Gran Torino
Pour la première fois depuis quelques semaines, je peux vraiment prendre le temps d'écrire et vais donc en profiter pour vous parler de deux films "made in academy", qui se sont perdus sur le net bien avant leurs dates de sortie françaises, ce qui apporte toujours une certaine fierté et un côté avant-gardiste pour le kritikos en charge (souvent moi...toujours moi?).
Bref, tout ça pour dire que j'attendais avec impatience la nouvelle réalisation de Clint Eastwood, qui, quelques mois après the Changeling (que j'ai pas encore fini de regarder) , a un emploi du temps bien chargé.
Se basant sur un plot simple (et non simpliste), monsieur Eastwood nous livre un film tout ce qu'il y a de plus honnête, sans ambitions démusurées et très efficace.
Annoncé pour le 25 février 2009, Gran Torino nous arrive avec pas mal d'avance, grâce à la période des cérémonies US et le lobbying des studios envoyant des copies promotionnelles de leurs meilleurs films aux divers critiques américaines.
Il suffit alors qu'une partie de ces derniers soit des escrocs pour qu'on se retrouve avec un film, d'une qualité tout à fait acceptable, sur le net bien avant sa sortie dans la plupart des pays du monde.
Gran Torino raconte la fin de vie de Walt Kowalski, à partir du moment où il perd sa femme (maladie, mort plus ou moins naturelle, je crois pas que ce soit indiqué).
Walt se trouve alors seul pour entretenir sa propriété, ce qui lui va assez bien dans la mesure où c'est un gars super antipathique, un poil raciste sur les bord, bien porté sur les armes, tout en ayant un bon fond.
Quand une famille de chinois (vietnamiens, laosiens ou ce que vous voulez, on s'en fout) emménage dans la maison d'à côté, au sein d'un quartier où tout va à vollo, Walt n'est pas des plus heureux.
Partant du principe que "c'est surement la faute des étrangers", Walt se tient à l'écart de ses nouveaux voisins, jusqu'au jour où un gang de branquignols s'en prennent au jeune fils de la famille Tong et que Walt se retrouve à menacer le gang de sa carabine.
Alors qu'il ne voulait protéger que son jardin ("tu marches pas sur ma pelouse, le bridé!"), Walt est élevé au rang de héros par le voisinage immigré, ce qui ne tardera pas à lui causer quelques ennuis.
L'histoire du vieux bougon qui se laisse attendrir pour changer en cours de film est assez connue mais elle est particulièrement bien représenté ici et la performance de Clint Eastwood dans le rôle de Walt (avec des intonations et des expressions assez marrantes) y est pour beaucoup.
Reconnaitre la grande performance de Clint renvoie instantanéement au principal point faible du film, sa distribution.
En dehors de Clint et du pasteur, le rôles ont était fillés un peu à l'arrache et le jeune Toad Hmong, pourtant critique à l'histoire, est une calamité de jeu d'acteur, ce qui ne tarde pas à déranger, dès les premières lignes de dialogues.
Voir des dialogues si bien écrit (n'en témoigne que les échanges entre Walt et son coiffeur) être détruit par une interprétation à contre temps, ça fait un peu mal à l'amoureux du cinéma qui sommeil en nous.
Les relations familiales occupent une place prépondérante dans l'histoire, que se soit du côté des Hmong, comme du côté des Kowalski, où tout le monde connait Walt et son caractère.
Les relations disfonctionnels de la famille du vieil homme sont constament sujettes à sourire.
Sans trop vouloir vous dévoiller de ce bon film de l'ami Clint (qui est "on fire" au niveau des réalisations ces dernières années), je ne peux que vous encourager à attendre ce film qui devrait beaucoup plaire à la critique, lors de sa sortie l'année prochaine.
Ju



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