WALL-E
Depuis le temps qu'on l'attendais (je ne sais pas chez vous mais à la rédac' de Las Kritikas, WALL-E figure en bonne place parmi les films les plus attendus de l'année), voilà que le dernier né des studios d'animation Pixar est enfin sorti sur nos écrans français, en cette toute fin du mois de Juillet.
Après avoir vu le film, on se demande d'ailleurs ce qui a empêché Disney de sortir le film plus tôt hors des USA, vu qu'il y a plus de sons robotiques que de dialogues à doubler et que le film nous paraitrait surement abordable dans n'importe quelle langue (hormis l'esperanto qui est juste une grande blague).
Mais n'allons pas trop vite en besogne et reprenons les choses dans l'ordre.
Synopsis, s'il vous plait!
Vers l'an 2100, le monde était un tel foutoir que les grands responsables politiques (comprendre "le président des Etats Unis") décide de mettre en place un plan d'évacuation pour envoyer les terriens en orbite pendant que des engins robotisés (WALL-E pour Waste Allocation Load Lifter Earth-Class) nettoyaient et compactaient les déchets, histoire de rendre le tout plus présentable en vue d'un retour des terriens à moyen terme.
700 ans après, la plupart des WALL-E sont HS et les terriens, tous devenus des gros porcs, sont toujours en orbite, comme des cons.
Ces derniers envoient tout de même régulièrement une sonde EVE ( Extra-terrestrial Vegetation Evaluator) pour évaluer la capacité d'une planète à accueillir un style de vie végétal.
EVE (ce coup ci, on parle du robot individuel, pas de la classe à laquelle il appartient) est donc envoyé sur terre où elle (car c'est un robot femelle) trouve WALL-E, un ptit robot bien sympathique, qui n'a pas les potes qu'il mérite, ainsi qu'une plante éclose...qui va être au centre d'un sacré bordel.
Voilà, je vais pas aller plus loin et vous annonce tout de suite que la première partie du film (une petite demie heure) est la meilleure, du grand art dans le domaine de l'animation et de la mise en scène en générale.
Les décors sont juste magnifiquement réaliste, la vision post-apocalyptique sur-consumériste donnée de la terre est extremement crédible et les mouvements des objets (animés ou non) sont criant de réalisme.
On reconnait la touche Pixar où l'animation se melle à la réalité si bien qu'on ne sait plus trop où ils pourront s'arrêter.
Si je reconnais que la première partie du film est la plus intéressante, c'est parce qu'elle s'attache beaucoup à la psychologie des personnages et nous permet de déduire les premières informations sur le passé de la terre qui nous est présenté.
La seconde partie est beaucoup plus rythmée et constitue la plus grande partie de l'action du film.
J'ai était assez surpris de la direction dans laquelle se développe l'histoire et le sérieux du sujet du film.
Si les dessins et quelques gags relèvent un peu la tension, on se trouve vite à réfléchir sur la possibilité d'un monde comme il est présenté et on arrive à la conclusion qu'une fois encore, l'animation n'est pas si loin de la réalité.
Pour un premier film "sérieux", Pixar s'en sort avec les honneurs même si je dois reconnaître que je préférerai le côté léger des Indestructibles, par exemple.
WALL-E est cependant très bon (comprenez bien ce que je dis), il est tout juste différent de ce à quoi je m'attendais.
J'en sors donc avec un sentiment bizarre, même si l'ensemble de la petite troupe amenée à la séance en est ressortie très satisfaite.
WALL-E, c'est aussi (et surtout) une histoire d'amour entre WALL-E et EVE.
(Si vous avez vu la bande annonce, je vous dévoile rien)
La relation entre les deux personnages est d'ailleurs au centre du film et conditionne une grande partie des agissement des personnages.
Les allusions aux rites de séduction humains sont d'ailleurs très nombreuses et on passe de bons moments à observer les deux robots se rapprocher l'un de l'autre.
Ceci ne fait que rajouter au comique du film, (principallement basé sur les sons, attitudes des robots et le décallage entre ces derniers et les humains auquels on les rapproche).
Si la foule n'étais pas présente à la scéance de 22h, j'espère tout de même que vous serez nombreux à vous rendre dans un cinéma pour assister à une projection de WALL-E, histoire de manifester votre soutien à Pixar qui n'a pas hésité à sortir des sentiers battus et risquer de faire un film au sujet difficile.
Le résultat est une franche réussite.
Dans le cas de WALL-E, il s'agit de "Presto", où l'histoire d'un magicien et la relation qu'il entretien avec le lapin qui l'accompagne pour ses tours.
Je n'en dirai pas plus, tout juste que ces quelques minutes de pur bonheur constituent la mise en bouche idéale avant d'attaquer le film.



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