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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

31 juil. 2008

WALL-E

Depuis le temps qu'on l'attendais (je ne sais pas chez vous mais à la rédac' de Las Kritikas, WALL-E figure en bonne place parmi les films les plus attendus de l'année), voilà que le dernier né des studios d'animation Pixar est enfin sorti sur nos écrans français, en cette toute fin du mois de Juillet.
Après avoir vu le film, on se demande d'ailleurs ce qui a empêché Disney de sortir le film plus tôt hors des USA, vu qu'il y a plus de sons robotiques que de dialogues à doubler et que le film nous paraitrait surement abordable dans n'importe quelle langue (hormis l'esperanto qui est juste une grande blague).
Mais n'allons pas trop vite en besogne et reprenons les choses dans l'ordre.
Synopsis, s'il vous plait!

Vers l'an 2100, le monde était un tel foutoir que les grands responsables politiques (comprendre "le président des Etats Unis") décide de mettre en place un plan d'évacuation pour envoyer les terriens en orbite pendant que des engins robotisés (WALL-E pour Waste Allocation Load Lifter Earth-Class) nettoyaient et compactaient les déchets, histoire de rendre le tout plus présentable en vue d'un retour des terriens à moyen terme.
700 ans après, la plupart des WALL-E sont HS et les terriens, tous devenus des gros porcs, sont toujours en orbite, comme des cons.
Ces derniers envoient tout de même régulièrement une sonde EVE ( Extra-terrestrial Vegetation Evaluator) pour évaluer la capacité d'une planète à accueillir un style de vie végétal.
EVE (ce coup ci, on parle du robot individuel, pas de la classe à laquelle il appartient) est donc envoyé sur terre où elle (car c'est un robot femelle) trouve WALL-E, un ptit robot bien sympathique, qui n'a pas les potes qu'il mérite, ainsi qu'une plante éclose...qui va être au centre d'un sacré bordel.

Voilà, je vais pas aller plus loin et vous annonce tout de suite que la première partie du film (une petite demie heure) est la meilleure, du grand art dans le domaine de l'animation et de la mise en scène en générale.
Les décors sont juste magnifiquement réaliste, la vision post-apocalyptique sur-consumériste donnée de la terre est extremement crédible et les mouvements des objets (animés ou non) sont criant de réalisme.
On reconnait la touche Pixar où l'animation se melle à la réalité si bien qu'on ne sait plus trop où ils pourront s'arrêter.
Si je reconnais que la première partie du film est la plus intéressante, c'est parce qu'elle s'attache beaucoup à la psychologie des personnages et nous permet de déduire les premières informations sur le passé de la terre qui nous est présenté.

La seconde partie est beaucoup plus rythmée et constitue la plus grande partie de l'action du film.
J'ai était assez surpris de la direction dans laquelle se développe l'histoire et le sérieux du sujet du film.
Si les dessins et quelques gags relèvent un peu la tension, on se trouve vite à réfléchir sur la possibilité d'un monde comme il est présenté et on arrive à la conclusion qu'une fois encore, l'animation n'est pas si loin de la réalité.
Pour un premier film "sérieux", Pixar s'en sort avec les honneurs même si je dois reconnaître que je préférerai le côté léger des Indestructibles, par exemple.
WALL-E est cependant très bon (comprenez bien ce que je dis), il est tout juste différent de ce à quoi je m'attendais.
J'en sors donc avec un sentiment bizarre, même si l'ensemble de la petite troupe amenée à la séance en est ressortie très satisfaite.

WALL-E, c'est aussi (et surtout) une histoire d'amour entre WALL-E et EVE.
(Si vous avez vu la bande annonce, je vous dévoile rien)
La relation entre les deux personnages est d'ailleurs au centre du film et conditionne une grande partie des agissement des personnages.
Les allusions aux rites de séduction humains sont d'ailleurs très nombreuses et on passe de bons moments à observer les deux robots se rapprocher l'un de l'autre.
Ceci ne fait que rajouter au comique du film, (principallement basé sur les sons, attitudes des robots et le décallage entre ces derniers et les humains auquels on les rapproche).

Si la foule n'étais pas présente à la scéance de 22h, j'espère tout de même que vous serez nombreux à vous rendre dans un cinéma pour assister à une projection de WALL-E, histoire de manifester votre soutien à Pixar qui n'a pas hésité à sortir des sentiers battus et risquer de faire un film au sujet difficile.
Le résultat est une franche réussite.

Ju

P.S.: Comme lors de tous les Pixar, vous aurez droit en prologue à un court métrage d'animation vraiment sympathique et sans rapport apparant avec le film proposé par la suite.
Dans le cas de WALL-E, il s'agit de "Presto", où l'histoire d'un magicien et la relation qu'il entretien avec le lapin qui l'accompagne pour ses tours.
Je n'en dirai pas plus, tout juste que ces quelques minutes de pur bonheur constituent la mise en bouche idéale avant d'attaquer le film.

25 juil. 2008

Hancock

Le super héros se vend bien, ces derniers temps.
Ci bien que chaque studio y va de son ptit titre, entre Universal et Spiderman, Paramount et Hulk, et maintenant Columbia et Hancock.
Malheureusement, tous ces films n'arrivent pas au niveau du dernier Batman de la Warner et on est souvent déçu par la qualité du produit final alors qu'un super héros, en lui même, c'est plutôt sympa.
Hancock est un poil différent des films issus de comics dans la mesure où le rôle a était écrit en 1996 (bien après les premières parutions des principaux comics) et destiné directement au cinéma.

John Hancock est un super héros vivant en Californie et qui n'a aucun souvenir de sa vie, au delà de 80 années en arrière (oui, le gars ne vieilli pas).
Assez porté sur l'alcool, ses méthodes sont assez expéditives et le gars se montre vite très friant du mouvement "ta tête dans son cul" qu'il maîtrise comme pas deux.
Face aux millions de dollars de dommages qu'il cause à chaque intervention et son côté antypatique, il est vite rejetté par l'opinion public et se voit condamné à 8 ans de prison.
Alors qu'il pourrait (et pensait) facilement se barrer de ce faux pas en s'envolant ou en éclatant la prison une fois dedans (parce qu'il peut le faire), Hancock décide d'écouter son nouvel ami Ray, spécialisé dans la communication, qui lui conseil de se soumettre à la loi, en attendant que les autorités le rapelle pour les aider à combattre le crime.
Ce qui devrait arriver tôt ou tard, vu que malgré ses méthodes, il est en grande partie responsable de la contention du crime dans la région de Los Angeles.
Sous les conseils de Ray, il profite de la prison pour changer ses habitudes et son comportement, dans le but de devenir un meilleur super héros.

Jusque là, quiconque ayant vu la bande annonce n'a rien appris et l'histoire prendra un tout autre tournant après 1h de film.
N'ayant pas vu le truc venir une seconde, je vais la fermer pour seulement vous dire que la direction prise par le film est discutable et assez bancale.
Le film verse alors dans le film de super héros de base, ce qu'il avait essayer d'éviter (avec un certain succès) jusqu'alors.
D'un côté, un film d'un peu moins d'une heure, ça aurait fait un peu tache...

Le film est basé sur le rôle d'Hancock, qui correspond tout à fait au rôle que le public attend de Will Smith, acteur/sauveur du monde à temps plein.
Si les rôles principaux auraient gagné à être plus développés, on est satisfait de la distribution effectuée qui nous permet de revoir Charlize Theron (toujours un bonheur) et Jason Bateman (acteur issu du petit écran (Arrested Development) et qui commence à se faire connaître à Hollywood).

Globalement, si vous allez voir Hancock pour ce qu'il est, un film assez marrant et distrayant, avec tout plein d'explosions et d'effets spéciaux bien chers, vous ne serez pas déçu.
Si néanmoins, vous n'êtes pas du genre échanger votre cerveau contre un seau de pop corn à l'entrée, vous risquer de reconnaitre bien vite les nombreuses faiblesses du film.
L'histoire est vraiment vite faite et ne développe pas les points que l'on voudrait voir développés.
Prenons l'histoire d'Hancock, par exemple, on n'a aucune idée de qui il est, comment il est devenu si balèze, tout ça...
On nous lance des ptites infos ci et là, surtout lors de la fin du film mais en assemblant le puzzle, on se trouve vite bloqué avec plein de pièces manquantes.
C'est à cet endroit que le lien avec un comic (où l'histoire est bien plus développée) aurait put servir.

J'avais était assez attiré après avoir vu la bande annonce ("tiens, ça a l'air marrant et différent"), je comprend maintenant que j'ai encore était victime de producteurs peu scrupuleux qui ont utilisé la minute et demie de bande annonce pour faire un grand spoil des deux tiers du film, en passant sous silence une manœuvre permettant de gagner une demie heure de film.
C'est assez dommage et je suis un peu déçu par la qualité globale d'Hancock.
Pas assez marrant ou distrayant pour masquer ses défauts, pour faire concis.

Ju

24 juil. 2008

The Dark Knight

Un film au format peu conventionnel, marqué par le décès d'un acteur principal et dont la sortie a fait beaucoup de bruits, il y a quelques jours aux USA.
Le film, dont la sortie en France est prévué pour le 13 Août (allez, plus que deux semaines à tenir...), a connu outre atlantique le meilleur démarrage de tous les temps (il totalise plus de 200 millions de dollars de recettes 5 jours après sa sortie) et est le nouveau détenteur de la meilleure note spectateurs IMDB (9.5/10).
Rien que ça...

Dans la grise ville de Gotham City, la "done criminelle" change du tout au tout lorsqu'un nouveau bandit fait son apparition et se démarque en s'en prenant autant aux autorités qu'aux mafias déjà en place.
Ce nouveau méchant, à la gueule peinturée de blanc, c'est le Joker, un malade psychopate mais marrant et bougrement futé.
Ce dernier réussi à introduire le trouble dans la société gothamienne où le héros local (un certain Batman) se voit de plus en plus contesté, à cause de ses méthodes un poil violentes.
La situation est d'ailleurs assez duale, quand on considère que le Batman possède un ptit fanclub de golmons qui s'habillent comme lui pour combattre le crime (pour la plupart, ils se font retourner) alors que les officiaux et la police (sauf Gordon, parce qu'il est cool comme gars, et puis le projo sur le toit lui a couté une burne, alors il aimerait l'utiliser encore un peu...) veulent que ce dernier dévoile son identité pour le soumettre à la justice du pays.
("Fait chier à sauver tout le monde aussi, ce con!")
Bref, le film raconte l'affrontement entre le Joker et Batman, dans un Gotham à feu et à sang, où monsieur Harvey Dent (les fans de Batman reconnaiteront de suite le nom civil de Double Face) aura un rôle à jouer.

Ceci ne sont que les grandes lignes du film, et même si il n'y a pas de coup de théatre ou de difficulté particulière dans l'histoire, je vais vous laisser découvrir l'ensemble par vous, car le film en vaut la peine.
La série des Batman avait prit un vrai mauvais tournant après que Tim Burton ai remis la série au main de Joel Schumacher ("Batman Forever" était simpa mais pas super original tandis ce que "Batman & Robin" était juste nul à chier) et on est content de voir de nouveau un bon film mettant en scène l'homme chauve souris (tiens, c'est très moche. Comme quoi, toutes les traductions ne sont pas bonnes à faire).

J'ai pas trouvé Batman Begins très bon et je suis très agréablement surpris par ce Dark Knight.
Je ne partirais dans les tirades dithyrambiques comme on put le faire les critiques et spectateurs ricains ont put le faire.
Le film est très bon, certes, mais je n'y vois pas vraiment un renouveau du cinéma ou bien LE meilleur film de tout les temps (Quelqu'un a dit le Parrain? J'ai dit le Parrain? Ok, alors...).
Je comprend cependant très bien que l'on puisse qualifier le film d'excellent dès l'instant où l'on assimile la qualité globale de la production au rôle et à l'interprétation de son rôle majeur, j'ai nommé le Joker (oui, Batman il est gentil mais c'est pas là qu'on viendra chercher la grande performance d'acteur).
Tout en tentant de me détacher du phénomène d'éloge général d'Heath Ledger après sa mort ("Il est tellement plus cool depuis qu'il est mort!"), sa performance dans le rôle du principal méchant du film est tout simplement dantesque.
Si celà ne lui vaut pas une nomination (et un prix) aux prochains oscars, je ne vois pas ce qui pourra ("plus rien, manifestement", me direz vous? C'est fin, très fin ça...).
Après, reste le soucis de la catégorie dans laquelle émettre la nomination.
Le rôle du Joker est tellement bien écrit et a une telle importance dans le film (plus encore que dans le premier Batman de Tim Burton où le rôle était joué avec talent par le grand Jack Nicholson) qu'il me parait difficile de la qualifier de secondaire.
Après, un oscar posthume, ça fait fayot mais il faudrait une autre IMMENSE performance pour empêcher le sacre d'Heath Ledger.
Pour en finir sur le rôle du Joker, sachez que le rôle est tout ce que vous pouvez en attendre, exubérant, hillarant, décalé et brillant.
Un grand grand rôle de cinéma.

A côté de l'étoile Joker, on trouve une bien belle distribution pour soutenir le casting, à l'exemple de Aaron Heckhart (Harvey Dent, dont l'histoire est toujours intéressante), Maggie Gyllenhaal ou Gary Oldman.
Le cas de Christian Bale est plus compliqué.
J'aime bien l'acteur et le travail qu'il a effectué (particulièrement "The Machinist", très bon film si il en est), mais je trouve toujours assez bizarre de le retrouver dans le costume du justicier chiroptère.
Après, ça vient peut être de la fausse voix caverneuse nécessaire une fois le costume enfillé (somme toute ridicule, si je puis me permettre), je sais pas trop.
Je commence à me faire aux véhicules NewGen du héros (et ce coup ci, il nous sort une moto pas dégueulasse du tout) même si je reste ubber-fan des engins burtonien (Batplane et Batmobile en tête) ainsi que de la Batmobile de Batman Forever, depuis honteusement pompée par les teutons de Mercedes/McLaren et sortie sous le nom de SLR.

Mais revenons-en au film.
Ce dernier est assez long et s'étend sur près de 2h30 et la première heure est bien moins rythmée que le reste.
La seconde moitié du film est cependant un vrai chef d'oeuvre et on a les yeux grand écarquillés devant le spectacle qui s'offre à nous.
Ca pète dans tout les temps, on kiffe l'esprit tordu et supérieur du Joker (perso, j'étais de son côté et pense que sa conception du chaos n'a pas que des désavantages, mais ce n'est pas le sujet).
En un sens, le film repose sur le phénomène de masse et la possibilité de piloter l'opinion publique à son avantage.
En un certain sens, le film tend quelques fois vers des sujets traité dans Death Note, ce qui le rend plus profond, intéressant et en lien avec notre société.
Sans en dire plus, sachez que c'est une franche réussite.

Avant de ne trop en dire, je vous dirais que vous pouvez vous jeter les yeux fermés sur ce très bon film, qui devrait vous réconcilier avec les aventures du héros en noir.
Je vous aurais bien dit que j'attendais avec impatience une suite, mais cette dernière ne sera définitivement pas la même sans Heath Ledger, dont la performance est tout simplement impressionnante.

Ju

11 juil. 2008

The Love Guru

L'affiche est vraiment à chier, la bande annonce pue comme Arno le matin et le casting fait peur.
Un bon gros navet qu'on attend, au visionnage de ce Love Guru (c'est d'ailleurs surement pour ça que personne n'a voulu le matter avec moi).
A la surprise générale, le film est tellement stupide qu'il en devient marrant par moment et on rigole franchement à plusieurs reprises.
On sort du film surpris et heureux de pas trop avoir perdu son temps.
C'est pas la comédie du siècle (ni même de l'année) ou quoi que ce soit mais c'est suffisamment bien fait pour qu'on passe une heure et demie plutôt sympathique.

Le gourou Pitka est réputé pour ses méthodes de méditation et autres trucs de brasse permettant au gens de trouver l'amour, en s'aimer d'abord eux-même avant de pouvoir aimer autrui.
Adepte des phrases de merde et des anagrammes tout pourris, le gars est une vrai machine à bouquins et écrit à peu près sur tout et n'importe quoi.
Les titres de ses bouquins sont vraiment marrant, c'est déjà ça...
Bref, le gourou est débauché par l'équipe de hockey des Maple Leafs de Toronto, dans le but de réconcilier leur joueur vedette et son ex-femme (ou petite copine, ou concubine, c'est pas dit et on s'en fout).

Le plot est un peu facile (on se dit que ça va être de la merde) mais finallement suffisament ouvert pour permettre a peu près toutes les conneries imaginables.
On se rend vite compte que c'est sur le comique absurde que le film va se baser, en allant suffisament loin pour que les situations comiques passent de lourdes à bizarres donc marrantes.
Le tout commence très tôt dans le film, avec un scène d'ouverture présentant le gourou Pitka dans sa résidence indienne, où il vit comme un nabab.
Le film entier tourne autour du rôle de Mike Myers, plus souvent marrant que relou (j'avais peur du contraire) et aux gimiques vraiment marrantes.
Les rôles secondaires sont un peu moins réussis et intéressant, à l'image du coach nain des Maple Leafs ou de Justin "Coq" Timberlake, seulement marrant quand il danse.
On retiendra plus volontier Romany Malco (Conrad dans Weeds) dans le rôle de la superstar de Toronto et Jessica Alba, dans le rôle de la propriétaire du dit club.
On la retient surtout parce qu'elle est sur-magnifique (le rôle est pas ce qu'il y a de plus fin) mais ça suffit pour en faire un atout du film.

Le film ne transpire pas la finesse et c'est souvent grâce au comique visuel ou aux allusions salaces qu'on rigole le plus.
Je sais pas trop comment l'expliquer mais on a l'impression de regarder un truc nul mais marrant, sans pour autant qu'on rigole tellement c'est nul (comme ça pouvait être le cas pour She's the man), c'est très étrange.
Le film a été descendu par le public ricain (3,2 sur IMDB, tout de même), marlgré le fait qu'il ne soit pas embarassé par la comparaison avec la plupart des comédies pourraves et autres films de Adam Sandler (il faudrait me payer pour que je vois "Don't mess with the Zohan").
Pourtant, les frères marteaux sont unanimes (Arno m'a rejoint en fin de projection, après avoir matter le pilot de Fringe), le film est pas terrible, certes, mais reste une bonne surprise au regard de ce qu'on pouvait attendre du film.

Ju

1 juil. 2008

Le Dahlia Noir

Depuis le temps que j'entends parler de l'affaire du Dahlia Noir, je n'avais pas encore vu le film du talentueux Brian de Palma ("Scarface", "les Incorruptibles", pour n'en citer que deux).
Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été déçu.

Commençons par le commencement tout de même: l'histoire. Ici, elle tourne autour de deux personnages centraux: Bucky (Josh Hartnett) et Lee (Aaron Eckhart), deux inspecteurs qui sont confrontés un jour au cadavre d'Elizabeth Short. Cadavre retrouvé atrocement mutilé , coupé en deux au niveau du nombril et sourire du Joker de Batman. L'affaire prend de l'ampleur et Lee décide de s'y consacrer en parallèle (mais surtout au détriment) de leurs affaires en cours.
Je m'arrête là pour ne pas gacher le suspense à ceux qui ne l'ont pas vu, je préciserai tout de même que le film est tiré d'une affaire réelle ("Black Dahlia") qui n'a jamais été élucidé (mais plusieurs pistes sérieuses ont été déterminé).

Pour ceux qui ne l'ont pas compris, on a affaire ici a un polar assez sombre, ou du moins qui se réclame comme tel. Malheureusement, et c'est d'autant plus regrettable que j'adore ce genre de film, la qualité n'est pas au rendez vous. Tout au long du film, on suit les deux inspecteurs, surtout Bucky en fait, dans leurs péripéties. Le problème vient du fait qu'ils mènent plusieurs enquêtes en même temps et qu'on ne sait pas toujours bien quelle est le lien entre chaque personnage qu'il rencontre, ni pourquoi il le rencontre. Tout est assez décousu, ce qui laisse le spectateur assez perplexe et un peu perdu. Pourtant l'histoire n'est pas si compliqué que ça quand on y repense, mais l'enchainement des évènements fait que le réalisateur insiste sur des éléments moins important et laisse passer d'autres éléments, qui auraient facilité la compréhension, plus rapidement (Pourquoi Lee est énervé apres la fusillade ou pendant la projection du film? Suivez bien si vous voulez comprendre).

Malheureusement, et ça facilite encore moins la compréhension, le rôle principal est tenu par Josh Hartnett. Sans que j'ai d'a priori particulier sur lui, il faut bien avoué qu'il est a côté de la plaque et que chacune de ses apparitions est ratés. Il a autant d'émotion qu'un poisson et laisse un goût a mer dans la bouche (jeudemotpourri.com).
Même Scarlett Johansson est loin d'être convaincante dans son rôle (inégale serait plus approprié), c'est vous dire. Seul Aaron Eckhart s'en sort bien, mais ses apparitions diminuent au fur et à mesure que le film progresse.

Au niveau du scénario, là aussi le bât blesse. Tout le long du film, Bucky donne l'impression de ramer, et d'un coup il découvre le pot au rose, un peu comme ça, en claquant des doigts. Et il va de découverte en découverte, mais sans jamais laisser trop transpirer les indices qui lui ont permis d'arriver à ces découvertes.
Bref, des péripéties peu pationnante et un final exagéré, voilà comment caractérisé le film.
Je vous conseillerai pas de le voir, bien qu'il ne soit pas mauvais non plus (Si vous cherchez une bouse, allez plutôt voir Hulk), mais venant de De Palma, on pouvait s'attendre à beaucoup mieux.

Kp

Speed Racer

Mes amis, j'ai vu Speed Racer.
Ca a peut être l'air de rien comme ça mais à la fin de cette kritike, j'aimerai que vous ressentiez le courage (certains parleront de folie) nécessaire à l'annonce de cette simple phrase.
Oui messieurs, dames, j'ai vu Speed Racer...

Tout d'abord, Speed Racer n'est pas un nom de scène, non, Speed est vraiment le prénom d'un fils de la famille Racer, habituée des circuits depuis maintenant plusieurs décennies.
Le père était coureur (du moins, c'est ce qu'ils nous disent), son frère était un des plus talentueux pilotes de sa génération, avant un terrible accident qui lui couta la vie (là encore, c'est ce qu'ils nous disent).
Speed est le dernier prodige de la famille (dans tous les sens du terme, quand on voit l'attardé qui lui reste pour petit frère), sans doute le plus talentueux et pilote évidemment pour l'écurie familiale, Racer Team.
Alors qu'il gagne tout dans la league pourrave à laquelle il participe depuis maintenant quelques temps, Speed est repéré par un sponsor commercial démoniaque qui lui propose de s'associer avec l'écurie familiale.
Si il accepte, il sera riche et célèbre, si il refuse, C'EST LA GUERRE!!!
Vu que le premier scénario serait un peu chiant pour faire un film (non pas que le film ne soit pas chiant, ne me faites pas dire ce que j'ai pas dis) et Speed choisi la difficulté et l'éthique au profit de la vie de rêve, les putes et l'alcool (putain de pilule rouge!).

C'est donc parti pour 2h07 d'un film beaucoup trop long (certains l'aurait arrêté après la course de rally, d'autres m'ont dit que 7 minutes était amplement suffisant) pour des rétines pas habituées.
Si vous avez vu la bande annonce, vous vous êtes surement dit que le film avait l'air chiadé, un poil artificiel mais rien de bien méchant.
Grosse erreur. Les réalisateurs vous ont menti et la bande annonce est majoritairement composée de scènes de course ou d'intérieur, certainement les seules supportables du film.
On se rend compte dès la première scène que les frères Wachowski (grands escrocs devant l'éternel) ont opté pour une surenchère de textures chelous et de tons discutables.
Pour faire simple, ça va vomir de la couleur et le graphisme du film est pompé sur les pubs SFR que vous pouvez voir à la télé.
Si ça passe bien pendant 1 minute, c'est un vrai supplice à supporter sur 2h et constitue manifestement le principal défaut du film.

"Principal" et non "seul".
Car le graphisme dégueulasse (le futur sera orange!) n'est qu'un des nombreux défauts dont souffre le film.
Itoo a parlé de film STABILO, et plus j'y pense, plus je pense que c'est tout à fait le terme adéquate.
Sans vouloir être exhaustif (il me faudrait écrire sur plusieurs tomes), essayons de distinguer les autres "trucs qui chient" pendant plus de deux heures (le durée est importante).

Les dialogues ont l'air d'avoir était écrits par des gosses de huit ans attardés et on enchaîne le niais sur l'incompréhensible, sans trop s'en faire puisqu'on essaie de sauver ses yeux.
Je veux bien que le film soit "grand public" mais y'a une limite à la connerie, sérieusement.
On enchaine les phrases préconçues ou débiles telles que "car je t'aime, car tu es mon fils" ou "quand je conduis, je comprend le vrai sens du bonheur", on espère juste qu'ils vont vite la fermer, pour que la scène de course puisse commencer.
Une fois arrivée, on est pas sauvés pour autant puisque les dialogues daubés laissent place aux commentaires arrangateurs (ce mot n'existe manifestement pas) de connards de la télé qui y vont à grand coup de cris de singes, pour nous faire comprendre que le gamin, il est phénoménal et que la course automobile ne sera plus jamais la même après lui.

Parlons un peu de la course automobile justement.
Comme l'homme mauve l'a si bien dit "Si le futur c'est comme ça, je veux bien arrêter maintenant, perso".
Les bagnoles ressemblent à un croisement entre une audi du Mans et la batmobile de 1966 pour un résultat juste sale.
Les circuits ont était générés au hasard par des merdeux sur Trackmania Sunrise et donnent la gerbe rien qu'à les regarder.
- Tiens, un tremplin, et puis un looping...et encore des tremplins, ouais, c'était bien les tremplins!

Au niveau de la conduite, c'est pas beaucoup mieux et si les scènes de conduites sont presque agréables, on se demande pourquoi le gars s'acharne à faire des grands tête-à-queue en ligne droite ou à faire du pipe quand il pourrait passer au milieu (on sait déjà que ça sert à rien grâce à Mario Kart).
En tout cas, ça a l'air de marcher et Speed Racer se fait super plaisir, en particulier lors de la scène de fin où il trouve un moyen de passer à mach 3 pendant un demi tour, avant de se retrouver à batailler avec les leaders (pourquoi il ne continue pas sur sa lancée jusqu'à l'arrivée, c'est un mystère).

Les scènes de course sont donc incompréhensibles, gerbatives et un poil répétitives ("Speed Racer nous fait une remontée, attention à la bataille avec le premier...et il l'emporte!) mais constitue quand même les seuls moments potables du film.
C'est pour vous donner une idée de la qualité du film ("j'ai demandé à Itoo ce qu'il en avait pensé, il m'a frappé au visage).

La palme de l'élément le plus insupportable revient à Spritle, le petit frère de Speed Racer, qui ne sais rien faire d'autre que bouffer comme un goret et être con comme la mort.
Le jeune phacochère (car c'est l'espèce la plus proche) est d'ailleurs toujours accompagné d'un chimpanzé (mais il ne trompe personne et on sait bien qui est le plus con des deux), sans que cela ne surprenne personne.
Si Speed Racer à su reprendre le flambeau de son illustre frère Rex (encore un gros boulot au niveau du choix des noms, comme vous pouvez le voir), on se doute bien que le plus jeune ne va pas reprendre grand chose, immonde bête inutile qu'il est.

Finissons ce rapide aperçu des points faibles du film en parlant un moment du montage.
Dans le temps, on prenez une loupe, un ciseau et on couper la pellicule avec attention par endroit, avant de coller les morceaux ensemble, pour que ça donne un film.
Aujourd'hui, tout est fait numériquement mais pas pour les frères Wachowski, non.
Les deux larons ("bandits de grand chemin" serait plus approprié) avait claqué tellement de thunes en effets visuels dégueulasses (majoritairement des lentilles de couleurs, des effets psychédéliques et des décors en papier maché) qu'il n'avait plus d'agent pour s'occuper numériquement du montage.
Les deux golmons ont alors pris les bobines de pellicule, une hache et y sont allé de bon coeur en trachant un peu au hasard, avant de faire une tombola pour décider de l'ordre des scènes.
Le résultat est déconcertant pour ne pas dire incompréhensible et on passe d'avant, en arrière, en avant avec quelques scènes manquantes ci et là:
- Et pourquoi il est en colère là, ce con?
- Il vient d'appendre qu'il a était trahi par le ronin.
- Quand ça?
- Tu pose trop de questions, mon ami, beaucoup trop...
Pour assurer la jonction entre les scènes, Andy et Larry (ou Lana, ou quelque soit son nom) ont tout misé sur les effets de fondu, comme deux abrutis qui vennant de découvrir powerpoint.
Comme vous pouvez vous en douter, c'est très vite relou et ne fait qu'ajouter a la sensation de nausée provoquée par le film.

Je pourrais continuer ainsi à vous énoncer les défauts évidents de "Speed Racer" en vous disant que c'est une honte, même à la fête du cinéma, mais l'avis des spectateurs se suffit à lui même.
En jetant des ptits coup d'œil dans la salle à divers moments du film (faut bien s'occuper), j'ai pas vu beaucoup d'oeil rêveur mais quelques craquages nerveux et beaucoup de mines consternées.

L'ensemble de ces raisons, en plus des deux points de vision que j'ai perdu à chaque œil me poussent à persister dans l'idée qu'il faut être très courageux pour assumer d'avoir vu Speed Racer.
La série animé de 67 avait certainement des qualités, le jeu vidéo sera sans doute très distrayant, le film est toutefois une honte.
En ce qui concerne ceux qui ont aimé...que dieu les gardent (parce que nous, on en veut pas).


Ju