Che, 1ère partie : L'Argentin
J'ai réfléchis avant de savoir si je postais cette kritike du premier film avant d'avoir vu le second (en lieu et place d'une kritike globale comme cela put être le cas pour Mesrine).
C'est l'ignorance de la date à laquelle je serais en mesure de visionner le second volet qui m'a poussé anticiper la kritike du dernier projet de Steven Soderbergh (qui n'a pas fait que des grands films, reconnaissons-le).
La construction du film est assez originale pour dérouter le spectateur s'attendant à un exposé ou une apologie d'Ernesto Guevara et de son rôle dans le mouvement de révolution cubaine.
L'histoire fait de constants aller-retour entre la guerilla pour l'indépendance cubaine (jusqu'à la prise totale du pays et le renversement de Batista en 1959) et le voyage de Che à New York, pour y prononcer un discours au siège des Nations Unis, en 1964.
Nous suivons donc Ernesto "Che" Guevara entre 1955 (après sa première rencontre avec Fidel Castro) et 1959 et la victoire historique de Santa Clara, précipitant la fuite du dictateur Batista et la prise de la Havane et du reste du pays.
(Ce qui est en aucun cas un spoiler si vous avez déjà ouvert un livre d'histoire dans votre vie)
Au cours du déroulement de l'histoire on croisera quelques grands noms de l'histoire cubaine, à l'exemple de Camilo Cienfuegos, Fidel Castro (bien évidemment) et bien d'autres.
Il est toujours amusant de mettre un visage (même si c'est celui d'un acteur) sur les principaux acteurs d'un renversement de régime.
Sur le plan technique, le film à un côté "documentaire" très marqué, proche de l'action de la guerilla et soutenu par des dialogues essentiellement en espagnol.
Les rares passages en anglais ont lieu dans le contexte du discours du comandante aux Nations Unis, à New York.
Les tons et couleurs sont parfois assez fouillis et le cadrage assez proche, pour retranscrire au mieux l'action et la vie quotidienne de la guerilla.
Le spectateurs sera aussi vite frappé par l'étalage dans le temps des actions revolutionnaires menant à la prise du pouvoir par Fidel et ses fidèles (...).
Certains seront aussi frustrés de voir que le réalisateur décide de se cantonner aux seules actions de la troupe du docteur argentin (Ernesto "Che" Guevara, pour les connards sans aucunes notions historiques), même quand ce dernier n'est pas au front (ce qui est plus souvent le cas qu'on pourrait le penser).
Ces derniers (les connards, j'entends) auront aussi la possibilité d'apprendre tout plein d'informations utiles sur la véritable action du comandante ainsi que la signification et l'origine du surnom de "Che".
Si ça permet à certains de savoir de quoi ils parlent, ça peut pas faire de mal.
Si par ailleurs, vous vous attendez à une apologie de l'homme Ernesto, vous serez deçu et c'est plus son action en tant que guerillero qui est retrancrit à travers le film.
Ainsi, si le pouvoir de Batista est présenté sous un bien mauvais jour (normal), les révolutionnaires ne sont pas non plus présentés comme des sains, même si les exactions semblent plus commisent par les minorités dissidentes et condamnées par les leaders de troupes.
Chacun pourra donc se faire sa propre opinion sur un période faste de l'histoire mondiale, à un époque pas si éloignée de la notre.
Je ne peux finir la kritike sans vous dire deux mots sur la performance d'acteur de Benicio Del Toro, dans le rôle titre.
Comme on pouvait s'y attendre, le personnage de Che dégage une aura particulière succitant respect et admiration, tout en apportant quelques nuances d'humanité évitant la mythification prématurée.
La prestation de Benicio Del Toro aide grandement à l'impression globale et perplexe dégagé par ce "Che" et son prix d'interprétation masculine obtenu au dernier festival de Cannes n'apparait à aucun moment galvaudé.
Le film s'est rapidement révellé à la hauteur de mes attentes et espoirs et devrait intrigué, si ce n'est satisfaire tous les amateurs d'histoire.
J'attendais désormais avec impatience le second volet, prévu pour la fin du mois de Janvier.
Ju



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