Steven Seagal: Lawman
Comment ça, ça faisait longtemps? Oui, bon, d’accord : 1 an et demi depuis ma dernière kritike et des « choices » honteusement vieux qui feraient croire que je me trouve sur une île paumée n’ayant pas de salles de cinéma... On n’est pas si loin de la vérité; ça fait maintenant 2 mois que j’ai renoué avec la grenouille et un super forfait 512 Méga ADSL; bref vive le 3ème millénaire.
Mais assez parlé de la kanakie : ce qui nous réunit aujourd’hui est LA série documentaire du moment (vous noterez au passage le choix des mots; « reality show » sonne moins culturel); à savoir les tribulations de Steven Seagal en Louisiane.
Steven en avait marre de jouer les Nico Toscani à l’écran : il faudra désormais l’appeler « chief Seagal », flic en patrouille à Jefferson Parish où les racailles n’ont qu’à bien se tenir. Il veut faire profiter la brigade de son savoir, sa maitrise des arts martiaux et donner un sens à ses collègues de ce métier.
Le pilot des 6 épisodes annonce déjà la couleur : 1ère interpellation : « the suspect is a black man with dreadlocks »; le SUV tourne dans les quartiers chauds; Steven profite d’un moment de répit pour philosopher : « Intelligence is golden etc… ». On commence par du lourd. Il nous prouve aussi sa maitrise du langage argotique avec des expressions telles que « Where he at? » où « Those are the « jects »…the projects ».
L’interpellation a lieu; l’homme est déjà maîtrisé mais ses collègues laissent le soin à Steven de le taser. Encore une victoire de la justice : une transition avant la coupure pub nous rappelle des extraits de la loi et ce dont aura écopé l’électrocu…heu l’accusé.
Steven est aussi un sempai pour certains de ses collègues : il va aider Alex, piètre tireur, à s’améliorer au pistolet pour espérer continuer sa carrière dans la police. Le padawan voue une véritable aura à son maître qui lui enseigne le « Zen master and zen archery behavior » pour ne faire qu’un seul trou avec 12 balles sur une cible à 10 m. Se nommant modestement lui-même « master shooter », Steven nous montre l’étendue de son talent en dégommant la partie en souffre d’une allumette à 7m; mais il n’est pas content : son but était d’allumer l’allumette.
Bien évidemment les témoins qu’il rencontre sur le terrain lui demandent tous des autographes et ses collègues font les mecs blasés. Du grand classique reality show.
On regrette l’absence de démonstrations de clefs de bras et autres techniques de strangulations. Il faut sûrement pour cela regarder les 5 autres épisodes, ce que je vous laisse le soin de faire : je n’ai pas assez de débit…!
Ou alors attendez la sortie de « Machete »…
Itoo



