We own the night
Etonnamment, Ju arrive encore parfois à me surprendre. Alors qu’il avait presque convaincu l’assemblé de regarder un navet, le voilà qui annonce, devant mes suppliques, qu’il est ok pour regarder "We own the night". Bon, il n’a tout de même pas résisté à la tentation de renommer "Sexy Movie" en "We own the night", pour nous faire regarder la première minute de ce qui s’annonce comme un énorme navet en puissance, mais au final, devant mes arguments (un tatouage de chevalière), nous avons regardé le bon film.
La nuit nous appartient (en français), fais référence à la devise des policiers New Yorkais. En effet, le film se déroule à New York et raconte l’histoire de Bobby, le patron d’une grosse boîte de nuit New Yorkaise branché. Le problème de Bobby, c’est que cette boîte appartient à des russes (comprendre mafia russe) et qu’il est obliger de cacher à son entourage que son frère et son père son deux membres éminent de la police New Yorkaise. Bobby lui-même n’est pas franchement le genre de gars irréprochable. Drogué, il passe plus de temps avec la famille russe qu’il détient le night-club qu’avec sa propre famille. Ils les envoient même bien balader lorsque ces derniers lui demande d’être un indic de la police. Alors qu’on se rend compte que les relations entre la police et la mafia russe n’est pas au beau fixe (ah bon ?), un événement va forcer Bobby à devoir choisir son camp entre sa famille et la mafia.
Je n’en dirais pas plus au sujet de l’histoire, car j’espère bien vous donner envie de le voir celui-là. Pour tout vous dire, pendant les 1h et 54 minutes que dure le film, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Chaque scène trouve sa place, le rythme est bon et le réalisateur s’emploie à ne pas nous laisser nous endormir mais sans tomber dans le film d’action bourrin à trente centimes classique. Même si l’histoire n’est pas des plus originales, elle demeure très efficace et nous tient en haleine tout le long du film. Faut dire qu’elle est accompagnée d’une musique très bien trouvée, qui colle à l’ambiance. En parlant de la musique, vous aurez également le plaisir d’entendre entre autre Blondie et David Bowie, pour vous donner une petite idée de la qualité.
Nous arrivons à la partie qui me tient le plus à cœur : Le jeu des acteurs. Allons-y crescendo. Eva Mendez, bien qu’elle ait un rôle assez peu important, s’en tire avec les honneurs. Pour faire plaisir à Ju, je rajouterais qu’elle est fort peu habillé dans la première scène du film, et qu’elle n’est pas mal dessiné (Ok, elle est bonne). La troisième place, ex-æquo, revient à Marc Whalberg et au méchant russe (on s’en fout de son nom, il n’est pas connu), qui nous font une prestation assez inégale, entre très convaincante et moyennement convaincante, selon les scènes. La deuxième place revient à Robert Duvall, très convaincant, dans le rôle d’un père sévère mais aimant. Enfin la palme, elle, revient Joaquin Phoenix. Que dire sur sa prestation ? Surement une des meilleures. A titre comparatif, elle est aussi bonne que celle dans "Walk the line", bien qu’ici le rôle ne soit pas aussi compliqué. Il justifie presque, à lui seul, d’aller voir le film. Décidemment un bien grand acteur, marque de qualité pour les choix de mes futurs films.
J’espère qu’arrivé à ce point de la critique, vous êtes entièrement convaincu de la nécessité de voir ce film. A part si vous êtes en guerre avec les polars ou que vous avez un dégout viscéral contre Joaquin Phoenix (et dans ce cas, allez consulter un psychiatre), je ne vois pas ce qui vous empêcherez de le voir. Surtout au vu de ce qu’on nous sert en ce moment au ciné.
Kp



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