Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

29 déc. 2008

Le Bon, La Brute et Le Cinglé

Après un repos bien mérité depuis ma dernière critique (4 mois), je retourne aux fourneaux pour vous concocter une petite kritike d'un western à la sauce orientale, j'ai nommé Le Bon, La Brute et Le Cinglé (pour nos lecteurs coréens soucieux de la préservation du sens du titre original, ça donne « Joheunnom nabbeunnom isanghannom »).

Le film, sortie le 17 décembre dans nos contrées, prend place en Mandchourie dans les années 1930 (qu'on peut assimiler à l'actuel nord-est de la Chine, nord de la Corée).
L'intrigue principale gravite autour d'une carte aux trésors volé au début du film par le Cinglé, la Brute est payé par un homme très riche pour la récupérer, quant au Bon il veut capturé le Cinglé pour empocher les 300 wons de prime mis sur la tête de ce dernier.
Mais à ce beau merdier va venir se greffer l'armée japonaise qui voit en la carte la possibilité d'assoir sa domination sur les pays voisins (notamment la Corée).

Parler de beau merdier est un sacré euphémisme, il serait plus approprié de parler de merdier monstre, car ce film c'est avant tout de l'action en puissance, ça pète dans tous les sens, ça flingue à tout va sur une musique tonitruante pour notre plus grand bonheur.

Mais au delà du film d'action, ce qui fait la beauté du film c'est sans aucun doute la virtuosité accordé à la réalisation, et le pied que semble prendre les acteurs dans le film.
Il est assez rare pour un film de cet envergure (17 millions de dollars tout de même, le film le plus cher de Corée) que le réalisateur soit laissé aussi libre, ici il s'amuse comme un p'tit fou, avec des scènes d'action magnifiquement orchestrées. Aucune arrogance non, juste une passion pour le cinéma et des hommages qui fusent, que ce soit bien sur Sergio Leone pour l'aspect western, ou bien John Woo pour les scènes de fusillades, ou encore Quentin Tarantino avec « Don't let me be misunderstood » calquée sur une cavale jouissive au possible (la séquence de course-poursuite du Cinglé par toute l'asmala est certainement la meilleur scène du film). Mais le tour de force de Kim Jee-woon n'est pas simplement de proposer un magnifique patchwork mais c'est aussi de garder une forme d'audace dans sa réalisation et sa mise en scène qui font du film bien plus qu'un simple film référencé.

La deuxième grande force du film c'est qu'il est hilarant, avec le Cinglé en pôle position qui a toujours le mot ou l'action pour faire rire (incarné par Kang-ho Song que vous avez pu voir dans le très bon « The Host »). Mais aussi la Brute dont les traits sont poussés à l'extrême en espèce de punk classos, avec la géniale scène où il tente de couper un doigt à l'acolyte du Cinglé, il s'acharne mais n'y arrive pas car le couteau n'est pas assez aiguisé (la Brute est joué par Lee Byung-hun que vous avez certainement vu dans la magistrale précédente réalisation de Kim Jee-woon « A Bittersweet Life »).

Ajouter à cela la beauté des grands espaces de la Mandchourie, le mimétisme accordé à la photographie(magnifiques couleurs pastelles des intérieurs) et aux costumes, et vous obtenez un film d'action génial et vraiment marrant.
J'attendais ce film de pied ferme et je n'ai vraiment pas été déçu.
Je n'ai plus qu'a vous conseiller de courir voir ce film qui mérite vraiment toute votre attention.


Arno

18 déc. 2008

Gran Torino

Pour la première fois depuis quelques semaines, je peux vraiment prendre le temps d'écrire et vais donc en profiter pour vous parler de deux films "made in academy", qui se sont perdus sur le net bien avant leurs dates de sortie françaises, ce qui apporte toujours une certaine fierté et un côté avant-gardiste pour le kritikos en charge (souvent moi...toujours moi?).
Bref, tout ça pour dire que j'attendais avec impatience la nouvelle réalisation de Clint Eastwood, qui, quelques mois après the Changeling (que j'ai pas encore fini de regarder) , a un emploi du temps bien chargé.
Se basant sur un plot simple (et non simpliste), monsieur Eastwood nous livre un film tout ce qu'il y a de plus honnête, sans ambitions démusurées et très efficace.

Annoncé pour le 25 février 2009, Gran Torino nous arrive avec pas mal d'avance, grâce à la période des cérémonies US et le lobbying des studios envoyant des copies promotionnelles de leurs meilleurs films aux divers critiques américaines.
Il suffit alors qu'une partie de ces derniers soit des escrocs pour qu'on se retrouve avec un film, d'une qualité tout à fait acceptable, sur le net bien avant sa sortie dans la plupart des pays du monde.

Gran Torino raconte la fin de vie de Walt Kowalski, à partir du moment où il perd sa femme (maladie, mort plus ou moins naturelle, je crois pas que ce soit indiqué).
Walt se trouve alors seul pour entretenir sa propriété, ce qui lui va assez bien dans la mesure où c'est un gars super antipathique, un poil raciste sur les bord, bien porté sur les armes, tout en ayant un bon fond.
Quand une famille de chinois (vietnamiens, laosiens ou ce que vous voulez, on s'en fout) emménage dans la maison d'à côté, au sein d'un quartier où tout va à vollo, Walt n'est pas des plus heureux.
Partant du principe que "c'est surement la faute des étrangers", Walt se tient à l'écart de ses nouveaux voisins, jusqu'au jour où un gang de branquignols s'en prennent au jeune fils de la famille Tong et que Walt se retrouve à menacer le gang de sa carabine.
Alors qu'il ne voulait protéger que son jardin ("tu marches pas sur ma pelouse, le bridé!"), Walt est élevé au rang de héros par le voisinage immigré, ce qui ne tardera pas à lui causer quelques ennuis.

L'histoire du vieux bougon qui se laisse attendrir pour changer en cours de film est assez connue mais elle est particulièrement bien représenté ici et la performance de Clint Eastwood dans le rôle de Walt (avec des intonations et des expressions assez marrantes) y est pour beaucoup.
Reconnaitre la grande performance de Clint renvoie instantanéement au principal point faible du film, sa distribution.
En dehors de Clint et du pasteur, le rôles ont était fillés un peu à l'arrache et le jeune Toad Hmong, pourtant critique à l'histoire, est une calamité de jeu d'acteur, ce qui ne tarde pas à déranger, dès les premières lignes de dialogues.
Voir des dialogues si bien écrit (n'en témoigne que les échanges entre Walt et son coiffeur) être détruit par une interprétation à contre temps, ça fait un peu mal à l'amoureux du cinéma qui sommeil en nous.

Les relations familiales occupent une place prépondérante dans l'histoire, que se soit du côté des Hmong, comme du côté des Kowalski, où tout le monde connait Walt et son caractère.
Les relations disfonctionnels de la famille du vieil homme sont constament sujettes à sourire.

Sans trop vouloir vous dévoiller de ce bon film de l'ami Clint (qui est "on fire" au niveau des réalisations ces dernières années), je ne peux que vous encourager à attendre ce film qui devrait beaucoup plaire à la critique, lors de sa sortie l'année prochaine.


Ju

13 déc. 2008

Austin Powers, The Spy Who Shagged Me

Deux jours après "Austin Powers, International Man Of Mystery" et quelques jours avant "Austin Powers in Goldmember", c'est le très bon second volet des aventures de l'espion le plus shagadelic de toute la grande bretagne qui passe sous le feu de sire Kritike.
Reprenant l'histoire là où le premier volet l'avait laissé, cette suite s'empresse de capitaliser sur les acquis et les points forts du premier volet, tout en sachant ajouter des touches originales non négligables, en faisant un grand film plus qu'une simple suite.
Si il n'y a pas vraiment de débat sur la qualité du film, discorde peut se révèler au moment de comparer cet opus au précédent (et modèle).
Si je trouve personnelement le premier épisode plus réussit que le second, ce dernier aura les faveurs de la majorité des spectateurs.
Voyons pourquoi.

On retrouve Austin Powers au moment même où le premier film s'achève, durant la lune de miel de ce dernier et Vanessa.
Contre toute attente, cette dernière se révèle être une femme robot, aux seins explosifs (comprendrons ce qui voudront).
Au moment où il perd sa nouvelle femme, Austin Powers retrouve un statut de célibataire dont il ne profitera que pour une courte durée, avant que le doctor evil ne se renvoie dans le passé, pour lui voler son mojo (fluide sexuel responsable de la confiance et sex appeal de l'espion anglais).
Ce dernier fera donc équipe avec la magnifique Felicity Shagwell (son nom a fait sa réputation), pour, une fois encore, mettre un terme aux plans du doctor evil.
Après avoir tenté d'estorquer 100 milliards de dollars (même si il ne pensait en demander qu'un million à l'origine) sous menace d'une pluie de magma, ce dernier menace désormais de se servir d'un "super laser" pour faire péter la lune...
Stupide idée pour un stupide film, on est reparti pour 1h30 de grand n'importe quoi.

Ne tournons pas autour du pot, j'adore Heather Graham, magnifique actrice.
Et c'est dans ce film que je l'ai pour la première fois remarqué, en 1999.
Bien avant de voir Boogie Night, certes, mais tout de même.
Elle est l'un des principaux apports du film par rapport à son prédécesseur, avec deux autres rôles secondaires bien pensé.
Le premier est le classique "mini-me", clone en version réduite du doctor evil, auquel il s'attachera très vite au point d'en dédaigner son fils Scott (qui sert à rien dans aucun des films, au passage).
Petite boule de "mal absolu", Mini me s'avèrera aussi diabolique que son modèle et près à la moindre crasse et autre saloperie pour son seul amusement.
Tout ceci le rend drôlement marrant et plutôt adorable.
Le second est un écossais obèse et malsain, répondant au doux nom de "Fat bastard" (gras double en version française), à l'esprit aussi crade que son corps, mais bien marrant quand même.

La trame du film est cependant plus visible que celle du premier et l'on ressent bien plus le standard "situation de base-évenement perturbateur-lutte acharnée-victoire finale".
C'est assez dommage et l'on trouve aussi quelques procédés comiques qui sont réutilisés (souvent à bon esciens, quelque fois sans trop de réussite).
Le début d'histoire d'amour entre le doctor evil et Frau Farbissina ne m'a pas autant fait rire qu'il y a dix ans et je la trouve presque dispensable aujourd'hui.
A l'inverse, la relation entre le doctor et son alter ego miniaturisé est à pisser de rire, tant les deux sont barrés et seuls dans leurs délires.
Le doctor en lui même est encore une fois à un très haut niveau de connerie, et s'impose comme le personnage le plus attachant de toute la série.

Au final, si le film maintien l'esprit, le loufoque et la qualité du premier volet, je regrette qu'il perde la fraîcheur et le côté inprévisible qui avez fait tant de bien à "International Man Of Mystery".
"Austin Powers, the Spy Who Shagged Me" n'en demeure pas moins une excellente comédie, que je vous conseille vivement.
Sachez commencez par le premier, c'est tout ce que je pourrait ajouter...


Ju

10 déc. 2008

Austin Powers, International Man Of Mystery

La HD, ça trou le cul !
Pour fêter l'achat d'une toute nouvelle télé de la taille d'un petit écran de ciné, je me suis mis en quête de versions BluRay de films qui m'avais particulièrement plût, dans le but de redécouvrir MES classiques, en mode fat screen TV.
Assez haut dans ma liste de films-à-revoir-parce-qu'ils-envoyaient-du-pâté, se trouve la trilogie d'Austin Powers que je n'avais finalement jamais vu en version originale.
La version française était hilarante, la V.O est tout simplement dantesque.
Si je ne me souvenez plus trop des raisons qui m'ont poussé à apprécier le premier (et meilleur) épisode de la série, j'ai pris une vraie claque devant un film comique d'une qualité rare, comme j'en avais pas vu depuis...un moment.

Le titre même du film ("International Man Of Mystery") ne cesse de me faire marrer dans la mesure où il n'a absolument aucun sens et annonce parfaitement le loufoque dans lequel on s'embarque, pour 1h30 de film.
L'histoire et plot du film sont d'ailleurs secondaires, tout en se révélant suffisamment efficace pour justifier une lutte sans fin entre le bien et le mal, entre Austin Powers et Doctor Evil.

D'un côté, vous avez un espion anglais, aux cheveux roux et aux chicos pourris (mais vous l'aviez deviner à "anglais", n'est ce pas?), au sex appeal démesuré, faisant de lui un exemple de réussite dans l'Angleterre des années 60.
Il est d'ailleurs assez marrant de voir qu'il s'agit sans aucun doute de l'espion dont la tête est la plus connus au monde, en couverture de magazines de mode et constamment chassé par des hordes de femmes en chaleur, où qu'il se trouve.
Décongelé trente ans après son heure de gloire, Austin se retrouve confronté à la dure réalité d'un société des années 90, pronant la monogamie et le sexe sous plastique (tout ce qui le débecte, en fait).
Totalement imprégné dans son rôle d'hyperactif sexuel, Mike Mayers est à hurler de rire, utilisant le mot "shag" sous plus de déclinaisons qu'humainement imaginable (par une personne censée tout du moins).
Le gars conduit une shaguar, à titre d'exemple.
Pour reprendre les mots du principal intéressé et résumer le rôle d'Austin Powers, j'utiliserai le terme "Groovy".

Tout héros, aussi stupide soit-il, nécessitant un opposé diabolique, Austin Powers trouve son principal adversaire en la personne du doctoc evil (docteur d'enfer dans la très bonne version française), qui est sans doute le personnage de méchant le plus marrant dont je me souvienne.
En dehors d'un tic le poussant à porter son petit doigt devant la bouche pour accentuer l'aspect théâtrale de toute déclaration diabolique, le gars est clairement retardé et enchaîne les déclarations sujettes à quotation (tien, je doute de l'existence même de ce terme, mais vous m'avez compris), que je ne reprendrait pas ici, pour vous laissez tout le goût de les découvrir au cours du film (pour peu que vous ayez quelques notion d'anglais, le tout est très facilement compréhensible).
Les quelques situations rappelant que ce dernier a aussi était congelé pendant 30 ans sont sujettes à des décalages savoureux entre les idées diaboliques du personnage et leur exécution, toujours sujette à une couille ou deux.
"Décallé", c'est principalement ce qui rend ce personnage si attirant et font qu'il constitue, selon moi, une raison suffisante au visionnage du film.

Si vous cherchez néanmoins d'autres raisons, sachez que le film offre un rôle sympathique à la très belle Liz Hurley parmis une large palette de personnages secondaires tous très réussit (avec une mention spéciale pour le personnage de Frau Farbissina, petite boule de nerf est-allemande à la voix haut perchée).

Je vous conseille bien évidemment à tous de vous relancez dans les aventures d'Austin Powers, de préférence en version originale (le film fourmille de détails comiques), histoire d'être prêt pour la sortie d'un quatrième volet annoncé pour l'année 2009 (A-y-est, j'ai joui).

Plus sérieusement, le film a aussi eu l'effet de me donner re-envie (ou de "me redonner envie", pour ceux qui ont une quelconque connaissance de la langue française), de poster des kritikes sur le site et vous annonce dès à présent mes deux prochains apports à ce grand site qu'est Las Kritikas.
Il s'agira bien évidemment de "Austin Powers, the Spy who Shagged me" et "Austin Powers in Goldmember".
Et vous ne devriez pas avoir à attendre un mois pour celà.
Allez, Heather Graham, me voilà! (nikel pour finir la nuit)

Ju

Mesrine (l'instinct de mort & l'ennemi public n°1)

Pourquoi se faire chier avec deux critiques quand ce que allociné qualifie hâtivement de "saga Mesrine" n'est en fait qu'un grand film, coupé en deux pour être plus facilement digéré.
Le premier volet est sorti il y a un peu moins de deux mois et le second commence tout juste son exploitation en salle (a quelques semaines près) et il n'aura pas fallu longtemps pour que le pseudo biopic (parce que très subjectif) fasse couler beaucoup d'encre (mais nous on s'en fout, on publie pas).
Essayons donc de seulement se baser sur l'attrait cinématique de l'œuvre au moment de la juger pour l'épreuve ultime de la kritike.

Dans les années 60-70 Jacques Mesrine (prononcez "Mérine", tout autre cas le fout hors de lui, et on voudrait pas l'énerver, le garçon) est le bandit français le plus réputé, connus pour ses braquages de banques autant que pour ses évasions de prison et la relative facilité avec laquelle il fait passer les flics pour de vrais blaireaux.
L'œuvre de Jean François Richet (principalement connus pour des films pourris comme "ma cité va craquer" ou "assault sur le central 13") prend pour départ le retour de Mesrine de la guerre d'Algérie, pour s'achever le jour de sa mort, en novembre 1979.

Durant près de 4h (en cumulé), on assiste donc à la montée médiatique du bandit (on ne le voit d'ailleurs jamais vraiment "tourner bandit", prenant pour assomption qu'il l'a toujours un peu était), ses principaux coups, ses erreurs, et la constante chasse à l'homme menée par la police française.
Si le premier film s'attarde plus sur la vie privé de Mesrine (sa première femme, qui reçut son premier enfant accompagné de quelques gifles...), le second le montre sous un nouveau jour, pris de délires révolutionnaires et tentant constamment de justifier ses actions, tout en devenant très soucieux de son image dans les médias.

Le gars est présenté comme assez imbus de sa personne mais pas désagréable pour autant.
Il ne faut pas analyser le film outre mesure pour comprendre que Mesrine est un gars cool et un escroc.
Suffisamment charismatique pour porter les deux films sur ses épaules, Vincent Cassel fait un bon boulot dans un rôle intéressant qui aurait put facilement s'avérer casse gueule.
Le distribution, à quelques détails près, se révèle plutôt efficace, et l'on retrouve quelques grands noms du cinéma français, à l'exemple de Gérard Depardieu, Ludivine Sagnier, Cécile de France, Mathieu Amalric et Samuel le Bihan.

Les personnages secondaires sont très nombreux, et le film essaie de couvrir son sujet le plus possible, ce qui le rend très souvent brouillon, et les transitions abruptes se succèdent tout au long des deux parties.
Il faut souvent un peu de temps pour savoir de quoi on parle, comment on est arrivé là et qui sont les nouveaux personnages.
Quand ce n'est pas le cas, c'est qu'on a abandonné avant, et se persuadant que tout prendrait sens, d'ici quelques scènes.
Ajoutez à celà quelques dialogues un peu stéréotypés ou sortis sans conviction et vous comprendrez que le film n'est pas une grande réussite sur le plan technique.

C'est principalement l'histoire (et l'idée que les choses se sont sans doute déroulées comme présenté), l'intérêt du rôle de Mesrine (rattaché au charisme de l'interprétation livrée par Vincent Cassel) qui nous pousse à se déplacer jusqu'à un proche cinéma pour y lâcher 6,60 euros (le double pour ceux qui pense qu'R5 ne désigne d'une vieille bagnole), en faisant fie du péril posé sur nos vie par le temps alpin un poil glacial.

Ju