L'île de Nim
L'île de Nim, c'est nul, c'est nuuuuuul !!!!!
Je pourrais continuer comme ça pendant quelques lignes avant d'arrêter à tout jamais les kritikes mais je vais quand même essayer de justifier mon propos, même si le simple fait de mentionner ce film m'énerve.
Faut dire que je suis un con aussi, on se disait, y' a pas si longtemps que ça "Oui, alors Nim ça à l'air à chier, pas moyen que je le regarde, tout ça..." mais en bon poisson rouge que je suis, il a fallu que je le matte, ce film merdique, il a fallu que je le matte...
Nim est une petite fille énervante, qui vit d'amour et d'eau fraîche avec son père sur une île déserte, inconnue de tous.
Pourquoi? comment? depuis quand? c'est une blague? aucune de ces questions ne trouveront de réponse, autant s'y faire tout de suite.
La sauvageonne fait donc sa vie, avec ses potes animaux (une loutre, un pélican, un varant et divers merdes), avec qui elle communique.
Plutôt que de la faire interner, son père l'encourage, conséquence directe du fait qu'il soit aussi atteint qu'elle, persuader qu'être reclu, c'est de la bombe et que les plantes ont des sentiments.
A côté de cette image (à gerber) idilique d'une vie loin des tracas de la civilisation ("font chier les autres!"), Nim & Co (qui n'est pas le nom du père) sont alimentés en électricité par des panneaux solaires et sont connectés à Internet par...tiens, c'est vrai ça, par quoi?
Une fois par mois, les deux robinsons se voient livrer divers conneries du continent ("Merde à la société, mais je veux bien vos produits") dont les nouvelles aventures de Alex Rover (genre d'Indiana Jones du pauvre), héros favori de Nim.
Par un beau matin, Jack (le père de Nim) part en mer en promettant à Nim de revenir dans les deux jours. Une tempête est un mat pété compliqueront un brin ses plans et Nim se retrouve livrée à elle même (pensez deux secondes à la signification de cette expression au sens littéraire, vous verrez qu'elle est stupide), devant faire face à une nouvelle menace pour l'île...les touristes.
L'histoire à beau être pourrie, Nim n'a PAS la possibilité de déplacer l'île (vous imaginez ça, déplacer l'île? non, sérieusement...) et devra donc se retrousser les manches pour protéger son petit morceau de paradis.
Voilà pour le point de départ, déjà nul alors qu'on a encore rien vu. Le film va de pire en pire et malgré les 85 minutes (convertissez, ça fait pas grand chose) qu'il dure, j'ai du le matter en deux fois.
Non pas que le sommeil se soit imposé à moi ou quoi que se soit, c'est juste que le film est daubé.
Etant bloqué par la seconde règle des kritikos, je me suis remis dessus 24h plus tard.
Encore plus que l'univers niais et les péripéties inintéressantes développées au long du film, le principal problème de ce dernier tient dans les personnages, tous plus ratés les uns que les autres.
Nim, bien que futée est exaspérante de niaiserie (ce mot risque de revenir souvent, je m'en excuse d'avance). Son père à l'air d'un vrai attardé, idéaliste jusqu'à l'abrutissement. Les deux larons ont d'ailleurs un "check" spécial avant que la merdeuse s'endorme, ce qui rajoute un peu au ridicule du film.
Arrive alors le personnage de Jodie Foster, perle des perles des rôles de merde.
J'adore l'actrice et c'est pour ça que je ne peux laisser passer une telle excuse pour un rôle. Ecrivaine hypocondriaque, Alexandra Rover (Alex Rover...got it?) passe la totalité de ses journées dans sa maison, à se laver les mains toutes les deux secondes ("mes microbes, mes microbes!!!") et a même peur d'aller chercher le courrier sur le porche.
Cette ermite va décider d'un coup d'un seul d'aller dans le pacifique sud ("Je trouverai bien l'île une fois sur place, ça doit pas être bien grand de toute façon..."), pour prêter main forte à Nim dans son combat contre les gros touristes hollandais (c'est pas une image, le touriste est vraiment présenté comme un gros connard avec une chemise à fleurs orange et un accent batave).
En commençant le film, je pensai me trouver devant un ptit film fantastique sympatique, à la "Stardust" (note to self: Ne jamais présumer d'un film sur sa seule affiche), pas un vieil hybride d'Alice aux pays des merveilles qui rencontre Robinson Crusoe.
Au final, je préfère en rester là et vous dire que je suis déçu mais qu'on ne me reprendra pas à deux fois devant ce genre de film.
Mme Foster, je suis déception...Votre film m'a rendu colère...



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