The Hottie & The Nottie
Les bureaux de la rédaction de Las Kritikas sont anormallement vides, au moment de regarder le dernier Paris Hilton, longtemps en tête du classement des plus mauvais films de tous les temps, selon l'IMDB.
Après un ou deux coups de fils, les premières excuses tombent, toutes plus pourries les unes que les autres.
Jon, qui n'est pas un kritikos mais un amateur de navet devant l'éternel, (le genre de gars à te dire "Oui, mais à l'air de la bombe Doomsday, viens on piège le Kp!", ce qui s'avèrera une des pires idées de merde jamais prise à plusieurs) ose nous sortir la carte "Trop de taff, pas le temps" alors que le gars bosse dans la fonction publique.
Mais j'oublie bien vite ses arguments quand Itoo l'emporte avec l'excuse la plus ridicule que j'ai entendu depuis un moment. Sans prendre la peine de prendre le téléphone, il laisse à sa pauvre mère la tâche ingrate de me servir une excuse "ah, Tristan? Désolé mais je crois qu'il dort déjà" à laquelle je n'ai pas crû une seconde (il était à peine 21h30).
Tout ça pour dire que nous n'étions que trois, au moment de matter cette chose infâme.
Comme son nom l'indique, The Hottie and the Nottie est l'histoire d'une bonnasse et d'une dégueulasse, meilleures copines pour toujours (BFFs comme ils disent là bas) depuis l'école primaire.
Ecole primaire dans laquelle étudiait (ou trainait, parce qu'on étudie jamais vraiment dans une école primaire) Nate Cooper, amoureux transi de la belle Cristabel, qui est depuis devenu une grande chose toute sec.
Là, vous vous demandez peut être si je parle de Nate ou de Cristabel, hein?
Et bien j'ai envie de dire les deux.
Bref, 20 ans après avoir perdu de vue Cristabel et sa meilleure pote June, Nate décide de retourner à Los Angeles, histoire de revoir tout ce beau monde.
Avant tout, il passe chez Arno (c'est pas une blague, le nom du gars s'écrit comme ça), un gars assez dérangeant qui a gardé tout plein d'informations très utiles sur Cristabel (elle se lève à telle heure, part faire son jogging en passant par tel endroit, aime acheter ses sous vëtements dans telle enseigne, etc.).
Arrivant sur la plage où Cristabel fait son jogging quotidien (y'a d'ailleurs tout un petit fan club qui l'y attend, dont un gogol albino qui ne semble avoir aucun contrôle moteur sur la partie supérieure de son corps), Nate décide de se faire remarquer en agressant la pauvre meuf, mettant ça sur le compte de...oh, et puis à quoi bon, cette conne a déjà dû oublier de toute façon.
Alors qu'ils refont peu à peu connaissance, Cristabel (putain, ce nom m'arrache la gueule à chaque fois, je pense qu'on va passer à "Paris + une insulte", ce sera beaucoup plus vivant) lui annonce direct que si il veut la niquer, va falloir qu'il trouve quelqu'un pour sa copine, qui est encore plus dégueulasse que 20 ans auparavant (et elle faisait déjà peur à ses parents).
Le plot est nul mais ce n'est rien qu'on ai pas déjà vu et c'est Paris la pute qui fait plus peur qu'autre chose. Dès les premières lignes, on se rapelle pourquoi on la craint. Les dialogues sont déjà pourris, mais elle réussie quand même à les détruire avec un air niais que personne ne maitrise aussi bien.
En plus d'être énervante au regard, il faut que Paris la connasse déblatère de la merde à chacune de ses apparitions, si bien que je ne me souviens plus de tout et ne peux que vous citer deux de ses interventions.
"Une vie sans orgasme, c'est un peu comme un monde sans fleur" ou encore "C'est dingue mais en se reveillant d'un rêve vraiment incroyable, y'a toujours une seconde où tu penses que c'est vraiment arrivé. Est-ce que ça vous est déjà arrivé?".
Je passerai sous silence la scène où elle feint d'être ivre, pour ne pas tomber dans un excès de vulgarité et de violence orale gratuite.
Une bien grande actrice, c'est tout ce que j'aurais à dire.
Le gars (Nate) n'est pas bien plus malin que Paris l'attardée et passe trois semaines à se morfondre quand Paris le trou lui dit que c'est fini entre eux (alors que ça n'a jamais commencé, même pas un ptit bisou, rien) alors qu'il se branle royalement quand sa petite amie de plusieurs années le plaque en début de film.
Encore un petit exemple du grand n'importe quoi qu'est ce film.
Après 1h de film (à une demie heure de la fin, le truc ne dure pas trop longtemps, encore heureux), le réalisateur décide changer l'actrice jouant la copine moche, pour la remplacer par un vrai missile, en disant "oui, mais elle est allée chez le dentiste et chez le dermato".
(Et si c'était si con, pourquoi elle l'a pas fait avant, connard?)
Ce qui devait arriver dans tout film bien pourri ne tarda pas et Nate se rend compte juste avant de commettre l'irréparable (coucher avec Paris la cochonne, ce qui a dût ruiner la vie de la moitié de la côte ouest américaine, hommes comme animaux) que c'est June qu'il a toujours aimé et avec qui il veut passer sa vie.
(C'est vrai que c'est plus simple, maintenant qu'elle est bonne, hein trou du cul?)
Le tout se fini sur une happy end bien débile et le Kp a passé la soirée à se plaindre.
Une bien maigre consolation pour un si piètre film.



3 commentaires:
Quelques précisions face au ladre que tu es:
1) Il était 21h50 quand t'as appelé.
2) Je dormais vraiment
3) T'avais le droit de prévenir avant; de toute façon je ne serais pas venu en pleine semaine pour commencer un film (de merde) à 22h.
4) Travailles ton orthographe.
5) Pour réveiller les gens il y a du monde; mais pour prévenir que vous regardez un film (celui du dessus critiqué par Kp) qu'on avait dit qu'on regarderait tous ensemble (je me souviens de Kp pleurant: "vous m'attendez, hein? svp, svp.") il n'y a plus personne.
Bordel, heureusement que tu as moisi Itoo plus que moi, sinon ça se serait mal passé. Qui plus est mon excuse n'en était pas une, peu importe qu'elle vous ait convaincu ou non. Bref, en tout cas je suis content d'avoir raté ce film et encore plus que Kp l'ai subit.
En ce qui concerne, Doomsday, rectifion quelque peu: oui j'ai dit "de la bombe, encore un film de zombie" mais je te rappelle que tu était plus d'accord avec moi et quand à l'initiative du piège de Kp je pense sincèrement qu'elle est de toi (la mienne c'est date movie je te rappelle).
Bref, je m'en arrête là et laisse Itoo qui pour le coup ne branle rien t'insulter.
Quand au futur navet, restez à l'écoute, je prépare quelque chose de grand pour ma vengeance.
Jon
itoo, tu es scandaleux, je t'ai envoyé un sms à 20h00 pour te prévenir.
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