Le Bon, La Brute et Le Cinglé
Après un repos bien mérité depuis ma dernière critique (4 mois), je retourne aux fourneaux pour vous concocter une petite kritike d'un western à la sauce orientale, j'ai nommé Le Bon, La Brute et Le Cinglé (pour nos lecteurs coréens soucieux de la préservation du sens du titre original, ça donne « Joheunnom nabbeunnom isanghannom »).
Le film, sortie le 17 décembre dans nos contrées, prend place en Mandchourie dans les années 1930 (qu'on peut assimiler à l'actuel nord-est de la Chine, nord de la Corée).
L'intrigue principale gravite autour d'une carte aux trésors volé au début du film par le Cinglé, la Brute est payé par un homme très riche pour la récupérer, quant au Bon il veut capturé le Cinglé pour empocher les 300 wons de prime mis sur la tête de ce dernier.
Mais à ce beau merdier va venir se greffer l'armée japonaise qui voit en la carte la possibilité d'assoir sa domination sur les pays voisins (notamment la Corée).
Parler de beau merdier est un sacré euphémisme, il serait plus approprié de parler de merdier monstre, car ce film c'est avant tout de l'action en puissance, ça pète dans tous les sens, ça flingue à tout va sur une musique tonitruante pour notre plus grand bonheur.
Mais au delà du film d'action, ce qui fait la beauté du film c'est sans aucun doute la virtuosité accordé à la réalisation, et le pied que semble prendre les acteurs dans le film.
Il est assez rare pour un film de cet envergure (17 millions de dollars tout de même, le film le plus cher de Corée) que le réalisateur soit laissé aussi libre, ici il s'amuse comme un p'tit fou, avec des scènes d'action magnifiquement orchestrées. Aucune arrogance non, juste une passion pour le cinéma et des hommages qui fusent, que ce soit bien sur Sergio Leone pour l'aspect western, ou bien John Woo pour les scènes de fusillades, ou encore Quentin Tarantino avec « Don't let me be misunderstood » calquée sur une cavale jouissive au possible (la séquence de course-poursuite du Cinglé par toute l'asmala est certainement la meilleur scène du film). Mais le tour de force de Kim Jee-woon n'est pas simplement de proposer un magnifique patchwork mais c'est aussi de garder une forme d'audace dans sa réalisation et sa mise en scène qui font du film bien plus qu'un simple film référencé.
La deuxième grande force du film c'est qu'il est hilarant, avec le Cinglé en pôle position qui a toujours le mot ou l'action pour faire rire (incarné par Kang-ho Song que vous avez pu voir dans le très bon « The Host »). Mais aussi la Brute dont les traits sont poussés à l'extrême en espèce de punk classos, avec la géniale scène où il tente de couper un doigt à l'acolyte du Cinglé, il s'acharne mais n'y arrive pas car le couteau n'est pas assez aiguisé (la Brute est joué par Lee Byung-hun que vous avez certainement vu dans la magistrale précédente réalisation de Kim Jee-woon « A Bittersweet Life »).
Ajouter à cela la beauté des grands espaces de la Mandchourie, le mimétisme accordé à la photographie(magnifiques couleurs pastelles des intérieurs) et aux costumes, et vous obtenez un film d'action génial et vraiment marrant.
J'attendais ce film de pied ferme et je n'ai vraiment pas été déçu.
Je n'ai plus qu'a vous conseiller de courir voir ce film qui mérite vraiment toute votre attention.



1 commentaire:
clap clap clap
sous mes applaudissements ce résumé me fait dire que :"jirai voir ce film!!"
la bise
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