Austin Powers, The Spy Who Shagged Me
Deux jours après "Austin Powers, International Man Of Mystery" et quelques jours avant "Austin Powers in Goldmember", c'est le très bon second volet des aventures de l'espion le plus shagadelic de toute la grande bretagne qui passe sous le feu de sire Kritike.
Reprenant l'histoire là où le premier volet l'avait laissé, cette suite s'empresse de capitaliser sur les acquis et les points forts du premier volet, tout en sachant ajouter des touches originales non négligables, en faisant un grand film plus qu'une simple suite.
Si il n'y a pas vraiment de débat sur la qualité du film, discorde peut se révèler au moment de comparer cet opus au précédent (et modèle).
Si je trouve personnelement le premier épisode plus réussit que le second, ce dernier aura les faveurs de la majorité des spectateurs.
Voyons pourquoi.
On retrouve Austin Powers au moment même où le premier film s'achève, durant la lune de miel de ce dernier et Vanessa.
Contre toute attente, cette dernière se révèle être une femme robot, aux seins explosifs (comprendrons ce qui voudront).
Au moment où il perd sa nouvelle femme, Austin Powers retrouve un statut de célibataire dont il ne profitera que pour une courte durée, avant que le doctor evil ne se renvoie dans le passé, pour lui voler son mojo (fluide sexuel responsable de la confiance et sex appeal de l'espion anglais).
Ce dernier fera donc équipe avec la magnifique Felicity Shagwell (son nom a fait sa réputation), pour, une fois encore, mettre un terme aux plans du doctor evil.
Après avoir tenté d'estorquer 100 milliards de dollars (même si il ne pensait en demander qu'un million à l'origine) sous menace d'une pluie de magma, ce dernier menace désormais de se servir d'un "super laser" pour faire péter la lune...
Stupide idée pour un stupide film, on est reparti pour 1h30 de grand n'importe quoi.
Ne tournons pas autour du pot, j'adore Heather Graham, magnifique actrice.
Et c'est dans ce film que je l'ai pour la première fois remarqué, en 1999.
Bien avant de voir Boogie Night, certes, mais tout de même.
Elle est l'un des principaux apports du film par rapport à son prédécesseur, avec deux autres rôles secondaires bien pensé.
Le premier est le classique "mini-me", clone en version réduite du doctor evil, auquel il s'attachera très vite au point d'en dédaigner son fils Scott (qui sert à rien dans aucun des films, au passage).
Petite boule de "mal absolu", Mini me s'avèrera aussi diabolique que son modèle et près à la moindre crasse et autre saloperie pour son seul amusement.
Tout ceci le rend drôlement marrant et plutôt adorable.
Le second est un écossais obèse et malsain, répondant au doux nom de "Fat bastard" (gras double en version française), à l'esprit aussi crade que son corps, mais bien marrant quand même.
La trame du film est cependant plus visible que celle du premier et l'on ressent bien plus le standard "situation de base-évenement perturbateur-lutte acharnée-victoire finale".
C'est assez dommage et l'on trouve aussi quelques procédés comiques qui sont réutilisés (souvent à bon esciens, quelque fois sans trop de réussite).
Le début d'histoire d'amour entre le doctor evil et Frau Farbissina ne m'a pas autant fait rire qu'il y a dix ans et je la trouve presque dispensable aujourd'hui.
A l'inverse, la relation entre le doctor et son alter ego miniaturisé est à pisser de rire, tant les deux sont barrés et seuls dans leurs délires.
Le doctor en lui même est encore une fois à un très haut niveau de connerie, et s'impose comme le personnage le plus attachant de toute la série.
Au final, si le film maintien l'esprit, le loufoque et la qualité du premier volet, je regrette qu'il perde la fraîcheur et le côté inprévisible qui avez fait tant de bien à "International Man Of Mystery".
"Austin Powers, the Spy Who Shagged Me" n'en demeure pas moins une excellente comédie, que je vous conseille vivement.
Sachez commencez par le premier, c'est tout ce que je pourrait ajouter...
Ju



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