Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

27 oct. 2009

Clones

sortie le 28 octobre

Quelqu'un, qui ne distingue pas les couleurs mais qui est très futé quand même, m'a dit qu'il fallait toujours écrire une kritike à chaud pour qu'elle ait toute sa valeur. Il me faut donc la composer au boulot puisque, pendant que certains continuent à ne rien foutre (sauf que là ils sont en vacances), d'autres bossent.

Prenez donc un mixeur vieux de 15 ans, qui s'essouffle à chaque utilisation. Balancer I.Robot et the Island dans un premier temps. Mixer 3 secondes pour laisser des grumeaux apparents. Rajouter le concept de Die Hard, que dis-je, DES Die Hard, quelques répliques de Minority Report et mixer de nouveau. Quand votre mixeur est mort, rajouter une scène de Terminator (le 3 de préférence), en guise de cerise sur le... cake. Et voilà, vous avez l'odeur, le goût et l'allure de Clones

Pour la petite histoire : la société VSI développe des machines dont le but premier était de permettre aux personnes handicapés moteurs de vivre comme les autres en pilotant mentalement une sorte de clone à l'apparence terriblement humaine. Mais en 14 ans, le progrès oblige, tous les humaines troquent leur vieux sac à viande contre un vigoureux tas de ferraille par lequel ils font leur courses, vont travailler, s'engagent dans l'armée, font les choses que Papa et Maman font dans leur chambre, etc. Le taux de crimes chute, les maladies appartiennent au passé, les accidents aussi. Sécurité est le mot d'ordre. Seuls quelques réfractaires vivent reclus dans des zones réservées où ils refusent ce progrès : ce sont les biologiques...
Malheureusement, une nouvelle arme vient à détruire, en plus du clone, l'opérateur qui le dirige à distance (c'est son cerveau qui bouillit...). L'agent Greer va donc se battre seul contre tous pour, y voir clair !

L'idée est à exploitée. Pourquoi ? Bien sûr qu'il reste les milliers de petites interrogations comme "comment les vrais humains ne sont-ils pas recouverts d'escarres ?", "comment ils ont des bébés si ils se voient que pour du faux ?"... (L'interrogation "comment vont-ils aux toilettes ?" se règle d'elle-même au cours du film... c'est passionnant.) Néanmoins, le concept est dangereusement plausible. La soif de sécurité, de perfection physique, le choix de ce que l'on est, tout cela nous touche tous et chacun ! Les progrès scientifiques vont bon train aujourd'hui et les deux premières minutes du film donne un aspect scientifique très crédible au concept des clones. Socialement plausible, scientifiquement plausible, la situation présentée est terriblement envisageable !

C'est là que cela devient intéressant : quel opérateur se cache derrière la belle blonde ultra sexy ? (oui, quand ça devient trop sexy ça cache quelque chose...) Dans quel état sont les biologiques faisant usage d'un clone ? Qu'est-ce que je choisirais moi ? C'est gravement interpellant finalement. Le petit souci c'est que... ce n'est pas le thème du film. Loin de la psychologie, on est dans la bonne vieille action alors pas le temps de penser, on fonce. Et nous, on reste un peu sur notre faim. En même temps, le film peut se vanter de ne pas faire de prise de parti trop franche. On comprend l'un, on comprend l'autre, les avis se défendent pas mal. Rien que dans le couple Greer, c'est pas franchement évident. Le mari veut toucher sa vraie femme qui veut pas toucher son vrai mari... bref, plus personne sait vraiment où il en est. Mais en même temps, on n’a pas attendu les clones pour avoir des problèmes de couple !

Finalement, selon l'attente qu'on a du film, on est content ou on l'est pas (pas mouillée). Ca soulève des demi-questions, ça n'y répond pas. Ca bouge pas mal mais le sang est vert. C'est une idée exclusive, et c'est plagié de partout. Le bon côté c'est que, le Saint Bois oblige, le visuel est sympa. Les maquilleurs se sont régalés sur les transitions clones/opérateurs ! Les nénettes sont toutes canons comme dans leurs rêves (et ceux des gars), sauf que c'est pas toutes des nanas pour de bon...

Bref, c'est un film qui passe en revue nombre de changements potentiels engrangés par une telle révolution sociale mais qui ne s'y attarde pas vraiment. Moi j'ai aimé. J'ai passé un chouette moment sans réfléchir, puis il m'a pris d'y repenser un peu en sortant pour me dire "ah, c’aurait pu être plus intéressant ! Mais c'était fun, l'idée, les gens, les fauteuils rouges, j'adore ! (?!)

l'Unique Fan

17 oct. 2009

Aztec Rex

Le constat peut paraitre un peu dur mais après la soirée d'hier, on ne peux plus se voiler la face, la TNT est une grande supercherie.

Pendant que les principales "nouvelles grandes chaînes" de la télé gratuite nous proposaient une comique pas drôle, une retransmission de catch ou une enième enquête d'action (toujours inintéressante) il fallait se tourner du côté d'NRJ 12 pour trouver une chaîne osant proposer une oeuvre cinématographique originale et intéressante.
Si le film est à chier, j'ai passé un excellent moment pendant la grosse demi heure que je lui ai accordé.
Oui, une grosse demi heure parce que j'ai pris le film en cours, c'est donc sur un demi film que je vais faire la critique.
Pendant que certains ne faisaient rien (Kp...Kp...Kp...), que petit poto matté un vrai film et que le dernier larron du groupe attendait toujours la sortie de "Che" sur son archipel, votre serviteur donnait de sa personne.

Aztec Rex, c'est le rêve fou d'un cinéphile auto-proclamé cinéaste qui pensait tenir les éléments suffisant pour réaliser un film historique.
Cependant, entre documentaire sur la civilisation aztèque et grosse pompe sur Jurassic Park, son coeur balancait.
Incapable de se décider (une rare anomalie cérébrale l'en empêche), le larron décide de mélanger les deux, en parachutant un T-Rex au milieu d'une tribu d'aztèque tout ce qu'il y a de plus...aztèque.
Pour mener à bien son projet, le trou du cul susnommé dispose d'une palette d'outils plus impressionnants les uns que les autres.
Dans son sac, nous trouvons donc: un pot de peinture bleu/rouge (parfait pour d'authentiques maquillages aztèques), un exemplaire du jeu tomb raider sur PC dont l'ami compte bien se servir pour en tirer des séquences de T-Rex au poil, deux pages d'un dictionnaire espagnol datant de 1926 et ne couvrant que les lettres H et G et un exemplaire piraté de microsoft office pour des effets spéciaux made in powerpoint.
Comme vous pouvez vous en doutez, le résultat est déplorable.

Pour faire simple, l'histoire (si on peut parler d'"histoire", perso je dirais "le prétexte") se concentre sur un groupe de conquistadores espagnols arrivant sur ce qui sera plus tard le Mexique en pensant avoir trouver un nouveau coin à esclaves.
Bref, ce que les conquistadores ne savent pas encore, c'est que les aztèques vouent un culte dérangeant à un lézard géant, dernier descendant de la grande espèces des Tyrannosaures.
Après, comment le dino est arrivé là, on repassera.
Bref, le dino, bien que super sympa et très utile pour écarter les nuisibles à un tout petit défaut...il aime bien bouffer des humains.
Alors quand une toute nouvelle cargaison de barbaque espagouine arrive dans son jardin, l'animal ne se fait pas prier pour se faire connaitre.

Si le film pèche en originalité, en qualité de narration et en jeu d'acteur, ce n'est rien en comparaison de la pauvreté des effets spéciaux et des séquences animées.
Pour vous donnez un exemple, je vous demande de vous rappellez des séquences de Jurassic Park (film plus vieux d'une dizaine d'année) metant en scène l'ami T-Rex.
Dans mes souvenirs (et si j'en crois google images), ça ressemblait à ceci:

Vous remarquerez la subtilité de l'image, le soucis du détail, en un mot, la classe.
Un bien beau Titi, je si je puis dire.
Quand on prend en compte la date de production du film de Spielberg, il serait normal de penser que la technologie a depuis évoluée et que celle utilisée dans Jurassic Park doit maintenant être disponible un peu partout dans le monde, sans pour autant que cela n'ampute trop le budget du film.
De plus, si on compte les économies réalisées sur les acteurs, les scénaristes, les gens en charge de l'adaptation aux différents pays du monde et le connard qui s'est fait passé pour un expert du monde aztèque, on pense qu'il reste suffisament de thunes pour nous sortir un dino digne de ce nom.
Et bien non mes amis, car dans Aztec Rex, la scène critique d'un dinosaure qui engloutie un être humain, ça ressemble à ça:

Je vous parlez du T-Rex de Tomb Raider et franchement, j'aurais aimer qu'il l'utilise pour donner un cacher moins charlot au film.
Si vous ne pouvez pas le voir sur la photo, les séquences mettant en scène le dino sont d'ailleurs saturées en couleurs dégueulasses et assez nocives pour des cerveaux non avertis.
Je vous renvoie maintenant vers l'affiche d'Aztec Rex pour vous rendre compte qu'en plus d'être mauvais, les personnes derrières cette piètre production sont mal honnêtes.

Voilà, je ne m'attarderez pas sur la stupide lutte de pouvoir entre le vieux chef aztèque et un jeune loup aux dents longues (répondant au doux nom de chokobo), de la fausse histoire d'amour entre Rios le conquistador et la fille du chef ou le fait que le même Rios est persuadé qu'il peut mettre en échec le T-Rex avec son fleuret.
Tout les détails du film sont plus aberrants les uns que les autres.

Je finirais donc par vous raconter une scène du film, située à une petite demi heure de la fin.
Rios, Chickenita (je me souviens plus de son nom mais c'est la fille du chef Aztèque) et un prête alcoolique se retrouvent pourchassés par le T-Rex et réussissent à trouver refuge dans un arbre, à l'intérieur duquel la mâchoire du T-Rex ne peut se faufiler.
Au moment où le prêtre, profitant d'un élan de sobriété demande à tout le monde de réfléchir à un plan pour se débarrasser du T-Rex de façon définitive, Rios ne trouve rien de mieux à faire que de demandez au prêtre de mettre ses réflexion à la con de côté et de prendre deux secondes pour le marier avec Saumonëta.
Alors qu'on a du mal à réaliser l'absurdité de la scène, Rios le salopard décide que maintenant qu'il est marié et qu'il peux profiter de deux secondes de répis (le T-Rex est quand même tenu à l'écart par des branches), il est temps de consommer son mariage.
Rios le sale part donc niquer sa belle Peppina, à seulement deux mètre du prêtre.

Je vous laisse réfléchir sur une scène hautement représentative de la qualité globale du film et ajoute que je n'ai vraiment pas perdu mon temps hier soir.
Si j'avais prévu de vous lister toutes les inepties du film, elles étaient tellement nombreuses en une moitié de film que la critique m'aurait pris une plombe.
Donc oui, vous avez eu droit à la version courte.

Ju

15 oct. 2009

Thirst : ceci est mon sang

Je veux bien que les frères marteaux nous ne postions plus beaucoup de kritikes ces temps-ci mais on fait au moins illusion en tenant à jour nos rubriques de page d'accueil, alors que y'en a d'autres qui ont aucun scrupules, et je dis bien AUCUN scrupules, à mettre Che en "film le plus attendu" et Slumdog Millionaire en "film du moment"...voila voila, mais je ne donnerai pas de noms je suis pas là pour ça...--------------->
« Thirst : ceci est mon sang», oui pardonnez le sous titre un peu pompeux mais un « Thirst » existait déjà, bref « Thirst » le nouveau film du réalisateur du multi-primé « Old Boy » est une étrangeté en soi. Le synopsis audacieux d'un prêtre qui en inoculant un vaccin expérimental pour un virus mortel, meurt et ressuscite en un vampire assoiffé de sang et de sexe, donne bien l'idée de la liberté dont Mr Chan-Wook dispose pour réaliser ses films. Il faut le reconnaître le peech est assez osé, nous verrons que la réalisation et le format le sont tout autant.

Parlons du format tout d'abord, le film fait 2h13min et se divise en deux parties, la première retrace la métamorphose de notre jeune prêtre en créature de la nuit avec tout ce qui peut en découler (besoin de sang pour survivre, une irrévérencieuse envie de sexe, ne supporte pas le soleil...), ici l'intérêt, vous l'aurez compris, c'est de savoir comment notre prêtre va concilier ses principes religieux et ses pulsions (ses besoins même). Le tout est très ironique et étonnant, car sur ces obligations va se greffer une histoire d'amour et une relation assez destructrice avec le frère de la donzelle. Le problème c'est qu'à la fin de la première partie on sent que le temps commence à être un peu long, heureusement la seconde partie va donner un regain d'intérêt.
La seconde partie n'a rien à voir, ici la retenue et le remord laisse place à l'anthropomorphisme et un déluge de violence, de sadisme et d'hémoglobine sur un registre complètement cynique, exemple : saviez vous que pour pouvoir profiter pleinement du sang d'un humain mort (étant donné que son cœur ne bat plus et que le sang n'afflue pas quand vous le mordez), il faut lui couper les chevilles et le suspendre dans la douche pour que tout le sang puisse se déverser grâce à la gravité?
Si la première partie laisse la part belle à Song Hang-Ho (le prêtre), la deuxième laisse explosé toute l'excentricité et le talent de la très belle actrice Kim Ok-Bin.

Concernant la réalisation, pour ceux qui ont vu « Old Boy » vous aurez compris que Park Chan-Wook n'est pas du genre à s'effacer derrière la caméra, et c'est encore plus vrai dans ce film, il déborde d'idées toutes les plus farfelus les unes que les autres.
Le point fort c'est que ça donne parfois des plans sublimes, le point faible c'est que c'est seulement « parfois », ajouter à cela une tendance à étouffer complètement le récit avec une surenchère d'effets. La séquence final est pour cela un parfait exemple, il nous donne un sublime plan d'un soleil levant rouge sang et puis il étire complètement sa scène dans toutes les directions avec des plans et des effets dispensables. C'est dommage. Parce que a côté de ça le romantisme et la beauté de certaines scènes sont à pleurer.

En résumé le film est très drôle et beau, mais un peu trop surfait avec des longueurs sur la fin de la première partie. Si vous voulez découvrir ce réalisateur je vous conseille avant tout « Old Boy » plus réussi, mais ce film n'en reste pas moins un bon film.

Arno