de foot, Lola (...bien) devra s'intégrer dans l'ensemble des activités de son frère, de la biologie aux sorties entre potes.
Voilà, vous avez les bases, maintenant, je vais vous expliquer le bordel romantique au centre du film.
Et je demanderai votre attention la plus complète, parce que c'est pas simple.
Lola arrive dans l'équipe de foot où elle rencontre Duke dont elle tombe éperduement amoureuse. Au moment de partir chez les rouges (aucun sous entendu idéologico-politique, désolé Kp), elle était cependant dans une relation foireuse avec Aaron (je sais plus si il s'appelle comme ça, mais il a un tête de Aaron) qui s'avère être le capitaine de l'équipe des bleus et l'ennemi juré de Duke.
Pendant son séjour chez les rouges, Lola (déguisée en Sebastian) rencontre Olivia, la bombe atomique que tout le campus voudrait serrer. Cette dernière tombe amoureuse de Sebastian/Lola alors que la même Lola essayait d'arranger un coup à son "pote" Duke, avec la précitée Olivia.
(Dois-je vous rappeler que Lola est une meuf et que non, il n'y aura pas de scène de gougnotage?)
Le vrai Sebastian, de son côté, embrasse Olivia qui pensait qu'il était sa soeur, et tombe amoureux de la blondasse populaire (aka Olivia), malgré le fait qu'il soit dans une relation un peu bizarre avec Monique, qui est une connasse histérique de la pire espèce.
Ajouter à ce bordel immense Daphne, une geek en chaleur qui saute sur tout ce qui bouge et vous devinez que le film ne sera pas de tout repos.
Si on savait qu'il fallait pas s'attendre à un bon film, on a quand même était surpris par la vivacité des scénaristes qui ont carburés à 20 conneries la minute, si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête (j'ai d'ailleurs surpris une demi douzaine de fois Kp demander qu'on l'achève).
Lola ressemble autant à un gars que Jessica Alba à The Rock et devra travailler ses "manières de gars", pour se fondre dans le décor.
Par "manières de gars", comprenez qu'elle devra agir comme un homme préhistorique, en mélangeant argo de gangster et slogan de pub de bière, le tout avec une voix caverneuse.
Cette aspect "imitation d'un gars par une fille" donne d'ailleurs l'occasion au film de donner tout ce qui l'a, à travers des scènes qui paraissent des heures, même si elles durent moins d'une minute.
Que vous dire d'autre sinon que les scènes de football sont peut être pires que le reste du film, avec un ballon au comportement bien étrange (même si plus rien ne m'étonne en la matière depuis "Olive et Tom").
Enfin, je vais vous parler vite fait d'une scène caractéristique où Lola se retrouve à la fête foraine, où elle doit faire des apparitions sous deux identités différentes (Lola et Sebastian, elle a pas non plus inventé de nouveaux personnages, si vous vous le demandiez).
La jeune...dinde devra se changer plusieurs fois en un temps record, dans le but de donner l'illusion que les deux personnes sont actuellement au même endroit.
N'est pas Arturo Brachetti qui veut et l'ensemble de la séquence (un petit quart d'heure, tout de même) et super raté.
On ne comprend pas pourquoi elle se change autant de fois (elle apparait trois fois dans chaque costume, sans pour autant que l'apparition de Sebastian n'ai la moindre utilité), dans des lieux si débiles (on a vite l'impression qu'elle choisi les moments où elle doit se changer en fonction du lieu (en se disant que ce serait simpa de ce changer dans la grande roue, par exemple) plutôt qu'en fonction de la circonstance), qu'on se demande si le réa n'a pas définitivement pété un câble.
Je pense que vous en savez suffisamment sur cette abomination cinématographique pour rester à l'écart de ce film daubé.
Si il était inconnu pour la plupart d'entre vous (je pense d'ailleurs être, à ce jour, la personne ayant le plus écrit dessus), autant qu'il le reste.



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