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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

27 oct. 2008

Burn After Reading

Un peu moins d'un an après la sortie du très populaire "No country for old men", les frères Coen sont de retour avec un film sur faux-fond d'espionnage, servi par un casting sentant le dollar.
Si le film ne sortira pas avant le mois de décembre dans nos contrées, nos amis ruskoffs nous propose déjà une version dvd au poil, histoire de se familiariser avec le film présenté en grandes pompes au dernier festival de Cannes.

Après une intro "sponsored-by-Google-Map", on nous lance directement dans les histoires de trois/quatre groupes de personnes, ce qui ne manque pas de foutre le bordel dans nos petites têtes et nous obliger à payer attention dès les premières secondes du film.
Si le tout apparait assez fouilli, le reste du film sera bien plus simple et les liens attendus se formeront pour lier les histoires entre elles.
Le véritable point de départ du film (après un petit quart d'heure) intervient quand deux employés d'une salle de gym moroniques (redondance?) trouve un cd blindé de fichiers (historique bancaire, précédents divers) d'un employé gouvernemental sans réel responsabilité.
Les deux bourricots responsables de la découverte ont rapidement l'idée de se servir de ces informations pour soutirer de la thune à leur propriétaire.
Leur plan prend un grand coup de plomb dans l'aile quand les données retrouvées se révèlent absoluement sans valeur (ce que n'importe quel abruti aurait vite compris).

Voilà, le plot est assez marrant et suggère un film absurde et burlesque.
C'est pas vraiment le cas ici (Coen obligent) et le tout est abordé avec un décalage et une sériosité intéressante, tout en succitant son quota de sourires.
Le casting regroupe des grands noms d'Hollywood et certains habitués des frères Coen.
On retrouvera donc George Clooney, Tilda Swinton, John Malkovitch et Brad Pitt.
C'est d'ailleurs dans le rôle de Brad Pitt qu'on trouve le plus de potentiel comique de l'ensemble de la distribution.
"Jock" de base, Chad passe son temps à courir, faire du vélo, boire des boissons énergétiques, dire de la merde (c'est pas une lumière), ou danser avec son ipod sur les oreilles (des mouvements aussi originaux qu' inappropriés nous renvoyant au très bel ouvrage de "l'art de la danse par A.Selva").

Principal auteur du "plan de génie", il est persuadé avoir trouvé "some serious shit", ce qu'il ne manque pas de faire savoir dès que l'occasion se présente.
S'en suit des dialogues assez sympa, comme lors de la demande de rançon par téléphone:
- Mr...Osbourne Cox?
- Ye..ah...What time is it?
- Are you mr Osbourne Cox?
- Osbourne Cox, yeah, that's my name!
- Sorry to call on you as such an hour but...we may have...gotten your shit.
- Who are you?
- Do you want to get your shit back?
- What shit?
- I mean...some serious shit...
- What the fuck are you talking about?!?

Si les personnages sont intriséquement comiques, le rythme du film est un peu lent et on passe vite du sourire à l'ennui, et vice versa.
Le principe même du film est assez intéressant et prend à contrepied les mauvais films d'espionnage qu'on voit se multiplier.
La CIA n'est pas présenté comme une organisation toute puissante mais un organisme sur le déclin, sans réel but ni attribution depuis la fin de la guerre froide.
Le décallage est donc vraiment cinglant quand deux abrutis pense avoir trouvé des documents classés "secret défense" et se montrent paranoïaques comme si ils étaient dans un film de Jason Bourne.
Je vous laisse découvrir par vous même leurs péripéties, qui ne devrait pas manquer de vous faire sourire (les deux sont des purs produits élevés à la télé).

Malgré ce que j'ai pu penser de "No Country for old men" (j'ai pas vraiment aimé...et je vous emmerde!), j'ai bien apprécié ce film, malgré son côté inégal et ses défaut évidents.
Une comédie intelligence qui donnera le change en période de noël.

Ju

13 oct. 2008

It's Always Sunny in Philadelphia

Plutôt que de vous parler du dernier film de Woody Allen, assez bon mais sur lequel je n'ai pas grand chose à dire et espère qu'Arno va se dévouer pour nous pondre une kritike digne de ce nom, je vais profiter d'un levé excessivement tôt (si vous me connaissez, vous comprenez) pour dire un mot sur la série comique qui me fait le plus rire du moment, au titre aussi long qu'inconnu.

Seule série de qualité diffusée le jeudi (depuis la fin de Burn Notice, tout du moins), j'ai découvert IASIP (non, finallement, l'abréviation est très moche, je vais donc revenir au bon vieux copier/coller pour le reste de l'article) un peu au hasard, sur les conseils d'internautes incompris.
Si je fais pas toujours confiance à des inconnus vénérant un show dont je n'ai jamais entendu parler, je suis heureux de l'avoir fait ce coup ci, en emmenant le fréro avec moi sur cette découverte.
Après trois saisons éclatées en deux semaines (quand on connait le rythme de réunion cinématographique des frères marteaux, il s'agit sans doute d'un record...ah, non, y'avais les seasons de Scrubs qui tombaient par deux chaque nuits), le visionnage de chaque épisode de la saison quatre constitue un haut moment de la semaine télévisée.

La série est diffusée sur FX (filiale de FOX) connus pour ses programmes originaux et en marge des networks classiques, à l'exemple d'une chaîne cablée.
Après avoir fait sa réputation avec des séries dramatiques originales comme The Shield ou Nip Tuck, la chaîne se démarque du format sitcom de CBS (et de ses séries majoritairement à chier) pour nous proposez une comédie humaine, déjantée et conviviale.

L'idée de base "suivre des idiots prennant des décisions absurdes aux problèmes quotidiens" est tellement simple qu'elle permet tout les excès aux scénaristes, qui se défoncent un peu plus sur chaque épisode.
La série n'a ainsi jamais perdu en qualité, se bonifiant même avec le temps (ce qui est assez rare pour une série télé).
Très appréciée de la critique, et bénéficiant d'audiences honnêtes, la série est constamment reconduite pour des nouvelles saisons qui voit leur nombre d'épisodes grandir.

Le groupe de potes propriétaire d'un bar crasseux des quartiers pauvres de Philadelphie enchaîne les aventures incroyables et immorales comme tenter de gagner de l'argent grâce à un bébé trouvé dans une benne à ordures, chasser des clodos dans les rues de la ville (en costume militaire), se mettre au crack pour bénéficier d'allocation de réintégration dans la société et ne rien avoir à branler de ses journées, récupérer une bagnole de flic à la casse pour s'envoyer des hot dogs gratos et faire respecter sa version de la loi, etc.
La liste continue dans l'absurde et la surrenchère de situations débiles et je vous laisserai découvrir le reste par vous même.

Sachez tout de même que la série bénéficie de la participation de Danny de Vito, qui vient s'ajouter à un casting délirant, dès la fin de la première saison.
Si vous voulez avoir un petit apperçu de son rôle, sachez qu'il s'agit du genre de gars organisant des parties de jeux clandestines avec les asiatiques les plus louches de la ville et étant persuadé avoir vécu la vie de John Rambo.

En vous encourageant tous à vous jeter sur cette excellente série, je vous souhaite donc une bonne journée (qui va être longue mais excellente de mon côté).

Ju

8 oct. 2008

Babylon A.D.

Long time no see/Sachi buri dana/ Putain, ça faisait longtemps.

On a tous pris un peu de temps pour nous sans vraiment se soucier du site et ce dernier affiche une grosse perte de forme (tant dans le nombre de posts que dans la fréquentation) ces derniers mois.
Je ne viens cependant pas vous dire que c'est reparti comme en 40 (où en 2007, pour ceux qui veulent jouer sur les mots), tout juste qu'on trouvera toujours le temps de présenter un film digne de kritike (et c'est pas donné à tous, il y a une exigence d'excessivité, dans la qualité, l'attente, ou la médiocrité).
Bref, avant de vous parlez prochainement du prometteur dernier Woody Allen, c'est au sujet du raté dernier Kassovitz que nous voilà réunis.

Babylon Babies est à l'origine un roman de Georges Dantec auquel je m'étais essayé sans avoir réussi à passer les premiers chapitres.
Ceci n'a cependant rien à voir avec sa qualité, et est tout juste dût à une certaine flemme de ma part et à une période d'emprunt bibliothèquaire bien trop court (d'un côté, je vous parle d'une histoire datant de 10 ans et je suis même pas sur que j'aurais fini le bouquin si je l'avais encore).
Tout ça pour dire que c'est à partir du scénario du film (ou ce que j'en ai compris), que je vais baser la kritike (ça tombe bien, vu que c'est une kritike de film, me direz vous).

Toorop (interprété par l'inexpressif Vin Diesel) est un mercenaire de la plus pure espèce, boeuf mais honnête et prêt au moindre taff tant que la récompense est intéressante.
Ce dernier se voit donc confier une mission de la plus grande importance : escorter une nonne de son couvent perdu dans la montagne (quelle montagne? l'histoire ne le dit pas) jusqu'a New York où elle doit être livré saine et sauve.
Ce qui commençait comme une balade UPS prend une tournure bien particulière quand Toorop prend conscience (ce qui lui prend un peu de temps parce qu'il est un peu lent) du caractère particulier de son colis.
Un peu à l'exemple de Leeloo Dallas Multipass, la jeune Aurora est une jeune fille un peu chelou mais apparement super balèze, capable de prédire le futur, entre autres pouvoirs.

Dans un premier temps, on en saura pas plus sur son origine, ses pouvoirs, son rôle, tout ça.
Tout ce qu'on sait, c'est qu'elle est mignonne et qu'elle a un fort accent masqué par le caractère inarticulé de la moitié de son texte (bien souvent des cris).
Il est d'ailleurs assez étrange de remarquer que même Vin Diesel ne semble maîtriser que partiellement le language anglais et se trouve continuellement hors ton (si ça se dit) et à l'ouest au niveau de ses intonations.
Je ne serais pas le premier à soutenir ses qualités d'acteur mais là, c'est quand même grave.

En dehors du trio héroïque (Aurora la bonne, Rebecca la brute (une soeur qui fait du karaté et qui est interprétée par Michelle Yeoh, ce qui est super original) et Toorop le truand), on trouve tout un tas de second rôles inutiles confiés aux potes de Mathieu Kassovitz et aux rares français connus outre atlantique (Depardieu, Lambert Wilson, etc.)

Comme beaucoup de gens impressionnés par les premiers films de Mathieu Kassovitz (La Haine et encore plus Assassin(s)), j'attendais ce film avec une certaine impatience.
Cette impatience à fait place à de l'appréhension après le visionnage de la bande annonce et je sors deçu de ce court film (1h25 à tout péter) qui n'exploite pas assez les quelques points intéressants evoqués sur la fin (manipulation génétique et dérive sociale).

Il nous reste tout juste un film de boeuf, aux explosions omniprésentes et aux scènes de combat brouillonnes, où Vin Diesel aura encore eu droit à sa scène de sport des neiges (inutile et abusée, ce qui veront le film me comprendront).
Après Gothika (putain qu'il était daubé celui là) c'est un deuxième essai raté pour un des plus prometteur réalisateur français de ses dernières années, qui semble s'être perdu dans les films de merde Hollywoodiens.
En appliquant un système sportif bien connu au pays des Jones, j'ai décidé de lui accorder une dernière chance.
Deux strikes, encore un et tu sors.
Ju