Les Noces Rebelles
Léo est Kate sont sur un (gros) bateau, tous deux tombent à l'eau, qui reste-il?
Et bien pas grand monde, parce que le bateau en question, c'est le Titanic et que si tous les riches ont pas réussis à s'en sortir, je vous parle même pas des pauvres.
Enfin, il reste Kate, tout de même, qui a la chance de se retrouver sur un radeau de fortune, pendant que son Léo se gèle littéralement les couilles par galanterie, histoire qu'elle puisse raconter son histoire au début du plus grand succès de toute l'histoire du cinéma...
Tout ça pour dire que Léo et Kate sont de retour, dix ans après leur histoire de bateau et de galipettes sur le siège arrière d'une vieille Ford, qu'il sont désormais mariés et vivent dans une banlieue toute paisible, au bord de Revolutionary Road.
Le titre original prend beaucoup plus de sens que son adaptation (parce qu'on parle pas de traduction là) mystérieuse (ou débile, c'est selon) des promotteurs frenchies.
La Revolutionary Road est une petite route sympa dans le Connecticut, où les résidences propres aux middle class américaines se sont rapidement développées au cours des années 50.
April et Frank Wheeler sont un jeune couple tout récemment marié, qui décide de s'y installé, après que la carrière d'actrice de la première ai pris un tournant un peu dramatique.
Alors qu'il souhaitaient fuir la ville pour se retrouver dans le calme de cette banlieue, leur nouvelle maison ne sera que le théatre de leur éloignement progressif, tant au plan physique qu'affectif.
L'envie de fuir reprend alors April pendant que Frank s'ennuie quotidiennement dans un travail peu gratifiant.
Cette histoire de couple se perdant dans sa propre vie à un côté vite dérangeant, exacerbé par le réalisme du scénario et une impression de non-script assez impressionnant.
On se rend vite compte que les deux époux sont à plaindre, même si April semble bien plus malheureuse que Frank au premier abord.
Pour permettre à un tel film de prendre vie sans susciter l'ennui, il faut deux acteurs d'exception, à la complicité/intimité évidente.
Léonardo Di Caprio est prenant dans un rôle où on n'a pas l'habitude de le voir, celui d'un homme tout ce qu'il y a de plus banal, sans réel force ni sens du courage, bien au contraire.
Ce choix difficile s'avère payant et lui permet de fournir une des plus intéressante performance des dernières années de sa carrière.
Si Di Caprio surprend, Kate Winslet ravi et se pose encore une fois comme une des toutes meilleures actrices américaines du moment.
Ce qui impressionne le plus est la qualité et la pertinence de ses choix de rôles et j'ai hâte de la retrouver dans "the reader", à arriver dans les prochains mois.
Les personnages sont d'ailleurs tous plus humains qu'attachants avec leurs nombreux défauts qui ressortent et certains personnages sont mêmes carrément détestables (mention particulière à la vieille comère mettant la maison sur le marché immobilier).
Le seul second rôle intéressant du film est une surprise et revient à Michael Shannon, dans le rôle du malade mental John, qui est la seule personne à exprimer la réalité des faits (de façon assez brut parfois), quand les autres se complaisent dans le politiquement correct.
Le film donne d'ailleurs une image assez dure des middle class américaines dans les années 50, où cimagrés et commérages était monnaie courante.
Quelques scènes sont un peu difficiles (surtout sur la fin du film) et s'encrent dans la mémoire du spectateur, le confortant dans l'idée que le film à quelque chose de spécial.
A côté de celà, certaines scènes touchent à l'exceptionnel, comme celle de fin, où le crescendo sonore en dit beaucoup plus qu'il n'y parait.
La critique américaine a d'ailleurs beaucoup aimé le film et le place parmis les favoris dans la courses des nominations aux Oscars, à venir dans les tout prochains jours.
Après un "Sentiers de la perdition" inégale et un "Jarhead" juste inutile, Sam Mendes retrouve la qualité de réalisation qui l'avait révellé pour le magnifique "American Beauty" (même si le modèle dépasse la nouvelle monture).
J'ai étais très agréablement surpris par le film et vous propose à tous de le découvrir lors de sa sortie en salle, à la fin du mois.
Ju



1 commentaire:
ça pas à laire tres comique comme film.
faut prévoir les mouchoirs ..lol
bise
Marie ( la cousine)
Enregistrer un commentaire