Forgetting Sarah Marshall
Et une petite exclusivité en ce début de radieuse semaine (je suis joyeux? non, juste fatigué).
Forgetting Sarah Marshall est le premier film majeur d'un petit réalisateur (à peine plus de trente ans), qui, sauf énorme surprise, ne devrait pas percer avant un moment.
Malgré un casting pas dégueulasse du tout, le film dont je vais vous parler est tout juste moyen, à ne regarder sous aucun pretexte en dehors de la fête du cinéma (mais gardez votre argent, bordel ! Ou donnez le moi, si vous savez vraiment pas quoi en faire).
Le film sort le 18 Juin, soit moins de deux semaines avant le début de l'édition 2008 (de la fête du cinéma...vous suivez?).
Vous devriez pouvoir attendre, non?
Sarah Marshall est une vedette d'une série télé, "mélant sexe et enquête policière" (comme le disent si bien les fans), assez décalée et fiancée (ou pas, mais ça a pas grande importance) à Peter Bretter, en charge de la musique du même show.
Ce dernier est un vrai crado, qui peux passer une semaine dans le même caleçon (vous comprenez qu'il n'a rien d'autre que le caleçon, toute la semaine), à regarder la télé quand il devrait bosser sur son album.
(le premier qui fait des parallèles, je l'éclate!)
Un beau jour de printemps, la belle Sarah (a oui, je vous ai pas dit, Sarah est méga bell(e) ...faites qu'ils aient pas remarqué...faites qu'ils y rien remarqué...) rentre à Los Angeles où elle largue le pauvre Peter, comme une vieille merde.
(Usage du fameux "c'est pas toi, c'est moi" alors que c'est surtout quelqu'un d'autre)
Après avoir passé trois semaines à se morfondre, en vivant dans sa merde et en accumulant les aventures d'un soir (y'a pire comme vie, mais passons), Peter décide de se sortir la tête du cul et de se remettre au taff.
Oui, mais après deux petites semaines de vacances à Hawaï, parce que faut pas déconner tout de même.
Elle lui a tout de même cassé le coeur, l'autre conne.
Et à what-mille kilomètre (ou miles, mais c le même ordre d'idée), au moment du check-in dans son hôtel, sur qui il tombe le Peter? hein?
Sur Lindsay Lohan, qui passait par là, vétue d'un simple chapeau?
Non ! Putain mais vous suivez pas, sur Sarah Marshall...(oui, aaahh).
Alors là, je vous vois tous arriver, cinéphiles avertis que vous êtes.
"Le gars va arrêter de geindre, faire un peu de surf et reconquérir la belle qui l'a tant fait souffrir."
Facile, hein?
Et si je vous dit que Sarah Marshall, c'est vraiment une conne finie, vous pensez toujours être dans le vrai?
Tu crois être en train de respirer de l'air?
Je suis peut être un peu dûr et le rôle de Sarah Marshall est un poil plus complexe qu'il n'y parait (mais pas trop quand même).
On en a la preuve qu'à la fin, et je me suis promis de pas vous la spoiler, donc vous ne pouvez que me prendre au mot.
Traitez moi de blaireau mais c'est grâce à la participation de Kristen Bell (ah, la blague du début prend tout son sens maintenant, hein?) que j'ai appris l'existence de ce film.
Après quelques recherches, j'ai appris que le casting comprenait aussi Jason Segel (c'est pas un excellent acteur mais il me fait beaucoup rire dans "How I Met Your Mother", donc...) et la splendide Mila Kunis (juste magnifique).
Il n'en fallait pas plus pour me décider à matter le film dès que l'occasion se présenterait.
Si le film est assez limité (c'est du déjà vu, pour la plupart des situations), il possèdent quelques éléments qui m'ont bien plûs.
L'humour tout d'abord, à travers le personnage de Aldous Snow, un chanteur boys band à lui tout seul, en provenance du royaume uni, qui n'hésite pas une seconde à dire les pires saloperies, quelque que soit la situation.
Son rôle prend toute son ampleur dans la scène du dîner où ils (je ne dirai pas qui est ce "ils" mais vous pouvez avoir une idée si vous êtes pas trop attardés) passent leur temps à se foutre de la gueule de Sarah Marshall et de sa carrière au cinéma, en citant des films affreusement familiers (une histoire de téléphone qui tue par les ondes,ça ne vous rappele rien?) en enchaînant les feintes gratuites.
En dehors de l'humour, je dois avouer qu'est surtout les gonzesses et les décors qui m'ont le plus fait plaisir, dans tout le film.
Si jamais vous n'avez pas envie d'attendre la fête du cinéma et êtes un adepte de la mule, du chien, du dino ou de la grenouille (ma vie, ma tribu), faites attention à rester à l'écart de la version de Jambo issu du DVDRip ruskoff (R5 comme on dit dans le jargon).
Si l'image est bonne, le son est dégueulasse (tu entends des bruits de pop corn, ce qui énerve au plus haut point quand tu n'en as pas sous la main) et les scènes sont coupées/montées à l'arrache.
Le plus intelligent reste encore d'attendre la toujours-bien-venue fête du cinéma, à la fin du mois.
Après tout, ça les vaut bien, les deux euros.



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