Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

12 janv. 2009

Golden Globes 2009

Hier soir, dans la froideur de la nuit californienne, étaient décernés les Golden Globe Awards, seulement un mois avant la cérémonie des Oscars.
La cérémonie marque le début de la "saison" des grandes cérémonies et du triptyque "Golden Globes/Oscars/Kritikos d'or" (qui a dit Césars? tu sors!).
Récompensant les séries comme les films et faisant, comme à son habitude, la distinction entre drame et comédie, voici un rapide aperçu des lauréats, désormais heureux propriétaires d'un globe doré :

Récompenses cinématographiques

Meilleur film dramatique : Slumdog Millionaire
Meilleure comédie ou comédie musicale : Vicky Cristina Barcelona
Meilleur acteur dans un drame : Mickey Rourke, dans The Wrestler
Meilleure actrice dans un drame : Kate Winslet, dans Revolutionary Road
Meilleur acteur dans une comédie : Colin Farrell, dans Bruges
Meilleure actrice dans une comédie : Sally Hawkins, dans Happy Go Lucky
Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger, dans The Dark Knight
Meilleure actrice dans un second rôle : Kate Winslet, dans The Reader
Meilleur réalisateur : Danny Boyle, pour Slumdog Millionaire
Meilleur scénario : Simon Beaufoy, pour Slumdog Millionaire
Meilleure musique : A.R. Rahman, pour Slumdog Millionaire
Meilleur film d'animation : Wall-e
Meilleur film étranger : Valse avec Bachir

Récompenses série..ographiques

Meilleure série dramatique : Mad Men, AMC
Meilleure série comique ou comédie musicale : 30 Rock, NBC
Meilleur acteur dans une série dramatique : Gabriel Byrne, dans In Treatment
Meilleure actrice dans une série dramatique : Anna Paquin, dans True Blood
Meilleur acteur dans une série comique : Alec Baldwin, dans 30 Rock
Meilleure actrice dans une série comique : Tina Fey, dans 30 Rock

On remarquera bien évidemment le plébiscite reçu par le dernier film de Danny Boyle (réalisateur de Trainspotting, La Plage et tant d'autres), qui s'accaparent la totalité des Oscars technique (ce qui représente en gros tous les prix, saufs ceux d'interprétation).
J'en suis d'ailleurs très content, vu la qualité de Slumdog Millionaire (la kritike arrivera peut être un jour), sans doute le meilleur film de cette nouvelle année.
Kate Winslet l'emporte deux catégories d'interprétation et montre une fois de plus à ceux qui l'ignoraient encore qu'elle est une très grande actrice.
La logique est respecté et Heath Ledger, grâce à une interprétation exceptionelle du Joker, obtient son premier grand prix postume.

Pour ce qui est des séries, c'est 30 Rock de Tina Fey (ex de Saturday Night Live) qui fait un raz de marée, à l'exemple de ce dont on avait pu être témoins aux Emmys de l'année dernière.
Perso, je suis un peu deçu pour Hugh Laurie mais satisfait de la reconnaissance apporté à la très bonne série "True Blood", à travers le prix d'interprétation descerné à la très belle Anna Paquin.

Voilà, voilà, tout ce qu'il y avait à savoir sur les Golden Globes, sans pour autant avoir à se faire chier à matter la retransmission.
Je vous retrouve donc pour les Oscars, qui comme toutes les années, seront commentés en direct sur votre site favori (en admettant que LasKritikas soit votre site favori, ce qui n'est absoluement pas le cas pour la plupart d'entre vous...euh, la totalité d'entre vous?)


Ju

10 janv. 2009

Kritikos' choices for 2008

Comme tous les ans à la même période, les Kritikos se retrouve autour d'une table pour discuter de l'année ciné achevée et vous proposer leur expertise en matière de choix cinématographiques pertinents.
Si vous n'avez rien vu de l'année (vous venez subitement de retrouver la vue, vous avez enfin quitter votre île déserte natale, vous ne pensez que le cinéma ne se visite qu'en janvier, ou quelque soit votre excuse), voici les œuvres à ne pas manquer.

Ju

1. Into the wild
2. Reviens moi
3. The dark knight
4. [Rec]
5. L'orphelinat


Itoo

1. Into the wild
2. L'échange
3. The dark knight
4. Gomorra
5. No country for old men


Arno

1. Hunger
2. There will be blood
3. Into the wild
4. No country for old men
5. Le bon, la brute et le cinglé


Kp

1. Into the wild
2. The dark knight
3. Wall-e
4. Sweeney Todd
5. Mesrine (1 & 2)

Comme vous le voyez, "Into the wild" de Sean Penn est le grand vainqueur de cette édition du choix des Kritikos.
Les valeurs sûrs (Batman et autres) sont aussi présent, le tout pour un classement assez logique.

Et voilà, c'est tout pour cette année 2008.
Nous en profitant pour vous souhaiter à tous un bonne année, et vous donnez rendez vous très bientôt pour un panorama rapide de ce que 2009 nous réserve en matière de cinéma.

Los Kritikos

3 janv. 2009

L'étrange histoire de Benjamin Button

Dans très exactement un mois sortira en France un des films les plus attendus des amoureux du cinéma, mettant en scène Brad Pitt dans un film de David Fincher, et ce, pour la première fois depuis le glorieux Fight Club.
Le film aujourd'hui proposé n'a rien à voir avec l'excellente adaptation du magnifique bouquin de Chuck Palahniuk mais à su faire parler de lui grâce à un plot pour le moins singulier.

Benjamin Button est le fils du propriétaire de la fabrique de boutons "Buttons' Buttons", dont la mise au monde couta la vie de sa pauvre mère.
Effrayé par l'apparence physique du nouveau né (et visiblement sous le choc de la perte de sa femme), le père Button s'enfui avec le nouveau né, pour le déposé sur les marches d'une maison de retraite, le soir de la fin de la première guerre mondiale.
Il est vrai que Benjamin n'est pas vraiment un bébé comme les autres, né avec la constitution d'un vieillard et rajeunissant chaque jour qu'il passe en vie.

Le film débute en 2005, au moment où l'ouragan Katrina frappe de plein fouet la Nouvelle Orléans, dans un hôpitâl où l'on trouve une vieille femme mourrante (qui ressemble un peu à Voldemort, au passage).
Cette dernière s'avère être la seule personne à avoir partagé la vie de Benjamin Button et à qui ce dernier a léguer le récit de son histoire, qu'elle demande à sa fille de lire sur son lit de mort (à la mère, pas à la fille, je vois que la phrase est pas très claire).

Le film commence donc sur une note un peu bizarre dans la mesure où l'utilisation d'une narratrice externe ne fait que ralentir le récit, sans réelement apporter de plus à l'histoire.
Le choix est donc discutable et je n'en suis pas vraiment fan.
Ceci étant, on passe bien plus de temps dans le passé et la vie de Benjamin Button qu'en 2005, au moment où l'histoire est lue.

La vie de Benjamin Button est constamment marquée par la relation qui le lie à Daisy, la petite fille d'une pensionnaire de la maison de retraite dans laquelle il a était élevé.
Les deux personnages (joués par Brad Pitt et Cate Blanchett), passent leurs vies à se chercher sans que l'occasion n'apparaisse jamais idéale.
Plutôt que les supporter en espérant les voir réunit, on est vite saoulé par les conneries de l'un ou l'autre et l'on en vient vite à regretter la beauté et la simplicité de la relation enfantine qui les unissait lors de leur première rencontre, bien avant la complication et le bordel de l'âge adulte.

La réalisation du film est globalement sobre bien qu'efficace, malgré quelques plans un peu surfait, particulièrement au début du film.
Quelques transitions sont un peu rapides mais rien de bien préjudiciable au film dans son ensemble.
Le film s'avère aussi beaucoup moins fantastique qu'il n'y parait ou que la campagne promotionelle autour du film voudrait nous le faire croire.
Le décalage morphologie/mentalité est cependant bien exploité et donne souvent lieu à des situations cocasses et délectables.

Contrairement à ce qu'on aurait pût attendre d'un film avec un tel plot, on ne retrouve pas de grandes performances d'acteurs, et Brad Pitt, bien souvent caché sous une tonne de maquillage est tout juste aussi bon que Cate Blanchett (ce qui est déjà excellent mais ne le place pas parmis les favoris à un prix d'interprétation pour la saison des cérémonies à venir).

Les personnages secondaires sont tous plutôt réussis, du capitaine british et toujours bourré (l'un n'allant vraisemblablement pas sans l'autre) à la femme adultère rencontrée dans le froid russe (jouée par Tilda Swinton).
Un grand travail a était porté à la musique et la bande originale de Benjamin Button est à compter parmis les toutes meilleures de l'année.

Le film, pourtant très long (pas loins de 3h, tout de même) réussit à ne jamais perdre le spectateur qui ne ressent quelques longueurs que dans les tout derniers moments du film.
Bien que la fin soit facile à deviner dès le principe du film assimilé, cette dernière apparait particulièrement triste une fois le moment venu.

"L'histoire étrange de Benjamin Button" est sans doute un des grands films de ce début d'année, mais il reste assez loin des meilleures oeuvres de David Fincher ou de Brad Pitt (alors les deux réunit, je vous en parle même pas).
Malgré toutes les qualités de ce dernier, je sors assez déçu du visionnage du film.
J'attendais de l'exceptionnel, je n'ai eu que du très bon.
Suis-je devenu difficile?

Ju

Che, 1ère partie : L'Argentin

J'ai réfléchis avant de savoir si je postais cette kritike du premier film avant d'avoir vu le second (en lieu et place d'une kritike globale comme cela put être le cas pour Mesrine).
C'est l'ignorance de la date à laquelle je serais en mesure de visionner le second volet qui m'a poussé anticiper la kritike du dernier projet de Steven Soderbergh (qui n'a pas fait que des grands films, reconnaissons-le).

La construction du film est assez originale pour dérouter le spectateur s'attendant à un exposé ou une apologie d'Ernesto Guevara et de son rôle dans le mouvement de révolution cubaine.
L'histoire fait de constants aller-retour entre la guerilla pour l'indépendance cubaine (jusqu'à la prise totale du pays et le renversement de Batista en 1959) et le voyage de Che à New York, pour y prononcer un discours au siège des Nations Unis, en 1964.

Nous suivons donc Ernesto "Che" Guevara entre 1955 (après sa première rencontre avec Fidel Castro) et 1959 et la victoire historique de Santa Clara, précipitant la fuite du dictateur Batista et la prise de la Havane et du reste du pays.
(Ce qui est en aucun cas un spoiler si vous avez déjà ouvert un livre d'histoire dans votre vie)
Au cours du déroulement de l'histoire on croisera quelques grands noms de l'histoire cubaine, à l'exemple de Camilo Cienfuegos, Fidel Castro (bien évidemment) et bien d'autres.
Il est toujours amusant de mettre un visage (même si c'est celui d'un acteur) sur les principaux acteurs d'un renversement de régime.

Sur le plan technique, le film à un côté "documentaire" très marqué, proche de l'action de la guerilla et soutenu par des dialogues essentiellement en espagnol.
Les rares passages en anglais ont lieu dans le contexte du discours du comandante aux Nations Unis, à New York.
Les tons et couleurs sont parfois assez fouillis et le cadrage assez proche, pour retranscrire au mieux l'action et la vie quotidienne de la guerilla.

Le spectateurs sera aussi vite frappé par l'étalage dans le temps des actions revolutionnaires menant à la prise du pouvoir par Fidel et ses fidèles (...).
Certains seront aussi frustrés de voir que le réalisateur décide de se cantonner aux seules actions de la troupe du docteur argentin (Ernesto "Che" Guevara, pour les connards sans aucunes notions historiques), même quand ce dernier n'est pas au front (ce qui est plus souvent le cas qu'on pourrait le penser).
Ces derniers (les connards, j'entends) auront aussi la possibilité d'apprendre tout plein d'informations utiles sur la véritable action du comandante ainsi que la signification et l'origine du surnom de "Che".
Si ça permet à certains de savoir de quoi ils parlent, ça peut pas faire de mal.

Si par ailleurs, vous vous attendez à une apologie de l'homme Ernesto, vous serez deçu et c'est plus son action en tant que guerillero qui est retrancrit à travers le film.
Ainsi, si le pouvoir de Batista est présenté sous un bien mauvais jour (normal), les révolutionnaires ne sont pas non plus présentés comme des sains, même si les exactions semblent plus commisent par les minorités dissidentes et condamnées par les leaders de troupes.
Chacun pourra donc se faire sa propre opinion sur un période faste de l'histoire mondiale, à un époque pas si éloignée de la notre.

Je ne peux finir la kritike sans vous dire deux mots sur la performance d'acteur de Benicio Del Toro, dans le rôle titre.
Comme on pouvait s'y attendre, le personnage de Che dégage une aura particulière succitant respect et admiration, tout en apportant quelques nuances d'humanité évitant la mythification prématurée.
La prestation de Benicio Del Toro aide grandement à l'impression globale et perplexe dégagé par ce "Che" et son prix d'interprétation masculine obtenu au dernier festival de Cannes n'apparait à aucun moment galvaudé.

Le film s'est rapidement révellé à la hauteur de mes attentes et espoirs et devrait intrigué, si ce n'est satisfaire tous les amateurs d'histoire.
J'attendais désormais avec impatience le second volet, prévu pour la fin du mois de Janvier.


Ju

Les Noces Rebelles

Léo est Kate sont sur un (gros) bateau, tous deux tombent à l'eau, qui reste-il?
Et bien pas grand monde, parce que le bateau en question, c'est le Titanic et que si tous les riches ont pas réussis à s'en sortir, je vous parle même pas des pauvres.
Enfin, il reste Kate, tout de même, qui a la chance de se retrouver sur un radeau de fortune, pendant que son Léo se gèle littéralement les couilles par galanterie, histoire qu'elle puisse raconter son histoire au début du plus grand succès de toute l'histoire du cinéma...
Tout ça pour dire que Léo et Kate sont de retour, dix ans après leur histoire de bateau et de galipettes sur le siège arrière d'une vieille Ford, qu'il sont désormais mariés et vivent dans une banlieue toute paisible, au bord de Revolutionary Road.

Le titre original prend beaucoup plus de sens que son adaptation (parce qu'on parle pas de traduction là) mystérieuse (ou débile, c'est selon) des promotteurs frenchies.
La Revolutionary Road est une petite route sympa dans le Connecticut, où les résidences propres aux middle class américaines se sont rapidement développées au cours des années 50.
April et Frank Wheeler sont un jeune couple tout récemment marié, qui décide de s'y installé, après que la carrière d'actrice de la première ai pris un tournant un peu dramatique.
Alors qu'il souhaitaient fuir la ville pour se retrouver dans le calme de cette banlieue, leur nouvelle maison ne sera que le théatre de leur éloignement progressif, tant au plan physique qu'affectif.
L'envie de fuir reprend alors April pendant que Frank s'ennuie quotidiennement dans un travail peu gratifiant.

Cette histoire de couple se perdant dans sa propre vie à un côté vite dérangeant, exacerbé par le réalisme du scénario et une impression de non-script assez impressionnant.
On se rend vite compte que les deux époux sont à plaindre, même si April semble bien plus malheureuse que Frank au premier abord.
Pour permettre à un tel film de prendre vie sans susciter l'ennui, il faut deux acteurs d'exception, à la complicité/intimité évidente.
Léonardo Di Caprio est prenant dans un rôle où on n'a pas l'habitude de le voir, celui d'un homme tout ce qu'il y a de plus banal, sans réel force ni sens du courage, bien au contraire.
Ce choix difficile s'avère payant et lui permet de fournir une des plus intéressante performance des dernières années de sa carrière.
Si Di Caprio surprend, Kate Winslet ravi et se pose encore une fois comme une des toutes meilleures actrices américaines du moment.
Ce qui impressionne le plus est la qualité et la pertinence de ses choix de rôles et j'ai hâte de la retrouver dans "the reader", à arriver dans les prochains mois.

Les personnages sont d'ailleurs tous plus humains qu'attachants avec leurs nombreux défauts qui ressortent et certains personnages sont mêmes carrément détestables (mention particulière à la vieille comère mettant la maison sur le marché immobilier).

Le seul second rôle intéressant du film est une surprise et revient à Michael Shannon, dans le rôle du malade mental John, qui est la seule personne à exprimer la réalité des faits (de façon assez brut parfois), quand les autres se complaisent dans le politiquement correct.
Le film donne d'ailleurs une image assez dure des middle class américaines dans les années 50, où cimagrés et commérages était monnaie courante.

Quelques scènes sont un peu difficiles (surtout sur la fin du film) et s'encrent dans la mémoire du spectateur, le confortant dans l'idée que le film à quelque chose de spécial.
A côté de celà, certaines scènes touchent à l'exceptionnel, comme celle de fin, où le crescendo sonore en dit beaucoup plus qu'il n'y parait.
La critique américaine a d'ailleurs beaucoup aimé le film et le place parmis les favoris dans la courses des nominations aux Oscars, à venir dans les tout prochains jours.

Après un "Sentiers de la perdition" inégale et un "Jarhead" juste inutile, Sam Mendes retrouve la qualité de réalisation qui l'avait révellé pour le magnifique "American Beauty" (même si le modèle dépasse la nouvelle monture).
J'ai étais très agréablement surpris par le film et vous propose à tous de le découvrir lors de sa sortie en salle, à la fin du mois.


Ju