Leatherheads
On a beau penser ce qu’on veut de Georges Clooney en tant qu’acteur ("Batman & Robin" et "Ocean Twelve and above", c’est vrai que ça te nique un CV), force est de constater que le réalisateur a toujours su proposer des films originaux et bien ficelés.
Après Confessions of a dangerous mind en 2002 et Good night and good luck en 2004, le voilà de retour derrière la caméra avec "Leatherheads", un film se déroulant dans les années 1920, dans le monde du football américain.
Leatherheads raconte l’avènement du football professionnel à l’échelle nationale, alors que ce dernier n’était alors que valorisé au niveau régional à travers quelques entrepreneurs locaux.
Après l’abandon de l’équipe par leur sponsor principal, Dodge Conolly, le capitaine des Bulldogs, décide de démarcher le meilleur joueur du pays, Carter Rutherford, pour profiter de son pouvoir d’attrait sur les sponsors et permettre aux Bulldogs de se consacrer uniquement au football.
Après une série de victoire retentissantes, le football américain se trouve changé et passe d’un amateurisme sponsorisé à une véritable structure professionnelle.
Le public n’a cependant pas vraiment besoin de s’intéresser au football américain pour apprécier le film.
Il est juste nécessaire de comprendre que l’équipe qui amène le ballon dans le camp adverse gagne, sans pour autant trop s’arrêter sur les autres règles, vu que de toute façon, les gars jouaient comme des porcs à l’époque (un plaquage à la gorge par ci, un german supplex par là) n’hésitant pas à recourir au bon vieux gnon quand la nécessité s’en fait sentir.
Un bien beau sport ma foi…
Dans ce monde de violence et de roublardise (faut les voir jouer pour comprendre), Dodge joue le rôle du vieux briscard, cerveau de l’équipe et usine à coups de pute quand Carter "The Bullet" se charge de tabaser d’un côté à l’autre du terrain, en bon Olivier Atton du foot US qu’il est.
En parallèle de l’histoire de l’équipe des Bulldogs et de sa réussite, on suit le parcours d’une journaliste aux dents longues (personnage assez antipathique), chargé d’enquêter sur le passé militaire de Carter.
Dans ce rôle, on retrouve Renee Zellweger et cette dernière ne s’en sort pas trop mal.
Pour le côté fleur bleue, on assistera à une petite compétition entre les deux stars du film pour conquérir le cœur de la belle journaliste.
C’est surtout du côté de la paire Clooney-Krasinski (l’hilarant Jim dans la version US de The Office) qu’on trouve les vraies grandes interprétations du film (entre complicité et rivalité, leur relation est une vraie réussite à l'écran).
Le film est assez bien foutu du fait qu’on ne se fait pas chier une seconde, on se marre même vraiment bien (la bande annonce ne fait pas du tout honneur au film et m’a presque dissuadé de le voir), tout en apprenant pas mal de truc sur le sport préféré des américains.
Si le film est arrangé à la sauce Cloney, il ne se base pas moins sur l’histoire vraie de John McNally joueur star de l’époque.
(J'ai pas beaucoup d'autres infos que ça sur le bonhomme et tenais juste à souligner que le film est tiré d'une histoire vraie)
Un film sérieux, pas trop long (1h54 mais on s’en rend pas bien compte) et avec un petit goût rétro (voir la qualité des images et les couleurs employées) bien agréable.
Ca ne révolutionnera pas le film sportif mais ça reste très sympa à regarder.
Le film est sorti depuis déjà deux mois et je ne sais pas si vous pourrez encore le trouver au ciné.
Si c’est le cas, ça pourrait faire une étape "fête du cinéma" pas dégueulasse du tout.
Ju



1 commentaire:
Et de 1 film que je voulais voir avec toi. Merci d'avoir attendu.
Jon.
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