Mesrine (l'instinct de mort & l'ennemi public n°1)
Pourquoi se faire chier avec deux critiques quand ce que allociné qualifie hâtivement de "saga Mesrine" n'est en fait qu'un grand film, coupé en deux pour être plus facilement digéré.
Le premier volet est sorti il y a un peu moins de deux mois et le second commence tout juste son exploitation en salle (a quelques semaines près) et il n'aura pas fallu longtemps pour que le pseudo biopic (parce que très subjectif) fasse couler beaucoup d'encre (mais nous on s'en fout, on publie pas).
Essayons donc de seulement se baser sur l'attrait cinématique de l'œuvre au moment de la juger pour l'épreuve ultime de la kritike.
Dans les années 60-70 Jacques Mesrine (prononcez "Mérine", tout autre cas le fout hors de lui, et on voudrait pas l'énerver, le garçon) est le bandit français le plus réputé, connus pour ses braquages de banques autant que pour ses évasions de prison et la relative facilité avec laquelle il fait passer les flics pour de vrais blaireaux.
L'œuvre de Jean François Richet (principalement connus pour des films pourris comme "ma cité va craquer" ou "assault sur le central 13") prend pour départ le retour de Mesrine de la guerre d'Algérie, pour s'achever le jour de sa mort, en novembre 1979.
Durant près de 4h (en cumulé), on assiste donc à la montée médiatique du bandit (on ne le voit d'ailleurs jamais vraiment "tourner bandit", prenant pour assomption qu'il l'a toujours un peu était), ses principaux coups, ses erreurs, et la constante chasse à l'homme menée par la police française.
Si le premier film s'attarde plus sur la vie privé de Mesrine (sa première femme, qui reçut son premier enfant accompagné de quelques gifles...), le second le montre sous un nouveau jour, pris de délires révolutionnaires et tentant constamment de justifier ses actions, tout en devenant très soucieux de son image dans les médias.
Le gars est présenté comme assez imbus de sa personne mais pas désagréable pour autant.
Il ne faut pas analyser le film outre mesure pour comprendre que Mesrine est un gars cool et un escroc.
Suffisamment charismatique pour porter les deux films sur ses épaules, Vincent Cassel fait un bon boulot dans un rôle intéressant qui aurait put facilement s'avérer casse gueule.
Le distribution, à quelques détails près, se révèle plutôt efficace, et l'on retrouve quelques grands noms du cinéma français, à l'exemple de Gérard Depardieu, Ludivine Sagnier, Cécile de France, Mathieu Amalric et Samuel le Bihan.
Les personnages secondaires sont très nombreux, et le film essaie de couvrir son sujet le plus possible, ce qui le rend très souvent brouillon, et les transitions abruptes se succèdent tout au long des deux parties.
Il faut souvent un peu de temps pour savoir de quoi on parle, comment on est arrivé là et qui sont les nouveaux personnages.
Quand ce n'est pas le cas, c'est qu'on a abandonné avant, et se persuadant que tout prendrait sens, d'ici quelques scènes.
Ajoutez à celà quelques dialogues un peu stéréotypés ou sortis sans conviction et vous comprendrez que le film n'est pas une grande réussite sur le plan technique.
C'est principalement l'histoire (et l'idée que les choses se sont sans doute déroulées comme présenté), l'intérêt du rôle de Mesrine (rattaché au charisme de l'interprétation livrée par Vincent Cassel) qui nous pousse à se déplacer jusqu'à un proche cinéma pour y lâcher 6,60 euros (le double pour ceux qui pense qu'R5 ne désigne d'une vieille bagnole), en faisant fie du péril posé sur nos vie par le temps alpin un poil glacial.



2 commentaires:
Qu'est ce que tu écris bien!!
écrivain ça te tente comme nvelle vocation?
Ah, des propos si elogieux trahissent notre appartenance a la meme famille. C'est dommage, on aurait pu y croire... Plus serieusement, je trouve qu'on s'est carrément relâcher au niveau de la qualité des posts.
L'approche d'escroc serait de soutenir que l'on ne se concentrera plus que sur les productions de qualité.
Je vais plutôt en prendre le contrepied et opter pour une demarche pronant l'honnetete en vous annoncant les kritikes de dragon ball et street fighter pour les mois a venir.
Et ouais, on est comme ca chez las kritikas, on a pas peur de se contredire...
Ju (on iPhone)
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