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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

28 juin 2008

Au Bout de la Nuit

On reste dans le film de merde (tiens, comme Nim!) et dans le casting gaché (hey, Life Before Her Eyes!) avec le nouveau film de David Ayer, mettant en scène Keanu Reeves en flic bourrin.
Vu sous le nom de "Street Kings" il a déjà quelques semaines, c'est la participation du film à la prochaine fête du cinéma (ça commence demain) qui m'a rappeler que je ne l'avais pas critiqué.
Le film passe alors d'oeuvre inutile (pas terrible sans être suffisament nul pour être descendu) à film succeptible d'intérêt, au cas où vous ne sachiez pas encore quoi aller voir ce week end.
Je vais donc vous dire pourquoi ce film n'a aucune utilité et vous conseiller de ne pas perdre 2 euros (c'est pas grand chose mais pour un tel film, c'est déjà trop) sur ce concentré de clichés.
Le film se veut dénonciateur ("Ouais, la police californienne, c'est que des pourris!") et aurait put être original si y'en avais pas déjà eu 25 sur le sujet.
En absolu comme en comparaison, ce film là est juste fade.

Tom Ludlow est un flic de Los Angeles en charge des missions spéciales et des interventions chez les méchants en tous genres.
Le mec est plutôt bourrin et aime tirer avant de poser des questions ("Je suis bien chez les rodriguez? non?...ah, bah, mes condoléances alors...").
Sujet à une enquête des affaires internes et du terrible capitaine Biggs, Tom a toujours était protégé par son supérieur, le capitaine Wander.
Après qu'on lui ai appris que son ancien partenaire etait près à le balancer lors du procès, Tom décide de le suivre pour "discuter" quand ce dernier se fait tuer de sang froid au cours de ce qui semble être une attaque de gang.
Au mauvais moment au mauvais endroit (et d'un côté, y'a une de ses balles dans le buffet de la victime), Tom est vite suspecté de l'assassinat de son ex-coéquipier.
Pour se disculper, il enquêtera sur les circonstances du meurtre et se rendra vite compte que ce dernier pue le règlement de comptes entre flics corrompus.

D'un côté, on a Keanu Reeves (toujours aussi inexpressif) dans le rôle du flic super héros, qui passe à travers les balles en concervant une part d'ombre (le mec est torturé, il boit des fioles de vodka de 8 cl toutes les deux secondes), de l'autre, l'ensemble de la police de Los Angeles, qu'il n'hésitera pas à faire tomber dans sa quête de vérité (même si le gars n'est pas tout blanc et risque de prendre cher lui aussi).
On se fait pas trop d'illusions sur le vainqueur à la fin, et le film est juste un pretexte justifiant les méthodes du héros, et suscitant l'admiration des plus impressionnables.

Le scénario a était écrit par James Ellroy (un écrivain policier plutôt balèze) et est passé entre les mains de David Fincher, Oliver Stone et Spike Lee avant d'échouer (c'est bien le mot) entre celles de David Ayer, déjà responsable du mauvais Bad Times.
Après, savoir si le scénar' était pourri ou difficile à mettre en scène, je ne sais pas trop mais aurais tendance à me ranger du côté de l'écrivain, en constatant l'intérêt que le scénar' a suscité parmis les grands noms du cinéma précités.
David Ayer, à l'origine scénariste (et encore, c'est un bien grand mot quand on sais que le gars est à l'origine de "Fast & Furious" et "S.W.A.T."), loupe son deuxième film sur deux tentatives (un dernier strike et tu sors!), dans des genres assez similaires.

Le film profite de l'interprétation de Forrest Whitaker (impressionnant, mais c'est une habitude) et de Hugh Laurie (M.D.) en capitaine attaché aux affaires internes et bien décidé à faire tomber Ludlow.
On assiste pendant une grande partie du film aux affrontements internes de la police californienne (le chef protège ses hommes, et met des batons dans les roues des autres), ce qui est vite chiant quand ça dépasse les deux, trois scènes ("Ok, on a compris, on passe à autre chose maintenant?").
Le film n'est pas vraiment violent en lui même (quelques interrogations musclé et une scène d'ouverture qui sent la poudre) et essaie de mettre en place une atmosphère de crainte et de suspicion qui ne réussit jamais vraiment à prendre.

Parmis les rôles annexes, on retiendra l'intervention de Diskant (interprété par Chris Evans) qu'on aurait aimer voir plus souvent.
Le duo formé avec Ludlow apporte les rares moments de rythme à un film qui semble faire du sur place la plupart du temps.

Pour conclure, je vous mettrai en garde de ne pas vous laisser prendre par la campagne marketing autour du film, ce dernier n'en vaut définitivement pas la peine, que ce soit à 8 euros, à 2, ou à moins.

Ju

L'île de Nim

L'île de Nim, c'est nul, c'est nuuuuuul !!!!!
Je pourrais continuer comme ça pendant quelques lignes avant d'arrêter à tout jamais les kritikes mais je vais quand même essayer de justifier mon propos, même si le simple fait de mentionner ce film m'énerve.
Faut dire que je suis un con aussi, on se disait, y' a pas si longtemps que ça "Oui, alors Nim ça à l'air à chier, pas moyen que je le regarde, tout ça..." mais en bon poisson rouge que je suis, il a fallu que je le matte, ce film merdique, il a fallu que je le matte...

Nim est une petite fille énervante, qui vit d'amour et d'eau fraîche avec son père sur une île déserte, inconnue de tous.
Pourquoi? comment? depuis quand? c'est une blague? aucune de ces questions ne trouveront de réponse, autant s'y faire tout de suite.
La sauvageonne fait donc sa vie, avec ses potes animaux (une loutre, un pélican, un varant et divers merdes), avec qui elle communique.
Plutôt que de la faire interner, son père l'encourage, conséquence directe du fait qu'il soit aussi atteint qu'elle, persuader qu'être reclu, c'est de la bombe et que les plantes ont des sentiments.
A côté de cette image (à gerber) idilique d'une vie loin des tracas de la civilisation ("font chier les autres!"), Nim & Co (qui n'est pas le nom du père) sont alimentés en électricité par des panneaux solaires et sont connectés à Internet par...tiens, c'est vrai ça, par quoi?
Une fois par mois, les deux robinsons se voient livrer divers conneries du continent ("Merde à la société, mais je veux bien vos produits") dont les nouvelles aventures de Alex Rover (genre d'Indiana Jones du pauvre), héros favori de Nim.
Par un beau matin, Jack (le père de Nim) part en mer en promettant à Nim de revenir dans les deux jours. Une tempête est un mat pété compliqueront un brin ses plans et Nim se retrouve livrée à elle même (pensez deux secondes à la signification de cette expression au sens littéraire, vous verrez qu'elle est stupide), devant faire face à une nouvelle menace pour l'île...les touristes.
L'histoire à beau être pourrie, Nim n'a PAS la possibilité de déplacer l'île (vous imaginez ça, déplacer l'île? non, sérieusement...) et devra donc se retrousser les manches pour protéger son petit morceau de paradis.

Voilà pour le point de départ, déjà nul alors qu'on a encore rien vu. Le film va de pire en pire et malgré les 85 minutes (convertissez, ça fait pas grand chose) qu'il dure, j'ai du le matter en deux fois.
Non pas que le sommeil se soit imposé à moi ou quoi que se soit, c'est juste que le film est daubé.
Etant bloqué par la seconde règle des kritikos, je me suis remis dessus 24h plus tard.

Encore plus que l'univers niais et les péripéties inintéressantes développées au long du film, le principal problème de ce dernier tient dans les personnages, tous plus ratés les uns que les autres.
Nim, bien que futée est exaspérante de niaiserie (ce mot risque de revenir souvent, je m'en excuse d'avance). Son père à l'air d'un vrai attardé, idéaliste jusqu'à l'abrutissement. Les deux larons ont d'ailleurs un "check" spécial avant que la merdeuse s'endorme, ce qui rajoute un peu au ridicule du film.
Arrive alors le personnage de Jodie Foster, perle des perles des rôles de merde.
J'adore l'actrice et c'est pour ça que je ne peux laisser passer une telle excuse pour un rôle. Ecrivaine hypocondriaque, Alexandra Rover (Alex Rover...got it?) passe la totalité de ses journées dans sa maison, à se laver les mains toutes les deux secondes ("mes microbes, mes microbes!!!") et a même peur d'aller chercher le courrier sur le porche.
Cette ermite va décider d'un coup d'un seul d'aller dans le pacifique sud ("Je trouverai bien l'île une fois sur place, ça doit pas être bien grand de toute façon..."), pour prêter main forte à Nim dans son combat contre les gros touristes hollandais (c'est pas une image, le touriste est vraiment présenté comme un gros connard avec une chemise à fleurs orange et un accent batave).

En commençant le film, je pensai me trouver devant un ptit film fantastique sympatique, à la "Stardust" (note to self: Ne jamais présumer d'un film sur sa seule affiche), pas un vieil hybride d'Alice aux pays des merveilles qui rencontre Robinson Crusoe.
Au final, je préfère en rester là et vous dire que je suis déçu mais qu'on ne me reprendra pas à deux fois devant ce genre de film.
Mme Foster, je suis déception...Votre film m'a rendu colère...

Ju

27 juin 2008

The Life Before Her Eyes

J'attendais beaucoup de ce film au casting intéressant, depuis que j'avais vu la bande annonce, il y a maintenant quelques semaines.
Le sujet me paraissait assez intéressant, et le fait de pouvoir suivre l'histoire à travers le point de vue d'un même personnage à divers moments de sa vie, plutôt original.
Après un peu moins d'une heure et demie de film (sans génériques), je ressors un peu déçu, face aux promesses non répondues qui se sont multipliées tout au long du film.
Les idées sont pas mauvaises, mais la réalisation, selon moi, un peu en deçà de ce qu'on pouvait espérer d'un tel projet.

Diana est une jeune fille de 17 ans, scolarisée au lycée de Briar Hill, dans une banlieue paisible du Connecticut.
Un beau matin de printemps (j'extrapole n'ayant aucune autre indication que le temps pour me prononcer), sa vie et celle de tous ses camarades se trouvent bouleversées quand Michael, un connard d'outsider décide de passer en mode rampage et d'allumer un maximum de ses camarades à la mitraillette (Columbine style).
Le flashback s'arrête sur l'arrivée de Michael dans les toilettes où se trouvaient Diana et sa meilleure amie Maureen, jusqu'alors bien décidées à faire l'école buissonnière.
On retrouve alors Diana quinze ans plus tard, qui s'est depuis mariée, a une petite fille du nom d'Emma et vit toujours dans la ville de Briar Hill.
Le décalage entre Diana adolescente rebelle et sa version adulte, professeur et moralisatrice, est stupéfiant et la jeune femme semble encore subir le trauma de son expérience lycéenne, au moment de la commémoration des évènements malheureux.

Si l'idée de base est intéressante, la réalisation est assez brouillonne et on se perd vite entre les flashbacks, les rêves et les moments de la vie de Diana en mère de famille.
Il apparait aussi vite étrange que la meuf ai réussie à survivre pendant 15 ans alors qu'elle a vraiment l'air d'en chier au quotidien (perso, je lui aurait donné deux semaines avant de s'en mettre une dans la tronche).
De plus, le décalage est immense entre la personne que Diana était lors de la première partie de sa vie et la personne qu'elle est devenue. On se doute bien qu'il y a anguille sous roche mais rien ne nous permet de prevoir le retournement de la fin, étrangement mal amené.
Dans le soucis de surprendre le spectateur, le réalisateur s'est vite perdu dans le film et on ne comprend pas bien le message qu'il a voulu faire passer.

Malgré les faiblesses évidentes du film, ce dernier peut se reposer sur l'immense talent de ses deux actrices principales, interprétants toutes deux Diana à une periode différente de sa vie.
Si on est toujours impressionné par la justesse de l'interprétation d'Evan Rachel Wood, je craint que cette dernière se laisse enfermer dans des rôles similaires de jeune adolescente rebelle, alors qu'elle est capable de bien plus.
La relation de complicité qu'elle porte à l'écran avec sa meilleure amie Laureen (la chaude et la vierge, comme elle aiment à s'appeler) sert d'ailleurs de film rouge au film.
Uma Thurman, malgré une filmographie en dents de scie ("Kill Bill" en haut, "Accidental Husband" en bas), apporte ce qu'on attend d'elle, malgré un rôle trop peu détaillé (on comprend pas vraiment le pourquoi de ses actions).

Le film est peut se venter d'une belle photographie et un bon travail sur les musiques, discrètes et efficace mais c'est trop peu pour sauver un film dont le scénario est le principal point faible.
Même si je n'avais pas les plus grands espoirs dans ce film, j'en ressors déçu, avec l'impression de voir gaché un projet à très grand potentiel.
Le film sortira en France le 8 Septembre prochain et je vous laisserai alors vous faire une idée par vous même.

Ju

23 juin 2008

The Incredible Hulk

Faisons court mais faisons efficace, je suis assez satisfait du dernier Hulk, film casse gueule au possible.
Le flambeau laissé par Ang Lee n'était pas joli joli et c'est un français spécialisé dans les films de merde (Transporter I & II, tout de même) qui a repris la franchise, devant les yeux incrédules des fans du géant vert (et j'en suis).
On est loin d'assister à la meilleur adaptation de comic du siècle mais on est tellement heureux que le résultat ne soit pas honteux qu'on va pas faire les fines bouches.
On apprécie, point.

Bruce Banner est en exil depuis déjà quelques années quand un accident à l'usine de conditionnement où il travaille (une boîte de jus de cactus au brésil) attire l'attention de l'armée ricaine, bien décider à mettre la main sur Hulk.
Pourquoi veulent t'ils mettre la main sur Hulk, me demanderez vous?
C'est vrai qu'il est vert, moche, bourrin et qu'il n'hésitera pas à vous briser tout les os, pour peu que vous sentiez la frousse.
Et bien parce que ces cons sont persuadés que le bonhomme leur appartient, et qu'en envoyant toujours plus de forces armées, ils finiront bien par le chopper.
Grosse erreur messieurs, grosse erreur!
Vous pouvez envoyer autant de tanks, hélico, sous marin même que vous voulez qu'il continuera à les renvoyer en pièces détachées.
Des armées américaines, il s'en fait une au ptit déj, notre pote le vert.
Arrive alors Blonsky, un mercenaire aux dents longues, pas bien comptant de l'issue de son premier affrontement avec Banner/Hulk (me demandez pas qui a gagner...) et qui décide de lui aussi s'injecter du GAMMA plein les veines, histoire de devenir bien furieux.
Le moral au plus haut, Blonsky repart à l'attaque bien décidé à en faire du guacamole, du Hulk.

Bon, vous vous doutez que ça se passera pas vraiment comme ça mais je ne vais pas vous défleurer le reste du film, tout juste vous dire que la première heure/heure et quart de ce dernier est vraiment très agréable, et plus proche du comic que la bourrinerie sans interêt qu'en a fait Ang Lee.
Banner a appris à vivre avec son pouvoir (sa malédiction) et contrôle son humeur comme il peut (il apprend à reguler son rythme cardiaque mais quand on l'emmerde un peu trop, c'est parti pour un tour).
Il vit aussi à l'écart de la femme qu'il aime (et qui l'aime), joué par la manifique-bien-que-parfois-niaise Liz Tyler.
Les parallèles entre la bête et Banner sont aussi très nombreux et on apperçoit un Hulk développant des sentiments (autre que "taper!!!"), ce qui est intéressant à voir.
Le personnage de Blonsky apporte un vrai plus à l'histoire, même si son rôle est au centre de la dérive que prend le film vers son achèvement.

Alors que le film était tout simplement bon, les scènes de fin tombent dans la surrenchère bourrine made in Hollywood où l'on voit Hulk se mettre sur la gueule avec un autre géant dégueulasse, ce qui rappelle un peu trop vite tout les films tout daubés qu'on a put voir ces dernières années (Freddy VS Jason, Alien VS Predator, pour en citer que deux) et on est déçu que Leterrier n'est pas réussi à concerver sa ligne directrice tout du long.

Edward Norton est comme toujours impressionant dans un rôle casse gueule pour lequel il n'apparait pas avoir le profil.
Il s'en sort avec les honneur et permet au personnage de Bruce Banner d'avoir plus de profondeur et de montrer plus d'émotion que lors du précédent film (bien que l'interprétation de Eric Bana n'avait rien de mauvaise).

Pour résumer, le film est bon, les bourrins seront servis (un peu trop d'ailleurs) et on regrette vite la grande confrontation finale, qui laisse un goût vraiment amer alors que les deux premiers tiers du film était vraiment agréables.

Ju

Phénomènes

M. Night Shyamalan est sans nul doute le réalisateur le plus sur-côté d'Hollywood.
Malgré la quantité de films de merde qu'il a enchaîné (les deux tiers du total, si vous y réfléchissait), l'industrie continue à y croire et annonce chaque nouveau navet comme un événement révolutionnant le cinéma.
Son dernier opus, bien que moins mauvais que le catastrophique "Lady in the Water" (Si vous tendez bien l'oreille, vous pouvez encore entendre Itoo crier dans son sommeil, lors des nuits de pleine lune) se range directement dans la catégorie des films pompeux et loupés.
D'un côté, c'est pas comme si on s'y attendait pas...

Un jeudi matin, l'écosystème près de Central Park (New York) pète un câble et les citadins de passage dans une zone de 200 mètre se mettent à adopter un comportement suicidaire, sans raison autre qu'un léger levé de vent.
Etrange me dites vous?
Pas trop au fait, depuis qu'on a entendu Elliott Moore poser les bases du concept dès la seconde scène.
"Il y a des forces en présence dans la nature qui sont au delà de la compréhension humaine..."
Et Moore s'y connait, vu qu'il est quand même prof de BIO au collège.
Après New York, le phénomène se propage à l'ensemble de la côté Est et on rapporte vite un très grand nombre de morts.
Face au phénomène, les experts et politiques s'agitent pendant que les citoyens prennent la fuite. Tous s'interrogent :
Est-ce un coup des terroristes? Une attaque naturelle? Une autre idée toute pourrie de M. Night Shyamalan?
Tout ce qu'on sait, c'est qu'en parallèle, des millions d'abeilles disparaissent chaque année...

Maintenant, celui qui me dit "Oui, mais c'est surement la faute des abeilles, parce qu'elles sont quand même louches, et puis disparaitre, ça veut dire qu'elle ont pas d'alibi, tout ça..." n'a jamais vu un film de M. Night et a oublié une règle de base.
C'est pas parce que Shyamalan ne vous prend pas pour des cons, comme 90 des scénaristes américain, qu'il ne veut pas bien vous faire comprendre que c'est lui le plus malin.
En gros, pendant que vous chercher d'un côté, il arrive dans les 5 dernières minutes (souvent les seules intéressantes du film) pour dire que la solution c'était autre chose et que oui, c'est possible ce qu'il avance.
Bref, je vais pas vous raconter la fin, tout juste vous dire qu'on passe à un tout nouveau niveau dans le foutage de gueule.

Dès les premières scènes du film, on sait que l'heure et demie que dure le film en paraitra 3.
Les musiques flippantes arrivent deux minutes avant que quoi que se soit se passe ("Toi aussi, découvre l'effet de surprise avec M. Night!") et la caméra devient mobile pour 5 seconde au milieu d'une scène, sans qu'on comprenne vraiment pourquoi.
Les effets spéciaux sont minimalistes mais c'est pas vraiment un problème, vu que l'attaque est invisible.
Shyamalan se fait manifestement bien plaisir avec une telle marge de manoeuvre.
M.N.S :"Alors, là, j'ai une idée : disons que vas y avoir des morts, mais on sait pas pourquoi"
A.S.S : "Très fort, très très fort...mais j'ai pas compris.."
M.N.S : "C'est ça qui est bien, on va ouvrir plein de portes, sans jamais répondre à une question, pour que chacun puisse se faire son opinion"
A.S.S : "Et c'est quoi la solution?"
M.N.S : "Oula, doucement garçon, j'y est pas encore pensé à ça, je m'occupe du casting et de dégager un budget avant tout"
A.S.S : "Okay, et ça te couterai combien, tout ça?"
M.N.S : "Alors, si on compte qu'on va tourner majoritairement à la campagne et que les acteurs seront face à un ennemi invisible...je dirai 60 millions..."
A.S.S : "Pour une idée et pas de projet, c'est donné 60 millions...Des idées sur le casting?"
M.N.S : "Disons que le sujet va demander une interprétation profonde et nuancée, donc je pensai prendre un grand dramaturge...Mark Wahlberg!"
M.N.S : "...Je t'aime bien Night, mais ça risque de se voir là, sérieusement..."

Et bien non, ça passe tout seul et le film a déjà rapporté 20 millions de plus que son budget, ce qui est une véritable honte au vue de la qualité du film.
Je n'ai rien contre Mark Wahlberg mais il est aussi crédible en prof de science que Dwayne Johnson dans une comédie musicale.
Il se trouve vite piégé dans un scénario à tiroirs et ne peut empêcher la dérive générale.
Seul Zooey Deschanel relève un peu le niveau du total mais c'est bien loin de faire l'affaire.
Je crois qu'on n'est pas surpris, ni angoissé, une seule seconde dans le film, ce qui est un comble pour le maître du film "qui te fait faire dans ton froc".

Certains tocards se sont extasiés sur la fin en la qualifiant de surprenante (si quelqu'un a dit "révolutionnaire", je voudrais qu'on lui arrache les yeux), personnelement je la trouve honteuse et serait intéressé de connaitre votre avis sur la question.
Si un film de Shyamalan est surtout (seulement?) apprécié pour ses 5 dernières minutes, si ces dernières sont ratées, on se retrouve juste avec un gros film de merde.
Un de plus, j'ai envie de dire.

Ju

22 juin 2008

Leatherheads

On a beau penser ce qu’on veut de Georges Clooney en tant qu’acteur ("Batman & Robin" et "Ocean Twelve and above", c’est vrai que ça te nique un CV), force est de constater que le réalisateur a toujours su proposer des films originaux et bien ficelés.

Après Confessions of a dangerous mind en 2002 et Good night and good luck en 2004, le voilà de retour derrière la caméra avec "Leatherheads", un film se déroulant dans les années 1920, dans le monde du football américain.

Leatherheads raconte l’avènement du football professionnel à l’échelle nationale, alors que ce dernier n’était alors que valorisé au niveau régional à travers quelques entrepreneurs locaux.


Après l’abandon de l’équipe par leur sponsor principal, Dodge Conolly, le capitaine des Bulldogs, décide de démarcher le meilleur joueur du pays, Carter Rutherford, pour profiter de son pouvoir d’attrait sur les sponsors et permettre aux Bulldogs de se consacrer uniquement au football.

Après une série de victoire retentissantes, le football américain se trouve changé et passe d’un amateurisme sponsorisé à une véritable structure professionnelle.


Le public n’a cependant pas vraiment besoin de s’intéresser au football américain pour apprécier le film.

Il est juste nécessaire de comprendre que l’équipe qui amène le ballon dans le camp adverse gagne, sans pour autant trop s’arrêter sur les autres règles, vu que de toute façon, les gars jouaient comme des porcs à l’époque (un plaquage à la gorge par ci, un german supplex par là) n’hésitant pas à recourir au bon vieux gnon quand la nécessité s’en fait sentir.

Un bien beau sport ma foi…


Dans ce monde de violence et de roublardise (faut les voir jouer pour comprendre), Dodge joue le rôle du vieux briscard, cerveau de l’équipe et usine à coups de pute quand Carter "The Bullet" se charge de tabaser d’un côté à l’autre du terrain, en bon Olivier Atton du foot US qu’il est.

En parallèle de l’histoire de l’équipe des Bulldogs et de sa réussite, on suit le parcours d’une journaliste aux dents longues (personnage assez antipathique), chargé d’enquêter sur le passé militaire de Carter.

Dans ce rôle, on retrouve Renee Zellweger et cette dernière ne s’en sort pas trop mal.

Pour le côté fleur bleue, on assistera à une petite compétition entre les deux stars du film pour conquérir le cœur de la belle journaliste.

C’est surtout du côté de la paire Clooney-Krasinski (l’hilarant Jim dans la version US de The Office) qu’on trouve les vraies grandes interprétations du film (entre complicité et rivalité, leur relation est une vraie réussite à l'écran).


Le film est assez bien foutu du fait qu’on ne se fait pas chier une seconde, on se marre même vraiment bien (la bande annonce ne fait pas du tout honneur au film et m’a presque dissuadé de le voir), tout en apprenant pas mal de truc sur le sport préféré des américains.

Si le film est arrangé à la sauce Cloney, il ne se base pas moins sur l’histoire vraie de John McNally joueur star de l’époque.

(J'ai pas beaucoup d'autres infos que ça sur le bonhomme et tenais juste à souligner que le film est tiré d'une histoire vraie)

Un film sérieux, pas trop long (1h54 mais on s’en rend pas bien compte) et avec un petit goût rétro (voir la qualité des images et les couleurs employées) bien agréable.

Ca ne révolutionnera pas le film sportif mais ça reste très sympa à regarder.

Le film est sorti depuis déjà deux mois et je ne sais pas si vous pourrez encore le trouver au ciné.

Si c’est le cas, ça pourrait faire une étape "fête du cinéma" pas dégueulasse du tout.

Ju


16 juin 2008

Miss Conception

Oui, je sais ce que vous vous dites:
"Ju, qu'est ce que c'est que ce film, rien que l'affiche elle me fait peur, en voyant la bande annonce, j'ai eu des envies de meurtre, blablabla blablabla..."
Sachez tout d'abord que je ne vais pas défendre ce film sous de faux prétextes en essayant de vous tromper sur les raisons qui m'ont poussé à le regarder (la seule présence d'Heather Graham, mais je pense que vous l'aviez déjà compris).
Il s'avère cependant que ce genre de films est apprécié de la gente féminine (allez savoir pourquoi) et qu'une part non négligable du lectorat (je sais pas trop si ce mot existe) de Las Kritikas est composée de femelles (aussi dingue que cela puisse paraitre).
N'étant que des serviteurs donnant à leurs lecteurs (un "s", ça marche à partir de deux, c'est bien ça?) ce qu'ils demandent...voilà donc "Miss Conception".

Après une intro pédante et excessivement longue, passons au plot et point de départ du film.
Georgina (qui est normallement un nom réservé aux personnes ayant subit un changement de sexe) est une jeune femme de 33 ans, très attirante bien qu'un peu relou à cause de son obsession pour les bébés.
Vivant en couple avec Zac, elle voit peu à peu ses connaissances et amis fonder une famille et copuler quand mini-Zac refuse de sortir sans plastique.
Après une dispute plus ou moins liée à ce sujet,
"Ouais, t'es vraiment immature, en plus je suis sur que tu déteste les bébés!"
"... C'est une blague, c'est ça?"
"Une blague? Tu ne prend donc rien au sérieux? même pas moi, goujat!"
Georgie (c'est pas forcement plus moche que Georgina, au passage) décide d'aller consulter un spécialiste, pour tester sa fécondité.
Elle apprend alors qu'il ne lui reste qu'un oeuf viable et que si elle veux avoir un bébé, va falloir envoyer sévère entre le 22 et le 25 du mois.
Aidée de son ami Claire, elle met au point un plan d'attaque, pour trouver le plus rapidement un homme/père, disponible pour la soirée.

Voilà, le truc vole pas bien haut mais a le mérite de pas trop se prendre au sérieux non plus.
Le plan (diabolique) de Georgie se décompose en trois partie:
Au premier jour, visite de l'appart de Georgina (au sens littéraire, sans connotations bizarres) faussement mis en vente pour discuter avec les célibataires intéressés afin de connaitre leurs centres d'intêrets.
Au second jour, il s'agit de se rendre à l'enterrement d'une personne de moins de 40 ans, dans le but d'y réconforter des âmes en peine (too much? naahh).
Au troisième jour, sortie en boite, habillé le plus légèrement possible pour y chopper le premier venu.
Au quatrième jour, enfin, si rien d'autre n'a marché, demander au meilleur pote homo de juter dans une coupe, pour procéder à une insimination artificielle.

Si "27 robes" était le film niais sur le mariage, Miss Conception est son parfait complément sur la grossesse.
Je vous rassure tout de suite cependant, le film précité est est bien pire que celui là.
"Miss Conception" est par moment marrant (alors que l'autre, pas une seconde), ce qui est à souligner.
L'action est sensée se dérouler a Londres et les dialogues sont prononcés avec un accent des fois sur-jouer.
Résultat direct quand on demande à des acteurs américains d'imiter l'accent british (tant qu'a faire, autant foutre l'histoire à New York, ou prendre des acteurs britishs...)
Parmi la distribution on retrouve rapidement Mia Kirshner (Jenni Schekter dans "the L Word"), ce qui fut une assez bonne surprise.

Le film est malheuresement assez facile à lire et on se rend vite compte que Georgie n'ira jamais au bout de son plan et qu'elle pense toujours à Zac.
De son côté, il est évidemment a fond sur elle et il faudra bien le paquet de quiproquo habituels pour qu'ils ne se retrouve pas après 30 min de film et le fasse eux meme, ce bébé.
Si c'est mignon deux minutes, ça devient vite lourd et on a rapidement l'impression qu'on nous prend pour des cons.
Au final, je suis un peu déçu par la tournure que prend le film (avec un bel happy end, évidemment), alors que je n'avais pas de grandes attentes sur ce dernier.

Le film n'a pas encore de date de sortie arrêtée pour le territoire français et arrivera sur la plupart des écrans américains dès les prochaines semaines.
Si le film n'est absolument pas à conseiller à tous, il verra peut être sourire les quelques personnes qui auront trouvé une raison valable pour y aller (je cherche toujours).
A voir pour Heather Graham qui passe la moitié du film à courir en sous vêtements?
No...euh ouais au fait, ouais.
Absoluement.

Ju

15 juin 2008

Everything Is Illuminated

Jonathan est un jeune juif (private joke) américain un peu maniaque : il collecte tout, chaque « morceau » de sa vie dans des sacs plastiques. Un billet ici, du savon là bas, une photo… Tout y passe. Soucieux de connaitre l’histoire de sa famille originaire d’Ukraine, il se rend dans ce pays pour retrouver la femme qui sauva son grand-père durant l’invasion nazie.

Il y rencontre Alex et son grand-père qui le conduiront durant son séjour. Ces 2 énergumènes sont on ne peut plus déjantés. Des relations de famille étranges (la plupart des engueulades se terminent par un crochet du droit), la présence d’un chien vénéré par le grand père lui-même patriarche capricieux, ainsi qu’une incompréhension de « ces étrangers d’américains » les présentent comme des êtres rustres et caricaturaux.

Ce road movie à travers l’Ukraine se divise en 2 parties aux antipodes l’une de l’autre : la première, complètement burlesque et absurde présente la rencontre de Jonathan avec ses guides ainsi que la recherche désespérée du lieu dans lequel est censée se trouver la personne recherchée. Jonathan (ou plutôt « Jonfen » comme ils l’appellent) est vite classé de « bizarre » par les 2 Ukrainiens car il ne mange pas de viande et a une phobie des chiens. En parallèle, Alex lui montre une Ukraine caricaturale pleine de clichés en l’accueillant avec un orchestre à la gare, par exemple. Leur périple les amènera en Ukraine profonde à la rencontre de gens tous plus étranges les uns que les autres. Cette partie très drôle montre avec un humour très décalé le choc de cultures complètement différentes.

Dans la deuxième partie, nos 3 turlurons se retrouvent confrontés au devoir de mémoire et au péril des secrets par l’intermédiaire du personnage du grand-père d’Alex. Ce passage très sérieux se révèle utile par rapport au souvenir de l’holocauste, ainsi que des héros anonymes de la 2ème guerre mondiale.

Enfin le film se termine par une pointe d’humour lors du départ de Jonathan, restant ainsi dans le décalé après ce deuxième passage assez grave et profond.

Pour un 1er film, Liev Schrieber signe une véritable réussite. A l’instar de Begnini dans « La vie est belle » il nous parle d’un sujet extrêmement triste et sérieux par l’intermédiaire de l’humour. Les acteurs sont très bons, Elijah Wood est très crédible dans son rôle de personnage coincé et maniaque. Une mention spéciales aux 2 acteurs ukrainiens, pleins de talent et faisant beaucoup rire. Il est aussi important de noter l’ambiance spéciale régnant tout au long de l’histoire. Les situations décalées, la très bonne musique (folklore locale) ainsi que les magnifiques plans en jettent; certaines images donnent une dimension esthétique et poétique de plus qui rendent cette œuvre très plaisante à regarder. Par exemple le passage dans le champ de tournesol est tout simplement magnifique d’un point de vue décors.


A regarder absolument en VO pour apprécier les dialogues millimétrés et les erreurs de traduction d’Alex, ce petit film ne payant pas de mine au premier abord ravira les amateurs d’humour fin et décalé.
Itoo

Tropa de elite

1997, Rio de Janeiro. Le pape Jean-Paul II viendra visiter la ville dans 6 mois, dans ce pays à grosse majorité catholique. Malheureusement la cité est l’une des plus violentes du monde : les gangs trafiquants de drogues y font la loi. Armés jusqu’aux dents, ils font jeu égal avec les autorités officielles au niveau des moyens matériels (uzis, fusils d’assault, grenade…).
Les politiques ont décidé de nettoyer la ville de cette racaille, mais au problème des armes s’ajoute celui de la corruption des cadres de la police (des fois très haut placés) et de la forte impopularité de ses agents.

C’est dans ce contexte que José Padilha nous fait suivre les péripéties de 2 agents des forces de l’ordre poursuivant l’un des plus gros gangs d’une favela des collines de la ville.
Nascimento est capitaine d’une unité de la BOPE, unité d’intervention paramilitaire (équivalent du GIGN brésilien) discrète lors des infiltrations mais ne négligent pas sur les moyens lors des face à face. Très impliqué et excellent dans son boulot, il est néanmoins partagé entre la poursuite de sa carrière dans ce métier à haut risque et l’arrivé imminente d’un heureux évènement dans son couple. Rajoutez à cela ses relations difficiles avec certains de ses supérieurs corrompus. Sans doute le personnage le plus complexe du film, il est très intéressant d’observer ses changements de comportement ainsi que la pression psychologique que lui impose son poste.

André est un policier infiltré en fac de droit. Oui, ça étonne au premier abord : le but de l’opération est de s’approcher des dealeurs par l’intermédiaire des étudiants (dont les soirées sont très fournies en drogues) et ainsi remonter au pouvoir des gangs. Cette idée apparaissant saugrenue reflète cependant la réalité du terrain, puisque qu’un message du réalisateur nous indique au début du film que le scénario est tiré de faits réels (dires de policiers). José Padilha a l’excellente idée de présenter André dans le contexte d’un devoir de recherche sur la façon dont le pouvoir peut pervertir les institutions. S’en suit une passionnante scène de discussion entre les élèves sur la police; André étant seul contre tous pour la défendre. Ceci montre à quel point une partie de la société brésilienne (hautes et moyenne classe) participent indirectement à cette violence des bidonvilles. Ils sont les premiers « sponsors » des gangs vendant de la drogue et méprisent tout ce qui ressemble à un policier qui sont pour eux tous violents et corrompus.

André voulant faire partie de la BOPE, il rejoindra Nascimento dans de choquantes scènes d’entrainement pour entrer dans ces unités. Ressemblant parfois à Full Metal Jacket (la dérision en moins) et rappelant des reportages tv sur le GIGN, cette partie du film est impressionnante de tous points de vue. Je pense d’ailleurs que la « scène de la grenade » deviendra culte.
La violence. C’est sans aucun doute ce que certains ont reproché à ce film. Mais c’est la dure réalité des favelas ainsi que des méthodes de la BOPE. Ces agents n’hésitent pas à menacer et torturer pour arriver à leurs fins. Leurs habits noirs ainsi que leur symbole en forme de tête de mort ne sont pas que des apparats.

Des acteurs convaincant, un sujet « coup de poing », des scènes d’action dures ainsi qu’une réalisation cinématographique réussie ont permis à cette œuvre d’obtenir l’Ours d’or à Berlin cette année. Après le très bon « Julia », ceci nous prouve la grande qualité de la sélection 2008.
Ce film sortira en septembre 2008 en France. Je vous le conseille vraiment.

Itoo

9 juin 2008

Kung Fu Panda

Encore une grande soirée cinéma aux cinés Donkey hier soir (merde à l'euro (la compétition de football comme la monnaie que je n'ai pas) et aux suisses en général) grâce à un film bizarrement plus simpa qu'il n'y parait.
Les plots qui tiennent en une phrase me donnent toujours du rêve et après "c'est l'histoire d'un chien superhéro", j'attendais beaucoup du nouveau "c'est un panda qui fait du kung fu".
La différence entre les deux, c'est que y'en a un qui est un film d'animation vraiment marrant alors que l'autre est un vieux film qui sent la merde.

Pitty le Panda (ah...on me glisse que le panda s'appele en fait Po, mais on s'en fout un peu, vu que c'est un panda) travaille dans la boutique familiale vendant des nouilles, sous la direction de son père, un animal un peu bizarre, à mi chemin entre la cigogne et le canard (me demandez pas pourquoi ou comment, je n'ai pas plus d'infos que vous).
Mais son vrai rêve à Po, c'est le Kung Fu.
Et si je dis "rêve", c'est que le gars en rêve littéralement la nuit mais n'est pas foutu d'enchaîner deux mouvements en dehors de ses récits fantaisistes.
Un concours de cirtonstances assez extraordinaire lui permet d'obtenir le titre de Dragon Warrior et la responsabilité de protéger le village contre la villain Tai Lung, fraichement échappé de taule.

Le scénar' est assez vite fait mais cela tiens majoritairement au fait que le film ne se prend pas au sérieux une seule seconde. On passe 1h20 a bien rigoler, sans vraiment faire attention aux détails (et pourquoi il met une semaine a arriver au temple, le Tai Lung quand le reste du monde fait le trajet en quelques heures?).

Sans trop dévoiller l'histoire (même si elle ne contient pas vraiment de surprises), je souhaiterai m'attarder sur le grand point fort du film, ses personnages.
En dehors de tortue géniale (maitre incontesté du dojo, qui maitrise la technique des 5 doigts et de la paume), c'est surtout les 5 fantastiques qui nous ont vraiment fait marrer, avec une mention spéciale pour le singe (un babouin expert en art martiaux, que du bonheur).

Au niveau du cast sonore (je pense pas que ça veuille dire grand chose mais vous voyez ce que je veux dire), on retrouve une très bonne performance de Jack Black dans le rôle de Po pendant qu'Angelina Jolie assure les répliques de la Tigresse antipatique.
Ayant vu le film en anglais, je n'ai aucune informations sur les personnes assurant le doublage de la version française et j'ose espérer qu'il s'agissent des doubleurs des acteurs originaux plutôt que quelques grands noms oubliés du paf français.

La qualité de l'animation est un peu en deça de ce qu'on pouvait attendre (au niveau de la qualité d'image comme des mouvements des personnages) même si les effets de ralenti (surtout utilisées lors des bastons) sont vraiment bien foutus.
C'est pas du Pixar dans le technique mais le film s'en sort néanmoins avec les honneurs, grâce à ses autres atouts.

Le ton et l'humour du film devrait lui permettre d'être apprécié par tous, quelque que soit l'âge du public. C'est pas au niveau des vannes de la série Shrek (même si le troisième est un peu en dessous de ses modèles) mais on passe un vrai bon moment.
Le film a était présenté cette année à Cannes (hors compétition) et sortira dans nos salles au début du mois de Juillet, ce qui est un peu dommage dans la mesure où ça lui fera louper la fête du cinéma.
Je vous conseille néanmoins d'aller le voir dès que possible, vous ne devriez pas être déçu.

Ju

8 juin 2008

Gray Matters

Comme si j'avais pas assez écris aujourd'hui, me voilà pour vous parler d'un petit film matté cette nuit, après m'être rendu compte que je m'étais planté d'un jour au niveau des finales NBA.
Bref, tout ça pour dire que c'est vers 4h00 que j'ai entamé le film en me disant "de toute façon, c'est pas bien grave si je m'endors devant, vu que ça a pas l'air terrible".
Et bien je l'ai tenu, le film. Non pas à cause d'un quelconque suspense, non. Le sujet n'est pas non plus révolutionnaire. La raison principale tient en deux mots : Heather Graham.

Gray (oui, d'où le nom du film) vit avec son frère Sam avec qui elle est super complice. Tellement complice que les deux larons font tout ensemble (en dehors du taff) et sont fréquement mépris pour des amants.
-"Et depuis quand vous êtes ensemble?"
-"Euh..30 ans!"
Pour remédier à ce couak, ils décident d'aller draguer au parc où les célibataires de la ville sont censés balader leurs cabots et font la connaissance de Charlie, une bombe brune en provenance de San Francisco. Gray et Sam l'invite donc à sortir le soir même pour danser la salsa, en buvant des hectolitres de vin.
Ce qui devait arriver, arriva (Threesome?!? Naaah...) et Sam fini la soirée en demandant en mariage la nouvelle arrivée. Charlie accepte et met ainsi fin à la grande période de complicité de G&S.
Désormais, rien ne sera plus comme avant (toi aussi, optes pour une phrase bien générique, au moment de prouver un point!).

C'est bien simple, depuis "Boogie Night" (que j'ai pas kritiké parce que y'avais pas le temps à l'époque), la belle Heather peut jouer dans n'importe quelle merde, je vais le matter.
(Dans le jargon, on appele ça le syndrôme Lohan)
Et ici, le film est vraiment plus simpa qu'il n'y parait (d'un côté, il parait pas grand chose vu que personne ne le connait et qu'il n'a toujours pas de date de sortie en France, 3 ans après sa sortie aux U.S) et distrayant la plupart du temps (marrant même parfois).
En dehors d'Heather la magnifique, vous pourrez retrouver Thomas Cavanagh, connu pour son rôle dans la série Scrubs (frère de J.D.) et Bridget Moynahan récemment apperçu dans la grande pub "I, Robot" ou dans le très bon "Lord Of War".
Chacun amène son petit quelque chose au film et le mélange prend vraiment bien au final.

Le film prend une direction un peu innatendu après 30 minutes, lors d'une scène qui en laissera plus d'un rêveur .
Je m'attendais pas vraiment à ce que le film parte par là mais ça amène vraiment de la profondeur et un côté critique sociale au film et le renforce.
Si vous piger rien à ce que je dis, c'est tout simplement parce que j'ai pas envie de vous dévoiller le pot-aux-roses.
La musique, par moment assez dramatique est plutôt agréable au final, ce qui est à noter.

Si il vous manque des raisons pour décider de voir ce film et que vous avez un moment, souvenez vous qu'il est marrant, assez original et qu'il y a Heather Graham.
(c'est d'ailleurs à la première mention de son nom que vous auriez du arrêter de lire cette kritike pour vous jeter sur le film)
Je répette, Heather Graham.

Je vous sent encore un peu hésitant...Allez, voilà un ptit clip vidéo, juste pour vous donner envie.


C'est faible me dites vous?
Certes, en attendant vous voulez le voir maintenant, ce film.
Ju

5 juin 2008

We own the night

Etonnamment, Ju arrive encore parfois à me surprendre. Alors qu’il avait presque convaincu l’assemblé de regarder un navet, le voilà qui annonce, devant mes suppliques, qu’il est ok pour regarder "We own the night". Bon, il n’a tout de même pas résisté à la tentation de renommer "Sexy Movie" en "We own the night", pour nous faire regarder la première minute de ce qui s’annonce comme un énorme navet en puissance, mais au final, devant mes arguments (un tatouage de chevalière), nous avons regardé le bon film.

La nuit nous appartient (en français), fais référence à la devise des policiers New Yorkais. En effet, le film se déroule à New York et raconte l’histoire de Bobby, le patron d’une grosse boîte de nuit New Yorkaise branché. Le problème de Bobby, c’est que cette boîte appartient à des russes (comprendre mafia russe) et qu’il est obliger de cacher à son entourage que son frère et son père son deux membres éminent de la police New Yorkaise. Bobby lui-même n’est pas franchement le genre de gars irréprochable. Drogué, il passe plus de temps avec la famille russe qu’il détient le night-club qu’avec sa propre famille. Ils les envoient même bien balader lorsque ces derniers lui demande d’être un indic de la police. Alors qu’on se rend compte que les relations entre la police et la mafia russe n’est pas au beau fixe (ah bon ?), un événement va forcer Bobby à devoir choisir son camp entre sa famille et la mafia.

Je n’en dirais pas plus au sujet de l’histoire, car j’espère bien vous donner envie de le voir celui-là. Pour tout vous dire, pendant les 1h et 54 minutes que dure le film, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Chaque scène trouve sa place, le rythme est bon et le réalisateur s’emploie à ne pas nous laisser nous endormir mais sans tomber dans le film d’action bourrin à trente centimes classique. Même si l’histoire n’est pas des plus originales, elle demeure très efficace et nous tient en haleine tout le long du film. Faut dire qu’elle est accompagnée d’une musique très bien trouvée, qui colle à l’ambiance. En parlant de la musique, vous aurez également le plaisir d’entendre entre autre Blondie et David Bowie, pour vous donner une petite idée de la qualité.

Nous arrivons à la partie qui me tient le plus à cœur : Le jeu des acteurs. Allons-y crescendo. Eva Mendez, bien qu’elle ait un rôle assez peu important, s’en tire avec les honneurs. Pour faire plaisir à Ju, je rajouterais qu’elle est fort peu habillé dans la première scène du film, et qu’elle n’est pas mal dessiné (Ok, elle est bonne). La troisième place, ex-æquo, revient à Marc Whalberg et au méchant russe (on s’en fout de son nom, il n’est pas connu), qui nous font une prestation assez inégale, entre très convaincante et moyennement convaincante, selon les scènes. La deuxième place revient à Robert Duvall, très convaincant, dans le rôle d’un père sévère mais aimant. Enfin la palme, elle, revient Joaquin Phoenix. Que dire sur sa prestation ? Surement une des meilleures. A titre comparatif, elle est aussi bonne que celle dans "Walk the line", bien qu’ici le rôle ne soit pas aussi compliqué. Il justifie presque, à lui seul, d’aller voir le film. Décidemment un bien grand acteur, marque de qualité pour les choix de mes futurs films.

J’espère qu’arrivé à ce point de la critique, vous êtes entièrement convaincu de la nécessité de voir ce film. A part si vous êtes en guerre avec les polars ou que vous avez un dégout viscéral contre Joaquin Phoenix (et dans ce cas, allez consulter un psychiatre), je ne vois pas ce qui vous empêcherez de le voir. Surtout au vu de ce qu’on nous sert en ce moment au ciné.

Kp

4 juin 2008

The Hottie & The Nottie

Les bureaux de la rédaction de Las Kritikas sont anormallement vides, au moment de regarder le dernier Paris Hilton, longtemps en tête du classement des plus mauvais films de tous les temps, selon l'IMDB.
Après un ou deux coups de fils, les premières excuses tombent, toutes plus pourries les unes que les autres.
Jon, qui n'est pas un kritikos mais un amateur de navet devant l'éternel, (le genre de gars à te dire "Oui, mais à l'air de la bombe Doomsday, viens on piège le Kp!", ce qui s'avèrera une des pires idées de merde jamais prise à plusieurs) ose nous sortir la carte "Trop de taff, pas le temps" alors que le gars bosse dans la fonction publique.
Mais j'oublie bien vite ses arguments quand Itoo l'emporte avec l'excuse la plus ridicule que j'ai entendu depuis un moment. Sans prendre la peine de prendre le téléphone, il laisse à sa pauvre mère la tâche ingrate de me servir une excuse "ah, Tristan? Désolé mais je crois qu'il dort déjà" à laquelle je n'ai pas crû une seconde (il était à peine 21h30).
Tout ça pour dire que nous n'étions que trois, au moment de matter cette chose infâme.

Comme son nom l'indique, The Hottie and the Nottie est l'histoire d'une bonnasse et d'une dégueulasse, meilleures copines pour toujours (BFFs comme ils disent là bas) depuis l'école primaire.
Ecole primaire dans laquelle étudiait (ou trainait, parce qu'on étudie jamais vraiment dans une école primaire) Nate Cooper, amoureux transi de la belle Cristabel, qui est depuis devenu une grande chose toute sec.
Là, vous vous demandez peut être si je parle de Nate ou de Cristabel, hein?
Et bien j'ai envie de dire les deux.
Bref, 20 ans après avoir perdu de vue Cristabel et sa meilleure pote June, Nate décide de retourner à Los Angeles, histoire de revoir tout ce beau monde.
Avant tout, il passe chez Arno (c'est pas une blague, le nom du gars s'écrit comme ça), un gars assez dérangeant qui a gardé tout plein d'informations très utiles sur Cristabel (elle se lève à telle heure, part faire son jogging en passant par tel endroit, aime acheter ses sous vëtements dans telle enseigne, etc.).
Arrivant sur la plage où Cristabel fait son jogging quotidien (y'a d'ailleurs tout un petit fan club qui l'y attend, dont un gogol albino qui ne semble avoir aucun contrôle moteur sur la partie supérieure de son corps), Nate décide de se faire remarquer en agressant la pauvre meuf, mettant ça sur le compte de...oh, et puis à quoi bon, cette conne a déjà dû oublier de toute façon.
Alors qu'ils refont peu à peu connaissance, Cristabel (putain, ce nom m'arrache la gueule à chaque fois, je pense qu'on va passer à "Paris + une insulte", ce sera beaucoup plus vivant) lui annonce direct que si il veut la niquer, va falloir qu'il trouve quelqu'un pour sa copine, qui est encore plus dégueulasse que 20 ans auparavant (et elle faisait déjà peur à ses parents).

Le plot est nul mais ce n'est rien qu'on ai pas déjà vu et c'est Paris la pute qui fait plus peur qu'autre chose. Dès les premières lignes, on se rapelle pourquoi on la craint. Les dialogues sont déjà pourris, mais elle réussie quand même à les détruire avec un air niais que personne ne maitrise aussi bien.
En plus d'être énervante au regard, il faut que Paris la connasse déblatère de la merde à chacune de ses apparitions, si bien que je ne me souviens plus de tout et ne peux que vous citer deux de ses interventions.
"Une vie sans orgasme, c'est un peu comme un monde sans fleur" ou encore "C'est dingue mais en se reveillant d'un rêve vraiment incroyable, y'a toujours une seconde où tu penses que c'est vraiment arrivé. Est-ce que ça vous est déjà arrivé?".
Je passerai sous silence la scène où elle feint d'être ivre, pour ne pas tomber dans un excès de vulgarité et de violence orale gratuite.
Une bien grande actrice, c'est tout ce que j'aurais à dire.

Le gars (Nate) n'est pas bien plus malin que Paris l'attardée et passe trois semaines à se morfondre quand Paris le trou lui dit que c'est fini entre eux (alors que ça n'a jamais commencé, même pas un ptit bisou, rien) alors qu'il se branle royalement quand sa petite amie de plusieurs années le plaque en début de film.
Encore un petit exemple du grand n'importe quoi qu'est ce film.

Après 1h de film (à une demie heure de la fin, le truc ne dure pas trop longtemps, encore heureux), le réalisateur décide changer l'actrice jouant la copine moche, pour la remplacer par un vrai missile, en disant "oui, mais elle est allée chez le dentiste et chez le dermato".
(Et si c'était si con, pourquoi elle l'a pas fait avant, connard?)
Ce qui devait arriver dans tout film bien pourri ne tarda pas et Nate se rend compte juste avant de commettre l'irréparable (coucher avec Paris la cochonne, ce qui a dût ruiner la vie de la moitié de la côte ouest américaine, hommes comme animaux) que c'est June qu'il a toujours aimé et avec qui il veut passer sa vie.
(C'est vrai que c'est plus simple, maintenant qu'elle est bonne, hein trou du cul?)

Le tout se fini sur une happy end bien débile et le Kp a passé la soirée à se plaindre.
Une bien maigre consolation pour un si piètre film.

Ju

3 juin 2008

Forgetting Sarah Marshall

Et une petite exclusivité en ce début de radieuse semaine (je suis joyeux? non, juste fatigué).
Forgetting Sarah Marshall est le premier film majeur d'un petit réalisateur (à peine plus de trente ans), qui, sauf énorme surprise, ne devrait pas percer avant un moment.
Malgré un casting pas dégueulasse du tout, le film dont je vais vous parler est tout juste moyen, à ne regarder sous aucun pretexte en dehors de la fête du cinéma (mais gardez votre argent, bordel ! Ou donnez le moi, si vous savez vraiment pas quoi en faire).
Le film sort le 18 Juin, soit moins de deux semaines avant le début de l'édition 2008 (de la fête du cinéma...vous suivez?).
Vous devriez pouvoir attendre, non?

Sarah Marshall est une vedette d'une série télé, "mélant sexe et enquête policière" (comme le disent si bien les fans), assez décalée et fiancée (ou pas, mais ça a pas grande importance) à Peter Bretter, en charge de la musique du même show.
Ce dernier est un vrai crado, qui peux passer une semaine dans le même caleçon (vous comprenez qu'il n'a rien d'autre que le caleçon, toute la semaine), à regarder la télé quand il devrait bosser sur son album.
(le premier qui fait des parallèles, je l'éclate!)
Un beau jour de printemps, la belle Sarah (a oui, je vous ai pas dit, Sarah est méga bell(e) ...faites qu'ils aient pas remarqué...faites qu'ils y rien remarqué...) rentre à Los Angeles où elle largue le pauvre Peter, comme une vieille merde.
(Usage du fameux "c'est pas toi, c'est moi" alors que c'est surtout quelqu'un d'autre)
Après avoir passé trois semaines à se morfondre, en vivant dans sa merde et en accumulant les aventures d'un soir (y'a pire comme vie, mais passons), Peter décide de se sortir la tête du cul et de se remettre au taff.
Oui, mais après deux petites semaines de vacances à Hawaï, parce que faut pas déconner tout de même.
Elle lui a tout de même cassé le coeur, l'autre conne.
Et à what-mille kilomètre (ou miles, mais c le même ordre d'idée), au moment du check-in dans son hôtel, sur qui il tombe le Peter? hein?
Sur Lindsay Lohan, qui passait par là, vétue d'un simple chapeau?
Non ! Putain mais vous suivez pas, sur Sarah Marshall...(oui, aaahh).

Alors là, je vous vois tous arriver, cinéphiles avertis que vous êtes.
"Le gars va arrêter de geindre, faire un peu de surf et reconquérir la belle qui l'a tant fait souffrir."
Facile, hein?
Et si je vous dit que Sarah Marshall, c'est vraiment une conne finie, vous pensez toujours être dans le vrai?
Tu crois être en train de respirer de l'air?
Je suis peut être un peu dûr et le rôle de Sarah Marshall est un poil plus complexe qu'il n'y parait (mais pas trop quand même).
On en a la preuve qu'à la fin, et je me suis promis de pas vous la spoiler, donc vous ne pouvez que me prendre au mot.

Traitez moi de blaireau mais c'est grâce à la participation de Kristen Bell (ah, la blague du début prend tout son sens maintenant, hein?) que j'ai appris l'existence de ce film.
Après quelques recherches, j'ai appris que le casting comprenait aussi Jason Segel (c'est pas un excellent acteur mais il me fait beaucoup rire dans "How I Met Your Mother", donc...) et la splendide Mila Kunis (juste magnifique).
Il n'en fallait pas plus pour me décider à matter le film dès que l'occasion se présenterait.

Si le film est assez limité (c'est du déjà vu, pour la plupart des situations), il possèdent quelques éléments qui m'ont bien plûs.
L'humour tout d'abord, à travers le personnage de Aldous Snow, un chanteur boys band à lui tout seul, en provenance du royaume uni, qui n'hésite pas une seconde à dire les pires saloperies, quelque que soit la situation.
Son rôle prend toute son ampleur dans la scène du dîner où ils (je ne dirai pas qui est ce "ils" mais vous pouvez avoir une idée si vous êtes pas trop attardés) passent leur temps à se foutre de la gueule de Sarah Marshall et de sa carrière au cinéma, en citant des films affreusement familiers (une histoire de téléphone qui tue par les ondes,ça ne vous rappele rien?) en enchaînant les feintes gratuites.
En dehors de l'humour, je dois avouer qu'est surtout les gonzesses et les décors qui m'ont le plus fait plaisir, dans tout le film.

Si jamais vous n'avez pas envie d'attendre la fête du cinéma et êtes un adepte de la mule, du chien, du dino ou de la grenouille (ma vie, ma tribu), faites attention à rester à l'écart de la version de Jambo issu du DVDRip ruskoff (R5 comme on dit dans le jargon).
Si l'image est bonne, le son est dégueulasse (tu entends des bruits de pop corn, ce qui énerve au plus haut point quand tu n'en as pas sous la main) et les scènes sont coupées/montées à l'arrache.
Le plus intelligent reste encore d'attendre la toujours-bien-venue fête du cinéma, à la fin du mois.
Après tout, ça les vaut bien, les deux euros.

Ju

1 juin 2008

Kangourou Jack

Trouvez un navet n'est pas aussi simple qu'il y parait.
On ne scrute pas (toujours) le net à la recherche de la perle rare, des films les moins appréciés du public, à travers des forums, ou sites spécialisés (je pense pas que ça existe, dieu merci).
Avec le temps, on a découvert des trucs, des astuces qui nous permettent de trouver assez vite une belle bouse, devant laquelle on n'aura pas trop à réfléchir.
Un magicien ne révèle jamais ses secrets et je ne vais vous donner que quelques exemples de pistes à creuser pour trouver des navets comme on en fait plus (c'est qu'une expression, on en fait malheureusement encore beaucoup trop).
Vous pouvez miser sur le film animalier (souvenez vous de la trilogie canine), toujours un vivier de films moyens si ce n'est pire, parier sur un grand nom du navet (jeter un coup d'oeil à la filmographie de Jon Voight, vous verrez ce que je veux dire) ou tout miser sur une super gonzesse qui vous permettra de tenir 1h30 de blagues pas drôles et de scènes génériques et désormais fades (elles étaient mauvaises au début, mais à force des les voir, on y fait plus vraiment gaffe).
A titre d'exemple, prenons la filmographie de miss Lohan (non, rhabillez vous mademoiselle, vous êtes vulgaire là...), avec sa longue liste de comédies Disney et de films ratés (à l'exception de "Bobby").
La majorité des films sont juste détestables mais on s'en fout, et on (comprendre "je") regarde en se disant qu'elle est quand même bien bonne, la jeune Lindsay.
Je m'écarte un peu du sujet et cette introduction me permet juste de vous dire que le film présentait les trois caractéristiques susnommées, pour un navet d'une rare médiocrité.
Un film animalier (Kangourou Jack, faut pas être devin pour deviner de quoi ça va parler), avec Jerry O'Connell (insupportable acteur spécialisé dans les rôles à vomir) et pour lequel on mise rapidement sur la présence de la magnifique Estella Warren (actrice, mannequin, sportive de haut niveau, déesse à temps partiel,etc.).
Cela ne suffira pas, bien évidemment.

Kangoo le Kangourou (c'est peut être pas son nom mais c'est aussi con que de l'appeler Jack, alors m'emmerdez pas) est un kangourou tout ce qu'il y a de plus normal, qui mène une vie de Kangourou, peinard sur sa grande île océanique (gambadant le matin, sauvant le monde l'après midi et jouant au basket le soir, une journée de Kangourou de base quoi).
Kangoo, donc, qui n'avait rien demandé à personne, voit sa vie boulversée le jour où deux connards en provenance de Brooklyn décide de le déguiser en Gangsta' Jack, en lui foutant un hoody (sweat-shirt à capuche) rouge sur le dos.
Les deux golios n'ayant pas réfléchis plus de deux secondes avant de faire leur connerie, ils oublient que la poche du sweat contient une enveloppe avec 50 000 dollars qu'il devaient remettre à un mafieux ausie tout pas beau.
Sans se pendre la tête outre mesure (je vous rappelle que c'est un Kangourou), Jack retourne à ses tribulations (la gambade, le basket, tout ça), en emportant les 50 Gs avec lui.
Ni une, ni deux (de toute façon, après ils savent plus compter), Dumb & Dumber (c'est les deux compères venant des U.S.) décident d'organiser une battue à travers le pays, pour retrouver le Kangourou au hoody.

Voilà, c'est nul, tout ça, le départ du film et au delà de nos espérances les plus folles et on se demande vite ce qu'on fait devant une telle merde.
Ce qu'on fait devant, c'est très simple, on l'écrase sévère et on attend Estella Warren, en espérant que son rôle implique le moins de vêtements et le plus de scènes aquatiques possibles.
Quelle déception quand, après 35 minutes, elle apparait pour la première fois, sur-vêtue de la tête aux pied.
Chaussures montantes, pantalon, veste et chapeau (je crois qu'ils avaient plus de combinaison de ski) alors qu'on est au milieu du désert en Australie (vous êtes durs les gars, déjà qu'il est nul votre film).
Deux petites lignes et puis s'en vont, on reverra pas la belle avant encore une petite demi heure.

Pendant ce temps là, on subit silencieusement les blagues pourris des deux compères ricains, les plans large et aventureux (pas dans le bon sens du terme) du réalisateur et les cris irritants d'Anthony Anderson.
Le tout, en devinant constamment les événements à venir, deux minutes avant qu'ils ne se produisent (tiens, le pilote va prendre un flèche, le kangourou va se mettre à rapper, le gars va se taper la fille, etc.)
La fille?!? Oui, car revoilà la belle Estella (je vous fait ça en accéléré parce que les minutes s'écoulent anormalement doucement, en réalité), qui ne nous lâchera plus jusqu'à la fin du film (dans le bon sens du terme ce coup ci).
Une bonne chose n'arrivant jamais sans contrepartie, le film sombre alors dans des profondeurs de débilité et de blagues graveleuses (tiens, le chameau pète, c'est très rigolo...Ah, encore? Deux minutes de scène me dites vous? soit.).
On péterait vite un câble si on ne savez pas dès le départ que le film annonce une durée d'1h25, génériques compris.

Avant de vous parler un peu de la fin (en gros pour vous dire qu'elle est encore plus pourrie que le film en lui même), revenons sur la genèse de ce projet, l'idée de génie qui précéda la mise en production de ce triste film.
Le *{#%ù§ (putain, si même ici on trouve de la censure, ça devait pas être bien beau) à l'origine du film trouvait révolutionnaire de faire rapper un Kangourou (Jerry Bruckheimer qualifiera plus tard le scénariste de "pur génie"), quitte à construire un film autour.
Sorti de nul part, on se retrouve donc à un moment devant deux bonnes minutes de rap et de danse de Kangourou Jack et ses potes, sur un bon vieux beat comme on les aiment (mais pas dans ce genre de film).
C'est certainement une des scènes les plus navrantes (et caractéristiques) de ce grand gâchis de pellicule.

Finissons par la fin (non, c'est pas aussi con que ça en à l'air), happy ending que je ne vous dévoilerai pas ici (c'est pas que je veuille préserver une quelconque surprise, c'est juste que le simple fait d'y penser me donne envie de vomir) où les gentils, ils gagnent, les méchants, ils finissent en prison (pas de morts, silvouplez), le kangourou, il rend le sweat-shirt, et la meuf, elle finie en maillot de bain sur un yacht à plusieurs millions.
Y'avez combien dans l'enveloppe déjà?
50 000 dollars, c'est bien ça oui...

Ju