Tropic Thunder
Au contraire du plus grand nombre, j'avais adoré Zoolander, dernière réalisation très décalée de Ben Stiller (qui ferait mieux d'écrire plus de films dans lesquels il joue).
J'attendais donc avec impatience ce Tropic Thunder depuis les premières bande annonces du début de l'année.
Après 1h40 et deux mois avant la sortie du film en France, je peux vous dire que le film est conforme aux attentes que j'avais et correspond tout a fait au pétage de plombs que laisser augurer les premières images.
Le film est très bon et une des meilleures comédies de l'année à n'en pas douter.
Tropic Thunder est le titre d'un biopic portant sur la vie d'un soldat envoyé en mission spéciale en 1969, dans un sud est du Vietnam pour le moins hostile.
Des 10 hommes envoyés à la mort, 4 en sont retournés.
Des 4 survivants, 3 ont écrits un livre sur leur expérience.
Des 3 auteurs, 2 ont étaient publiés.
De ces 2 versions, une seule à obtenu un contrat d'adaptation au cinéma.
Tropic Thunder raconte donc l'histoire présumée véridique de Four Leaf Tayback.
Le film s'ouvre effectivement sur ces déclarations et annonce de suite la couleur dès 100 minutes à venir.
A l'exemple de Grindhouse, on a aussi droit à une fausse bande annonce en début de projection, mettant en scène Robert Downey Jr dans le rôle de Kirk Lazarus, jouant un homme d'église entretenant une relation homosexuelle avec un jeune disciple incarné par Tobey Maguire.
On sait dès les toutes premières minutes que le film n'hésitera pas une seconde à bousculer les idées reçues et s'aventurer dans un comique parfois graveleux, mais souvent réussi.
Le film raconte le making off du fausse oeuvre de fiction et nous permet de vois agir au quotidien des acteurs réputés, choisis pour ce qui est annoncé comme le film de guerre le plus cher de l'histoire du cinéma.
Pour vous donnez une idée, le tout verse tellement dans la surrenchère que la première explosion dont on est témoin est annoncée à 4 millions de dollars (et la caméra ne tournait même pas).
Le film (le vrai comme celui dont il est censé faire le documentaire) est axé autour des rôles et des personnalités de ces 3 acteurs principaux.
On retrouve donc avec plaisir Ben Stiller (honneur au réalisateur), qui à l'instar de son rôle dans Zoolander, joue la star sur le déclin, qui compte sur le film pour relancer une carrière mis en danger par un choix de films tout simplement honteux (l'aperçu de "Simple Jack" est d'ailleurs à mourir de rire).
A l'opposé, Robert Downey Jr. joue Krik Lazarus, nouvelle star australienne que tout Hollywood s'arrache et qui a décidé de subir une opération de pygmentation pour jouer le rôle d'un chef d'escouade afro-américain.
C'est n'importe quoi, me dirait vous?
Oui, et c'est d'ailleurs le principal attrait du film.
On lui doit tout une batterie de phrase aussi chelous que marrantes ("I don't read scripts, scripts read me"...).
L'acteur est montré comme étant tellement "dans son personnage" qu'il n'arrive plus à en sortir et se met à parler avec un accent afro hilarant même quand ce n'est pas nécessaire (soit la plupart du temps).
Jack Black, quant à lui, joue la star de comédie toujours dans l'excès, dont le son des pets et plus connus que celui de sa voix.
Constamment shooté à l'héroïne, il montre un autre aspect de sa personnalité lorsqu'il se trouve sevré de sa substance favorite.
Les acteurs sont donc le point autour duquel tourne le film mais revenons deux secondes à l'histoire.
Face aux problèmes de gestion d'artistes difficiles et au retard pris par le film ("accusant un retard d'un mois après 5 jours de tournage", et je cite le film...), le réalisateur britannique les envoie dans la forêt vietnamienne (à la frontière avec le Myanmar) où ces derniers devront se débrouiller par eux même, tout en étant persuadé que les caméras étaient caché tout au long pour filmer leurs aventures (du moins, c'est ce que pense Speedman).
Les gars arrivent donc nez à nez avec un cartel reignant sur le trafic de drogue dans la région, ce qui n'arrange pas vraiment leur affaires.
Là encore, le film joue dans l'absurde et la surrenchère, et le cartel est dirigé par un merdeux de douze ans, fan du film Simple Jack de Speedman (joué par Ben Stiller, je vous le rappelle).
Je ne peux pas finir cette critique sans vous parler un moment des rôles secondaires de haut calibre qui se succèdent au cours du film.
On commence par Tom Cruise, stupéfiant dans le rôle du producteur du film, un gars sur-vulgaire et sur-marrant, assez porté sur le hip hop, ce qui donne droit à quelques scènes de danse vraiment marrantes.
Ensuite, on a Nick Nolte dans le rôle du vrai Four Leaf, un sacré escroc mais bien marrant.
Enfin, Matthew McConaughey parodie son rôle de "Two for the money" en interprétant un agent (de Speedman) carrément à l'ouest.
Sans vous en dire plus sur le film, je vous assure que si vous appréciez l'humour un peu chelou et décalé, vous allez adorer ce film de guerre vachement rafraichissant et diablement réussi.
Le pari n'était pas facile mais il semble réussi et j'attend avec impatience les prochaines réalisation de Ben Stiller, surtout si il arrive à réunir encore une fois un tel casting.





