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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

1 juil. 2008

Speed Racer

Mes amis, j'ai vu Speed Racer.
Ca a peut être l'air de rien comme ça mais à la fin de cette kritike, j'aimerai que vous ressentiez le courage (certains parleront de folie) nécessaire à l'annonce de cette simple phrase.
Oui messieurs, dames, j'ai vu Speed Racer...

Tout d'abord, Speed Racer n'est pas un nom de scène, non, Speed est vraiment le prénom d'un fils de la famille Racer, habituée des circuits depuis maintenant plusieurs décennies.
Le père était coureur (du moins, c'est ce qu'ils nous disent), son frère était un des plus talentueux pilotes de sa génération, avant un terrible accident qui lui couta la vie (là encore, c'est ce qu'ils nous disent).
Speed est le dernier prodige de la famille (dans tous les sens du terme, quand on voit l'attardé qui lui reste pour petit frère), sans doute le plus talentueux et pilote évidemment pour l'écurie familiale, Racer Team.
Alors qu'il gagne tout dans la league pourrave à laquelle il participe depuis maintenant quelques temps, Speed est repéré par un sponsor commercial démoniaque qui lui propose de s'associer avec l'écurie familiale.
Si il accepte, il sera riche et célèbre, si il refuse, C'EST LA GUERRE!!!
Vu que le premier scénario serait un peu chiant pour faire un film (non pas que le film ne soit pas chiant, ne me faites pas dire ce que j'ai pas dis) et Speed choisi la difficulté et l'éthique au profit de la vie de rêve, les putes et l'alcool (putain de pilule rouge!).

C'est donc parti pour 2h07 d'un film beaucoup trop long (certains l'aurait arrêté après la course de rally, d'autres m'ont dit que 7 minutes était amplement suffisant) pour des rétines pas habituées.
Si vous avez vu la bande annonce, vous vous êtes surement dit que le film avait l'air chiadé, un poil artificiel mais rien de bien méchant.
Grosse erreur. Les réalisateurs vous ont menti et la bande annonce est majoritairement composée de scènes de course ou d'intérieur, certainement les seules supportables du film.
On se rend compte dès la première scène que les frères Wachowski (grands escrocs devant l'éternel) ont opté pour une surenchère de textures chelous et de tons discutables.
Pour faire simple, ça va vomir de la couleur et le graphisme du film est pompé sur les pubs SFR que vous pouvez voir à la télé.
Si ça passe bien pendant 1 minute, c'est un vrai supplice à supporter sur 2h et constitue manifestement le principal défaut du film.

"Principal" et non "seul".
Car le graphisme dégueulasse (le futur sera orange!) n'est qu'un des nombreux défauts dont souffre le film.
Itoo a parlé de film STABILO, et plus j'y pense, plus je pense que c'est tout à fait le terme adéquate.
Sans vouloir être exhaustif (il me faudrait écrire sur plusieurs tomes), essayons de distinguer les autres "trucs qui chient" pendant plus de deux heures (le durée est importante).

Les dialogues ont l'air d'avoir était écrits par des gosses de huit ans attardés et on enchaîne le niais sur l'incompréhensible, sans trop s'en faire puisqu'on essaie de sauver ses yeux.
Je veux bien que le film soit "grand public" mais y'a une limite à la connerie, sérieusement.
On enchaine les phrases préconçues ou débiles telles que "car je t'aime, car tu es mon fils" ou "quand je conduis, je comprend le vrai sens du bonheur", on espère juste qu'ils vont vite la fermer, pour que la scène de course puisse commencer.
Une fois arrivée, on est pas sauvés pour autant puisque les dialogues daubés laissent place aux commentaires arrangateurs (ce mot n'existe manifestement pas) de connards de la télé qui y vont à grand coup de cris de singes, pour nous faire comprendre que le gamin, il est phénoménal et que la course automobile ne sera plus jamais la même après lui.

Parlons un peu de la course automobile justement.
Comme l'homme mauve l'a si bien dit "Si le futur c'est comme ça, je veux bien arrêter maintenant, perso".
Les bagnoles ressemblent à un croisement entre une audi du Mans et la batmobile de 1966 pour un résultat juste sale.
Les circuits ont était générés au hasard par des merdeux sur Trackmania Sunrise et donnent la gerbe rien qu'à les regarder.
- Tiens, un tremplin, et puis un looping...et encore des tremplins, ouais, c'était bien les tremplins!

Au niveau de la conduite, c'est pas beaucoup mieux et si les scènes de conduites sont presque agréables, on se demande pourquoi le gars s'acharne à faire des grands tête-à-queue en ligne droite ou à faire du pipe quand il pourrait passer au milieu (on sait déjà que ça sert à rien grâce à Mario Kart).
En tout cas, ça a l'air de marcher et Speed Racer se fait super plaisir, en particulier lors de la scène de fin où il trouve un moyen de passer à mach 3 pendant un demi tour, avant de se retrouver à batailler avec les leaders (pourquoi il ne continue pas sur sa lancée jusqu'à l'arrivée, c'est un mystère).

Les scènes de course sont donc incompréhensibles, gerbatives et un poil répétitives ("Speed Racer nous fait une remontée, attention à la bataille avec le premier...et il l'emporte!) mais constitue quand même les seuls moments potables du film.
C'est pour vous donner une idée de la qualité du film ("j'ai demandé à Itoo ce qu'il en avait pensé, il m'a frappé au visage).

La palme de l'élément le plus insupportable revient à Spritle, le petit frère de Speed Racer, qui ne sais rien faire d'autre que bouffer comme un goret et être con comme la mort.
Le jeune phacochère (car c'est l'espèce la plus proche) est d'ailleurs toujours accompagné d'un chimpanzé (mais il ne trompe personne et on sait bien qui est le plus con des deux), sans que cela ne surprenne personne.
Si Speed Racer à su reprendre le flambeau de son illustre frère Rex (encore un gros boulot au niveau du choix des noms, comme vous pouvez le voir), on se doute bien que le plus jeune ne va pas reprendre grand chose, immonde bête inutile qu'il est.

Finissons ce rapide aperçu des points faibles du film en parlant un moment du montage.
Dans le temps, on prenez une loupe, un ciseau et on couper la pellicule avec attention par endroit, avant de coller les morceaux ensemble, pour que ça donne un film.
Aujourd'hui, tout est fait numériquement mais pas pour les frères Wachowski, non.
Les deux larons ("bandits de grand chemin" serait plus approprié) avait claqué tellement de thunes en effets visuels dégueulasses (majoritairement des lentilles de couleurs, des effets psychédéliques et des décors en papier maché) qu'il n'avait plus d'agent pour s'occuper numériquement du montage.
Les deux golmons ont alors pris les bobines de pellicule, une hache et y sont allé de bon coeur en trachant un peu au hasard, avant de faire une tombola pour décider de l'ordre des scènes.
Le résultat est déconcertant pour ne pas dire incompréhensible et on passe d'avant, en arrière, en avant avec quelques scènes manquantes ci et là:
- Et pourquoi il est en colère là, ce con?
- Il vient d'appendre qu'il a était trahi par le ronin.
- Quand ça?
- Tu pose trop de questions, mon ami, beaucoup trop...
Pour assurer la jonction entre les scènes, Andy et Larry (ou Lana, ou quelque soit son nom) ont tout misé sur les effets de fondu, comme deux abrutis qui vennant de découvrir powerpoint.
Comme vous pouvez vous en douter, c'est très vite relou et ne fait qu'ajouter a la sensation de nausée provoquée par le film.

Je pourrais continuer ainsi à vous énoncer les défauts évidents de "Speed Racer" en vous disant que c'est une honte, même à la fête du cinéma, mais l'avis des spectateurs se suffit à lui même.
En jetant des ptits coup d'œil dans la salle à divers moments du film (faut bien s'occuper), j'ai pas vu beaucoup d'oeil rêveur mais quelques craquages nerveux et beaucoup de mines consternées.

L'ensemble de ces raisons, en plus des deux points de vision que j'ai perdu à chaque œil me poussent à persister dans l'idée qu'il faut être très courageux pour assumer d'avoir vu Speed Racer.
La série animé de 67 avait certainement des qualités, le jeu vidéo sera sans doute très distrayant, le film est toutefois une honte.
En ce qui concerne ceux qui ont aimé...que dieu les gardent (parce que nous, on en veut pas).


Ju

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'était NUL, une BOUSE IMMONDE.
Un film censé être pour les enfants niais au possible (vraiment pris pour des abrutis les gosses...) mais qui parle d'actions, OPA, et autres opérations boursières...
Des dialogues chiants et soporifiques (le fait de te mettre des baffes me laissait éveillé), mais la présence d'un langage un peu trop soutenu pour des marmots (je me souviens d'un poétique "la putain de sa mère il a un flingue!" entre 2 assoupissements).

Enfin des couleurs à vomir: ce film a été colorié au stabilo; je vois flou encore 12h après.

Pauvres Emile et Christina! J'espère que ce ne sont que des victimes dans cette histoire...

Ju, on va faire comme dans "How I met...": tous ceux qui ont bien voulu t'accompagner ont le droit de te mettre une baffe. Et ça peut tomber à n'importe quel moment!