The Life Before Her Eyes
J'attendais beaucoup de ce film au casting intéressant, depuis que j'avais vu la bande annonce, il y a maintenant quelques semaines.
Le sujet me paraissait assez intéressant, et le fait de pouvoir suivre l'histoire à travers le point de vue d'un même personnage à divers moments de sa vie, plutôt original.
Après un peu moins d'une heure et demie de film (sans génériques), je ressors un peu déçu, face aux promesses non répondues qui se sont multipliées tout au long du film.
Les idées sont pas mauvaises, mais la réalisation, selon moi, un peu en deçà de ce qu'on pouvait espérer d'un tel projet.
Diana est une jeune fille de 17 ans, scolarisée au lycée de Briar Hill, dans une banlieue paisible du Connecticut.
Un beau matin de printemps (j'extrapole n'ayant aucune autre indication que le temps pour me prononcer), sa vie et celle de tous ses camarades se trouvent bouleversées quand Michael, un connard d'outsider décide de passer en mode rampage et d'allumer un maximum de ses camarades à la mitraillette (Columbine style).
Le flashback s'arrête sur l'arrivée de Michael dans les toilettes où se trouvaient Diana et sa meilleure amie Maureen, jusqu'alors bien décidées à faire l'école buissonnière.
On retrouve alors Diana quinze ans plus tard, qui s'est depuis mariée, a une petite fille du nom d'Emma et vit toujours dans la ville de Briar Hill.
Le décalage entre Diana adolescente rebelle et sa version adulte, professeur et moralisatrice, est stupéfiant et la jeune femme semble encore subir le trauma de son expérience lycéenne, au moment de la commémoration des évènements malheureux.
Si l'idée de base est intéressante, la réalisation est assez brouillonne et on se perd vite entre les flashbacks, les rêves et les moments de la vie de Diana en mère de famille.
Il apparait aussi vite étrange que la meuf ai réussie à survivre pendant 15 ans alors qu'elle a vraiment l'air d'en chier au quotidien (perso, je lui aurait donné deux semaines avant de s'en mettre une dans la tronche).
De plus, le décalage est immense entre la personne que Diana était lors de la première partie de sa vie et la personne qu'elle est devenue. On se doute bien qu'il y a anguille sous roche mais rien ne nous permet de prevoir le retournement de la fin, étrangement mal amené.
Dans le soucis de surprendre le spectateur, le réalisateur s'est vite perdu dans le film et on ne comprend pas bien le message qu'il a voulu faire passer.
Malgré les faiblesses évidentes du film, ce dernier peut se reposer sur l'immense talent de ses deux actrices principales, interprétants toutes deux Diana à une periode différente de sa vie.
Si on est toujours impressionné par la justesse de l'interprétation d'Evan Rachel Wood, je craint que cette dernière se laisse enfermer dans des rôles similaires de jeune adolescente rebelle, alors qu'elle est capable de bien plus.
La relation de complicité qu'elle porte à l'écran avec sa meilleure amie Laureen (la chaude et la vierge, comme elle aiment à s'appeler) sert d'ailleurs de film rouge au film.
Uma Thurman, malgré une filmographie en dents de scie ("Kill Bill" en haut, "Accidental Husband" en bas), apporte ce qu'on attend d'elle, malgré un rôle trop peu détaillé (on comprend pas vraiment le pourquoi de ses actions).
Le film est peut se venter d'une belle photographie et un bon travail sur les musiques, discrètes et efficace mais c'est trop peu pour sauver un film dont le scénario est le principal point faible.
Même si je n'avais pas les plus grands espoirs dans ce film, j'en ressors déçu, avec l'impression de voir gaché un projet à très grand potentiel.
Le film sortira en France le 8 Septembre prochain et je vous laisserai alors vous faire une idée par vous même.



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